anti-TNF alpha l.m.
Biomédicament constitué d’anticorps monoclonaux humanisés ou des protéines chimériques réceptrices solubles du TNF alpha par fixation.
La diminution du TNF permet de contrôler l’inflammation régionale.
Les anti-TNFalpha sont réservés aux formes sévères et aux cas d'échec des traitements de fond classiques de la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le psoriasis sévère et sa forme rhumatismale, l'arthrite juvénile idiopathique ainsi que certaines maladies inflammatoires chroniques de l'intestin comme la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn.
La tolérance générale des anti-TNF est bonne mais ces traitements exposent à d'importants risques d'infection, en particulier à la tuberculose et à d'autres infections opportunistes voire un cancer.
→ biomédicament, TNF
TNF sigle angl. m. pour Tumor Necrosis Factor
Facteur de nécrose tumorale du groupe des cytokines de la réaction inflammatoire (CRI), produites par les macrophages ou des cellules apparentées, et agissant comme des messagers hormonaux autocrines ou paracrines.
Le TNF alpha petite protéine soluble de masse moléculaire 17 kDa, a été identifiée à la cachectine, sécrétée par les macrophages stimulés par des lysats de Plasmodiums (toxines malariques), capable d'inhiber la production de lipoprotéine-lipase et provoquant la nécrose de tumeurs.
Le TNF bêta de masse un peu plus élevée (20 kDa) a été appelé lymphotoxine.
champ récepteur l.m.
receptive field
Étendue de l'espace dans laquelle un stimulus module l'activité électrique d'une cellule enregistrée par une technique neurophysiologique.
L'étude des champs récepteurs consiste à préciser les modalités du stimulus qui influent sur la réponse comme p. ex. sa localisation dans l'espace, sa structure spatiale en termes de forme, d'extension, de texture, d'orientation et de mouvement, son contraste, sa luminance, sa composition chromatique. Depuis la description initiale, la notion de champ récepteur a évolué pour inclure les influences exercées sur l'activité de la cellule par des stimulations présentées dans la périphérie du champ récepteur proprement dit. Ces dernières ne sont pas suffisantes pour déclencher des potentiels d'action mais peuvent moduler le taux de décharge, en général en l'inhibant.
Le champ récepteur des cellules ganglionnaires de la rétine et du corps géniculé latéral est constitué de deux zones, antagonistes et concentriques : le centre et le pourtour. On parle de champs récepteurs circulaires concentriques. Dans le corps géniculé latéral, ces cellules ne répondent qu'à la stimulation d'un seul œil, elles sont dites monoculaires.
Le champ récepteur des cellules rétiniennes ou géniculées est caractérisé par ses dimensions, la répartition des zones répondant à l'illumination ou à l'extinction, la latence de la réponse, la linéarité de la réponse en fonction de la position du stimulus, sa sensibilité au contraste et à la composition chromatique du stimulus.
Le champ récepteur des cellules des aires V1 ou V2 est constitué d'une mosaïque de zones dont la stimulation individuelle modifie le taux de décharge de la cellule soit lors de l'illumination (zones ON), soit lors de l'extinction (zones OFF), parfois dans les deux circonstances (zones ON-OFF). Le champ récepteur des cellules de l'aire V1 est caractérisé par l'organisation simple ou complexe des zones qui le constituent, l'orientation du stimulus qui déclenche la réponse la plus vigoureuse (orientation préférée), la fréquence spatiale la plus élevée qui est détectée (résolution spatiale). On peut ajouter à cette liste la sensibilité au mouvement et la résolution temporelle. Ces cellules répondent plus ou moins à la stimulation de chaque œil, ce qui définit leur classe de binocularité. On dit qu'elles appartiennent à une classe de dominance oculaire.
La distribution dans l'espace des zones ON et OFF permet de reconnaître plusieurs catégories de champs récepteurs. Les zones ON et OFF des cellules simples sont groupées formant des plages adjacentes. Les zones ON et OFF des cellules complexes n'obéissent pas à une règle de groupement et se chevauchent.
Dans la couche IV de l'aire V1 les champs récepteurs des cellules qui reçoivent les axones de projection du corps géniculé latéral n'ont pas d'orientation préférée et conservent la plupart des caractéristiques des cellules de cette structure. On les dit "non orientées".
