Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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adénopathies tuberculeuses du médiastin l.f.p.

tuberculosis of mediastinal lymph nodes

Atteinte tuberculeuse des nœuds (ganglions) lymphatiques du médiastin.
Ceux-ci sont volontiers volumineux, les lésions tuberculeuses détruisent l'architecture des nœuds lymphatiques où l'on trouve des follicules épithélioïdes et gigantocellulaires avec nécrose caséeuse.
Ces adénopathies s'observent surtout chez les immigrés et les Noirs africains, mais aussi chez les enfants. Ces adénopathies peuvent prendre une allure pseudotumorale. Le diagnostic repose sur le contage, souvent un peu de fièvre, une discrète altération de l'état général, une gêne respiratoire, des signes radiologiques.
La bronchoscopie est nécessaire pour rechercher ou confirmer la compression extrinsèque de l'arbre respiratoire, une zone de fistulisation ou de menace de fistulisation. Parfois l'on observe un bourgeon tuberculeux à ne pas confondre avec un bourgeon tumoral, il faut donc toujours le biopsier. Le bourgeon tuberculeux masque la fistule.
La menace de fistulisation tout particulièrement chez l'enfant, impose l'intervention pour évacuer le caséum afin d'éviter le risque de contamination parenchymateuse massive si elle survenait, et de sténose bronchique ultérieure. Le traitement antituberculeux précède et suit l'intervention.

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

tuberculose

[D1, K1]

Édit. 2020

adénopathie tumorale métastatique du médiastin l.f.

mediastinal metastatic adenopathy

Atteinte de nœuds (ganglions) lymphatiques médiastinaux au cours de l'évolution d'un carcinome primitif dont le plus fréquent est le carcinome bronchique.
Cette atteinte, très fréquente, siège dans le médiastin moyen. Les adénopathies sont volontiers compressives s'accompagnant alors d'une paralysie récurrente si elles siègent à gauche ou d'un syndrome cave supérieur à droite. La bronchoscopie est un temps essentiel de l'examen. Elle est décevante lorsqu'il ne s'agit pas d'un carcinome bronchique. Les prélèvements, pour une étude histologique, sont faits par médiastinoscopie pour les adénopathies siégeant au-dessus de la carène, par thoracoscopie pour les adénopathies sous-carénaires.

Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie

[K1,F2]

Édit. 2017

choriocarcinome germinal tératomateux du médiastin l.m.

mediastinal choriocarcinoma

Tumeur maligne du trophoblaste de haute malignité.
Il érode la paroi des vaisseaux sanguins, envahit leur lumière émettant ainsi des emboles néoplasiques. Il est à distinguer du choriocarcinome gravidique par son étiopathogénie, mais leurs comportements sont très voisins.
Comme tous les tératomes malins, il s'agit d'une tumeur très évolutive donnant des signes de compression médiastinale. Elle siège dans le médiastin antérieur, les bêta-HCG sont très élevées. Le diagnostic repose sur des prélèvements sous médiastinoscopie. Chimiothérapie et radiothérapie complétées par la chirurgie sur les lésions résiduelles permettent des survies appréciables.

[F2]

kyste épidermoïde du médiastin l.m.

mediastinal epidermal cyst

Kyste bordé par un épithélium de type cutané, mais sans phanères ni glandes, s'opposant ainsi aux kystes dermoïdes.

lignes du médiastin l.f.p.

mediastinal lines

La réflexion de la plèvre sur les structures de densité hydrique du médiastin crée des interfaces entre celles-ci et le poumon aéré ; elles forment des bords qui ne sont visibles que lorsqu'ils sont tangents au rayon directeur et que la distension pulmonaire est importante.
Les images de ces diverses lignes sont inconstantes sur les clichés.
Sur une radiographie pulmonaire de face, les lignes fréquemment visibles sont celles dues à la réflexion de la plèvre sur les éléments verticaux du médiastin (aorte, œsophage, axe rachidien) et portent le nom de lignes : para-aortique, para-azygo-œsophagienne, paravertébrales gauche et droite. La déformation, le déplacement ou l'effacement d'une ligne fait rechercher une anomalie localisée.
La plèvre se moule également sur l'aorte horizontale et l'artère pulmonaire gauche; une languette pulmonaire s'invagine entre ces deux structures, créant la fenêtre aorticopulmonaire dont la limite externe est normalement concave en dehors.
Au contact du bord droit de la trachée, la réflexion pleurale est à l'origine de la bande paratrachéale dont l'épaisseur ne doit pas dépasser 5 mm. Dans l'angle trachéobronchique droit, elle montre un renflement qui répond à la crosse de la veine azygos (bouton azygos).
Sur une radiographie de profil, la réflexion de la plèvre contre la paroi thoracique antérieure explique la formation des lignes rétro-sternales et rétro-pariétales droite et gauche, cette dernière étant plus postérieure car refoulée par la graisse para-cardiaque.
La scanographie a réduit l'intérêt de ces diverses lignes, alors que leur étude était très importante sur les radiographies standards.

