Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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électro-oculographie n.f.

electro-oculography

Méthode d'enregistrement de la position et des déplacements des globes oculaires.
Les méthodes optiques utilisent le reflet sur la cornée de diodes situées en face de l'œil ou analysent les déplacements de la pupille.
Les méthodes électriques utilisent des différences de potentiel engendrées par le dipôle cornéorétinien
L’œil peut être en effet considéré comme un dipôle avec une cornée électropositive, et une sclère électronégative .
Le potentiel cornéorétinien désigne la différence de potentiel entre la cornée et la sclère. Trois valeurs correspondant à trois phases d’adaptation rétinienne à un niveau d’éclairement défini sont mesurées :
- la valeur de base (potentiel cornéorétinien de repos, mesuré en ambiance photopique modérée),
- la dépression à l’obscurité (valeur minimale du potentiel cornéorétinien mesuré vers la dixième minute d’adaptation à l’obscurité ; sa normale est d’environ 30% inférieure à la valeur de base),
- le pic à la lumière (valeur maximale du potentiel cornéorétinien vers la huitième minute d’adaptation à la lumière ; sa normale est d’environ 30% supérieure à la valeur de base).

G. B. Arden et J. H. Kelsey, ophtalmologues britanniques (1962)

Étym. gr. êlektron : ambre ; lat. oculus : œil ; gr. graphein : écrire

Syn. électro-ophtalmographie

Arden (rapport d'), électro-oculographique (technique d'enregistrement), électro-oculogramme, électrophysiologie rétinienne

[B3,P2]

Édit. 2018

enrégistrement électro-oculographique (technique d') l.f.

electro-oculography recording technic

Technique consistant à apprécier indirectement le potentiel de repos oculaire en enregistrant grâce à des électrodes placées aux canthus internes et externes des yeux, les déflexions obtenues lors de mouvements oculaires d’amplitude calibrée.
Dans le regard droit devant, la différence de potentiel est nulle. Dans le regard latéral, l’électrode la plus proche de la cornée devient électropositive par rapport à l’autre, et ce sont ces différences de potentiel que l’on enregistre sur le graphique par des déflexions. Par convention, les mouvements oculaires vers la droite donnent des déflexions positives et inversement. Ces mouvements oculaires réguliers sont obtenus par des lumières de fixation formant un angle de 40° et s’allumant une minute toutes les trois minutes. Dans un premier temps, on enregistre la valeur de base sur deux à trois minutes après une préadaptation rétinienne à la lumière ambiante pendant vingt minutes. Dans un second temps, on mesure la dépression à l’obscurité, le sujet étant placé dans l’obscurité pendant douze minutes. Dans un troisième temps, on mesure le pic à la lumière, le sujet étant placé brusquement et pendant 10 minutes dans une ambiance lumineuse forte (environ 500 cd/m2).

G.B. Arden et J.H. Kelsey, ophtalmologues britanniques (1962)

Arden (rapport d'), électro-oculographaphique (technique d'enregistrement), électrophysiologie rétinienne

[B3,P2]

Édit. 2018

électro-ophtalmographie n.f.

electro-ophthalmography

Enregistrement graphique des courants électriques produits par les membranes oculaires au moyen d’électrodes placées sur le rebord orbitaire.

[B3,P2]

Édit. 2018

électro-oculogramme n.m.

electro-oculogram

Enregistrement de la position et des mouvements de l'œil.
Cet examen a d'abord été réalisé en utilisant les variations de flux de potentiel engendrées par les mouvements du dipôle cornéorétinien. Les variations de cette différence de potentiel sont recueillies par des électrodes placées sur les canthus interne et externe pour les mouvements dans le plan horizontal, l'orbite supérieure et le zygoma pour les mouvements dans le plan vertical. De nouvelles techniques utilisent l'image de l'œil lui-même ou l'analyse du reflet sur la cornée de diodes luminescentes. L'électro-oculogramme permet d'analyser la dynamique, l'amplitude, le gain et la phase des saccades de la poursuite oculaire et du nystagmus optocinétique.

