bronchopneumopathie du rétrécissement mitral l.f.
bronchopulmonary effect secondary mitral stenosis
Affection bronchopulmonaire chronique survenant chez des patients atteints de rétrécissement mitral habituellement sévère.
Une sténose mitrale assez serrée entraîne une stase pulmonaire, une élévation des pressions de la petite circulation et ces modifications hémodynamiques sont responsables d'altérations anatomiques des poumons, favorisant ainsi les bronchites à répétition. À la longue, s'installe une insuffisance respiratoire et parfois un emphysème pulmonaire. Ces bronchopneumopathies ne contrindiquent pas une chirurgie de la valve mitrale mais elles en augmentent le risque et en compromettent le résultat.
Édit. 2017
rétrécissement n.m.
→ sténose
rétrécissement aortique l.m.
aortic valvular stenosis
Cardiopathie liée à la réduction de l'orifice valvulaire aortique par des lésions le plus souvent dégénératives.
Par ordre décroissant de fréquence, l'étiologie de ce rétrécissement peut correspondre à une dégénérescence fibrocalcaire (maladie de Mönckeberg), à une bicuspidie congénitale ou aux séquelles d'un rhumatisme articulaire aigu. Le rétrécissement aortique congénital sur valvule tricuspide est exceptionnel. Les obstacles aortiques juxtaorificiels sont rares et d'origine congénitale (sténoses sus et sousvalvulaires).
La présence du rétrécissement valvulaire impose un gradient entre la cavité ventriculaire gauche et l'aorte dans laquelle le sang est éjecté. De ce gradient, qui tend à s'accroitre avec le temps, résulte un souffle systolique, rude et râpeux, maximal à l'extrémité interne du deuxième ou troisième espace intercostal, droit, irradiant en écharpe vers les vaisseaux du cou. Un clic protosystolique d'éjection peut suivre le premier bruit. Le second bruit peut être dédoublé ou éteint. Le souffle est parfois accompagné d'un frémissement à la base du cœur. Le rétrécissement aortique s'accompagne d'une hypertrophie du ventricule gauche dont la fonction contractile systolique est longtemps préservée tandis que les altérations de sa fonction diastolique sont précoces et souvent importantes. L'apparition des symptômes (angor, décompensation cardiaque gauche puis globale, syncopes d'effort) atteste de la sévérité de l'affection et de son mauvais pronostic. Le diagnostic repose sur l'examen clinique et, parmi les examens techniques, surtout sur l'échocardiogramme.
Le rétrécissement aortique serré mérite, surtout s'il est symptomatique, une intervention qui, selon le cas, consistera en un remplacement valvulaire par prothèse, très rarement en une valvulotomie chirurgicale ou dans des circonstances plus exceptionnelles, en une dilatation valvulaire au ballonnet.
J. G. Mönckeberg, anatomopathologiste allemand (1903)
Sigle RA
rétrécissement aortique calcifié l.m.
calcified aortic stenosis
Diminution du calibre de l'orifice aortique calcifié faisant obstacle à l'évacuation du ventricule gauche, d'origine le plus souvent dégénérative et manifestée surtout à la septième ou la huitième décennie.
Les complications neurologiques sont des syncopes (exceptionnellement des morts subites) et des embolies cérébrales. En dehors de valvulopathies associées ou d'endocardites infectieuses, on distingue les petites embolies calcaires, à l'origine d'accidents rétiniens transitoires ou permanents, et des embolies plus volumineuses, en général provoquées par la manipulation de la valve (valvuloplastie percutanée, passage de cathéter), à l'origine d'infarctus cérébraux sévères.
Le traitement chirurgical, qui comporte une mortalité de 7% par défaillance cardiaque et des accidents vasculaires cérébraux per- ou post-opératoires (ces derniers de 14%), permet un bénéfice fonctionnel généralement spectaculaire.
Sigle. RAC
→ chirurgie cardiaque et accident vasculaire cérébral, rétrécissement aortique, Mönckeberg (maladie de)
rétrécissement broncho-aortique de l'œsophage l.m.
constrictio bronchoaortica oesophageae, constrictio partis thoracicae oesophageae (TA)
thoracic constriction of oesophagus, broncho-aortic constriction of oesophagus
→ œsophage
rétrécissement caliciel l.m.
calyceal stenosis
Sur une urographie, diminution du calibre de la tige d'un petit ou d'un grand calice qui s'accompagne le plus souvent d'un retentissement en amont : dilatation et stase.
