tomographie par émission monophotonique (TEMP) l.f.
simple photon emission computerized tomography (SPECT)
Technique d'étude scintigraphique permettant l'évaluation du métabolisme cérébral régional.
Les traceurs utilisés sont le xénon 133 diffusant librement dans le cerveau, mais sans application pratique de routine et les traceurs piégés dans le cerveau (qui passent la barrière hémato-encéphalique mais sont transformés dans l'encéphale et ne peuvent donc pas retraverser la barrière) : iodo-amphétamines et surtout traceurs technétiés.
Les indications des TEMP sont : la pathologie vasculaire cérébrale ischémique, notamment pour l'étude de la réserve hémodynamique ; la pathologie extrapyramidale pour l'étude de la neurotransmission ; les démences ; les épilepsies pour les bilans préchirurgicaux.
tomographie d'émission monophotonique l.f.
SPECT (Single Photon Emission Computed Tomography)
Sigle TEMP
tomographie d'émission monophotonique du myocarde synchronisée l.f.
gated spect
Technique permettant l’étude conjointe de la perfusion myocardique et des cinétiques globales et segmentaires du ventricule gauche.
C’est un examen sensible pour détecter du tissu myocardique viable lors de l’injection de traceurs après administration de dérivés nitrés.
Sigle TEMPS
tomographie par émission de positons l.f.
positron emission tomography (PET)
Technique d’imagerie fondée sur l’annihilation des électrons émis par un radionucléide, préalablement introduit dans l’organisme et électivement fixé par certains organes, opération qui est couplée à une tomodensitométrie.
On utilise le plus souvent comme marqueur le fluorodésoxyglucose marqué au 18F, de 511 KeV, qui se fixe d’autant plus intensément que l’activité métabolique des cellules est plus grande. Une caméra à positons, utilisant la détection en coïncidence, enregistre la répartition instantanée du radionucléide et ses variations métaboliques successives.
Cette technique est particulièrement utile à l’étude des récepteurs cérébraux (scintigraphie des récepteurs, octréotides). Les applications actuelles sont principalement :
- examen préchirurgical d'un cancer pulmonaire qui parait opérable, à la recherche de métastases sauf cérébrales,
- diagnostic de malignité d'une lésion pulmonaire de plus de 1 cm sans calcification, mais certaines lésions inflammatoires peuvent donner de faux positifs et certains carcinomes (bronchioloalvéolaires et neuro-endocrines bien différenciés) de faux négatifs,
- appréciation de l’extension d'un lymphome hodgkinien ou non hodgkinien ; après la deuxième cure d'un traitement chimiothérapique lorsque le lymphome parait résistant ; diagnostic d'une lésion résiduelle,
- rechute ou maladie résiduelle d'un cancer connu,
- suspicion d'une récidive devant une augmentation des marqueurs tumoraux au cours d'un cancer du sein ou d'un cancer digestif, d'une tumeur germinale maligne, alors que les examens habituels ne parviennent pas à la découvrir,
- recherche d'une lésion résiduelle après radiochimiothérapie d'une lésion germinale maligne,
- recherche d'une récidive d'un carcinome des voies aérodigestives supérieures, d'un carcinome rénale opéré, d'un cancer utérin.
Sigle TEP
tomographie d'émission l.f.
→ tomoscintigraphie, tomographie par émission de positons
TEMP sigle pour Tomographie d'Emission MonoPhotonique
tomographie par ultrasons l.f.
scintigraphie par émission de positons au [18 F]- FDG l.f.
→ scintigraphie, tomographie par émission de positons (TEP18FDG)
microscopie monophotonique l.f.
monophotonic microscopy, one-photon microscopy
Technique de microscopie utilisant un faisceau laser pour provoquer la fluorescence des substances à étudier : cellules ou molécules.
Certaines protéines cellulaires sont spontanément fluorescentes (fluorescence intrinsèque ou primaire). Les cellules ou molécules non fluorescentes spontanément sont marquées par des produits fluorescents ( fluorochromes) ayant une affinité avec la substance ou les molécules à observer qui deviennent fluorophores.
Le faisceau laser donne une lumière d’excitation dont la longueur d’onde doit correspondre à la sensibilité du fluorophore. Cette excitation au niveau atomique entraîne une émision de photons dont la lumière est observée directement ou transformée par un détecteur en signal électrique.
Pour bien localiser la zone à explorer, le microscope comporte une fenêtre (iris confocal) placé devant le détecteur et l’utilisation d’un système confocal qui évite la diffusion en dehors de la zone d’examen en concentrant le faisceau laser uniquement sur le foyer d’observation. La longueur d’onde utilisée (λ= 150μm) ne permet pas une grande pénétration dans les tissus et présente le risque de d’altérer les fluorophores (blanchiement, angl. photobleaching) et de léser les cellules, inconvénients que ne présente pas la microscopie biphotonique.
Étym. gr. micros : petit : scopein : voir ; monos : seul, unique ; phos, photos : lumière
→ microscopie biphotonique, microscopie confocale, immunofluorescence, fluorochrome, fluorophore
tomographie n.f.
tomography
Procédé permettant d'obtenir des images en coupes de la structure à étudier.
