Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

51 résultats 

soins n.m.pl.

care

En médecine, ensemble des mesures et actes visant à faire bénéficier une personne des moyens de diagnostic et de traitement lui permettant d’améliorer et de maintenir sa santé physique et mentale.

soins à domicile l.m.p.

homecare

Soins dispensés à une personne à son domicile, par opposition aux soins dispensés dans un établissement de soins ou au cabinet du praticien de santé.
Ils concernent toutes les activités de soins dispensés par l’une quelconque des professions de santé médicales ou paramédicales.
En pratique libérale, ils donnent lieu au paiement d’honoraires conformément aux règles de chaque profession de santé établies par convention avec les organismes de l’assurance maladie.
Dans un sens plus large, ce concept couvre également les soins donnés, en particulier aux personnes âgées afin de leur éviter une hospitalisation et aux handicapés dépendants. Il s’agit de soins d’hygiène et d’aide à l’accomplissement des actes courants de la vie. Non médicalisés, ils sont dispensés dans le cadre de l’ « aide à domicile » et peuvent, dans certaines conditions, être pris en charge forfaitairement par l’assurance maladie. De telles « aides à la personne » peuvent être le fait d’acteurs non professionnels de santé, individuels ou appartenant à des associations spécialisées conventionnées.
Contrairement à l’hospitalisation à domicile, la formule administrative de « soins à domicile » n’exige pas, une hospitalisation préalable.

→ hospitalisation à domicile

soins ambulatoires l.m.p.

ambulatory care

Soins dispensés à un malade sans qu’il séjourne dans un établissement d’hospitalisation.
Les soins ambulatoires peuvent précéder ou suivre un séjour en établissement de soins.

Syn. soins externes

→ hospitalisation à domicile

soins de premier recours l.m.p.

Soins donnés par une personne qualifiée à laquelle s’adresse d’emblée un malade qui estime avoir besoin de soins médicaux.
1) En France, les soins de premier recours sont le plus souvent donnés par les médecins généralistes ou, selon les circonstances, par les services d’aide médicale urgente (SAMU), les pharmaciens, les pompiers, etc. : tel est le cas de nombreux pays d’Europe qui disposent de systèmes de soins bien structurés.
2) Dans les pays en développement, les soins de premier recours revêtent une importance particulière du fait de la sous-médicalisation, de la pauvreté des systèmes de soins et de la protection sociale.

Syn. soins de santé primaire

soins de santé primaire l.m.p

primary healthcare.
Soins de suite et de réadaptation (SSR) l.m.p.
Dénomination des services de moyen séjour recevant des patients nécessitant après des traitements hospitaliers des soins de réadaptation.
L’appellation antérieure était service de moyen séjour.

→ soins de premier recours

soins externes l.m.p.

external healthcare

→ soins ambulatoires

soins infirmiers l.m.p.

nursing healthcare

Activité des infirmiers contribuant  à l’application des thérapeutiques fixées par les médecins et destinée à restaurer et à promouvoir la santé et l’autonomie des fonctions vitales, ainsi qu’à soulager la souffrance des malades.

soins intensifs l.m.

intensive healthcare 

Soins qui, par opposition aux soins classiques ne nécessitant en permanence ni surveillance ni utilisation de dispositifs médicaux spéciaux, exigent un personnel nombreux, spécialisé (médecins et infirmières) et permanent sur place de jour et de nuit pour assurer les soins de réanimation et faire face à toute complication inopinée, notamment l'arrêt cardiaque.
Les soins intensifs sont soit polyvalents, soit spécialisés (nourrissons et jeunes enfants, cardiologie, néphrologie, surveillance post-interventionnelle, etc.). Les locaux doivent être adaptés à une surveillance de tous les instants et le matériel de réanimation doit permettre le traitement immédiat des incidents critiques. Tous les lits doivent avoir accès à une distribution d'O2 et de vide. Des installations particulières telles que caisson d'O2 hyperbare, rein artificiel peuvent compléter l'équipement.