lymphangiome kystique du médiastin l.m.

mediastinal cystic lymphangioma

Formation tumorale très infiltrante faite de cavités à parois fines en grappes, au contenu fait de liquide clair, dont les parois sont formées par des fibres élastiques et musculaires tapissées par un endothélium vasculaire.
Tantôt asymptomatique, parfois révélé par une gêne respiratoire du fait de son caractère compressif, on l'observe souvent chez l'enfant. Son siège est cervico-médiastinal supérieur. La tumeur s'infiltre entre les structures vasculaires et aérodigestives. Son traitement est l'exérèse par une voie mixte cervicale et thoracique.
Une variété est l'hémangio-lymphangiome.

médiastin n.m.

mediastinum (TA)

mediastinum

Région située à la partie médiane de la cavité thoracique, entre les deux poumons revêtus de leurs plèvres respectives ; la complexité du médiastin justifie un développement particulier d’anatomie topographique.
En forme de pyramide tronquée à base inférieure, il est délimité en arrière par le massif vertébral, en avant par la face postérieure du plastron sterno-costal, en haut par le défilé cervico-thoracique qui marque la jonction entre la cavité thoracique et la  base du cou, et en bas par la portion centrale de la face supérieure du diaphragme.
Avec les auteurs classiques français sera retenue la division du médiastin en deux régions secondaires, le médiastin antérieur et le médiastin postérieur séparés par un plan frontal passant en avant de la bifurcation trachéale.
Le médiastin antérieur est occupé, dans sa partie antérieure, en haut par le thymus  (ou par son vestige adipeux) contenu dans sa loge et en bas par le péricarde qui recouvre le cœur. Ces organes sont séparés de la paroi antérieure sterno-costale par un tissu celluleux lâche traversé par les ligaments sterno-péricardiques supérieur et inférieur, et qui contient en haut les vaisseaux thoraciques internes et les nœuds lymphatiques parasternaux, et, en bas, les nœuds lymphatiques diaphragmatiques inférieurs. Entre le péricarde et la paroi thoracique s’insinuent les récessus costaux médiastinaux de la plèvre. Dans le tissu celluleux qui unit de chaque côté la plèvre médiastinale au péricarde cheminent les nerfs phréniques et les vaisseaux péricardiaco-phréniques accompagnés des nœuds lymphatiques diaphragmatiques supérieurs. En arrière du thymus et au-dessus du cœur se  trouvent les gros troncs vasculaires artériels et veineux : un premier plan veineux avec les veines brachio-céphaliques et la veine cave supérieure accompagnées des nœuds lymphatiques médiastinaux antérieurs ; un deuxième plan artériel constitué de l’aorte ascendante et des deux tiers antérieurs de l’arc de l’aorte d’où naissent le tronc brachio-céphalique et l’artère carotide commune gauche, et du tronc pulmonaire qui, comme l’aorte ascendante, est presque antérieurement contenu dans le péricarde dont la tunique séreuse forme le sinus transverse du péricarde, derrière le pédicule artériel du cœur. Des nœuds lymphatiques médiastinaux antérieurs sont situés en avant de l’arc de l’aorte et de l’artère carotide commune gauche. Le nerf vague droit descend entre l’artère et la veine subclavières droites, détache le nerf laryngé récurrent droit au bord inférieur de l’artère subclavière et descend en arrière du tronc brachio-céphalique pour gagner le médiastin postérieur par la face latérale droite de la trachée. Le nerf vague gauche descend sur la face latérale de l’artère carotide commune gauche puis sur la face antéro-latérale de l’arc de l’aorte où il fournit, sous l’arche, le nerf laryngé récurrent gauche dans l’angle formé par le ligament artériel et l’arc de l’aorte, au contact du nœud lymphatique de l’anse du nerf laryngé récurrent gauche. Le nerf phrénique droit descend en arrière et en dehors de la veine brachio-céphalique droite puis sur la face latérale de la veine cave supérieure pour gagner, plus en arrière, la face antérieure du pédicule pulmonaire droit et descendre verticalement sur la face latérale du