→ dominance oculaire, cellule simple, cellule complexe, rétinotopie
[B1,C2]
déficit en chaînes alpha du récepteur de l'interféron γ l.m.
interferon gamma receptor alpha chain deficiency
Déficit immunitaire caractérisé par des infections sévères par le BCG (BCGite) et les mycobactéries atypiques.
déficit en récepteur d'hormone de croissance l.m.
growth hormone receptor deficiency
Z. Laron, pédiatre israélien (1974)
muscarinique (récepteur) l.m.
muscarinic receptor
Récepteur cholinergique des organes effecteurs innervés par les neurones postganglionnaires (deutéroneurone) parasympathiques.
Dale (1914) a fait la distinction entre les effets nicotiniques et muscariniques de l'acétylcholine.
L'ADN qui code pour les protéines des récepteurs muscariniques a été identifié et cloné : on distingue cinq sous types de récepteurs nommés M1, M2, …, M5, qui sont présents dans tous les organes innervés par le parasympathique, yeux, glandes salivaires, tube digestif, appareil urogénital, etc.
L'acétylcholine déclenche son effet physiologique ou pharmacologique par activation d'une protéine G au niveau des récepteurs muscariniques.
Les récepteurs M1 sont surtout situés dans les ganglions parasympathiques et les glandes secrétrices (salivaires, digestives, etc.). Les récepteurs M2 sont situés au niveau du myocarde. Les récepteurs M3 et M4 sont situés au niveau des muscles lisses des vaisseaux et des glandes sécrétrices. Les cinq types de récepteurs se trouvent dans le système nerveux central.
L'acétylcholine, la méthacholine, le carbachol et le β-néchol sont agonistes des récepteurs muscariniques. L'atropine, la scopolamine, le glycopyrrolate et les alcaloïdes de la belladone sont antagonistes. Notamment la pirenzépine diminue sélectivement la sécrétion gastrique (récepteurs M1) et l'ipratropium, dérivé de l'atropine, est utilisé en inhalation dans l'asthme.
H. H. Dale, Sir, neurophysiologiste britannique, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1936 (1914)
Étym. lat. de musca :mouche
obésité par déficit du récepteur de la mélanocortine 4
obesity associated with melanocortin 4 receptor deficiency
Le déficit en récepteur de la mélanocortine 4 (MC4R) est la forme la plus fréquente d'obésité monogénique identifiée à ce jour : obésité sévère avec augmentation de la masse corporelle maigre, de la densité osseuse.
Il existe une augmentation de la croissance linéaire dans la petite enfance, une hyperphagie débutant dans la première année de vie et une hyperinsulinémie sévère. La fonction reproductive est préservée.
La prévalence dans la population générale est probablement de 1 sur 2000. La prévalence des mutations de MC4R a été estimée de 0.5 à 1% chez les adultes obèses (indice de masse corporelle>30), avec une fréquence plus élevée dans les populations présentant une obésité à début infantile sévère, avec une variabilité entre les populations.
La protéine MC4R est un récepteur couplé à la protéine G impliqué dans la voie de signalisation hypothalamique leptine-mélanocortine. L'activation de MC4R joue un rôle clé dans le maintien de l'homéostasie énergétique. Elle est associée à la suppression de la prise alimentaire. La majorité des patients décrits à ce jour sont porteurs de mutations hétérozygotes du gène MC4R (18q21.32). Le déficit en MC4R est transmis de manière codominante, avec une expressivité et une pénétrance variables selon les populations. Des cas rares de personnes porteuses de la mutation à l'état homozygote ont été décrits et présentent un phénotype plus sévère. Cependant, certains patients homozygotes avec une absence complète de la fonction MC4R ont été décrits sans hyperinsulinémie.
Le diagnostic suspecté d'après les signes cliniques est confirmé par la détection d'une mutation du gène MC4R.
Comme pour les autres formes d'obésité, le pronostic dépend des complications présentes : diabète de type 2, maladie cardio-vasculaire, cancer.
Réf. Orphanet, S. Filetti, médecin interniste italien (2007)
→ récepteur de mélanocortine 4, mélanotropine, MC4R gene
Édit. 2017
périphérie du champ récepteur l.f.
receptive field periphery
Région de l'espace entourant le champ récepteur dans laquelle une stimulation module, le plus souvent dans le sens de l'inhibition, la réponse à la stimulation du champ récepteur.
Le vocable "périphérie" est utilisé de façon confuse pour désigner la zone du pourtour du centre du champ récepteur lorsque celui-ci est circulaire.
récepteur n.m.
