schizophrénie (pronostic) l.m.
Le diagnostic comportant en soi un élément de pronostic réservé et celui-ci étant variable sinon imprévisible, plusieurs éléments plutôt positifs ont été dégagés :
- le sexe féminin ;
- une bonne adaptation prémorbide ;
- un début tardif et aigu, avec présence initiale de dépersonnalisation, de symptômes dépressifs, d'éléments délirants et peu ou pas de signes négatifs ;
- les formes dysthymiques qui, selon beaucoup d'auteurs, constituent un pont avec la pathologie thymique (troubles schizo-affectifs) ;
- une évolution oscillante, non continue, et a fortiori par poussées rémittentes, voire cycliques ;
- l'absence d'anomalies structurales de l'imagerie cérébrale ;
- une bonne réponse au traitement neuroleptique ;
- l'adhésion du patient à la prise en soins ;
- la coopération des proches, mais aussi leurs attitudes et réactions (émotion exprimée).
S'agissant du pronostic précoce, il apparaît qu'avec un degré de confiance acceptable, on peut retenir comme positives l'adaptation prémorbide, la durée courte de la phase prodromale avant traitement et la première réponse thérapeutique.