Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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plasmide résident l.m.

resident plasmid

Plasmide naturellement présent dans une cellule.
Il s'oppose aux plasmides introduits dans la cellule par conjugaison ou par transduction, et aux plasmides-vecteurs transférés par transformation.

plasmide

[D1,Q1]

Édit. 2018 

analyse prédictive en médecine l.f.

clinical decision analysis

Étude des étapes du raisonnement médical pour préciser la validité d'un diagnostic, l'efficacité probable d'une thérapeutique et la marge de confiance d'un pronostic.
Outil d'appréciation du rapport qualité/coût, il évalue l'efficacité des soins, l'utilité ou l'inutilité des examens de laboratoire, des mesures de sécurité, la limite d'erreur d'un pronostic en fonction du temps, la validité des techniques d'enseignement, etc. L'analyse prédictive s'appuie sur la théorie des probabilités, notamment sur le théorème de Bayes.

T. Bayes, mathématicien britannique (1763)

Étym. gr. analusis : décomposition

bayésienne (démarche), Bayes (théorème de), information

[E1,G5]

Édit. 2017

catastrophe (médecine de) l.f.

disaster medicine

Partie de la médecine d'urgence qui traite de l'organisation des secours, de la mise en œuvre des évacuation des victimes, du rôle des hôpitaux dans les conditions d'afflux de victimes et de la prévention des réactions irrationnelles de la foule ainsi que de l'évaluation statistique des dommages corporels et psychiques éventuels.
Le triage médical doit être fait le plus près possible du lieu de la catastrophe afin de donner les soins d'urgence en cas de détresse vitale et d'organiser les évacuations des victimes vers des hôpitaux capables de les traiter. Les moyens radiotéléphoniques avec les structures d'urgence type SAMU et la coordination avec les services civils ou militaires des secours permettent de faire face au mieux à ces situations. Des plans d'organisation (plan blanc, rouge, de secours, ORSEC) établis préalablement et adaptés au type de catastrophe (tremblement de terre, inondation, pollution chimique ou nucléaire) sont indispensables pour éviter des improvisations inefficaces. Les mesures préventives pour réduire les dommages corporels doivent être enseignées à la population (p. ex. des exercices sont faits dans les écoles japonaises pour faire face aux tremblements de terre). Les hôpitaux devraient être préparés à recevoir un afflux de victimes et surtout ils ne devraient pas risquer d'être détruits par la catastrophe (protection antisismique, contre les inondations, contre les incendies et les nuages toxiques etc.). Le traumatisme psychique et les réactions irrationnelles entraînés par les catastrophes ne doivent pas être mésestimés : la superstition attribue toujours la cause des désastres aux astres ou à la colère divine.
En français, le mot désastre n'est pas synonyme de catastrophe.

Étym. gr. katastrophê : bouleversement (kata : en bas, complètement, strophê : retournement)

plan blanc, plan de secours, ORSEC (plan), plan rouge, réactions émotionnelles aux catastrophes

[E]

examens médicaux en médecine du travail l.m.p.