→ surveillance post-interventionnelle

soins intensifs (troubles psychiques et) l.m.p.

mental disorders and intensive care

Troubles psychiques apparus pendant et après une hospitalisation en réanimation.
Pendant l’hospitalisation les patients sont généralement calmés mais, si la sédation est insuffisante, peuvent apparaître : une agitation liée à l’angoisse ou à l’anxiété, un manque de sommeil, des hallucinations, des cauchemars, un état dépressif allant jusqu’au « syndrome de glissement », c'est-à-dire au laisser aller, à l’absence d’envie de lutter et de vivre.
Après l’hospitalisation peuvent exister encore pendant des mois, voire des années, un syndrome dépressif, des manifestations d’angoisse, des attaques de panique, des cauchemars, des flashbacks, l’ensemble constituant le syndrome de détresse post-traumatique (post traumatic distress syndrome ou PTDS) comme on peut en observer après les grandes catastrophes.

→ syndrome de détresse post-traumatique

soins palliatifs l.m.p.

palliatives care

Soins visant essentiellement à réduire au maximum les douleurs et certains symptômes intolérables qui marquent de façon quasi-constante l’évolution terminale d’une maladie.
Les soins palliatifs s’inscrivent dans le cadre de la fin de vie en tant qu’évolution terminale d’une maladie devenue incurable en dépit des traitements entrepris pour tenter de la guérir, et ce, quel que soit l’âge de la personne. Ils ne traitent plus la cause ni les effets propres à l’affection, mais soulagent jusqu’à la fin les symptômes les plus pénibles : inconfort, douleur,  souffrance morale. Ces soins sont dispensés par des professionnels, des bénévoles ou des proches du mourant. Ils trouvent leur justification lorsqu’un « acharnement thérapeutique » de la part des médecins devient une « obstination déraisonnable ». Ils offrent à la personne, dans le respect de sa fin de vie, mais aussi à sa famille, l’aide d’une médecine humaine.  Lorsque les soins palliatifs deviennent eux-mêmes sans objet, ils doivent se prolonger et s’exprimer par des mesures d’accompagnement du mourant.
Les obligations réglementaires (loi n° 2005-370 du 20 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, et ses décrets d’application, modifiant le code de la santé publique et repris dans le code de déontologie médicale) exigent que la décision d’arrêter les soins curatifs soit prise en concertation dans une procédure collégiale prenant en compte les volontés exprimées par la personne avant qu’elle ne devienne incapable de les formuler.  Ces « directives anticipées » formelles, écrites, validées, réactualisées devraient toujours être à la disposition du corps soignant. Bien souvent elles doivent être recherchées auprès de leur détenteur, la personne de confiance, la famille ou, à défaut, l’un des proches.
En aucun cas la réduction de la durée de survie résultant de l’arrêt d’un processus mécanique d’assistance ou des effets des sédatifs sur un organisme parvenu au seuil irréversible de sa défaillance ne peut être assimilée à un acte d’euthanasie active.
L’euthanasie active, véritable suicide assisté, est incompatible avec le serment médical et la déontologie qui y est attachée.

soins psychiatriques à la demande d'un tiers l.m.p.

→ soins sans consentement

soins sans consentement l.m.p.

