Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

124 résultats 

retard mental lié au chromosome X fragile l.m.

fragile X mental retardation syndrome

Retard mental sévère associé à une dysmorphie faciale et d’autres anomalies plus inconstantes dû à des anomalies du bras long du chromosome X à transmission dominante et à pénétrance variable.
La déficience mentale est plus fréquente et plus marquée chez les garçons (1/1500) que chez  les filles (1/7000). Le QI est inférieur à 50 chez le garçon, de 70 à 85 chez la fille. L’affection est décelée par un retard  du langage et des troubles du comportement. La dysmorphie faciale comporte une hypoplasie de l’étage moyen, un prognatisme modéré, une grande bouche aux lèvres épaisses et des grandes oreilles mal ourlées. D’autres signes sont inconstants : hyperlaxité articulaire, pectus arcuatum et scoliose, macro-orchidisme ou macrogénitosomie et dans environ 30% des cas, on peut trouver un ptosis, un nystagmus, un astigmatisme, une  myopie, un strabisme, une cataracte, et une dystrophie grillagée. Pour certains auteurs la couleur bleue de l'iris est constamment observée (dans les types FRAXA, C1 ou C2). L’examen IRM montre des malformations cérébrales et cérébelleuses
 Il existe plusieurs sites fragiles du chromosome X au bout du bras long, visibles uniquement sous certaines conditions de culture in-vitro (sites AC1, AC2, D, F, E). Le site pour la forme FRAXA est en Xq27.3 ; il est en Xq28 pour la forme FRAXE. Pour le gène FRAXA, la mutation correspond à l’expansion d’une séquence du triplet CGG répétée qui a pour conséquence une régulation négative du gène ; les garçons ayant une répétition de plus de 200 présentent toujours la maladie (mutation complète) ; entre 52 et 200 répétitions on considère les hommes comme porteurs sains et les femmes comme conductrices (sujets dits « prémutés). (MIM 309550).

H. A. Lubs, pédiatre américain (1969)

X fragile (chromosome), Martin-Bell (syndrome de)

œil fragile et hyperextensibilité articulaire (syndrome) l.m.

fragilitas oculi with joint hyperextensibility

cornées fragiles, kératoglobe, sclère bleue, hyperextensibilité articulaire

Édit. 2017

syndrome de l'X-fragile l.m.

FX syndrome

Maladie génétique rare, dominante liée à l'X, qui associe un déficit intellectuel léger à sévère à des troubles du comportement et à des signes physiques caractéristiques.
Sa prévalence estimée est d'environ 1/2500 (prévalence de la mutation complète) à 1/4000 (cas symptomatiques) dans les deux sexes.
Le tableau clinique est variable. Dans l'enfance, les garçons ont un retard des acquisitions motrices et/ou du langage. Chez les garçons et 50 % des filles, les troubles intellectuels s'associent à des troubles du comportement et/ou à des signes dysmorphiques. Otites et sinusites récidivantes et convulsions sont possibles. Le déficit intellectuel va de troubles mineurs de l'apprentissage avec QI normal, à un déficit sévère pouvant toucher la mémoire immédiate et de travail, les fonctions exécutives, les capacités visuo-spatiales et mathématiques. Les troubles du comportement peuvent être discrets (humeur instable) ou sévères, de type autisme (battements de mains, contact oculaire pauvre, évitement du regard, morsures de mains, défense tactile et désinhibition). Troubles de l'humeur, anxiété et agressivité sont possibles. Chez les filles, les troubles intellectuels et du comportement sont en règle discrets, à type de troubles affectifs et de l'apprentissage. Dans les deux sexes les signes physiques sont discrets : visage étroit et allongé, oreilles et front proéminents, hyperlaxité des doigts, pieds plats et macro-orchidie chez le garçon après la puberté.
La plupart des garçons et environ 30 % des filles auront un déficit intellectuel significatif à l'âge adulte.
Le syndrome de l'X fragile est dû à l'inhibition de la transcription du gène FMR1 (Fragile Mental Retardation), (Xq27.3), causée par l'expansion de la répétition de triplets (CGG) n dans sa région 5' non traduite et les méthylations qui s'en suivent. Ces mutations complètes proviennent d'allèles instables, prémutés (55 à 200 répétitions de CGG). Les prémutations sont notamment associées à un risque d'insuffisance ovarienne précoce (IOP) chez les femmes au syndrome tremblement-ataxie lié à une prémutation de l'X fragile (FXTAS). De rares cas de mutations ponctuelles intragéniques de FMR1 sans expansion de répétitions CGG ont été décrits. Le gène FMR1 code pour la protéine FMRP, une protéine de liaison de l'ARN qui régule la synthèse protéique et d'autres voies de signalisation dendritiques. L'inhibition transcriptionnelle de FMR1 réduirait la plasticité et la modulation synaptique dans l'ensemble du cerveau, y compris l'hippocampe.

