saturation sélective des graisses en IRM l.f.
fat saturation (abrégé en fat sat)
Une des technique permettant de supprimer la signal de la graisse en IRM. Elle détruit l'aimantation longitudinale du vecteur Mz par incorporation dans la séquence d'une impulsion sélective, dont la fréquence correspond exactement à la fréquence de résonance de la graisse. La fréquence de résonance des protons de la graisse est légèrement différente de celle des protons de l'eau. Si l'on introduit dans la séquence une impulsion de fréquence égale à celle de résonance de la graisse, on sature l'aimantation longitudinale de celle-ci, qui n'aura pas le temps de repousser avant l'impulsion suivante : le signal de la graisse est ainsi supprimé.
→ déplacement chimique, saturation, suppression de graisse (en IRM), séquence STIR, séquence Dixon
[B2,B3]
Édit. 2018
effacement des graisses en IRM l.m.
fat saturation
→ suppression des graisses, saturation sélective des graisses
[B2]
Édit. 2019
séquences de suppression des graisses en IRM l.f.p.
fat saturation sequence (fat. sat.)
[B2,B3]
Édit. 2018
absorption intestinale des graisses (anomalie de l') l.f.
lipid transport defect of intestine
→ Anderson (maladie d'), abêtalipoprotéinémie
[C2,L1]
Édit. 2016
saturation de la graisse en IRM l.f.
→ saturation sélective des graisses en IRM l.f.
[B2,B3]
Édit. 2018
saturation partielle en IRM l.f.
partial saturation
Séquence IRM la plus simple, actuellement peu utilisée.
La séquence proprement dite comprend une unique impulsion d'excitation de π/2 (90°), génératrice d'un signal de précession libre (FID). Cette impulsion de 90° est répétée plusieurs fois, permettant l'addition de plusieurs signaux, ce qui améliore le rapport signal/bruit.
Le temps entre deux impulsions est appelé temps de répétition TR. Il est choisi de façon que l'aimantation longitudinale n'ait pas récupéré complètement sa valeur initiale avant la survenue de l'impulsion suivante (TR de l'ordre de 500 ms). La valeur de cette récupération de l'aimantation (et donc de l'intensité du signal) est fonction de la valeur du temps de relaxation T1 des tissus : on dit qu'elle est pondérée en T1. Elle dépend également de la concentration rhô des protons dans les tissus (mais celle-ci influence beaucoup moins le contraste de l'image que les différences de T1). Le signal est recueilli un temps très court (de l'ordre de 20 ms) après l'impulsion de 90°.
→ inversion-récupération, saturation-récupération
[B2,B3]
Édit. 2018
transfert de saturation en IRM l.m.
saturation transfer
En IRM, après l'impulsion de radiofréquence lors de l'examen d'un tissu contenant une quantité non négligeable de protons fixes ou peu mobiles, échange permanent d'aimantation entre le pool des protons fixes ou peu mobiles et le pool des protons mobiles.
Ce phénomène explique, lors de l'utilisation de la technique de transfert d'aimantation en angiographie par résonance magnétique, la diminution du signal de certains tissus par rapport à celui des vaisseaux.
[B2,B3]
Édit. 2018
agotomie sélective de la masse des cellules pariétales l.f.
Syn. vagotomie suprasélective
[L2]
Édit. 2019
fat saturation l. angl. f.
→ suppression de graisse (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2018
oxygène (saturation du sang en) l.f.
oxygen blood saturation
Rapport de la concentration en oxygène du sang à sa capacité en oxygène.
Le sang artériel est normalement saturé en O2 à 97% et le sang veineux mêlé à 73%. La saturation en oxygène du sang artériel est un moyen de mesure de la valeur de la fonction pulmonaire d’oxygénation du sang.
→ oxygène (capacité du sang en)
Édit. 2017
oxyhémoglobinée (saturation) l.f.
oxyhaemoglobin saturation p. cent
Rapport (généralement exprimé en pourcentage) du volume d'oxygène fixé sur l'hémoglobine (contenu en O2) au volume maximum d'oxygène que la même quantité de sang peut fixer (capacité en O2) : saturation oxyhémoglobinée = contenu en oxygène / capacité en oxygène.