Examens prévus par la réglementation française (code du travail, décret n° 2012-135 du 30 janvier 2012).
1-Examen d'embauche   ( Art. R. 4624-10)-Le salarié bénéficie d'un examen médical avant l'embauche ou au plus tard avant l'expiration de la période d'essai par le médecin du travail.
L'examen médical d'embauché a pour finalité (Art. R. 4624-11.)-:
- de s'assurer que le salarié est médicalement apte au poste de travail auquel l'employeur envisage de
l'affecter ;
- de proposer éventuellement les adaptations du poste ou l'affectation, à d'autres activités ;
- de rechercher si le salarié n'est pas atteint d'une affection dangereuse pour les autres travailleurs ;
- de sensibiliser le salarié sur les moyens de prévention à mettre en œuvre.
2- Examens périodiques (Art. R. 4624-16.) :
Le salarié bénéficie d'examens médicaux périodiques, au moins tous les 24 mois par le médecin du travail.
Ces examens ont pour finalité de s'assurer du maintien de l'aptitude médicale du salarié au poste de travail occupé et de l'informer sur les conséquences médicales des expositions au poste de travail et du suivi médical nécessaire.
3-Examens de surveillance médicale renforcée (Art. R. 4624-18.) :
Bénéficient d'une surveillance médicale renforcée : les travailleurs âgés de moins de dix-huit ans, les femmes enceintes, les travailleurs handicapés et les salariés soumis à certaines expositions.
Ce sont les expositions à l'amiante, aux rayonnements ionisants, au plomb, au risque hyperbare, au bruit, aux vibrations,  aux agents biologiques, aux agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction de catégories l et 2.
En vue de favoriser le maintien dans l'emploi des salariés en arrêt de travail d'une durée de plus de trois mois, une visite de pré-reprise est organisée par le médecin du travail à l'initiative du médecin traitant, du médecin conseil des organismes de sécurité sociale ou du salarié.
Au cours de l'examen de pré-reprise, le médecin du travail peut recommander (Art. R., 4624-22 ):
- des aménagements et adaptations du poste de travail ;
- des préconisations de reclassement ;
- des formations professionnelles à organiser en vue de faciliter le reclassement du salarié ou sa réorientation professionnelle.
Le salarié bénéficie d'un examen de reprise du travail par le médecin du travail (Art. R. 4624-22) :
- après un congé de maternité ;
- après une absence pour cause de maladie professionnelle ;
- après une absence d'au moins trente jours pour cause d'accident du travail, de maladie ou d'accident non professionnel.
L'examen de reprise a pour objet (Art. R. 4624-23.):
- de délivrer l'avis d'aptitude médicale du salarié à reprendre son poste ;
- de préconiser l'aménagement, l'adaptation du poste ou te reclassement du salarié ;
- d'examiner les propositions d'aménagement, d'adaptation du poste ou de reclassement faites par l'employeur à la suite des préconisations émises par le médecin du travail lors de la visite de pré-reprise.
Dès que l'employeur a connaissance de la date de la fin de l'arrêt de travail, il saisit le service de santé au travail qui organise l'examen de reprise dans un délai de huit jours à compter de la reprise du travail par le salarié.

4- Examens de pré-reprise et de reprise du travail (Art. R. 4624-20.)

[E2]

Édit. 2018  

interne en médecine l.m. ou f.

houseman in medicine, intern in medicine

Etudiant en médecine se préparant à exercer une spécialité médicale.
Sélectionnés par un concours après le deuxième cycle des études médicales (examen qualifiant), les internes effectuent un stage hospitalier où ils reçoivent une formation théorique et pratique. Le stage est de quatre ans pour les spécialités médicales et de cinq ans pour les spécialités chirurgicales. Les diplômés peuvent ensuite exercer la spécialité choisie.

résident en médecine

médecine n.f.

medicine

Discipline dont l’objet est le secours de la vie, le soulagement et la prévention de toutes les souffrances physiques ou mentales de la personne humaine, depuis sa conception jusqu’à sa mort.
L’exercice de la médecine fait appel à de nombreux moyens médicamenteux et chirurgicaux, à de multiples procédés d’investigation, qui doivent être adaptés aux attentes de celui qui souffre, assortis d’explications, pratiqués dans le respect de ses croyances et valeurs. En toutes circonstances, les besoins du patient doivent être pris en compte de façon globale.
Les connaissances des causes de nombreuses maladies offrent la possibilité de proposer aux personnes en bonne santé, des moyens de dépistage précoce, de préventions hygiéno-diététique et vaccinale auxquelles s’ajoutent des missions sociales telles que la médecine du travail et la lutte contre les addictions.
L’exercice de la médecine nécessite les diplômes prévus par l’article L 4131-1 du code de la santé publique et l’inscription au tableau du conseil départemental de l’Ordre des médecins. A côté des médecins, dont les activités peuvent être spécialisées, il existe d’autres acteurs de santé qui sont les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes et les infirmiers.
Les coûts de la médecine ont conduit à l’organisation de l’assurance maladie, système national de solidarité et de répartition, complété par les mutuelles, dites « complémentaires santé ».

Étym. lat. medicus ; de la racine indo-européenne med- : mesurer, prescrire des mesures

maladie, médecin, médecine d'urgence, classification des maladies, nosologie, prévention, vaccin, sécurité sociale, mutuelle, Ordre des médecins, chirurgien-dentiste, sage-femme, infirmier

médecine alternative l.f.

alternative medicine

Nombreuses pratiques de diagnostics et de soins supposées différentes et  plus efficaces que celles de la médecine de type expérimental et rationnel enseignée dans les unités de formation et de recherche.
1) Les médecines alternatives sont ainsi opposées à une médecine officielle. Leur liste ne saurait être exhaustive ; on y trouve l’iridologie qui fait le diagnostic de toutes les maladies par le simple examen de l’iris, la naturopathie qui n’utiliserait que des méthodes naturelles, le vertébrothérapie qui traite toutes les maladies viscérales pour des manipulations vertébrales, la mésothérapie, etc.
2) Certains mettent aussi au nombre des médecines alternatives l’homéopathie ou l’acupuncture.
Locution familière.

