Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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pupille n.f.

pupilla (TA)

pupil

Orifice central de l'iris par où passent les rayons lumineux qui atteignent la rétine.
L’iris est mobile à la lumière et à l’accomodation. Deux muscles lisses commandent l'ouverture de la pupille, le sphincter de l'iris et le dilatateur de la pupille. Ils sont sous la dépendance du système nerveux végétatif. Le sphincter de l'iris, responsable du myosis, a une innervation parasympathique (récepteurs muscariniques de type M3), le dilatateur de la pupille, responsable de la mydriase, a une innervation sympathique (récepturs ). Dans le système nerveux central l'origine du parasympathique se situe au niveau du noyau oculomoteur accessoire d'Edinger-Westphal dans le mésencéphale. Celle du sympathique est dans l'hypothalamus postérieur, ses fibres émergent des ganglions sympathiques de la partie haute de la moelle, qui, s'ils sont lésés, produisent un syndrome de Claude Bernard Horner du côté de la lésion.
Les anomalies pupillaires peuvent être uni- ou bilatérales, d'origine lésionnelle, nerveuse centrale ou pharmacologique se situant depuis l'origine du premier neurone jusqu'au niveau des récepteurs périphériques. Les modifications de la taille de la pupille contribuent à l'analyse des syndromes neurologiques et permet de suivre l'action de nombreux médicaments, notamment des anesthésiques, ou toxiques.
 

Étym. lat. pupilla : enfant mineur, parce que l’image qui se reflète sur la cornée au niveau de la pupille ressemble à une petite poupée

Claude Bernard-Horner (syndrome de), éther (stades de l'anesthésie à l'éther), mydriase, myosis

pupille n.f.

pupilla (TA)

pupil

Ouverture normalement ronde et centrale de l’iris par laquelle passent les rayons lumineux se dirigeant vers la rétine.
Son diamètre est régi par les deux muscles dilatateur et constricteur qui interviennent lors du mécanisme réflexe de l’accommodation.