Comme la quantité d'hémoglobine du sang et donc sa capacité en O2 sont limitées, quand tous les sites de la molécule d'hémoglobine sont occupés, aucune molécule d’oxygène supplémentaire ne peut plus se fixer : on dit qu'il y a saturation. En général le sang n'est pas complètement saturé, c'est pourquoi on mesure son oxygénation par le pourcentage de saturation. Chez le sujet sain, respirant au niveau de la mer la saturation artérielle est de l'ordre de 97% et la saturation veineuse, très variable selon les territoires, est de l'ordre de 65% pour le sang veineux mêlé.
La saturation oxyhémoglobinée artérielle se mesure facilement et en continu avec un oxymètre de pouls : cela permet une excellente surveillance permanente au cours de l'anesthésie, par exemple, sans nécessiter de prise de sang.
→ Bohr (effet), oxyhémoglobine (dissociation de l'), oxymètre de pouls, oxyphorique
Édit. 2017
pression d'oxygène de demi-saturation l.f.
PO2 for 50% O2 saturation. P50
Pression d'oxygène nécessaire pour saturer 50% de l'hémoglobine avec l'oxygène.
saturation n.f.
saturation
1) En chimie organique : état dans lequel un solvant ne peut plus dissoudre une quantité supplémentaire d’une substance donnée.
2) En ophtalmologie : attribut de la sensation colorée décrivant la capacité de l’oeil à évaluer la proportion de couleur pure contenue dans un stimulus.
Le correspondant physique de la saturation est la répartition spectrale énergétique ; le correspondant colorimétrique est la pureté.
3) En IRM, on dit qu’il y a saturation des spins d’un tissu lorsqu’il y a disparition de l’aimantation longitudinale Mz des spins de ce tissu après une impulsion d’excitation (la fréquence de celle-ci doit correspondre exactement à la fréquence de résonance de ces spins).
Ainsi, on peut saturer les spins adjacents à la région étudiée en utilisant des bandes dites de présaturation de façon à supprimer les artéfacts liés au flux, ou saturer les spins de la graisse pour supprimer le signal de celle-ci.
→ présaturation, saturation de la graisse (en IRM)
[C1,P2,B2,B3]
Édit. 2018
saturation du sang en oxygène l.f.
oxygen blood saturation
Rapport de l'hémoglobine oxygénée à l'hémo
Normalement, le sang artériel est saturé en oxygène à 97% et le sang veineux mêlé à 73%. La mesure de la saturation du sang artériel permet d'apprécier la valeur de la fonction pulmonaire d’oxygénation du sang.
→ oxygène du sang, capacité du sang en oxygène
saturation oxyhémoglobinée l.f.
SaO2 = Vol O2 contenu / Capacité en O2
En clinique, la saturation oxyhémoglobinée artérielle est pratiquement seule a être utilisée. Par méthode chimique, on mesure le volume d'O2 contenu dans un échantillon de sang et le compare avec le volume maximum d'O2 que peut dégager cet échantillon (méthode de référence). Par photométrie, on utilise la loi de Beer-Lambert, soit in vitro sur échantillon de sang, soit in vivo par oxymétrie de pouls, méthode transcutanée qui permet de suivre en permanence la saturation oxyhémoglobinée au cours d'une anesthésie ou de la réanimation.
Le sang sortant des lobules pulmonaires bien ventilés est saturé normalement en basse altitude, mais le sang artériel du sujet normal n'est saturé qu'à 98%, car tous les lobules ne sont pas parfaitement fonctionnels (trouble du rapport ventilation/perfusion), et il faut tenir compte de la contamination veineuse physiologique chez le sujet normal. Avec l'altitude, la saturation baisse notablement : 95% à 1 500 m, 92% à 2 500 m. La limite du normal à basse altitude est généralement prise à 95% .
→ altitude (mal d'), Beer-Lambert (loi de), oxymètre de pouls
saturation-récupération (SR) l.f.
saturation recovery (SR)
En IRM, variante de la séquence de saturation partielle, souvent confondue avec elle, consistant à faire précéder la première impulsion de π/2 (90°), par une série d'impulsions vigoureuses (burst saturation) destinées à obtenir une meilleure saturation de la magnétisation longitudinale du vecteur Mz. Ceci permet d'obtenir une meilleure différenciation des valeurs de T1 et un meilleur contraste de l'image.
Sigle SR
[B2,B3]
Édit. 2018
transferrine (coefficient de saturation de la) (CST) l.m.
transferrin saturation coefficient
Proportion de la protéine porteuse plasmatique (transferrine) à laquelle le fer se trouve lié.