Syn. médecine douce, médecine parallèle

médecine ambulatoire l. f.

ambulatory medicine

ensemble des actes et soins dispensés au domicile du patient ou durant ses activités socio-professionnelles.
Par par exemple soins à un diabétique handicapé et dépendant..

médecine communautaire l.f.

santé communautaire

médecine de caisse l.f.

Système de soins dans lequel la dispense des soins et l’activité des médecins seraient totalement contrôlées, dans leurs modalités et leurs prescriptions, par les organismes de protection sociale.
La médecine de caisse s’opposerait à la médecine libérale par la tarification des honoraires, par l’obligation pour les malades de ne consulter que les médecins au service des caisses, par des entraves à la liberté de prescription, etc.
Locution familière sans signification administrative.

médecine de catastrophe l.f.

disaster medicine

Discipline médicale qui s’intéresse aux services que l’on attend des professions de santé en cas de catastrophe.
Partie de la médecine d'urgence qui traite de l'organisation des secours, de la mise en œuvre des évacuation des victimes, du rôle des hôpitaux dans les conditions d'afflux de victimes et de la prévention des réactions irrationnelles de la foule ainsi que de l'évaluation statistique des dommages corporels et psychiques éventuels.
Le triage médical doit être fait le plus près possible du lieu de la catastrophe afin de donner les soins d'urgence en cas de détresse vitale et d'organiser les évacuations des victimes vers des hôpitaux capables de les traiter. Les moyens radiotéléphoniques avec les structures d'urgence type SAMU et la coordination avec les services civils ou militaires des secours permettent de faire face au mieux à ces situations. Des plans d'organisation (plan blanc, rouge, de secours, ORSEC) établis préalablement et adaptés au type de catastrophe (tremblement de terre, inondation, pollution chimique ou nucléaire) sont indispensables pour éviter des improvisations inefficaces. Les mesures préventives pour réduire les dommages corporels doivent être enseignées à la population (par par exemple des exercices sont faits dans les écoles japonaises pour faire face aux tremblements de terre). Les hôpitaux devraient être préparés à recevoir un afflux de victimes et surtout ils ne devraient pas risquer d'être détruits par la catastrophe (protection antisismique, contre les inondations, contre les incendies et les nuages toxiques etc.). Le traumatisme psychique et les réactions irrationnelles entraînés par les catastrophes ne doivent pas être mésestimés : la superstition attribue toujours la cause des désastres aux astres ou à la colère divine.
En français, le mot désastre n'est pas synonyme de catastrophe.

Étym. gr. katastrophê : bouleversement (kata : en bas, complètement, strophê : retournement)

plan blanc, plan de secours, ORSEC (plan), plan rouge, réactions émotionnelles aux catastrophes

médecine de contrôle l.f.

medical control

Exercice de la profession, par un  médecin mandaté par une administration ou un organisme public ou privé dans un but administratif ou indemnitaire.
Le médecin est chargé de vérifier le bien-fondé d’une mesure administrative, la justification d’une indemnité ou du versement d’une somme, etc. Il ne peut communiquer à ses mandants que les conclusions liées à sa mission, les renseignements médicaux ne pouvant être fournis qu’à des médecins. Le médecin chargé d’une telle mission ne peut être le médecin traitant de la personne contrôlée.

médecine d'expertise

médecine de groupe l.f.

cabinet de groupe

médecine de premier recours l.f.

first aid medicine

Discipline médicale de base dont les praticiens sont facilement accessibles par la population et donnent les premiers soins, avant toute autre structure de soins plus perfectionnée et plus éloignée.
Cette locution récente traduit l’expression anglaise primary health care visant surtout les pays en développement. En France la médecine de premier recours est assurée selon les cas par les services d’urgence ou le médecin de famille ou un praticien de ville spécialiste ou généraliste ou même l’établissement de soins le plus proche.

soins de santé primaire, médecine d'urgence

médecine de ville l.f.

private medicine

Mode d’exercice d’une profession médicale dans lequel une personne reçoit à son cabinet les malades en consultation, visite certains malades à leur domicile, ou donne ses soins dans des établissements privés.
L’expression s’applique à ce mode d’exercice aussi bien à la ville qu’à la campagne ; elle s’oppose à la médecine hospitalière.