1) En physiologie, cellule ou terminaison nerveuse ayant pour fonction de recevoir divers stimulus et de les transmettre aux organes correspondants : récepteurs et effecteurs
Récepteurs tactile, auditif, olfactif, gustatif. Thermorécepteur. Nocicepteur.
2) En biochimie molécule, ou ensemble de molécules, capable de se lier spécifiquement à une molécule exogène, dite « ligand », et de permettre son internalisation ou de transmettre un signal à l'intérieur de la cellule.
P. ex. les protéines intégrines qui reçoivent un signal hormonal à la surface d'une cellule ont un domaine extra-membranaire susceptible de fixer l'hormone, un domaine hydrophobe transmembra
Il existe des récepteurs dans la membrane plasmique qui ne quittent pas la membrane et qui transmettent ainsi le signal par « transduction » ; c'est généralement le cas pour les hormones peptidiques et les facteurs de croissance : ce sont les récepteurs dits de classe I. Mais certains récepteurs pénètrent dans le cytoplasme avec leur ligand (internalisation) : ce sont les récepteurs membranaires de classe II ; ils permettent à la cellule de capter spécifiquement des macromo
Des récepteurs spécifiques particuliers existent sur la membrane de cellules participant aux réactions immunologiques : récepteurs pour les antigènes, pour certaines fractions du complément, pour la partie Fc des immunoglobulines etc.
→ TCR, TCB, dégranulation des basophiles, ADCC, ligand
récepteur activé par les proliférateurs de peroxysomes (PPAR) l.m.
peroxisome proliferator-activated receptor
Famille de récepteurs nucléaires impliqués dans la régulation des métabolismes glucidique et lipidique.
Il existe trois isotypes de PPAR : alpha, bêta (ou delta) et gamma. Leur nom provient du fait que le premier d’entre eux à avoir été découvert (PPAR alpha) est le médiateur par lequel beaucoup de xénobiotiques stimulent la prolifération des péroxysomes dans le foie. Après avoir fixé leurs ligands (des acides gras et diverses substances lipidiques), les PPAR forment un complexe avec le récepteur X des rétinoïdes. Ce complexe vient se fixer sur des éléments de réponse spécifiques présents dans les régions régulatrices de leurs gènes cibles pour moduler leur transcription. Les PPAR, en particulier alpha et gamma, sont des effecteurs importants de la régulation des métabolismes lipidique et glucidique et ont ouvert de nouvelles pistes thérapeutiques dans le diabète de type 2. PPAR gamma possède également des propriétés anti-inflammatoires et anti-néoplasiques.
→ diabète de type 2, récepteur X des rétinoïdes
[C1]
Édit. 2017/2
récepteur adrénergique l.m.
adrenergic receptor
Structure moléculaire située dans une cellule effectrice sensible à l'adrénaline.
Les récepteurs alpha-adrénergiques sont présents en concentration élevée dans l'utérus humain à terme. Des récepteurs bêta 1 se trouvent dans le myocarde ; leur stimulation par l'isoprénaline entraîne une tachycardie. La musculeuse des vaisseaux, des bronches, du tube digestif et le myomètre contiennent des récepteurs bêta 2 dont la stimulation provoque un relâchement musculaire.
récepteur de mélanocortine 4 l. m.
melanocortin 4 receptor
Récepteur impliqué dans le contrôle du métabolisme énergétique mais aussi dans la régulation de nombreux processus neuro-endocriniens.
Le récepteur de mélanocortine 4 (MC4R) est un récepteur couplé aux protéines G exprimé principalement dans le cerveau, en particulier l’hypothalamus lorsqu’il est activé par son ligand, l’alpha-MSH. Ce récepteur diminue la prise alimentaire. Des mutations du gène MC4R constituent la première cause d’obésité d’origine génétique.
Abrév. MC4R
→ mélanotropine, MSH, protéine G, MSH, MC4R gene
récepteur de mort cellulaire l.m.
Protéine transmembrannaire ubiquitaire qui, grâce à son domaine extracellulaire, reçoit les signaux de l’apoptose lesquels sont ensuite transmis aux domaines de mort intracellulaires
→ domaine de mort cellulaire, apoptose
récepteur à la ryanodine l.m.
ryanodine receptor
Canal inséré dans la membrane du réticulum cellulaire assurant le transport des ions Ca2+.