On l’exprime en pourcentage selon la formule:
CST = fer sérique(µmol/L) : capacité totale de fixation de la transferrine (CTF) (µmol/L) (avec CTF (µmol/L) = transferrine (g/L) x 25)
Il est normalement compris entre 25 % et 40%.
Un coefficient de saturation élevé indique généralement une surcharge en fer. Cette élévation peut aller jusqu’à 100% dans l’hémochromatose génétique; elle peut aussi être retrouvée en cas de surcharge en fer secondaire ou en cas de diminution de synthèse de la transferrine, par exemple dans l’insuffisance hépatocellulaire. Un coefficient de saturation diminué est trouvé dans les carences en fer. Au cours du syndrome biologique inflammatoire, le CST est normal ou diminué.
→ hémochromatose génétique, transferrine
amniocentèse sélective l.f.
selective amniocentesis
Ponction de l’une puis l’autre poche amniotique en cas de grossesse gémellaire ou multiple.
L'instillation d'un colorant non toxique, le rouge carmin, après la première ponction permet d'éviter une double ponction du même œuf. Il est préférable et moins risqué de vérifier la ponction des différents œufs par échographie.
Étym. gr. amnios ; kentein : piqûre
[B4,O3,Q1]
Édit. 2017
angiocardiographie sélective l.f.
selective angiocardiography
Exploration radiologique des cavités cardiaques droites ou gauches séparément.
Lorsque l'intérêt médical se porte plus spécialement sur les cavités cardiaques droites et gauches, le jargon spécialisé recourt parfois aux termes d'angiocardiographie droite ou gauche.
Dans l'angiocardiographie droite, l'injection est faite par voie veineuse périphérique ou dans les cavités droites.
Dans l'angiographie gauche, l'injection est faite dans le ventricule gauche (ventriculographie gauche) après cathétérisme artériel rétrograde et franchissement de l'orifice aortique. Le cathéter peut également être mis en place à travers un foramen ovale perméable ou par un cathétérisme transseptal. Dans ces angiographies gauches, les cavités droites du cœur ne sont normalement pas opacifiées, pas plus que l'arbre pulmonaire.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; kardia : cœur ; graphein : écrire
[B2,B3,K2]
Édit. 2020
artériographie sélective l.f.
selective arteriography
Artériographie réalisée en montant le cathéter jusqu'à l'origine d'une des branches du tronc artériel principal.
artériographie super-sélective de l'artère ophtalmique l.f.
ophthalmic arteriography
Technique d’imagerie orbitaire qui consiste à opacifier l’artère ophtalmique.
En pratique, cette technique nécessite l’injection d’un produit de contraste radio-opaque dans l’artère ophtalmique grâce à un cathétérisme super-sélectif afin de visualiser son trajet. Elle sert avant tout comme repérage de l’artère ophtalmique afin que l’on puisse injecter un produit thérapeutique tel un fibrinolytique en cas d’oblitération de l’artère centrale de la rétine.
hybridation soustractive sélective (HSS) l.f.
suppression subtractive hybridization (SSH)
Approche de criblage différentiel utilisée pour comparer deux tissus ou cellules en conditions différentes (p.ex. tissu normal versus cancéreux).
Elle permet de trouver les ARN messagers plutôt spécifiques à chacun d’eux, par élimination des ARNs communs.
[Q1]
Édit. 2018
immunoadsorption sélective l.f.
selective immunoadsorption
Technique d'épuration d'anticorps particuliè
Cette technique est utilisée dans certains cas d'hémophilie avec anticoagulant circulant ou de purpura thrombopénique immunologique.
Étym. lat. immunis : exempt de
→ hémophilie, purpura thrombopénique
interruption sélective de grossesse l.f.
selective interruption of pregnancy
Méthode d’avortement utilisée dans les grossesses multiples, triples ou quadruples, pour réduire le nombre des embryons.
Elle se pratique par injection embryonnaire intracardiaque de solution de chlorure de potassium ou d’une autre substance toxique ou par aspiration transcervicale sélective. Cette manœuvre est dangereuse, car elle risque d’entraîner la mort et l’expulsion de tous les embryons.
intubation sélective l.f.
selective intubation
Au cours d'une lobectomie ou d'une pneumonectomie, intubation dans une bronche choisie pour isoler un territoire pulmonaire.
La sonde la plus utilisée pour ce faire est celle de Carlens.
E. Carlens, médecin anesthésiste suédois (1949)
Étym. lat. in : dans ; tubus : canal