G. Turner (1978),Yingratana McLennan, médecin américaine (2011)

Syn. syndrome FRAXA, syndrome FraX, syndrome de Martin-Bell

Sigle FXS

Réf. Orphanet,  (2011) R. Hagerman

protéine FMRP, FMR1 gene, syndrome FXTAS, syndrome de Dravet, crises partielles migrantes malignes du nourrisson

[H1, H4, Q3]

Édit. 2019

fragile  X mental retardation protein l.f.

Sigle FMRP

Protéine du retard mental de l'X fragile

[C1, C3, H3]

Édit. 2019

protéine du retard mental de l'X fragile l.f.

Fragile X Mental Retardation Protein

Protéine dont l'absence est responsable du syndrome de l'X fragile.
La protéine du retard mental de l'X fragile est une protéine intracellulaire principalement exprimée par les neurones. Sa fonction présumée est de coordonner le devenir et la traduction de nombreux ARN messagers, donc la synthèse de nombreuses protéines neuronales.

Sigle angl. FMRP

chromosome X fragile, ARN messager

[C1, C3, H3]

Édit. 2019

tremblement n.m.

tremor, quivering

Petites oscillations rythmiques involontaires de tout ou plutôt d'une partie du corps, caractérisées par leur rapidité, leur périodicité relativement fixe, ainsi qu'une amplitude et une morphologie invariables dans une certaine mesure pendant une longue période.
Elles sont généralement compatibles avec le mouvement volontaire qui, cependant, perd quelque peu de sa précision.
Leur élément électromyographique le plus caractéristique est la constance de l'alternance agoniste-antagoniste.
Le tremblement répond à des indications motrices provenant de différentes localisations cérébrales. Il connait des oscillations plus ou moins grandes. Il s'observe lors d'un effort volontaire ou au repos, dans l'hystérie, après certaines épreuves physiques ou émotionnelles, dans certaines intoxications aigües ou chroniques comme l'alcoolisme ; on le voit au cours de la sénescence même en dehors de la maladie de Parkinson dont il est un symptôme majeur, etc.
Trois entités sémiologiques essentielles sont toujours distinguées selon le mode de survenue : au repos, dans le maintien d'une attitude et lors du mouvement volontaire.

tremblement d'action l.m.

action, intention, kinetic, voluntary tremor

Tremblement qui, bien que présent dans le maintien d'une position fixe, s'intensifie au cours d'un mouvement volontaire, surtout si celui-ci nécessite un effort d'attention, de précision et de visée d'un but défini (tremblement intentionnel).
Dans ses aspects majeurs, hypercinétiques, il constitue un important handicap. La mise en évidence d'un fréquent syndrome cérébelleux sous-jacent est alors difficile.
Majoritaires, les étiologies cérébelleuses sont liées à des atteintes des pédoncules cérébelleux et du tronc cérébral. Après une période d'installation, leur siège est volontiers unilatéral et scapulaire. Trois étiologies prévalent: la sclérose en plaques, les séquelles post-traumatiques, généralement associées à d'autres déficits, et les accidents vasculaires sous-thalamiques, rares, qui semblent déborder plus largement sur le mésencéphale, parfois sur le locus niger. Les rares étiologies non cérébelleuses comprennent la forme clonique de la dystonie idiopathique (T. Larsson, T. Sjögren), certaines encéphalopathies néonatales et la maladie de Wilson.