Soins psychiatriques sur décision d’un représentant de l’Etat (SDRE), précédemment dénommés hospitalisation d’office selon la loi de 1838, successivement modifiée en 1990 et le 5 juillet 2011.
Cette modalité d’hospitalisation est décidée par arrêté préfectoral. Sa mise en œuvre requiert le constat de troubles mentaux susceptibles de porter atteinte à la sûreté des personnes, ou de façon grave à l’ordre public, avec impossibilité pour le patient de consentir aux soins et nécessité d’une surveillance médicale constante ou régulière. Ceci doit être attesté par un certificat médical qui peut être rédigé par tout médecin, à la condition qu’il n’exerce pas dans l’établissement d’accueil.
En cas de danger immédiat pour la sureté des personnes (attestée par un certificat médical), le maire ( ou le commissaire de police à Paris) arrête toutes mesures provisoires nécessaires face à une personne dont le comportement est sous-tendu par des troubles mentaux manifestes : dans les 24 heures il en réfère au Préfet qui statue sous forme d’un arrêté au plus tard dans les 48 heures.
Dans les 24 heures et à nouveau dans les 72 heures suivant l’admission d’un patient en SDRE un psychiatre de l’établissement confirme ou non la nécessité de soins psychiatriques.
Au terme des 72 heures un psychiatre doit indiquer le type de prise en charge proposé : poursuite de l’hospitalisation ou entrée dans un programme de soins alternatif (ambulatoire ou en hospitalisation à temps partiel). Par la suite des certificats médicaux mensuels doivent justifier l’éventuelle poursuite de la mesure de contrainte aux soins, rendue effective par des arrêtés préfectoraux, initialement pour trois mois, puis pour des périodes de six mois maximum, renouvelables.
Le Juge des libertés et de la détention (JLD) est en charge d’un contrôle de l’hospitalisation sans consentement avant la fin des douze premiers jours et tous les six mois ensuite sous la forme d’une audience publique (audition du patient ou de son représentant). Il peut confirmer ou annuler la mesure contraignante en cours.
La demande de levée de l’hospitalisation en SDRE, le plus souvent avec programme de soins ambulatoires, est faite par certificat médical adressé au Préfet. En cas de désaccord de celui-ci, le directeur de l’établissement psychiatrique demande immédiatement un second avis psychiatrique (rendu sous 72 heures). Si ce second avis est conforme au premier, le Préfet doit lever la contrainte (nouvel arrêté) ; sinon il peut la maintenir, le directeur de l'établissement devra alors saisir le JLD pour demander la levée de contrainte.
Le JLD peut être sollicité à toute étape du processus de soins sans consentement. Il peut demander un avis expertal et ordonner la main levée de l’hospitalisation complète avec établissement d’un programme de soins alternatifs à l’hospitalisation complète.
Pour les patients placés en soins sur SDRE suite à une décision d’irresponsabilité pénale ou pour ceux placés en « Unité pour malades difficiles » toute modification des soins sous contrainte (levée de la contrainte ou passage de l’hospitalisation complète à un programme de soins alternatifs) doit recevoir l’avis d’un collège pluridisciplinaire de l’établissement (transmis au Préfet et au JLD). Deux expertises indépendantes doivent être concordantes pour valider la demande de levée de l’hospitalisation complète.

soins de suite et de réadaptation l.m.p.

Soins donnés dans des établissements ayant pour objectif  de réduire les conséquences fonctionnelles, physiques, cognitives, psychologiques ou sociales des limitations de capacité des patients et de promouvoir leur réadaptation et leur réinsertion.
Les missions de ces unités sont de rendre possible le retour du patient vers son lieu de vie ou de travail.grâce à des actions de :
- rééducation physique, cognitive et psychologique visant à la restitution intégrale de l’organe lésé et au retour optimal à sa fonction ;
- réadaptation  aux séquelles éventuelles ;
- réinsertion dans les conditions de vie qui précédaient l’accident ou la maladie.
Pour les adultes, il existe des SSR polyvalents et des SSR spécialisés : lésions de l’appareil locomoteur, affections neurologiques, cardio-vasculaires, respiratoires, onco-hématologiques, digestives, métaboliques et endocriniennes, brûlés, conduites addictives,   polypathologies de la pesonne agée dépendante ou à risque de le devenir.
Des  SSR pédiatriques prennent en charge des enfants et adolescents, âgés de 0 à 18 ans, atteints de pathologies sévères :affections respiratoires, maladies chroniques ,obésité. 

