hexaiodés hydrosolubles (produits de contraste) l.m.p.
→ produits de contraste hexaiodés hydrosolubles
[B2]
produits de contraste non ioniques l.m.p.
nonionic contrast media
→ produits de contraste tri-iodés hydrosolubles non ioniques
réactions secondaires aux produits de contraste l.f.p.
secondary reactions (to contrast media)
Effets secondaires plus ou moins importants, souvent désagréables, parfois graves, provoqués par l'injection intraveineuse, plus rarement intra-articulaire ou intra-artérielle d'un produit de contraste iodé.
Les manifestations cliniques peuvent en être très variées : sensation de chaleur plus ou moins importante ; douleur parfois suffisamment intense pour justifier une anesthésie générale (en particulier lors d'une injection dans l'artère humérale ou dans l'artère carotide externe) ; nausées ou vomissements ; surtout phénomènes allergoïdes pouvant aller de la simple réaction cutanée à l'œdème de Quincke voire au choc anaphylactique.
Certains effets secondaires seraient dus au franchissement de la barrière hématoencéphalique, en rapport avec l'hypertonicité de la solution. Ces réactions secondaires sont moins importantes pour les produits de contrastes triiodés non ioniques que pour les produis de contraste triiodés classiques à haute osmolalité.
[B2,F3]
Édit. 2018
Me Tri (virus)
Me Tri (virus)
Virus à ARN du genre Alphavirus (famille des Togaviridae) semblant responsable de syndromes encéphalitiques chez l'enfant.
Proche du virus Semliki Forest, ce virus a été isolé du moustique Culex tritaeniorhynchus au Nord du Vietnam.
tri préalable des appels d'urgence l.m.
triage of emergency calls
Tri des appels d'urgence par l'octroi de numéros gratuits d'urgence spécialisés à la police, aux pompiers et au SAMU permettant d'orienter rapidement les interventions des secours.
Le téléphone est le véhicule privilégié de l'alerte, mais si l'appel téléphonique n'arrive au service de secours qu'après retransmission par un ou plusieurs intermédiaires l'information est retardée et appauvrie : il en résulte un retard des soins qui peut avoir des conséquences graves en cas de détresse vitale. Pour éviter cet inconvénient les Russes ont instauré, dès 1903, le tri préalable des appels d'urgence en donnant les numéros d'appel direct distincts pour : 1, la police, 2, les pompiers et 3, les appels aux médecins.
Ce système existe toujours en Russie (les numéros sont maintenant à trois chiffres 101, etc., pour éliminer les fausses manœuvres) où il a donné lieu à la mise en place de stations médicales dotées d'ambulances dès le début du siècle. En France il est à l'origine des trois numéros d'appel d'urgence gratuits, 18, pompiers, 17, police et 15, ce dernier est servi (sous confidentialité médicale) par le SAMU devenu «Centre 15».
Après la 2e Guerre Mondiale, la Suède a mis en place un système d'appel téléphonique d'urgence unique (numéro 119), ce qui est une régression par rapport au système russe. Cette mauvaise solution a été adoptée par une Directive Européenne.
En effet, l'appelant sait très bien s'il recherche un secours de police, de l'aide pour un incendie ou des soins médicaux en urgence : son tri préalable fait gagner un temps précieux, car un central 119 unique implique un délai d'1 à 5 minutes pour diriger l'appel sur le service compétent. Ce retard a des conséquences graves en cas de détresse vitale : il implique qu'aucun arrêt cardiaque ne puisse être traité par un tel service d'urgence.
De toute façon tout maillon intermédiaire de transmission de l'alerte entraine un affaiblissement de l'information et des frais supplémentaires inutiles car un central 119 ne supprime pas ceux de la police, des pompiers ni du SAMU, et il ne sert pas à grand-chose.
→ appel unique dans l'Union Européenne
trisomie du bras court du chromosome 4 (tri 4p) l.f.
trisomy chromosome 4 (short arm)
Remaniement chromosomique parental consistant, soit en une inversion péricentrique, soit en une translocation du bras court du chromosome 4 sur un acrocentrique, surtout le chromosome 22.
Dans ces familles, on peut trouver des enfants monosomiques et des enfants tri 4p. On note un déficit mental sévère avec agitation, une aplasie de l'ensellure nasale à la naissance avec saillie de la glabelle, un pavillon arrondi des oreilles, un menton massif. Les malformations squelettiques sont fréquentes.
myélographie aux hydrosolubles l.f.
→ myélographie à contraste positif
vitamines hydrosolubles l.f.p.
hydrosoluble vitamins
Vitamines alimentaires solubles dans l’eau : ce sont les vitamines B1 (thiamine), B2 (riboflavine), B6 (pyridoxine), et PP (nicotinamide) ; les facteurs foliques ; la vitamine B12, la biotine, l'acide pantothénique et la vitamine C (acide ascorbique).