T. Larsson, statisticien suédois, T. K Sjögren, psychiatre suédois (1957), S. A. K Wilson, neurologue britannique (1912)

Syn. tremblement d'intention, kinétique

tremblement d'attitude l.m.

postural tremor

Type de tremblement le plus commun, d'amplitude faible, parfois asymétrique, apparaissant lors du maintien actif d'une attitude, accentué par les émotions et cédant avec le mouvement et le relâchement musculaire.
Confirmé p. ex. dans le maintien de la main et des bras tendus, il peut devenir gênant et s'accompagner d'altérations de la voix, dues au tremblement des cordes vocales. Parfois observé au cours d'une neuropathie périphérique ou déclenché par des antidépresseurs ou les sels de lithium, il reste sans cause décelable dans sa grande majorité. On parle alors de tremblement essentiel. L'association de celui-ci à une dystonie d'attitude est possible. Une exagération du tremblement physiologique est discutée, malgré l'asymétrie du tremblement essentiel. De plus, la fréquence de la maladie de Parkinson dans cette population est supérieure à celle de la population globale.
Dans cette affection, des doses modérées d'alcool, des sédatifs, barbituriques ou -bloquants (surtout le propanolol) peuvent être efficaces au plan symptomatique, mais n'empêchent pas une amplification ni une extension avec l'âge. D'où le recours éventuel à la toxine botulinique ou à la chirurgie stéréotaxique en dépit de leurs inconvénients.

Syn. tremblement postural

tremblement essentiel

tremblement de repos l.m.

resting tremor

Tremblement apparaissant lors d'un certain degré de relâchement musculaire, cessant à la contraction, en fait s'effaçant avec le sommeil et/ou une détente complète, et facilité par les émotions, la fatigue, la concentration intellectuelle (calcul mental).
Ces oscillations régulières sont plus marquées au membre supérieur : mouvements alternés de flexion-extension des doigts, parfois geste d'émiettement. L'EMG enregistre une période de silence électrique qui sépare deux bouffées de contraction musculaire.
Une association est possible au tremblement d'attitude (avec disparition du trouble lors d'un geste volontaire mais retour après la prise d'une attitude), ainsi qu'au tremblement d'action (présence possible d'un syndrome akinéto-hypertonique).
Autant de critères en faveur d'une maladie de Parkinson et d'autres syndromes parkinsoniens, surtout devant une distribution hémicorporelle précédant la bilatéralisation et compte tenu de l'effet positif des substances dopaminergiques.

J. Parkinson, médecin britannique (1817)

Parkinson (maladie de)

tremblement de terre (médecine de catastrophe au cours d'un) l.f.

disaster medicine in earthquake

Mise en œuvre d'interventions médicales adaptées aux tremblements de terre de grande magnitude (elle se mesure sur l'échelle de Richter) qui sont une cause importante de catastrophe.
Une forte intensité (elle se mesure sur l'échelle de Mercalli) correspond à de grands dommages : un grand nombre de victimes peut être causé en quelques secondes si des mesures préventives n'ont pas été prises. Les secours sont alors difficiles du fait de la désorganisation des communications, de la surcharge des centres de traitement et des destructions plus ou moins grandes qu'ils ont subi.
Les séismes se produisent dans des régions à risque situées surtout au niveau de la jonction des plaques tectoniques. Dans ces régions une réglementation sévère impose souvent des normes de construction strictes permettant aux bâtiments, aux hôpitaux notamment, de résister au tremblements de terre et d'éviter les tsunami (pas d'implantation en bord de mer). Mais il ne suffit pas que le bâtiment résiste, encore faut-il que les objets qu'il contient ne soient pas projetés lors des secousses : cela risque de les détruire ou de les rendre inutilisables (bris des verreries, cisaillement des alimentations d'eau, de gaz ou électriques, renversement des feux causant des incendies, destruction des réserves d'eau ou de médicaments, chutes d'objets lourds sur les sujets couchés causant des fractures, etc.). Dans les zones à risque, il est donc nécessaire de prévoir un aménagement protégé pour le matériel de secours et de prendre des précautions pour le matériel de réanimation en service (notamment les perfusions doivent être solidaires du lit). Les approvisionnements doivent être protégés, une alimentation électrique de secours est nécessaire et des communications autonomes (sans fil et sur piles) avec le SAMU, ou l'équivalent, doivent être prévues. Ce dernier doit évidemment avoir pris des mesures préventives pour se protéger lui-même. Etant donné la destruction possible des routes et des ponts, certains envois de secours ou transferts de victimes ne peuvent se faire efficacement que par hélicoptère. Le personnel circulant à l'extérieur doit être entrainé à se protéger (risque de chutes de cheminées, de pots de fleurs, de bris de verre, etc.), par contre dans une ambulance on est en sécurité si l'on n'est pas trop près des maisons ou de structures qui risquent de s'abattre sur la chaussée. Les lésions rencontrées à la suite des tremblements de terre sont surtout traumatiques, il peut y avoir des difficultés à désincarcérer des victimes prises sous des bâtiments éboulés. Les incendies consécutifs au séisme peuvent causer des brulures, le voisinage de la mer ou de grand lac peut avoir facilité des noyades et les cardiaques peuvent être des victimes tardives (arrêts cardiaques par peur lors de répliques longtemps après la secousse principale). Dans les pays à risque comme le Japon ou la Californie une instruction civique de la population est faite dès l'école pour apprendre aux gens de se protéger en cas de tremblement de terre.

