cellule hôte l.f.
host cell
1) Au sens général, cellule hébergeant un un matériel génétique étranger apporté par un virus,
un plasmide, un ADN recombiné in vitro, ou une cellule entière.
2) En génie génétique, cellule permettant la réplication d'un plasmide, d'un phage, ou bien d'un virus ou d'un vecteur de clonage dérivé d'un de ces organismes.
→ plasmide, ADN recombiné, phage
[A2, Q1]
Édit. 2019
greffon contre l'hôte (réaction du) l.f.
graft-versus-host reaction (GVH) disease ou reaction
Ensemble de signes cutanés, souvent au premier plan, digestifs et hépatiques qui traduisent la réaction du greffon contre l’hôte, témoignant de l’incompatibilité immunologique entre le sujet greffé et le greffon qu’il reçoit.
Cette réaction se manifeste après injection de lymphocytes T allogéniques à un animal ou à un sujet incapable de rejeter ces cellules. Elle s’observe après transfusion sanguine chez des enfants atteints de déficit immunitaire portant sur les cellules T et après allogreffe de moelle osseuse.
Lors de la phase aiguë, il existe une éruption érythémateuse maculeuse diffuse sur laquelle peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles. Ces GVH aigües sont classées en 4 grades de sévérité (I à IV). Elles se manifestent par de la fièvre, des éruptions cutanées, (maculeuses diffuses sur lesquelles peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles), de la diarrhée, une hépatomégalie et une splénomégalie.
Les signes de la phase chronique succèdent en général aux signes de la phase aiguë, mais peuvent apparaître sans éruption annonciatrice : il s’agit d’une éruption papuleuse lichénoïde diffuse, parfois hyperpigmentée, secondairement compliquée de lésions sclérodermiformes du visage et des extrémités, d’un syndrome sec ou de lésions buccales évocatrices de lichen plan ; ces lésions sont associées à une perte de poids, à des infections bactériennes et à une cytolyse hépatique.
Lors des greffes de cellules-souches hématopoïétiques, les GVH aigües peuvent être diminuées par élimination des cellules T matures du greffon et par administration d’un traitement immunosuppresseur prophylactique et un traitement par glucocorticoïdes. Les formes réfractaires aux glucocorticoïdes aux inhibiteurs de Janus kinase ( Ruxolitinib)
R. Zeiser, hématologue allemand (2020)
→ greffe, transplantation, Ruxolitinib
[F1, G5]
Édit. 2020
greffon contre l'hôte (signes cutanés de la réaction du) l.m.p.
graft-versus-host (GVH) disease or reaction (cutaneous symptoms of)
Ensemble de signes cutanés, souvent au premier plan, qui, avec les signes digestifs et hépatiques, traduisent la réaction du greffon contre l'hôte, témoignant de leur incompatibilité immunologique.
Lors de la phase aigüe, il existe une éruption érythémateuse maculeuse diffuse sur laquelle peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles. Les signes de la phase chronique succèdent en général aux signes de la phase aigüe, mais peuvent apparaître sans éruption annonciatrice : il s'agit d'une éruption papuleuse lichénoïde diffuse, parfois hyperpig
hôte définitif l.m.
definitive host
Hôte chez lequel s'effectue la reproduction sexuée d'un parasite.
[D2]
hôte intermédiaire l.m.
intermediate host
Hôte hébergeant un parasite sous une forme non adulte.
Certains parasites peuvent se multiplier chez leur hôte intermédiaire, de manière asexuée (schistosomes, douves par ex.) tandis que d'autres ne se multiplient pas (filaires par ex.). Le plus souvent, l'hôte intermédiaire est indispensable à la réalisation du cycle de développement du parasite.
[D2]
maladie du greffon contre l'hôte l.f.
graft versus host disease
→ greffon contre l'hôte (réaction du)
réaction du greffon contre l'hôte l.f.
graft versus host disease GVHD
La réaction du greffon contre l'hôte (GVH), survenant après une greffe de cellules souches hématopoïétiques allogéniques, est une réaction des cellules immunocompétentes du donneur contre les tissus de l'hôte.
