schizophrénie (symptomatologie dite négative de la) l.f.
schizophrenia (so-called negative symptomatology)
Ensemble symptomatique dit aussi déficitaire, dans lequel sont décrits surtout l'émoussement affectif apparent, la pauvreté du discours, l'alogie, l' «avolition » et l'apathie, l'anhédonie et le retrait social, le manque d'attention, l'apragmatisme et la perte de l'élan vital.
Il s'oppose aux symptômes positifs, dits aussi productifs, que sont les éléments de type paranoïde, en particulier hallucinatoires et, selon certains, les troubles du cours de la pensée.
Connue depuis longtemps comme d'évolution chronique, voire détériorative, et répondant mal aux neuroleptiques (sauf à retenir l'action désinhibitrice et antidéficitaire de certains d'entre eux à faibles doses), cette dimension négative reste discutée pour ce qui concerne ses corrélats biologiques (p. ex., les notions de transmission hypodopaminergique, d'hypofrontalité, de modifications structurales avec atrophie cérébrale), la spécificité et la stabilité de ses composants.
Outre ces deux groupes symptomatiques, d'autres auteurs dégagent une troisième dimension de "désorganisation" conceptuelle intense, incluant les troubles de la pensée et l'autisme. Un modèle pyramidal est même proposé, comprenant, pour tout patient schizophrène quatre dimensions : positive, négative, dépressive et agitée.