G.B. Arden et J.H. Kelsey, ophtalmologues britanniques (1962)

Étym. gr. êlektron : ambre ; lat. oculus : œil ; gr. graphein : écrire

Sigle EOG

Arden (rapport d'), électro-oculographie, électrophysiologie rétinienne, nystagmus

[B3, P2]

Édit. 2019

électro-oculographie n.f.

electro-oculography

Méthode d'enregistrement de la position et des mouvements des globes oculaires.
Les méthodes optiques utilisent le reflet sur la cornée de diodes situées en face de l'œil ou analysent les déplacements de la pupille. Les méthodes électriques utilisent des différences de potentiel engendrées par le dipôle cornéorétinien. L’œil peut être en effet considéré comme un dipôle avec une cornée électropositive, et une sclère électronégative .
Le potentiel cornéorétinien désigne la différence de potentiel entre la cornée et la sclère. Trois valeurs correspondant à trois phases d’adaptation rétinienne à un niveau d’éclairement défini sont mesurées :
- la valeur de base (potentiel cornéorétinien de repos, mesuré en ambiance photopique modérée),
- la dépression à l’obscurité (valeur minimale du potentiel cornéorétinien mesuré vers la dixième minute d’adaptation à l’obscurité ; sa normale est d’environ 30 % inférieure à la valeur de base),
- le pic à la lumière (valeur maximale du potentiel cornéorétinien vers la huitième minute d’adaptation à la lumière ; sa normale est d’environ 30% supérieure à la valeur de base).

G.B. Arden et J.H. Kelsey, ophtalmologues britanniques (1962)

Étym. gr. êlektron : ambre ; lat. oculus : œil ; gr. graphein : écrire

Syn. électro-ophtalmographie

Arden (rapport d'), électro-oculographique (technique d'enregistrement), électro-oculogramme, électrophysiologie rétinienne

[B3, P2]

Édit. 2019

électro-oculographique (technique d’enregistrement) l.f.

electro-oculography recording technic

Technique consistant à apprécier indirectement le potentiel de repos oculaire en enregistrant, grâce à des électrodes placées aux commissures (canthus) internes et externes des yeux, les déflexions obtenues lors de mouvements oculaires d’amplitude calibrée.
Dans le regard droit devant, la différence de potentiel est nulle. Dans le regard latéral, l’électrode la plus proche de la cornée devient électropositive par rapport à l’autre, et ce sont ces différences de potentiel que l’on enregistre sur le graphique par des déflexions. Par convention, les mouvements oculaires vers la droite donnent des déflexions positives et inversement. Ces mouvements oculaires réguliers sont obtenus par des lumières de fixation formant un angle de 40° et s’allumant une minute toutes les trois minutes. Dans un premier temps, on enregistre la valeur de base sur deux à trois minutes après une préadaptation rétinienne à la lumière ambiante pendant vingt minutes. Dans un second temps, on mesure la dépression à l’obscurité, le sujet étant placé dans l’obscurité pendant douze minutes. Dans un troisième temps, on mesure le pic à la lumière, le sujet étant placé brusquement et pendant 10 minutes dans une ambiance lumineuse forte (environ 500 cd/m2).

G.B. Arden et J.H. Kelsey, ophtalmologues britanniques (1962)

Arden (rapport d'), électro-oculographaphique (technique d’enregistrement), électrophysiologie rétinienne

[B3, P2]

Édit. 2019

électro-ophtalmographie n.f.

electro-ophthalmography

Enregistrement graphique des courants électriques produits par les membranes oculaires au moyen d’électrodes placées sur le rebord orbitaire.

Syn. électro-oculographie

électro-oculographie

[B3, P2]

Édit. 2019

électro-immunodiffusion n.f.

Syn. électrosynérèse

électrosynérèse

[B3, C1]

Édit. 2019

champ de rayonnement l.m.

Syn. champ de radiation

champ de radiation

[F2,B1]

éventail d'une source de rayonnement n.m.

fan

collimateur

[B2,B3]

Édit. 2018  

faisceau de rayonnement n.m.

radiation beam

Ensemble des corpuscules, particules matérielles ou photons, émis par une source de petite dimension et délimités par un diaphragme ou collimateur et éventuellement des caches.
Le volume traversé par le faisceau est un cône dont le sommet est la source. On lui définit un axe, ou rayon principal (en radiodiagnostic), qui est généralement en radiothérapie l'axe de rotation du collimateur. Le champ est la section dans un plan perpendiculaire à l'axe à une distance déterminée de la source; on peut en spécifier les dimensions pour les champs de forme simple:
p. ex. 12 X 15 cm2 à 110 cm.
On définit comme plans principaux d'un faisceau de section rectangulaire les plans contenant l'axe et parallèles aux côtés du champ.

montage isocentrique

[B2]

Édit. 2017

flux d'un rayonnement n.m.