Tous les types de rétrécissement sont possibles : limités ou étendus, serrés ou lâches, réguliers ou non.
Les rétrécissements permanents sont dus à des lésions pariétales : infectieuses, traumatiques, tumorales. D'autres sont fonctionnels, inconstants dans le temps ou disparaissant sous compression. Il faut distinguer les rétrécissements des aspects dus à certaines compressions extrinsèques dans lesquelles un calice apparaît rétréci sur une incidence alors qu'il est élargi sur une autre.
rétrécissement canalaire l.m.
Diminution de diamètre du canal rachidien qui peut-être constitutionnel ou acquis par augmentation du volume d’un ou de plusieurs des éléments qui le constituent (articulaire postérieure, capsule articulaire et disque intervertébral).
On reconnaît un rétrécissement canalaire au-dessous de 12mm du diamètre transversal.
Le rétrécissement acquis correspond à un processus dynamique progressif apparaissant surtout avec l’âge et sa cause principale est l’arthrose.
La contrainte radiculaire et médullaire, selon le niveau du rétrécissement conduit à la restriction du périmètre de marche pouvant conduire à un état grave compliqué de signes neurologiques subjectifs (paresthésies sensation de faiblesse) et objectifs déficit progressif moteur sensitif et réflexe voire sphinctérien.
La confirmation du diagnostic est apportée par le scanner ou l’IRM. Le traitement est médical en l’absence de signes neurologiques apparus rapidement ou récemment (antalgiques, anti-inflammatoires, infiltrations épidurales de glucocorticoïdes) massages et kinésithérapie lombostat. Les indications chirurgicales s’imposent dans les formes radiculaires prédominantes et non pas lombaires pures.
Cette chirurgie parfois délicate peut améliorer l’état clinique mais des séquelles sont possibles.
→ canal cervical étroit (syndrome du), canal lombaire étroit (syndrome du)
rétrécissement diaphragmatique de l'œsophage l.m.
constrictio phrenica oesophageae, constrictio diaphragmatica oesophageae (TA)
diaphragmatic constriction of oesophagus
→ œsophage
rétrécissement du bassin l.m.
narrow pelvis
Déformation du bassin osseux diminuant un des diamètres de la filière pelvienne, source de dystocie obstétricale.
rétrécissement mitral (RM) l.m.
mitral stenosis
Valvulopathie définie par la diminution de la surface mitrale, aboutissement d'un processus scléro-inflammatoire d'origine rhumatismale : le rhumatisme articulaire aigu.
Le RM frappe électivement le sexe féminin : 75% des cas. On distingue les sténoses sévères et modérées selon que la surface mitrale est inférieure ou supérieure à 1,5 cm2 chez l'adulte (surface normale = de 4 à 6 cm2). Le diagnostic repose sur des signes :
- auscultatoires : éclat de premier bruit, claquement d'ouverture, roulement diastolique ; radiologiques (grosse oreillette gauche, dilatation des artères pulmonaires, hypertrophie du ventricule droit),
- électrocardiographiques : hypertrophie de l'oreillette gauche et parfois du ventricule droit,
- et surtout ultrasoniques à l'examen Doppler .
Les aspects enregistrés en échographie et à l'examen Doppler sont très caractéristiques de cette valvulopathie. Les ultrasons permettent non seulement de confirmer le diagnostic mais aussi d'évaluer le degré de la sténose, la sévérité des lésions des valves et de l'appareil sous-valvulaire, parfois de découvrir des lésions associées telles que l'atteinte d'autres valves, des thromboses intra-auriculaires gauches.
Selon l'état de l'appareil mitral, le rétrécissement mitral symptomatique relève d'un traitement conservateur ou du remplacement valvulaire par une prothèse: commissurotomie percutanée, rarement chirurgicale, ou remplacement valvulaire par une prothèse si les lésions valvulaires et sous-valvulaires sont majeures.
Sigle RM
rétrécissement mitral (accidents évolutifs du) l.m.p.
accidental complications in mitral stenosis
Évènements pathologiques émaillant et compliquant l'évolution habituelle des rétrécissements mitraux.