Les lymphocytes T activés du donneur attaquent les cellules épithéliales de l'hôte suite à des réactions inflammatoires en cascade débutant lors du conditionnement. Environ 35 à 50% des patients recevant une greffe de cellules souches hématopoïétiques (SCH) développent une GVH aigüe.
Cette réaction peut être aigüe (dans les trois premiers mois de la greffe) et se manifeste par de la fièvre, des éruptions cutanées, des troubles digestifs, faits de douleurs abdominales de diarrhées, et de troubles hépatiques (ictère, hépatomégalie, augmentation de la bilirubine).Elle peut être chronique si elle se manifeste après le troisième mois. Il s'agira alors d'un syndrome de malabsorption, de manifestations cutanées de type lichénoïde, d'une hépatite chronique.
Syn. maladie du greffon contre l’hôte
[F1, G5]
Édit. 2020
réaction post-transfusionnelle du greffon contre l'hôte l.f.
post transfusion graft versus host disease
La réaction du greffon contre l’hôte post-transfusionnelle est une complication potentiellement mortelle pouvant survenir chez des personnes immunodéprimées, à la suite de la transfusion de concentré de cellules sanguines : concentrés de globules rouges, de plaquettes ou de granulocytes.
spécificité d'hôte l.f.
host specificity
Terme caractérisant la capacité d’un agent infectieux de ne se développer que chez une seule espèce d’hôte(s) (ou dans un petit nombre d’espèces taxinomiquement proches), ou la capacité d’un arthropode hématophage de n’effectuer ses repas de sang que sur une espèce donnée de vertébré.
Selon le spectre d’hôtes d’un micro-organisme, sa spécificité peut donc être plus ou moins étroite. Elle est parfois très stricte (cas du Pou humain) ou, au contraire, très large lorsque de nombreux hôtes peuvent être infectés (cas du toxoplasme). Dans le cas des parasites, elle peut être stricte en ce qui concerne les hôtes intermédiaires et lâche pour les hôtes définitifs, ou inversement. La spécificité d’hôtes traduit l’existence de barrières d’espèce.
Étym. lat : species : espèce
→ spécifique, barrière d'espèce, spectre d'hôtes
appareil de relation l.m.
Chacun des appareils qui permettent à l’individu de se mettre en rapport avec le monde extérieur et de s’y déplacer : appareil de la locomotion, appareil de l’innervation et appareil sensoriel.
délire de relation des sensitifs l.m.
sensitive delusion of reference
Groupe délirant hétérogène, habituellement classé dans les délires paranoïaques, ainsi nommé parce que vécu comme l'expérience cruciale d'un conflit du sujet avec un autre ou un groupe d'autres : conjoint, famille, voisins, etc.
Il s'agit généralement de la décompensation d'une personnalité contrastée, dite sensitive, marquée par une succession d'avatars existentiels et de frustrations. Hyperesthésie affective, stase intrapsychique et autres traits de cette "névrose de relation" trouvent leur point d'apogée lors d'une ultime déception éprouvée ("paranoïa de compensation", selon J. Delay).
Se déploient alors des impressions de brimades, de vexations, d'allusions péjoratives et malveillantes. L'angoisse, la tension conflictuelle et la culpabilité dominent. Les réactions sont plutôt anxieuses, dépressives et hyposthéniques qu'agressives.
L'évolution est très variable, souvent oscillante. La guérison reste toujours possible, même après plusieurs années d'évolution.
E. Kretschmer, psychiatre allemand (1918)
Étym. lat. delirium : délire
dose-effet (relation) l.f.
dose-effect relationship
Rapport existant dans un système biologique entre l'action produite par une substance et la quantité administrée : plus souvent logarithmique que linéaire.
L'absence de seuil spécifique d'activité est l'une des caractéristiques de l'éthanol, avec une variabilité importante chez un individu et entre individus, même si beaucoup d'effets de l'ingestion d'éthanol restent fonction des quantités absorbées.
Étym. gr. dosis : action de donner, ce qui est donné (déverbal de didômi : donner)
→ buveur excessif, tolérance en alcoologie, vulnérabilité à l'alcool
Larmor (relation de) l.f.