Densité des particules en un point, égale au rapport dN/dS où dN est le nombre de particules traversant la surface infinitésimale dS, perpendiculaire à leur direction.
On peut aussi considérer le flux énergétique dW/dS, où dW est la somme des énergies individuelles des dN particules.
La définition du flux considère des particules monodirectionnelles. La fluence lui est habituellement substituée.

fluence

[B1,B2]

Édit. 2018

gamma (rayonnement) n.m.

rayons γ

indice de qualité (d'un rayonnement) l.m.

quality index

Paramètre exprimant la pénétration d'un faisceau de photons de haute énergie par le rapport des doses sur l'axe, à deux profondeurs définies (10 et 20 cm) dans l'eau, pour un champ de dimensions définies (10 x 10 cm2).
Pour éviter de prendre en compte la distance source-surface les doses sont mesurées à la même distance de la source en déplaçant ou modifiant le fantôme pour obtenir les deux profondeurs désirées.

Étym. lat. indicium : indication

infrarouge (rayonnement) l.m.

infrared

Radiations électromagnétiques, d’énergie inférieure à celle de la lumière visible et se situant dans une zone spectrale de longueurs d’onde supérieures à celle de la lumière visible, en particulier de la lumière rouge (de 0,75 µm à 1 000 µm).
 Le rayonnement infrarouge n'est pas visible par l'œil humain.

qualité d'un rayonnement l.f.

radiation quality

Caractérisation d'un rayonnement par l'énergie individuelle ou le spectre des particules.
C’est le facteur essentiel de sa pénétration dans un milieu.
Pour les rayons X des expressions pratiques s'adressent:
- à l'énergie des électrons qui les produisent, généralement exprimée par la tension accélératrice (p. ex.: rayons X de 200 kV) ou la tension équivalente pour les accélérateurs linéaires (p. ex. rayons X de 15 MV)
- à la pénétration dans un milieu de référence, exprimée par la couche de demi-atténuation (p. ex. CDA: 3 mm Al) éventuellement associée à l'indication de la tension.
(P. ex. 200 kV; CDA: 2 mm Cu)
- à la pénétration dans l'eau exprimée par l'indice de qualité.

rayons X

rayonnement n.m.

radiation

Flux de particules matérielles ou immatérielles (rayonnement électromagnétique) transportant de l'énergie susceptible d'être absorbée par la matière.
Le rayonnement électromagnétique possède des radiations dangereuses pour l’œil qu’il est nécessaire de prendre en compte dans certaines conditions de travail.

Étym. lat. radius : rayon

rayonnement électromagnétique

rayonnement caractéristique l.m.

characteristic radiation

  spectre caractéristique

rayonnement cosmique l.m.

cosmic rays

Rayonnement de nature et d'origine diverses, traversant l'espace.
Ils comportent :
- une gamme continue de rayonnements électromagnétiques, très étendue, depuis les très grandes longueurs d'onde radio jusqu'aux photons X de très grande énergie, en passant par les rayonnements infrarouge, lumineux, ultraviolet,
- des particules chargées ou non (essentiellement des protons et des neutrinos).
Au niveau du sol terrestre parviennent les rayonnements ayant traversé l'atmosphère, dont l'épaisseur massique est celle de 10m d'eau, et les rayonnements secondaires qu'ils produisent dans celle-ci.
Sa contribution à l'équivalent de dose d'irradiation naturelle est de 0,4 mSv/an au niveau du sol. Elle croit en altitude: elle est 100 fois plus élevée à 10.000 m..

rayonnement de fluorescence l.m.

characteristic radiation

Rayonnement électromagnétique émis lors du réarrangement des électrons périphériques de l'atome après une excitation ou une ionisation. Le retour vers l'état fondamental s'effectue par des transitions électroniques entre les couches qui libèrent sous forme de photons des énergies définies caractéristiques de l'atome (spectre de raies).
Le terme a été initialement appliqué aux photons lumineux produits par les transitions intéressant les couches périphériques. Il a été étendu aux photons de plus grande énergie (U.V. et rayons X) produits par les transitions aboutissant aux couches plus profondes. Pour les atomes les plus lourds l'énergie maximale est de l'ordre de 100 keV (88 keV pour le Pb).
Le spectre des photons de fluorescence est caractéristique de l'atome et permet de l'identifier.

spectre de raies

rayonnement de freinage l.m.

bremsstrahlung

Rayonnement électromagnétique émis par une particule chargée, de grande vitesse, soumise à une forte accélération centripète par un noyau atomique. L'énergie du photon émis est comprise entre zéro et l'énergie cinétique de la particule incidente (spectre continu).
Il représente l'essentiel du rayonnement produit dans la cible d'un tube à rayons X par les électrons accélérés qui y sont absorbés. Le spectre ne dépend que de l'énergie des électrons, la quantité d'énergie rayonnée est proportionnelle au numéro atomique de la cible.