péricarde jusqu’au diaphragme qu’il aborde sur le côté antéro-latéral de la veine cave inférieure. Le nerf phrénique gauche croise la face antéro-latérale de l’arc de l’aorte, un peu en avant du nerf vague, accompagné de quelques nœuds lymphatiques médiastinaux antérieurs, puis il descend sur la face latérale gauche du péricarde, un peu éloigné du pédicule latéral gauche et, par un trajet oblique en avant et à gauche, il atteint le diaphragme en arrière de l’apex du cœur. Les nerfs des plexus cardiaques antérieur et postérieur sont sur les faces correspondantes de l’arc de l’aorte sous lequel se loge le ganglion cardiaque supérieur.
Le médiastin postérieur contient de très nombreux organes. La trachée et les bronches, que certains rattachent au médiastin antérieur en raison de leurs rapports avec les autres éléments vasculo-nerveux des pédicules pulmonaires, sont en réalité à la limite des deux médiastins et décrits avec le médiastin postérieur en raison des relations étroites entre la trachée, l’œsophage et les nerfs du médiastin postérieur. La trachée se divise en deux bronches principales droite et gauche à hauteur de la cinquième vertèbre thoracique ou un peu au-dessous. Elle est accompagnée sur sa face antéro-latérale droite par les nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques supérieurs gauches. La bifurcation trachéale est en arrière de l’artère pulmonaire droite. Les nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques inférieurs sont sous la bifurcation trachéale. Les pédicules pulmonaires sont dans le plan antérieur du médiastin postérieur avant d’atteindre le hile des poumons. L’œsophage, avec le nerf laryngé récurrent gauche et les nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques supérieurs sur son bord gauche, descend en arrière de la trachée, de la bifurcation trachéale puis du péricarde par lequel il entre en rapport avec le sinus oblique du péricarde et l’oreillette gauche ; il est accompagné par les nœuds lymphatiques médiastinaux postérieurs. Le tiers postérieur de l’arc de l’aorte, qui donne là l’artère subclavière gauche, croise d’avant en arrière la trachée, le nerf laryngé récurrent gauche, l’œsophage et le conduit thoracique pour se continuer, au flanc gauche de la quatrième vertèbre thoracique, par l’aorte thoracique descendante. Le plan vasculaire le plus profond du médiastin postérieur est constitué par les veines azygos, le conduit thoracique derrière l’œsophage, les nœuds lymphatiques prévertébraux, les pédicules vasculaires intercostaux. Le nerf vague droit gagne le médiastin postérieur entre, en dehors, l’arc de la veine azygos et, en dedans, la trachée, gagnant, en arrière du pédicule pulmonaire droit, le flanc postéro-droit de l’œsophage sur lequel il s’applique jusqu’au diaphragme. Le nerf vague gauche gagne le médiastin postérieur en arrière du pédicule pulmonaire gauche et longe le flanc antéro-gauche de l’œsophage jusqu’au diaphragme.
La Terminologia Anatomica  retient une division topographique beaucoup plus complexe  qui ne parait pas répondre aux grandes données de la description classique plus conforme aux besoins de la clinique médicale et de la radiologie. Nous ne la mentionnons que pour mémoire : médiastin antérieur, médiastin inférieur, médiastin moyen, médiastin postérieur et  médiastin supérieur.

médiastin antérieur l.m.

mediastinum anterius (TA)

Région du médiastin inférieur comprise entre le péricarde et le sternum

médiastin du testicule l.m.

mediastinum testis (TA)

mediastinum of testis

Partie épaissie de la tunique albuginée testiculaire située dans la moitié antérieure du bord supérieur du testicule.
Elle se présente, vue en coupe frontale, sous la forme d’un triangle dont le sommet s’enfonce dans l’épaisseur du testicule et dont la base répond à l’épididyme. Du médiastin du testicule partent en éventail à l’intérieur du testicule les nombreux septula testis qui divergent de la face profonde de la tunique albuginée et délimitent les lobules du testicule.

