Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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mydriase n.f.

mydriasis

Etat de dilatation de la pupille.
Elle est physiologique dans l’obscurité ; elle est anormale en cas de contraction du muscle dilatateur de l’iris (conservation des réflexes photomoteurs et consensuels, notamment à la lumière) ou en cas de paralysie du sphincter irien (immobilité de l’iris).
Le muscle dilatateur de la pupille qui a une innervation sympathique (récepteurs adrénergiques) peut réactiver la mydriase. L’atropine et la tropicamide (parasympatholytiques) la néosynéphrine et l’adrénaline (sympatomimétiques) sont mydriatiques.
La pupille reste dilatée et aréactive en permanence au cours des paralysies homolatérales du nerf moteur oculaire commun (III) (n. oculomotorius). La mydriase peut être isolée lors d'une atteinte du nerf entre le tronc cérébral et le sinus caverneux. Une atteinte du sympathique se traduit parfois par une mydriase unilatérale et spasmodique. Elle fait alors partie du syndrome de Pourfour du Petit, inverse du syndrome de Claude Bernard-Horner, qui traduirait, dans une paraplégie, le caractère sous-lésionnel C8-T1-T2.
L'apparition brutale d'une mydriase aréflective bilatérale est l'un des signes d'arrêt cardiaque.

F. Pourfour du Petit, anatomiste, chirurgien et ophtalmologiste français (1727)

Étym. gr. mudriasis : mydriase (amudrôsis : obscurcissement)

Ant. myosis

arrêt cardiaque, atropine, mort cérébrale, pupille, Pourfour du Petit (syndrome de), Claude Bernard-Horner (syndrome de)

[P2]

Édit. 2018