Sigle SSR

→ réadaptation

[N1]

Édit. 2019

accès aux soins l.m.

health care accessibility

Faculté, pour une personne ou une population, de pouvoir bénéficier de services de soins : médecins, hôpitaux, etc.
L’accès aux soins peut être entravé par de nombreuses conditions : matérielles (éloignement des lieux de soins), financières (coût des soins), culturelles (ignorance des possibilités de soins offertes aux malades), etc.

Étym. lat. accessus : arrivée, accessibilité

[E3]

Édit. 2016

alcooliques (obligation de soins aux) l.f.

compulsory care of alcoholic persons

→ loi du 15 avril 1954

[E3,G3,G4]

Édit. 2017 

besoin n.m.

need

En psychiatrie, état qui résulte de tensions internes et qui concerne des satisfactions particulières (faim, soif, etc.).
L'objet du besoin ne peut pas être substitué à un autre, mais il reste indifférencié pour un même besoin à satisfaire. J. Lacan distingue le besoin du désir et de la demande.

Édit. 2017

besoin d'uriner l.m.

desire to void, need to void

Sensation spécifique avertissant de la nécessité d'une miction.
C'est une sensation indolore et progressive qui commence à vessie pleine et se termine après la miction.
Le besoin d'uriner, comme la soif ou la faim, est une sensation composite associant une information sensitive venue des récepteurs de tension de la vessie et une interprétation mentale. Les besoins d'emblée urgent (impériosité) ou douloureux (ténesme) sont pathologiques.

→ miction, impériosité, ténesme, urgenturie

Édit. 2017

besoin énergétique l.m.

energetic need

Besoin alimentaire généré par le métabolisme de base de l’organisme, les autres besoins physiologiques et le travail musculaire.
Le métabolisme de base résulte des fonctions indispensables à la vie : respiration, contraction cardiaque, tonus musculaire de base, etc. Ce maintien demande environ 1200 kcal pour la femme et 1500 kcal pour l’homme. Les autres besoins physiologiques correspondent à la digestion, l’homéothermie, etc. Au total les besoins énergétiques se situent entre 2000 et 3000 kcal.
Ce sont essentiellement les glucides et les lipides qui sont utilisés par l’organisme pour couvrir ces besoins énergétiques.

Édit. 2017

besoin nutritionnel l.m.

nutritional requirement

Besoin alimentaire à visée plastique et énergétique.

→ besoin énergétique, besoin plastique, équilibre énergétique, nutrition

Édit. 2017

besoin sanitaire l.m.

sanitary need

Exigence éprouvée par une population qui, dans l’état de ses connaissances, souhaite maintenir ou améliorer son état de santé, prévenir une maladie ou la soigner.
1-La notion de besoin varie considérablement selon l’appréciateur. La population des pays développés a des besoins subjectifs souvent plus vastes que les besoins réels évalués par l’épidémiologie. Inversement les peuples peu informés ont des besoins cachés donc non exprimés qui peuvent être des besoins réels.
2-Le système de santé idéal est celui qui, dans l’état actuel de la science, transforme les besoins réels en besoins satisfaits dans la prophylaxie et dans les soins, que ces besoins aient été exprimés ou non.

Édit. 2017

brûlés (premiers soins aux) l.m.p.

burn patients first cares

Soins primordiaux et essentiels de prise en charge des brûlés qui doivent tenir compte de la spécificité des lésions pour assurer la qualité des résultats ultérieurs.
Une brûlure est provoquée par l'action d'un agent nocif (chaleur, radiations, courant électrique ou produit chimique) qui ne cesse pas immédiatement après suppression de la cause : pendant un temps encore assez long la brûlure se propage aux tissus voisins de sorte que le volume lésé est plus grand que celui sur lequel a porté l'action initiale.
Pour limiter l'extension d'une brûlure superficielle, on doit laver immédiatement à l'eau froide la brûlure (peau, muqueuse, œil) pendant une quinzaine de minutes, au moins, pour éliminer la chaleur restante ou le caustique. L'entourage doit agir avant l'arrivée des secours (les conseils téléphoniques sont très utiles ainsi que l'éducation de la population pour éviter des erreurs traditionnelles).
Indépendamment d'une carbonisation éventuelle des tissus, la brûlure produit immédiatement un œdème par gonflement des cellules lésées. Elles éclatent ensuite en libérant des enzymes lysosomiques toxiques. Le gonflement des cellules se fait à partir du liquide extracellulaire, ce qui entraîne rapidement une fuite considérable de plasma hors des capillaires. Pour compenser cette fuite, il faut perfuser le plus vite possible des solutions alcalines (si possible des solutions de substituts du plasma et de bicarbonate). Cela permet d'éviter le collapsus vasculaire et protège les reins en maintenant une bonne diurèse (mettre une sonde vésicale pour mesurer la diurèse horaire).

Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler

→ brûlure électrique, brûlure

Édit. 2017

carnet de soins l.f.

Carnet délivré par le Secrétariat d’Etat aux anciens combattants aux personnes qui ont reçu une blessure ou contracté une maladie sous les drapeaux ou pour fait de guerre.
Ce carnet leur permet de bénéficier, au titre seulement de cette blessure ou maladie, de soins gratuits, médicaux, pharmaceutiques, d’hospitalisation, etc. quand leur état de santé le nécessite. Dans les autres cas, ces personnes sont couvertes par leur propre régime d’assurance maladie.

[E]

carte sanitaire l.f.

pour chaque région sanitaire, pour chaque secteur sanitaire, pour chaque secteur psychiatrique, la nature, l’importance et l’implantation d’installations, comportant ou non des possibilités d’hospitalisation nécessaires pour répondre aux besoins de santé

la nature, l’importance et l’implantation des installations sanitaires d’intérêt national ou appelées à desservir plusieurs régions sanitaires.
Pour chaque installation, la carte précise les équipements immobiliers et les équipements matériels lourds à réaliser.
La carte sanitaire sert de base aux travaux de planification et de programmation des équipements relevant des établissements qui composent le service public hospitalier, ainsi qu’aux autorisations de création, d’extension, de regroupement et d’équipement des établissements privés. La carte sanitaire détermine aussi des indices de besoins tant pour ce qui concerne l’équipement en lits d’hospitalisation, que des équipements lourds tels qu’appareils de radiologie, etc.

[E]

centre de soins l.m.

Etablissement ne comportant pas d’hébergement, destiné à l’établissement de diagnostics et à la dispense de soins ambulatoires, parfois de soins à domicile.
Les centres de soins existants sont souvent gérés par des municipalités ou des organisations privées, associations, mutuelles. Ils remplissent le rôle dévolu naguère aux dispensaires ; leur nombre diminue du fait du développement du parc hospitalier public et privé, et du grand nombre des cabinets de médecine de ville.

[E]

consentement aux soins en psychiatrie l.m.

consent to care in psychiatry

Le consentement de tout malade (ou de son représentant) devant être libre, éclairé et exprès, le refus ou la crainte de soins psychiatriques est souvent le fait de personnes qui en ont le plus grand besoin par suite du déni qui caractérise les troubles mentaux majeurs.
La loi du 27 juin 1990 a adopté les principes de l'"hospitalisation libre" et de l'hospitalisation "sans consentement". Effectuée sur demande d'un tiers ou d'office, dérogatoire au droit commun, cette dernière a pour but essentiel de pouvoir imposer au patient les soins nécessités par son état, en recherchant toutefois aussitôt que possible le maximum de participation de sa part, en particulier chez les psychotiques, grâce à une information appropriée.
Le psychiatre doit tenir compte de l'avis de l'incapable majeur et, dans certains cas précisés par le juge, recueillir le consentement de ses représentants légaux. S'il y a litige, il peut saisir le procureur de la République.
Lors d'une urgence, surtout de crise suicidaire, et quels que soient le niveau de conscience et l'attitude du sujet, il doit porter assistance à la personne en péril et, au besoin, tenir une position ferme vis-à-vis des proches, souvent enclins à banaliser le geste.

[H3,E3]

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