C. F. Richter, sismologue américain (1935) ; G. Mercalli, sismologue italien (1902)

peur, séisme

tremblement essentiel l.m.

essential tremor

Mouvement anormal le plus fréquent, prédominant aux membres supérieurs, apparaissant au maintien de l'attitude, voire lors du mouvement lent, mais disparaissant au repos.
Il peut toucher la tête et la langue, entrainant une voix chevrotante. Majoré par l'émotion mais souvent atténué par la prise d'alcool, souvent asymétrique, il se voit à tout âge et l'on parle de tremblement juvénile ou sénile. Son évolution est lente et sa symptomatologie reste le plus souvent bénigne.
L’hérédité autosomique dominante est habituelle :il existe trois gènes de susceptibilité en 2p22-25, en 3q13 et sur le chromosome 6p.
Le traitement le plus efficace utilise les bêtabloquants.

tremblement d'attitude

tremblement, nystagmus et ulcère duodénal l.m.

tremor, nystagmus and duodenal ulcer

Le tremblement disparaît temporairement avec l'alcool ; le nystagmus est présent même sans tremblement. Il existe parfois un ulcère duodénal qui précède l'apparition du tremblement (plusieurs membres de cette famille sont devenus alcooliques). L’affection est autosomique dominante (MIM 190310).

G. Neuhäuser, généticien américain (1976)

syndrome CHARGE-like lié au sexe acr. angl. pour Colobome, Heart defects, Atresia choanae, growth Retardation, Genital anomalies, Ears anomalies l.m.

CHARGE-like syndrome X-linked

M. A. Abruzzo, généticien et R. P. Erickson, pédiatre américains (1977)

Abruzzo-Erickson (syndrome d'), CHARGE (syndrome)

syndrome d'Ehlers-Danlos lié à l'X l.m.

Le syndrome d'Ehlers-Danlos de type V est caractérisé par une hyperextensibilité cutanée, avec cependant une fragilité tissulaire et une hyperlaxité articulaire peu marquées.
Cette forme de SED est très rare (prévalence <1/1 000 000) et n'a été décrite que chez deux familles. Elle apparait dans l’adolescence. Les autres manifestations incluent une cardiopathie congénitale, des hernies et une petite taille. La transmission est récessive liée à l'X.

Syn. EDS V, SED V, syndrome d'Ehlers-Danlos type 5

Réf. Orphanet (2007)

syndrome d'Ehlers-Danlos classique, syndrome d'Ehlers-Danlos (variantes du)

[A4,O6,Q2]

syndrome d'Ehlers-Danlos lié à l'X l.m.