N. Highmore, anatomiste et chirurgien britannique (1651)

Syn. anc. corps de Highmore

médiastin inférieur l.m.

mediastinum inferius (TA)

inferior mediastinum

Région du médiastin située au-dessous de la bifurcation trachéale.
On décrit d’avant en arrière le médiastin antérieur, le médiastin moyen et le médiastin postérieur.

médiastin moyen l.m.

mediastinum medius (TA)

middle mediastinum

Région du médiastin située entre le médiastin antérieur et le médiastin postérieur.
Il est essentiellement occupé par la masse cardiaque dans son péricarde.

médiastin postérieur l.m.

mediastinum posterius (TA)

posterior mediastinum

Région du médiastin située au-dessous du médiastin supérieur entre le péricarde et la colonne thoracique.
Il contient l’œsophage, l’aorte descendante, la veine azygos et les nerfs vagues ainsi que des chaînes de nœuds lymphatiques.

médiastin supérieur l.m.

mediastinum superius (TA)

superior mediastin

Région du médiastin située au-dessus du plan de la bifurcation trachéale.
Il est occupé d’avant en arrière par le thymus ou son vestige adipeux, le plan veineux des troncs brachio-céphaliques et de la veine cave supérieure, le plan artériel aortique avec sa crosse et ses branches et l’artère pulmonaire qui se bifurque en ses deux branches vers les hiles du poumon,  accompagnées des quatre veines pulmonaires, les bronches souches, l’œsophage, l’aorte thoracique descendante, les veines azygos, les nerfs vagues et l’ensemble des chaînes des nœuds lymphatiques médiastinaux.

séminome du médiastin l.m.

mediastinal seminoma

Tumeur maligne, dérivée de la cellule germinale primitive avant le 8ème jour du développement embryonnaire, située dans le médiastin antérieur.
Dans les formes pures, le taux des β-HCG (gonadotropine chorionique β) et des α-fœtoprotéines est normal. Si ce taux est élevé, il s'agit alors d'une tumeur mixte chorioséminomateuse.
Le traitement associe chirurgie et chimiothérapie, complété parfois par une radiothérapie. Les séminomes purs ont le meilleur pronostic des tumeurs germinales malignes du médiastin, d'où l'importance de l'étude complète des pièces opératoires des séminomes opérés à la recherche d'une zone chorioséminomateuse. Sa présence modifierait en partie le traitement, mais aussi le pronostic.
Anc. dénom. dysgerminome, goniome

séminome, bêta-HCG (gonadotropine chorionique bêta)

tératome bénin du médiastin l.m.

benign mediastinal teratoma

Tumeur dysembryoplasique formée d'un mélange de tissus adultes sans organisation.
Il s'agit :
- soit de tératomes matures multi-tissulaires, tumeur contenant les dérivés de tous les feuillets embryonnaires, avec la présence des dérivés de l'ectoderme (peau, dents, cheveux, sébum) de l'endoderme (épithélium digestif), du mésoderme (os, cartilage, muscle, graisse) ;
- soit d'une tumeur à un seul feuillet dont le type habituel est le kyste dermoïde (sébum, poils, épithélium malpighien, parfois dents).
Ces tumeurs siègent dans le médiastin antérieur et moyen. Elles sont sphéroïdes, bien limitées mais sans capsule propre, débordant le médiastin, le plus souvent à gauche. La présence radiologique de calcifications permet d'affirmer le diagnostic.
L'indication opératoire est formelle du fait du risque d'une fistulisation dans les voies aériennes. Au cours de leur exérèse, les tératomes bénins n'ayant pas de capsule propre et s'accompagnant d'une importante réaction inflammatoire en périphérie, le nerf phrénique gauche, s'il n'est pas préalablement repéré, risque d'être sectionné.
À côté des tératomes bénins et des tératomes malins, il est des tératomes mixtes à contingents matures et immatures. La bénignité ne peut être affirmée que par un examen histologique complet de la pièce d'exérèse.
Anc. dénom. dysembryome bénin, kyste dermoïde