Il s’agit d’un homotétramère dont chaque monomère comporte 4 hélices transmembranaires qui circonscrivent un canal calcique permettant la sortie, vers le cytosol, des ions Ca2+ séquestrés à haute concentration dans un compartiment cellulaire, le réticulum endoplasmique. Présents dans l’organisme animal, les récepteurs à la ryanodine servent au transfert de l’adénosine. Leur ouverture peut être obtenue soit à des concentrations élevées d’ions calcium cytosolique (M), soit par l’introduction de ryanodine à des concentrations comprises entre 10-9 (à l’échelle du nM) et 10-6 (à l’échelle du micromètre μM), soit encore par la caféine à des concentrations millimolaires (10-3 mM). En fait il existe trois récepteurs à la ryanodine, le RY1, caractéristique des muscles striés squelettiques, le RY2 exprimé essentiellement dans le myocarde et le cerveau, enfin le RY3, surtout cérébral.
La ryanodine est un alcaloïde de structure assez inhabituelle, ayant des analogies spatiales avec l’adénosine dont le rôle est bien connu dans le fonctionnement du système nerveux central.
Étym. Nom d’une espèce de Flacourtiacée, Ryania speciosa, arbrisseau d’Amérique centrale, servant traditionnellement à la préparation de poisons de pêche
récepteur cholinergique l.m.
cholinergic receptor
Structure membranaire spécialisée, sensible à l'action de l'acétylcholine.
L'acétylcholine a une action analogue à celle de la nicotine et de la muscarine, deux alcaloïdes naturels. On distingue deux types de récepteurs cholinergiques (nicotinique et muscarinique), qui se situent au niveau des fibres préganglionnaires sympathiques et parasympathiques (récepteurs nicotiniques), des effecteurs du système parasympathique (récepteurs muscariniques), de la jonction neuromusculaire (récepteurs nicotiniques), des fibres sympathiques postmembranaires des glandes sudoripares et de certaines fibres vasodilatatrices ainsi qu'au niveau de nombreuses synapses du système nerveux central. Le récepteur nicotinique est formé de quatre ou cinq sous-unités dont deux sous-unités α fixent l'acétylcholine. Par la fixation d'un agoniste ou d'un antagoniste, ce récepteur règle la perméabilité aux ions Na+ et Ca2+ d'un canal ionique de la membrane cellulaire. Il existe plusieurs types de récepteurs nicotiniques distingués en α et β.
Les récepteurs muscariniques opèrent par l'intermédiaire des protéines de la famille G qui agissent par l'intermédiaire de l'adénylcyclase ou de la phospholipase C. Il y a cinq sous-types de récepteurs muscariniques (notés de M1 à M5), les récepteurs muscariniques cardiaques sont de type M2. La structure génétique responsable de la synthèse des récepteurs cholinergiques a été déterminée et le clonage des récepteurs réalisé.
récepteur de la transferrine (TfR) l.m.
transferrin receptor
Glycoprotéine transmembranaire liant spécifiquement la transferrine pour permettre l’entrée du fer dans la cellule par un mécanisme d’endocytose.
Il existe deux formes de récepteurs membranaires de transferrine appelées TfR1 et TfR2. TfR1 est le plus important fonctionnellement. Il est exprimé sur presque tous les types cellulaires.
Outre les formes membranaires, il existe également une forme tronquée de TfR1, appelée « récepteur soluble de la transferrine » (sTfR), qui est libérée par clivage et circule dans le sang. Sa concentration sérique augmente lorsque les stocks de fer de l’organisme diminuent. Son dosage est donc proposé pour le diagnostic des anémies ferriprives dans un contexte inflammatoire.
→ transferrine, anémie ferriprive, endocytose
récepteur du tumor necrosis factor l.m.
tumor necrosis factor receptor
Ensemble de glycoprotéines transmembranaires liant spécifiquement le tumor necrosis factor (TNF) et assurant la transmission intracellulaire du signal aboutissant à ses effets biologiques.
Trois types de récepteurs de TNF ont été isolés, appelés TNFR I, TNFR II et TNFR III. Ils sont exprimés en quantité variable selon les types cellulaires. Ils s’associent sous forme de trimères pour lier les molécules de TNF.
Syn 5-hydroxy-indole-acétate
Sigle TNFR
→ TNF
récepteur éboueur l.m.
scavenger receptor
Récepteur membranaire des macrophages responsable de la captation des Low-Density-Lipoproteines (LDL) modifiées.
récepteur hormonal 1.m.
hormone receptor
Protéine de membrane située dans une cellule effectrice sensible à une hormone et dont le signal est transmis au noyau par des messagers intracellulaires.