Ils sont la conséquence des modifications hémodynamiques entraînées par la sténose mitrale : diminution du débit cardiaque, élévation des pressions et stase en amont de l'obstacle, dans l'oreillette gauche et la circulation pulmonaire.
Les plus habituels sont les manifestations pulmonaires (dyspnée d'effort, œdème pulmonaire, hémoptysie) et l'insuffisance cardiaque droite, avec turgescence jugulaire, gros foie et œdèmes, phlébothromboses ; l'arythmie complète par fibrillation auriculaire ou le flutter auriculaire sont quasi constants dans le RM évolué ; ils font le lit des thromboses auriculaires gauches responsables d'embolies très souvent cérébrales entraînant décès ou séquelles invalidantes dans 1/3 des cas. La survenue de l'une de ces complications doit faire envisager la cure du rétrécissement mitral (valvuloplastie percutanée ou chirurgie).
rétrécissement mitral (bronchopneumo
bronchopulmonary effect secondary mitral stenosis
Affections bronchopulmonaires chroniques survenant chez des patients atteints de rétrécissement mitral habituellement sévère.
Une sténose mitrale assez serrée entraîne une stase pulmonaire, une élévation des pressions de la petite circulation. Ces modifications hémodynamiques sont responsables d'altérations anatomiques des poumons, favorisant ainsi les bronchites à répétition. À la longue, s'installe une insuffisance respiratoire et parfois un emphysème pulmonaire. Ces bronchopneumopathies ne contrindiquent pas une chirurgie de la valve mitrale mais elles en augmentent le risque et en compromettent le résultat.
rétrécissement pharyngo-œsophagien l.m.
constrictio pharyngooesophagealis (TA)
pharyngo-oesophageal constriction
G. Killian, oto-rhino-laryngologiste allemand (1907)
Syn. anc. bouche de l’œsophage, bouche de Killian
→ œsophage
rétrécissement tricuspidien l.m.
valvular tricuspid stenosis
Cardiopathie rare caractérisée par une diminution de l'orifice valvulaire tricuspidien.
Le rétrécissement est le plus souvent d'origine rhumatismale. Un syndrome carcinoïde est alors possible. L'expression hémodynamique consiste en la présence d'un gradient de pression diastolique entre l'oreillette et le ventricule droit. L'obstacle peut être à l'origine d'une décompensation cardiaque droite ; par contre, lorsqu'il est associé à un rétrécissement mitral, il joue un rôle protecteur relatif en prévenant les manifestations paroxystiques de l'affection mitrale.
Ce vice valvulaire induit un roulement diastolique, à renforcement présystolique lorsque le patient est en rythme sinusal. Il s’entend le mieux dans la région xyphoïdienne. Le claquement d'ouverture tricuspidien est rarement perçu.
Seul l'échocardiogramme permet généralement d’affirmer le diagnostic. Le rétrécissement tricuspidien est, de façon générale, longtemps bien toléré. L'apparition d'une cirrhose hépatique avec subictère, œdèmes des membres inférieurs, ascite, amaigrissement, purpura, est de mauvais pronostic. Un rétrécissement tricuspidien sévère nécessite une correction chirurgicale par méthode conservatrice (commissurotomie) ou par remplacement valvulaire par prothèse.
Sigle RT
rétrécissement uréthral l.m.
urethral stenosis
Diminution de calibre de la lumière uréthrale due à une sclérose de la paroi du conduit et cause de dysurie et de rétention chronique incomplète.
L'étiologie peut être infectieuse, congénitale, traumatique, parasitaire ou iatrogène.
Les rétrécissements post-infectieux, souvent multiples, notamment blennorragiques, ont vu leur fréquence diminuer avec l'amélioration du traitement de l'infection initiale, cédant le pas aux rétrécissements post-traumatiques et iatrogènes. Leur traitement peut être long et difficile du fait de leur caractère récidivant, allant du simple calibrage uréthral par dilatation à la bougie ou au béniqué, à des uréthrotomies et à la chirurgie réparatrice par résection-suture ou l'une des multiples modalités d'uréthroplastie.
→ uréthroplastie, uréthrotomie
rétrécissement valvulaire l.m.
Diminution pathologique du calibre d’un des orifices valvulaires du cœur, soit par malformation congénitale, soit par maladie acquise (rhumatisme articulaire le plus souvent)
Syn. sténose valvulaire
→ rétrécissement aortique, rétrécissement mitral, rétrécissement tricuspidien