Le syndrome d'Ehlers-Danlos de type V est caractérisé par une hyperextensibilité cutanée, avec cependant une fragilité tissulaire et une hyperlaxité articulaire peu marquées.
Cette forme de SED est très rare (prévalence <1/1 000 000) et n'a été décrite que chez deux familles. Elle apparait dans l’adolescence. Les autres manifestations incluent une cardiopathie congénitale, des hernies et une petite taille. La transmission est récessive liée à l'X.

Syn. EDS V, SED V, syndrome d'Ehlers-Danlos type 5

Réf. Orphanet (2007)

syndrome d'Ehlers-Danlos classique, syndrome d'Ehlers-Danlos (variantes du)

[A4,O6,Q2]

syndrome du spasme infantile lié à l'X l.m.

Syn. syndrome de West

West (syndrome de)

syndrome du spasme infantile lié à l’X

Syn. West (syndrome de)

West (syndrome de)

[H1, H3, O1, Q1, Q2]

Édit. 2018

albinisme oculaire avec surdité neurosensorielle, lié au sexe et d'apparition tardive l.m.

ocular albinism with late-onset sensorineural deafness

Albinisme oculaire avec surdité neurosensorielle d'apparition tardive caractérisé par une photophobie, un nystagmus, un iris dépigmenté et hétérochromique, un strabisme, une hypermétropie, une mauvaise acuité visuelle et un fond d'œil albinoïde.
On note la présence de nombreux macromélanosomes dans la biopsie cutanée. Les hommes sont atteints et les femmes vectrices.
Locus du gène (OASD) en Xp22.3. L’affection est liée au sexe, récessive (MIM 300650).

Ingrid Winship, généticienne sud-africaine (1984)

Étym. lat. albus : blanc

Syn. OASD, albinisme oculaire avec surdité neurosensorielle, surdité et albinisme oculaire

mélanosome, albinoïde

[H1,P2,Q2]

Édit. 2017

caractère lié l.m.

linked character

gène lié

[Q1]

caractère lié au sexe l.m.

sex linked character

Caractère génique non sexuel contrôlé par un ou plusieurs gènes portés par les chromosomes sexuels; son expression est donc variable en fonction du sexe de l’individu.

caractère sexuel, hétérochromosome, hétérosome

[Q1]

déficit en cuivre lié à l'X l.m.

maladie de Menkes

[A4,O6,Q2]

gène lié l.m.

linked gene

Gène dont le locus est situé suffisamment près de celui d'un autre gène de telle manière que leurs allèles sont souvent cotransférés lors de la reproduction sexuée.
La proportion de génotypes recombinés sera alors inférieure à 50%, et d'autant plus faible que les gènes sont plus proches.

gène indépendant, ligat, Mendel (lois de), recombinaison génétique

gigantisme dysplasique lié au sexe l.m.

dysplasia gigantism X-linked syndrome

J. L. Simpson, médecin généticien américain (1975)

Simpson (syndrome dysmorphique de)

hypoplasie irienne et glaucome lié au sexe l.m.

iris, hypoplasia of, with glaucoma

Atrophie irienne primitive et apparition secondaire d'un glaucome.
Semble proche de l'atrophie essentielle de l'iris et du syndrome de Rieger. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 308500).

S. G. Frank-Kamenetzki, ophtalmologiste russe (1925) ; H. Rieger, ophtalmologiste autrichien (1935)

Rieger (syndrome de), Rieger (anomalie de)

[P2,Q2]

nystagmus lié au sexe l.f.

nystagmus, X-linked

Mouvements oscillatoires et parfois rotatoires des globes oculaires, congénitaux et isolés, avec des yeux normaux.
Parfois associé à des oscillations de la tête. Selon Waardenburg les formes liées au sexe, qu'elles soient dominantes ou qu'elles soient récessives, relèvent d'un même gène puisque dans certaines familles des branches semblent dominantes et d'autres récessives ; selon lui il s'agirait du même gène mais l'isoallèle du gène provoque un effet différent sur l'allèle du gène et modifie la pénétrance. Les nystagmus liés au sexe sont plus fréquents que les nystagmus autosomiques dominants ou récessifs. L’affection est liée au sexe dominante (MIM 310700)

Étym. gr. nustazô : je m'incline

| /5 | page suivante