Larmor’s relationship, Larmor’s relation
J. Larmor, Sir, mathématicien et physicien irlandais (1857-1942)
Syn. équation de Larmor
→ Larmor (fréquence de), précession
[B2,B3]
Édit. 2018
maladie des petits vaisseaux cérébraux en relation avec le gène COL4A1 l.f.
Fragilité des vaisseaux sanguins cérébraux responsables d’accidents vasculaires au milieu de l’âge adulte
Ces accidents plus souvent hémorragiques qu’ischémiques sont souvent le premier symptôme. Ils peuvent être récidivants et s’associer à des migraines avec aura. L’imagerie cérébrale montre l’exitence d’une leucoencéphalopathie..
L’affection peut comporter des anomalies oculaires caractéristiques du syndrome d’Axenfeld-Rieger, une cataracte et des tortuosités artérielles rétiniennes qui peuvent être, après de minimes traumatismes, à l’origine d’hémorragie.
La sévérité de la maladie est très variable car elle peut être totalement asymptomatique.
L’affection est en relation avec des mutations du gène COL4A1,qui est aussi responsable du syndrome HANAC.
→ COL4A1, leucoencéphalopathie, Axenfeld (syndrome d'), syndrome HANAC
maladie et relation intrafamiliale l.f.
illness and family relationship
Effets de la maladie sur la dynamique relationnelle conjugale et familiale, que le patient soit un enfant, un parent ou un membre du couple. En dehors de réactions affectives directes et manifestes comme l'inquiétude et le chagrin, éprouvées par les proches, d'autres processus plus complexes interviennent très souvent.
Même si, p. par exemple, un dysfonctionnement du couple est présenté comme lié à la maladie somatique ou psychique de l'autre, celle-ci, par les multiples conséquences essentiellement négatives qu'elle suscite, extériorise et accentue les failles de chacun, ainsi que les défenses qui les traduisent. Plutôt qu'une attitude réactionnelle collective de la cellule familiale à la situation, c'est l'équilibre de celle-ci qui peut se trouver mis en question.
À partir de l'inconscient et de sa dynamique répétitive, peut se créer une interaction entre la maladie et la pathologie relationnelle : cette dernière avec en particulier ses réponses émotionnelles plus ou moins codées, ses projections sur l'autre, voire ses symptômes psychosomatiques.
L'instauration d'un nouvel équilibre relationnel est possible, pour autant que les divers conflits et modes de défense, parfois profondément et anciennement enfouis au niveau du groupe, aboutissent à leur élaboration sur le plan conscient.
Onsager (relation d') l.f.
Onsager’s reciprocal relations
L. Onsager, physicien et chimiste américain, prix Nobel de chimie en 1968 (1931)
→ thermodynamique (lois de la)
Édit. 2017
réanimation néonatale et relation avec les parents l.f.
neonatal intensive care and relations with the parents
Ensemble de soins dispensés à un nouveau-né en détresse, compte tenu des relations avec les parents.
Le passage d'un nouveau-né en détresse dans une unité de réanimation constitue une rupture importante du lien avec les parents, la mère en particulier.
Konrad Lorentz a montré toute l'importance de ce lien dans les premières heures de la vie. L'unité de soins intensifs et le lieu où se tient la mère doivent être fonctionnellement proches l'un de l'autre : elle doit pouvoir parler à son enfant, le toucher, voire participer aux soins. L'allaitement au sein est hautement souhaitable, à défaut le biberon au lait maternel doit être donné, non seulement pour des raisons psychologiques mais aussi nutritionnelles et pour mieux lutter contre le risque infectieux.
Même s'il est malformé, il importe que la mère puisse voir son enfant à la naissance avant qu'il n'entre en soins intensifs, cela afin qu'elle en ait une image réelle et non fantasmatique en cas de décès. Il faut lui en donner une photographie, si elle n'a pu le voir.
Quand un enfant, né prématuré ou malade, est resté longtemps hospitalisé en réanimation coupé de ses parents, cette rupture du lien parental favorise les mauvais traitements : tout se passe comme s'il n'avait pas été investi ou adopté par la famille. Si ces visites sont rares, il faut tout faire pour encourager, faciliter et stimuler les visites des parents dans un but prophylactique.