P. ex. l'utérus possède des récepteurs pour l'ocytocine, les prostaglandines ou les hormones adrénergiques. Dans les cancers du sein, les récepteurs des œstrogènes et de la progestérone reflètent le degré de différenciation de la tumeur, sa sensibilité à une hormonothérapie et donc son pronostic.
récepteur intracérébral l.m.
intracerebral receptor
Structure protéinique encéphalique capable de reconnaître spécifiquement le neuromédiateur qui lui correspond.
Chaque neuromédiateur possède de nombreux récepteurs pré et postsynaptiques. Au niveau postsynaptique, le récepteur permet la transmission de l'influx, alors qu'au niveau présynaptique, la liaison neurotransmetteur-récepteur peut agir en réduisant la biosynthèse du premier. Ces récepteurs sont, en effet, dynamiques : ils peuvent modifier leur densité ou leur affinité pour le ligand en fonction de la quantité de stimulation reçue.
La spécificité des récepteurs pour un seul neuromédiateur donné est un point important, qui explique que des molécules différentes puissent exercer des effets différents sur le système nerveux.
Il apparaît qu'il y a environ I0 000 molécules de neurotransmetteur dans une vésicule synaptique et qu'il faut autour de 100 microsecondes à 1000 d'entre celles-ci pour traverser la fente synaptique et se fixer sur leurs récepteurs spécifiques.
Jusqu'à présent, la liaison directe d'un type de récepteur au tableau clinique d'une affection psychiatrique ne peut être démontrée.
récepteur membranaire l.m.
Protéine située au niveau de la surface cellulaire et pouvant reconnaître spécifiquement un ligand.
récepteur-médié adj
Médié par un récepteur.
récepteur muscarinique l.m.
Récepteur membranaire sur la cellule myocardique sensible à l’acetylcholine provoquant une augmentation de la perméabilité potassique et une augmentation de la polarisation cellulaire
récepteur pulmonaire l.m.
pulmonary J receptor
Barorécepteurs présents dans l'interstitium pulmonaire, près des capillaires.
Ces récepteurs sont stimulés en cas d'augmentation de la pression de remplissage du cœur gauche ou par l'injection d'irritants dans la circulation pulmonaire. Ceci entraîne une polypnée de faible amplitude.
récepteur sensible au calcium l.m.
calcium-sensing receptor (CaSR)
Récepteur couplé à une protéine G à 7 domaines transmembranaires, sensible à la concentration sérique de calcium ionisé, exprimé dans les parathyroïdes et le tube rénal.
La libération de l’hormone parathyroïdienne (PTH) à partir des glandes parathyroïdes est inhibée en réponse à une élévation du calcium ionisé circulant par activation du récepteur sensible au calcium (CaSR). Le mécanisme proposé est le suivant : le calcium ionisé se fixe sur la partie extracellulaire du récepteur entraînant un changement de sa configuration. Celui-ci active la voie de la phospholipase C via une protéine G, ce qui accroît la concentration d’inositol-triphospate et in fine la concentration de calcium dans le cytosol, inhibant ainsi l’exocytose de la PTH. Les mutations du gène de CaSR avec perte de fonction sont à l’origine de l’hypercalcémie hypocalciurique familiale, maladie à transmission autosomique dominante, bénigne chez les porteurs hétérozygotes. Chez les homozygotes, la maladie appelée hyperparathyroïdie néonatale sévère peut être fatale en l’absence de traitement rapide. D’autres mutations plus rares entraînent un gain de fonction et sont à l’origine de l’hypocalcémie hypercalciurie familiale.
CaSR est aussi présent au pôle basolatéral des cellules de la branche large ascendante de l’anse de Henle. Son activation diminue la réabsorption tubulaire de calcium et augmente la calciurie. Des médicaments (cinacalcet, etelcalcetide) dits calcimimétiques qui activent CaSR et diminuent la libération de PTH peuvent être utilisés dans l’hyperparathyroïdie et l’insuffisance rénale chronique.
→ protéine G, hormone parathyroïdienne, phospholipase C, inositol-triphosphate, hypercalcémie hypocalciurique familiale, récepteur sensible au calcium, calcimimétique
[O4]
Édit. 2018