spectre continu

rayonnement diffusé l.m.

scattered radiation

Rayonnement constitué de photons apparus lors d'interactions (essentiellement effets Compton) entre le rayonnement primaire (photons X ou ) et les particules du milieu.
Les photons diffusés ont une énergie plus faible que celle des photons dont ils résultent et une direction différente. Ils contribuent à la dose dans le volume traversé par le rayonnement primaire : cette contribution croît avec la section du faisceau et avec la profondeur ; elle diminue lorsque l'énergie des photons primaires augmente. Ils sont responsables de l'irradiation en dehors des limites géométriques du faisceau.
En radiodiagnostic courant, les rayons X diffusés sont, au champ de sortie, 5 à 10 fois plus nombreux que les rayons X primaires. Ils dégradent le contraste de l'image et on réduit leur importance par des grilles antidiffusantes. Ils sont responsables du rayonnement ambiant dans la salle d'examen.
En radiothérapie, les photons diffusés ont des conséquences défavorables sur la distribution de la dose. Leur importance est très élevée pour les rayons X de 200 kV, plus faible pour les  du 60Co et modeste pour les rayons X de haute énergie.

effet Compton, grille antidiffusante

rayonnement électromagnétique l.m.

electromagnetic radiation

Rayonnement constitué par la propagation d'une onde électromagnétique qui véhicule de l'énergie sous forme de grains d'énergie à l'état pur, les quantas.
Dans son aspect ondulatoire le rayonnement représente la propagation d'un champ électrique et d'un champ magnétique perpendiculaires, ondulatoires sinusoïdaux, de même fréquence v, de même phase et de même célérité (qui, dans le vide, est c=300 000 km/s). A la fréquence v correspond une longueur d'onde λ, espace parcouru par l'onde pendant une alternance (λ= c /v).
Dans son aspect quantique (ou corpusculaire) il consiste en photons, corpuscules d'énergie E à l'état pur, se déplaçant en ligne droite avec la vitesse de l'onde (c dans le vide).
Les grandeurs associées à l'aspect ondulatoire (v ou λ) et à l'aspect quantique (E) sont liées par la relation E = h=hc/λ (h étant la constante de Planck =6,625.10 -34J.s), soit E(eV)=1240/(nm).
Les 2 aspects sont indissociables. Cependant ils ont des applications pratiques distinctes:
-l'aspect ondulatoire permet d'expliquer les phénomènes liés à la propagation du rayonnement, tels que réflexion, réfraction, diffraction, interférence ( qui ont une importance particulière pour la lumière et les rayonnements de plus grande longueur d'onde) ;
-l'aspect corpusculaire permet d'expliquer l'interaction du rayonnement avec les corpuscules matériels (qui ont une importance particulière pour les rayonnements U.V., X et) en assimilant le photon à un corpuscule d'énergie cinétique E.
Les rayonnements électromagnétiques forment un ensemble continu très étendu. On distingue diverses classes dont les limites conventionnellement fixées sont généralement définies en considérant l'aspect le plus approprié:
- ondes radio (λ de dizaines de km à 1 mm )
- infrarouge (λ= 1mm-800nm )
- lumière visible (λ= 800-400 nm ou E = 1,5-3eV)
- ultraviolet (λ= 400-10 nm ou E= 3-100 eV )
- rayons X et (E supérieur à 100eV).

quantum

rayonnement ionisant l.m.

ionizing radiation

Rayonnement constitué de corpuscules qui, par leur interaction avec le milieu qu'ils traversent, y provoquent des ionisations.
Les particules chargées (électrons, protons, deutons, etc.) produisent des ionisations par collision avec les électrons du milieu; elles constituent des rayonnements directement ionisants.
Les corpuscules non chargés (rayonnements indirectement ionisants) produisent des ionisations par l'intermédiaire de particules secondaires chargées qu'ils projettent : électrons pour les photons X et , protons pour les neutrons, etc.
Bien que les U.V. (et parfois la lumière) puissent produire certaines ionisations ils ne sont pas classés parmi les rayonnements ionisants.

cellule photoélectrique, ionisation

rayonnement primaire l.m.

primary radiation

Rayonnement constitué, en un point d'un milieu, par les photons X ou provenant directement de la source sans avoir subi d'interaction.

Ant. rayonnement diffusé, rayonnement secondaire

rayonnement diffusé, rayonnement secondaire

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