L'annonce d'une aberration chromosomique ou d'une maladie de mauvais pronostic ne doit être faite que si l'on est sûr de ce qu'on avance : une erreur peut être désastreuse car elle induit un deuil parental difficilement réversible. L'information donnée doit être adaptée à la psychologie de chacun des parents. Elle doit être loyale, éviter les détails techniques et leur épargner les angoisses quotidiennes des soignants. Il faut employer le langage qu'ils comprennent et, s'il y a lieu, leur donner les mauvaises nouvelles de façon progressive, afin d'éviter le plus possible de les troubler avec des informations divergentes. Il importe que la même personne ait une relation privilégiée avec les parents et il faut que tous les membres de l'équipe soignante connaissent l'information transmise afin qu'ils parlent tous d'une même voix s'ils sont sollicités.
En cas de décès de l'enfant, il importe de revoir les parents; il est préférable d'attendre un mois. Cet entretien doit leur permettre de poser toutes les questions qui les tourmentent. On doit essayer de lever ou d'atténuer la culpabilité qu'ils ressentent et il faut leur donner des informations utiles pour l'avenir.
Un poste de psychologue dans l'équipe de réanimation est très utile : son action auprès des familles, du personnel soignant et aussi, indirectement, des enfants, est très précieuse.
K. Lorenz, biologiste et éthologue autrichien, prix Nobel de médecine en 1973
[E3, G1, H4, O1, O6]
Édit. 2019
relation (délire de) n.m.
sensitive delusion of reference
→ délire de relation des sensitifs
relation d'objet l.f.
object-relationship
Concept utilisé par certains psychanalystes pour désigner le mode de relation du sujet à l'objet en fonction de différents paramètres : stades libidinaux, type d'organisation défensive, moment psycho
Il est ainsi question, p. ex., de relation d'objet orale, relation d'objet à distance, relation d'objet mélancolique.
M. Bálint, psychanalyste hongrois (1896-1970) ; M. Bouvet, psychanalyste français (1911-1960)
relation linéaire quadratique l.f.
Expression de la courbe de survie par une fonction de la forme S = exp-(αD + βD2)
où S représente le taux de survie, D la dose absorbée pour un coup létal et D2 la dose absorbée pour plusieurs coups.
Elle représente assez correctement la forme habituelle de la courbe de survie cellulaire avec une pente initiale caractérisée par le coefficient α(de l'ordre de 0,2 Gy-1) et un épaulement caractérisé par le coefficient β de l'ordre de 0,02 Gy-2).
Symb. LQ
relation symbiotique l.f.
symbiotic relationship
En psychiatrie, relation de type mère-enfant (M. Mahler) visant à une réorganisation du moi psychotique, surtout dans les états schizophréniques.
L'image de la mère doit être vécue comme suffisamment bonne (D. Winnicott). Le thérapeute fonctionne aussi comme représentant de la réalité (P. Federn).
Margaret Mahler, psychiatre et psychanalyste d’enfants américaine d’origine hongroise (1900-1985) ; D. Winnicot, pédiatre et psychanalyste britannique (1896-1971) ; P. Federn, psychanalyste américain d’origine autrichienne (1871-1950)
soutien (relation de) l.f.
support relationship
Type de relation qui, s'appuyant sur les ressources psychiques du patient tout en respectant ses moyens de défense, vise à rendre celui-ci le plus autonome possible par un travail psychologique nécessitant sa collaboration.
Elle diffère dans son principe de la classique relation d'aide, issue d'une tradition séculaire de charité qui consiste à se substituer au sujet dans une attitude plus ou moins directive.
Reconstruction de l'image de soi par le patient, le renforcement ou réparation narcissique intervient dans toute psychothérapie, mais plus particulièrement ici.
→ psychanalyse et psychothérapie
taille (relation poids -) l.f.
relationship between weight and height
Relation normale de la naissance à la vingtième année, complétée par la surface corporelle correspondante, selon la formule des Dubois (données très approximative pour les jeunes enfants).