Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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statines n.m.p.

statins

Classe de médicaments inhibiteurs de l'enzyme clé de la synthèse endogène du cholestérol, qui abaisse l'hypercholestérolémie et diminue les lésions d'athérosclérose en marquant une tendance à la régression et au ralentissement de sa progression.
Ces médicaments abaissent le taux du LDL-cholestérol plasmatique par inhibition compétitive de l’HydroxyMéthylGlutaryl-Coenzyme A-réductase et augmentation de l’expression des récepteurs membranaires aux LDL.
Ils sont utilisés comme hypocholéstérolémiants, p. ex. simvastatine, provastatine, etc.

LDL cholestérol

statines et prévention vasculaire cérébrale l.f.p.

statins and cerebral vascular prevention

Association de statines et de fibrates qui complètent leur effet, en agissant plus spécifiquement sur l'hypertriglycéridémie, les hight-density-lipoprotéines (HDL), les triglycérides la taille des light-density-lipoprotéines (LDL) (associées à un risque cardiovasculaire élevé si elles sont petites et denses) et le fibrinogène. Ces traitements combinés ont notamment pour risque la survenue de myopathies et de rhabdomyolyse, dont la physiopathologie est encore indéterminée.

LDL cholestérol

angiostatine n.f.

angiostatin

Protéine qui a été isolée de l'urine de Souris cancéreuse, capable d'inhiber le développement des vaisseaux sanguins.
Elle se présente comme un fragment de la plasmine.

plasmine

[C1,K4]

Édit. 2017  

calpaïnes n.f.p.

Famille de cystéine protéases neutres activées par le calcium, inhibées par un inhibiteur endogène, la calpastatine et responsables de la lyse de protéines cytosoliques dont l’inhibiteur du facteur de transcription NF-kB (IkB)

Il existe 2 isoformes essentielles de l’enzyme, la calpaïne µ ou 1 activée par des concentrations micromolaires de calcium et la calpaïne m ou 2 activée par des concentrations millimolaires. Ces 2 isoformes forment des hétérodimères avec une sous-unité régulatrice commune (calpaïne4/CAPNS1). Ces hétérodimères sont activés par le calcium ou, aussi, par des kinases contrôlées par des agonistes extracellulaires (« extracellular signal-regulated kinases » ou ERK). Le rôle physiologique des calpaïnes a été étudié chez la souris par invalidation de leurs gènes (Capn1 et Capn2). Elles sont indispensables au développement embryonnaire, en particulier celui du cœur et des vaisseaux. Chez l’adulte, elles sont impliquées dans l’hypertrophie et la fibrose interstitielle pathologiques du myocarde. D’autres isoformes ont été découvertes ultérieurement. On en compte actuellement 15. Une mutation de la calpaïne 3 exprimée dans le muscle squelettique est responsable d’une dystrophie musculaire appelée dystrophie des membres et de la taille (« limb girdle dystrophy ») ou dystrophie de Erb.

W. H. Erb, neuropathologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1891)

calpastatine, Erb (myopathie d')

[C1,I4]

calpastatine n.f

calpastatin

Protéine inhibitrice endogène des calpaïnes.
La calpastatine est codée par le gène CAST. Elle possède quatre domaines répétitifs d’inhibition des calpaïnes. Le système calapaïne-calpastatine est impliqué dans de nombreux processus affectant l’expression de protéines régulatrices ou structurales.

calpaïnes

[C1]

canstatine n.f.

canstatin

Polypeptide de la famille des matricryptines, ayant une masse moléculaire de 24 kDa, qui constitue le domaine N-terminal de la chaîne α2 du collagène IV, capable d’inhiber la prolifération et la migration des cellules endothéliales et d’induire l’apoptose.

[C1]

catestatine n.f.

catestatin

Peptide de 21 acides aminés, fragment de la chromogranine A (bCGA344-364), inhibiteur de la libération des catécholamines induite par la nicotine.
In vivo, la catestatine diminue la pression artérielle.

[C1]

cellule à somatostatine l.f.

D cell, somatostatin cell

Cellule très périphérique dans les glandes digestives, responsable de la sécrétion de somatostatine, possédant des granules sécrétoires mesurant avec 250 à 300 nm, et une matrice homogène peu dense sur laquelle s'applique étroitement la membrane.
Dans le fundus, elle n'a pas de connexion avec la lumière, dans l'antre au contraire l'apex atteint la lumière des glandes. Elle est localisée à l'ensemble du tube digestif, plus abondante dans l'estomac et le grêle.

Syn. cellule D

[A2,L1]

chromostatine n.f.

chromostatin

Peptide provenant de l'hydrolyse d'une chromogranine A, ayant la propriété d'inhiber la sécrétion des cellules chromaffines.

[C1]

chymostatine n.f.

chymostatin

Protéine agissant comme un inhibiteur de protéinases, isolée de Streptomyces.

[C1]

corticostatine n.f.

corticostatin

Peptide cationique antiviral sécrété par les macrophages, appartenant à la famille des défensines (défensine HP-1, HP-4).
Les corticostatines ont une action inhibitrice sur la corticotropine.

[C1]

cortistatine n.f.

cortistatin

Neuropeptide inhibiteur de la sécrétion de corticotropine, sécrété principalement par le cerveau, le tube digestif et certaines glandes endocrines, mais aussi par les reins et par certains leucocytes et doué d’une activité paracrine.
Son injection entraîne un sommeil lent profond. Plusieurs polypeptides ont été décrits : la cortistatine 14 du Rat a une grande homologie avec la somatostatine 14, constituée de 14 acides aminés. Une cortistatine humaine est constituée de 17 acides aminés. Elle est synthétisée à partir d’un peptide précurseur, la préprocortistatine.