Étym. gr. teras, teratos : monstre ; -ome : suffixe signifiant tumeur

Syn. tumeur germinale bénigne du médiastin

tératome malin du médiastin l.m.

malignant mediastinal teratoma

Tumeur maligne embryonnaire, très évolutive donnant des signes de compression médiastinale, observée surtout chez les hommes jeunes.
Il est assez rare puisqu'il représente 4% des tumeurs malignes du médiastin. Parmi les tératomes malins, on distingue :
- les choriocarcinomes avec β-HCG (human chorionic gonadotrophin β) très élevées,
- les tumeurs vitellines ou mésoblastomes (tumeurs malignes à un seul feuillet) avec élévation importante des α-fœtoprotéines,
Fréquemment, on retrouve dans ces tératomes du tissu séminomateux. Lorsqu'il est prépondérant, il ne faut pas méconnaître la présence de fragments de tératome qui modifie profondément le traitement et aggrave le pronostic.

Étym. gr. teras, teratos : monstre ; -ome : suffixe signifiant tumeur

Syn. tumeur germinale maligne

choriocarcinome germinal tératomateux du médiastin, tumeur vitelline maligne

tumeur du sinus endodermique du médiastin l.f.

endodermal sinus tumor

tumeur vitelline maligne

tumeur germinale bénigne du médiastin l.f.

germ cell benignmediastinal tumor

tératome bénin du médiastin

tumeur germinale maligne du médiastin l.f.

primary mediastinal germ cell tumor, germinal cell neoplasm

Tumeurs développées à partir de la cellule germinale primitive.
Selon le type histologique, on distingue les séminomes et les tumeurs germinales malignes non séminomateuses.
Ces tumeurs se développent chez l'homme jeune. Elles peuvent être asymptomatiques ou, le plus souvent, se manifester par des signes cliniques tels qu'un syndrome cave, une toux, une dyspnée. La radiographie standard et la tomodensitométrie thoracique mettent en évidence une volumineuse tumeur envahissante du médiastin supérieur et antérieur.

Étym. lat. tumor : gonflement

séminome du médiastin, tumeurs germinales malignes non séminomateuses

tumeur germinale maligne non séminomateuses du médiastin l.f.

germinal cell neoplasm except seminoma, extra gonadal germ cell tumor

En fonction de l'embryogénèse, on distingue les tumeurs différenciées extra-embryonnaires telles que les choriocarcinomes et les mésoblastomes et les carcinomes embryonnaires tels que les tératomes malins immatures.
La majorité de ces tumeurs sont secrétantes. Schématiquement, les choriocarcinomes ont un taux élevé de bêta-HCG et les tératomes un taux élevé d'alpha-fœtoprotéine. En l'absence de marqueurs élevés, un diagnostic histologique s'impose par biopsie chirurgicale. Le traitement associe chimiothérapie, radiothérapie et chirurgie.
Le pronostic de la localisation médiastinale des tumeurs germinales malignes non séminomateuses est beaucoup plus sévère que celui de leurs localisations testiculaires.

Étym. lat. tumor : gonflement

choriocarcinome germinal tératomateux, tératomes malins du médiastin, tumeur vitelline maligne

tumeurs neurogènes du médiastin l.f.p.

mediastinal neurogenic neoplasms

Tumeurs développées dans le médiastin, aux dépens des éléments nerveux, le plus souvent de siège postérieur.
Ces tumeurs presque toujours bénignes chez l'adulte, touchent à égalité les hommes et les femmes. Elles sont très souvent malignes chez l'enfant.
Elles se développent à partir des cellules nerveuses (ganglioneurome, neuroblastome) ou à partir des gaines nerveuses (schwannome, neurofibrome, etc.).
Elles sont le plus souvent asymptomatiques chez l'adulte.
Les formes malignes de l'enfant sont toujours symptomatiques du fait de l'extension locorégionale rapide.
Chez l'adulte par l'examen clinique on recherche des signes cutanés d'une maladie de Recklinghausen.

F.von Recklinghausen, anatomopathologiste allemand (1833-1910)

Étym. lat. tumor : gonflement

ganglioneurome, schwannome, Recklinghausen (maladie de von), neurofibrome, neurofibrosarcome, neuroblastome, ganglioneuroblastome