Syn. pratique de ville

médecine d'expertise l.f.

forensic examination, medical expertise

Exercice de la profession par un médecin choisi comme expert par les deux parties d’un différend d’ordre médical.
Le motif du litige est généralement d’ordre financier ou judiciaire. Le médecin ne peut accepter sa mission que s’il n’est pas le médecin traitant de la personne à examiner, ni lié à elle d’une façon quelconque.

exercice médicolégal, médecin de contrôle

médecine douce l.f.

alternative medicine

médecine alternative

médecine d'urgence l.f.

emergency medicine

Discipline médicale qui se consacre aux soins à donner d’urgence aux malades en cas de menace sur leur vie, et à l’organisation technique de ces soins.
Selon les cas, la défaillance d’une fonction vitale nécessite des soins immédiats, par exemple une hémorragie ou une défaillance cardiaque ou l’intervention d’urgence peut être différée de quelques heures. Le jugement du médecin a donc une grande importance et la médecine d’urgence ne peut être pratiquée que par des médecins expérimentés.

Syn. oxyologie

médecine du sport l.f.

sports medicine

Discipline médicale qui se consacre à la sélection, à la surveillance des sportifs et à leurs soins.
Toute fédération sportive doit disposer des services d’un médecin  attitré. Les médecins s’assurent de la bonne santé de sportifs, du classement correct des jeunes dans les différentes catégories selon leur âge et leur développement, de l’aptitude des candidats à un sport dangereux ; ils participent à la sélection et à l’entraînement des sportifs de haut niveau. Ils assistent aux compétitions et donnent leurs soins aux accidentés.

médecine du travail l.f.

occupational medicine, industrial medicine

Discipline qui étudie l’adaptation de l’homme au  travail et les conséquences du travail sur l’organisme humain.
En France les médecins du travail ont une mission d’abord préventive à l’égard des accidents du travail et des maladies professionnelles : ils veillent à la bonne adaptation des personnes à leur poste de travail, à la sécurité des machines, appareils, vêtements, etc. Ils se consacrent aussi au dépistage et à l’identification des maladies professionnelles, intoxications, dermatoses, cancers, etc.

examens médicaux en médecine du travail

médecine (exercice de la) l.m.

medical practice

Activité professionnelle réservée aux médecins habilités par la loi.
1) Cette habilitation est accordée de droit aux citoyens français titulaires d’un diplôme d’Etat de docteur en médecine. Elle peut être accordée à des étrangers moyennant certaines considérations de citoyenneté et de compétence ; par exemple les diplômés des pays de la Communauté européenne bénéficient de la liberté d’installation dans tous les Etats membres.
2) Préalablement à l’exercice de la profession, l’inscription au conseil départemental de l’Ordre des médecins et l’enregistrement du diplôme à la préfecture et au greffe du tribunal du département de lieu d’exercice, sont obligatoires.

exercice illégal

médecine foraine l.f.

Exercice libéral de sa profession par un médecin qui donne des consultations en plusieurs endroits autres que son cabinet habituel (tel qu’il a été déclaré à la préfecture et au conseil départemental de l’Ordre des médecins) et en dehors d’établissements de soins ou des domiciles de ses malades.
L’exercice de la médecine foraine est interdite par le code de déontologie. La création ou le maintien d’un cabinet secondaire est soumis à des formalités administratives fixées par ce code.

médecine générale l.f.

general practice, general medicine

Activité médicale qui vise le diagnostic et le traitement de toutes les maladies, quels qu’en soient le siège et la nature, survenant chez des personnes de tout âge.
La médecine générale s’oppose ainsi à la médecine de spécialité.

généraliste

médecine interne l.f.

internal medicine

Activité médicale se consacrant au diagnostic et aux soins des maladies qui atteignent les viscères, par opposition aux organes superficiels et/ou locomoteurs.
L’usage intègre dans l’ensemble de la médecine interne des disciplines comme l’hépato-gastro-entérologie, l’endocrinologie, la cardiologie, la pneumologie, etc., parfois la rhumatologie et en exclut la neurologie, la psychiatrie.

médecine légale l.f.

forensic medicine

Discipline qui étudie les rapports entre toute situation médicale et la loi ou la justice et les conséquences médicales de l’application des lois.
La médecine légale étudie par exemple les causes d’une mort avec toutes les ressources physiques, biologiques, microscopiques ou autres de la médecine moderne, la responsabilité psychique d’un délinquant, les conséquences corporelles d’un accident ou d’une agression, etc.
C’est la «branche de la médecine ayant spécialement pour objet d’aider la justice pénale ou civile à découvrir la vérité »

H. Capitant, juriste français (1865-1937)

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