[H1]

cystatine C n.f.

cystatin C

Protéine basique non glycosylée de masse moléculaire 13 kDa produite par toutes les cellules.
La cystatine C est totalement ultrafiltrée au niveau des glomérules rénaux et est ensuite entièrement réabsorbée au niveau des tubules proximaux.
Sa concentration sérique parait refléter directement le débit de filtration glomérulaire (DFG) et n’est influencée ni par l’âge (chez l’enfant de plus de 1 an), ni par la masse musculaire, ni par des pathologies extra-rénales. Son dosage, par techniques immuno-néphélémétriques, a donc été proposé en remplacement de celui de la créatininémie pour la détection précoce de l’insuffisance rénale chronique et le calcul du DFG.

débit de filtration glomérulaire, créatininémie

[C1]

endostatine n.f.

endostatin

Polypeptide de 82 kDa capable de s'opposer au développement des vaisseaux et de faire régresser une prolifération tumorale.
L'endostatine fait partie de la famille des matrikines, peptides issus de la protéolyse de protéines de la matrice extracellulaire, capables de réguler les activités des cellules environnantes. Elle est issue de la protéolyse du collagène XVIII, collagène quantitativement mineur présent dans les membranes basales. L'activité anti-angiogénique de l'endostatine fait envisager son utilisation en thérapeutique.

matrikine, membrane basale, angiogenèse, collagène

[C1, K2, F2, G5]

Édit. 2020

entérostatine n.f.

enterostatin

Pentapeptide résultant de l’action de la trypsine sur la procolipase, sécrétée par le pancréas, libérant la colipase.
L'entérostatine est un puissant anorexigène qui sert de signal pour limiter l'ingestion d'aliments lipidiques. Elle diminue la sécrétion d'insuline. L'entérostatine est aussi produite par des cellules endocrines du tractus gastro-intestinal.

colipase, trypsine

[C1, C2, L1]

Édit. 2020

follistatine n.f.

follistatin

Polypeptide de la famille des matricryptines, ayant une masse moléculaire de 24 kDa, qui constitue le domaine N-terminal de la chaine α2 du collagène IV, capable d’inhiber la prolifération et la migration des celloles endothéliales et d’induire l’apoptose.
Protéine découverte dans les ovaires, qui inhibe la sécrétion hypophysaire de folliculostimuline.
Son action inhibitrice des activines explique non seulement son rôle dans les ovaires, mais aussi dans l'induction neurale dans les premières étapes du développement embryonnaire du tissu nerveux.

lithostatine n.f.

lithostatin (PSP)

Glycoprotéine de 144 aminoacides biosynthétisée par les acinus pancréatiques et dont le rôle est d'empêcher la précipitation du carbonate de calcium dans le suc pancréatique.
Un défaut génétique ou acquis de la biosynthèse de cette protéine conduirait à la précipitation de concrétions protéiques calcifiées dans les canaux pancréatiques, mécanisme initial de la pancréatite chronique.

lovastatine n.f.

Composé lactonique d'un analogue structural de l'HMGCoA, substrat et inhibiteur de l'enzyme clé de la biosynthèse du cholestérol et des dérivés

isopréniques.
Ce composé a été extrait d'Aspergillus terreus. Il est utilisé comme agent hypocholestérolémiant. Il fait partie de la famille des statines, qui comporte par exemple la simvastatine, la cérivastatine, la pravastatine, l'atorvastatine, la fluvastatine, et la rosuvastatine.

myostatine n.f.

myostatin

Protéine de 43 kDa, initialement appelée « Growth/Differentiation Factor 8 » (GDF-8), exprimée dans le muscle chez les mammifères.
La myostatine régule négativement la masse musculaire. Des thérapies géniques visant à inhiber l’expression de la myostatine ont été proposées pour le traitement de certaines myopathies.

nécrostatine n.f.

necrostatin

Famille de petites molécules de synthèse inhibitrices de la nécroptose.
La plus étudiée est la nécrostatine-1 (Nec-1). Elle inhibe le fonctionnement de la protéine kinase RIPK1

nécroptose, RIPK

nystatine n.f.

nystatine

Antibiotique extrait des cultures de Streptomyces noursei, actif contre les levures, utilisé pour le traitement des candidoses cutanées, vaginales ou digestives.

obéstatine n.f.

obestatine

Protéine de 23 acides aminés dérivée de la même protéine que la ghréline et d’activité physiologique inverse, diminuant l’appétit.

ghréline

Édit. 2017

pancréastatine n.f.

pancreastatin

Hormone peptidique pancréatique fragment de la chromogranine A (bCGA 240-288), comprenant 49 acides aminés et exerçant un effet inhibiteur sur la sécrétion externe du pancréas ainsi que sur celle de l'insuline.

parastatine n.f.

Peptide de 73 acides aminés, fragment de la chromogranine A (bCGA347-419), inhibiteur de la sécrétion d‘hormone parathyroïdienne

préprosomatostatine n.f.

preprosomatostatin

Protéine précurseur de la prosomatostatine, telle qu'elle est synthétisée sur les ribosomes des cellules hypothalamiques, pancréatiques, neuronales ou intestinales.
Cette protéine comporte 116 acides aminés, dont les 24 premiers constituent la séquence signal, qui est destinée à être clivée pour la formation de la prosomatostatine.

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