Ce terme désigne également le cliché radiographique obtenu de cette façon (tomogramme).
En radiographie conventionnelle, la tomographie obtenait des images en coupes d'une région déterminée par déplacement homothétique du tube et du film (balayage) autour d'un axe passant par le plan recherché (plan de coupe) ; sur le film obtenu, seule la projection de ce plan restait nette, alors que les régions sus et sous-jacentes apparaissaient sous forme de trainées floues. Du procédé inventé par le Dr. A. Bocage en 1921, naquirent de nombreuses variantes : planigraphie, stratigraphie ou tomographie axiale transverse, ainsi que des appareils de grande précision (tomographes à balayage complexe). Cette technique, irradiante, a été détrônée par la scanographie, et est devenue obsolète.
Actuellement, l'imagerie en coupes d'un organe est obtenue par reconstructions à partir des données numériques recueillies par balayage d'une région déterminée, à l’aide de diverses techniques :
- En mammographie, c’est la tomosynthèse.
- En scanographie, ces données représentent l'absorption locale des rayons X par les tissus (tomodensitométrie).
- En tomoscintigraphie, elles reflètent la concentration radioactive locale.
- En IRM, qui enregistre les réactions des protons dans un champ magnétique, elles s'effectuent par codage (en phase et en fréquence) lors de l'enregistrement, puis décodage par transformations de Fourier.
- En échotomographie, la coupe représente le plan balayé par le faisceau ultrasonore.
A. Bocage, dermato-vénérologue français (1921)
Étym. gr. tomê : section; graphein : écrire
[B2,B3]
Édit. 2018
tomographie axiale transverse l.f.
tomographie en cohérence optique l.f.
optical coherent tomography (OCT)
Technique permettant, grâce à l'interférométrie laser, d'obtenir des coupes in vivo de la rétine et de mesurer l'épaisseur du tissu rétinien avec ses différentes couches.
L'OCT représente une méthode non agressive et de haute résolution pouvant fournir p. ex. une vue bidimensionnelle en coupe des structures rétiniennes. Son fonctionnement actuel est basé sur l'émission d'un faisceau laser infra-rouge dit de "basse cohérence" combiné à un interféromètre dans lequel une lame séparatrice permet d'obtenir deux faisceaux, l'un dirigé vers un miroir de référence, l'autre vers les structures oculaires à examiner. La réflexion du second faisceau par les éléments rétiniens est combinée au retour du faisceau de référence pour créer des interférences. Le décodage de ces interférences permet de déterminer la nature des obstacles rencontrés. En déplaçant le faisceau selon une ligne droite, on procède à une reconstruction point par point le long de la ligne explorée. L'image finale correspond à la juxtaposition de toutes les mesures ponctuelles effectuées et fournit sur écran l'équivalent d'une coupe histologique de la rétine, à la définition près qui est pour l'instant de l'ordre de 15 mm. Cependant, des améliorations sont encore théoriquement possibles et peuvent amener à des performances supérieures dans l'avenir, permettant d'envisager la possibilité de visualiser individuellement les composantes de certaines couches cellulaires.
→ ophtalmoscope laser à balayage
tomographie frontale oblique l.f.
transversal tomography
Technique obsolète réalisant, en tomographie grâce à une position adaptée du sujet, des coupes frontales obliques en vue d'une exploration trachéo
Abandonnée à l'apparition de la scanographie.
Syn. technique de Frain
centre utérin d'émission l.m.
uterine pace maker area
Selon la théorie de Caldeyro-Barcia, zone de départ électrique de la contraction utérine située dans une corne utérine.
Normalement, un seul centre fonctionne, en général le droit. Chez quelques femmes, les deux centres initient des contractions et, agissant chacun selon un rythme propre, peuvent interférer, ce qui peut occasionner une incoordination de la motricité.
R. Caldeyro-Barcia, physiologiste uruguayen (1921-1996)
[O3]
doppler à émission continue l.m.
continuous-wave doppler
Technique échographique d'exploration vasculaire dans laquelle l'émission et la réception des ultrasons s'effectuent en continu par deux céramiques distinctes.
Le glissement en fréquence du faisceau émetteur est proportionnel à la vitesse de la cible mobile. Les informations obtenues sur le trajet des ultrasons peuvent se superposer et gêner l’analyse.
Cette technique, malgré sa mauvaise résolution spatiale, s'utilise pour la vélocimétrie du flux sanguin. Elle permet une auscultation vasculaire par l'écoute de la fréquence doppler recueillie et reste un complément des autres méthodes vélocimétriques.
→ doppler pulsé, CVI
émission thermoélectronique l.f.
emission thermoelectronique
Syn. émission thermo-ionique
[B1, B3]
Édit. 2019
positron emission tomography angl.
Sigle : PET
→ tomographie par émission de positons
émission thermo-ionique l.f.
emission thermoionic
[B1, B3]
Édit. 2019