schizophrénie (évolution) l.f.
schizophrenia (course)
Sous l'effet des thérapeutiques actuelles, en particulier neuroleptiques, elle se fait le plus souvent vers des formes dites résiduelles (de l'ordre de 50 à 60%).
Elles comportent une sorte de "gommage" et de contrôle des symptômes, avec persistance plus ou moins accentuée d'un émoussement affectif, d'un manque d'initiative, d'une dépendance par rapport à la famille et au secteur, et d'une réduction de l'activité socioprofessionnelle.
Les hospitalisations pour des poussées sont souvent répétées. Une pseudonévrotisation, des troubles thymiques parfois intermittents peuvent s'observer. On connaît aussi la fréquence de la pathologie organique, avec surmortalité.
Une évolution favorable à plus ou moins court terme est également relevée, voire une guérison (20 à 25% des cas), ou bien, a contrario, un syndrome déficitaire (15 à 30% avec, parfois en quelques mois, possibilité de constitution d'une "catastrophe schizophrénique"). Au long cours, on relève la disparition des types cliniques classiques. Le "regard" de l'équipe et ses échanges avec le milieu psychosocial ne sont efficaces que dans la mesure où est partagée la même conviction d'un potentiel évolutif positif.
→ schizophrénie, mortalité en psychiatrie, schizophrénie (épidémiologie)