→ vitamine, vitamine B1, vitamine B2, vitamine B6, vitamine PP, les facteurs foliques, vitamine B12, biotine, acide pantothénique, vitamine C
agence française de sécurité du médicament et des produits de santé l.f.
Elle a été remplacée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
→ Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
[E1,E3,G3]
Édit. 2017
agence française de sécurité sanitaire des produits de santé l.f.
french health product safety agency
→ AFSSAPS
[E1,E3,G3]
Édit. 2017
agence française de sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé l.f.
french agency of sanitary safety of drug and healthcare products
Sigle AFSSAPS
→ agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé
[E1,E3,G3]
Édit. 2017
agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé l.f.
national agency of security of drug and healthcare products
→ ANSM
[E1,E3,G3]
Édit. 2017
distorsion (produits de) l.m.
products of distorsion
produits caustiques (intoxication et brûlure par des) l.f.
intoxication and burn caused by caustic products
Brûlures particulièrement redoutables produites par les produits caustiques parce que le produit continue son action tant qu'il n'a pas été neutralisé par les tissus ou éliminé par le traitement.
Quand l'action du caustique est externe, il faut laver largement et très rapidement la surface souillée (peau, œil).
Au contraire, en cas d'ingestion de produits caustiques (soude, eau de Javel, acide, etc.) il faut être très prudent car la brûlure peut rapidement perforer l'œsophage. En première urgence, ne pas faire vomir pour éviter que le caustique repasse par l'œsophage et y aggrave la brûlure, de même ne pas faire boire pour éviter de faire passer dans l'estomac le caustique qui reste dans la bouche ou la gorge. Seules les lèvres et la bouche peuvent être rincées. L'ingestion d'un produit caustique demande l'hospitalisation d'urgence en service spécialisé (indiquer le caustique en cause). Ne pas intuber ni faire de fibroscopie. S'il y a lieu le caustique passé dans l'estomac sera évacué par voie chirurgicale. Même bien traitées les brûlures du pharynx, du larynx et de l'œsophage, plus particulièrement par les caustiques acides, donnent souvent lieu à des cicatrices sténosantes.
L'ingestion des produits caustiques est surtout le fait d'enfants, elle peut être aussi le fait d'un geste suicidaire. De sérieuses mesures préventives doivent être prises pour que les enfants ne puissent atteindre les bouteilles de liquides caustiques et qu'ils ne puissent pas les ouvrir (bouchons normalisés).
→ brûlure
produits de dégradation de la fibrine l.m.p.
fibrin degradation products
Peptides dérivant de l'action de la plasmine sur la fibrine, contenant entre autres des liaisons entre fragments de la molécule de fibrine qui n'existent pas dans la molécule de fibrinogène.
Les D-dimères sont de tels produits. Leur mise en circulation signifie qu'il y a eu fibrinoformation et fibrinolyse secondaire. En cas de fibrinogénolyse primaire, la plasmine détruit avant tout le fibrinogène circulant et ne fait donc pas apparaître en quantité les produits spécifiques de la destruction de la fibrine. La distinction entre produits de la dégradation du fibrinogène et de la fibrine permet donc le diagnostic différentiel entre fibrinolyse primaire et secondaire.
Sigle : PDF
produits dérivés du sang l.m.
sang (produits dérivés du) l.m.p.
blood derivatives
Produits ayant valeur de médicaments, réalisés de façon systématique par fractionnements à partir d’échantillons appropriés de sang : concentrés érythrocytaires, concentrés unitaires de plaquettes, concentrés unitaires de granulocytes, plasma et divers dérivés.
Les indications de ces fractions sont multiples : 1) épuration d’une population anormale en cas de syndromes myéloprolifératifs, de leucémie aigüe myéloblastique, de thrombocytémie ; 2) hémopathies lymphoïdes, syndrome de Sézary ; 3) recueil d’une population cellulaire normale, de cellules souches hématopoiétiques ; 4) échanges érythrocytaires ; 5) traitement de la drépanocytose.
→ sang
ARM par contraste de phase l.f.
phase contrast MRA, PC MRA
Méthode d'ARM dont le principe repose sur la soustraction vectorielle, pixel par pixel, des moments magnétiques de deux images sur lesquelles le déphasage des spins mobiles (spins du sang circulant) a été induit par deux gradients bipolaires de polarité inverse.
Une première acquisition est réalisée en appliquant un gradient bipolaire dont le premier pôle est positif et le second négatif. Les spins fixes, selon le principe même de l'écho de gradient, voient leur déphasage induit par le premier lobe entièrement annulé par le second. Les spins mobiles du sang circulant qui se sont déplacés conservent un déphasage phi proportionnel à leur vitesse, d'où un moment magnétique résultant dont la composante transversale est égale à sinus phi. Lors de l'application du second gradient dont le premier pôle est négatif et le second positif, il persistera un déphasage des spins mobiles phi’ égale à moins phi, d'où un moment magnétique résultant, dont la composante transversale sera égale à moins sinus phi. Après soustraction des deux images, les spins fixes qui constituent le fond de l'image n’auront pas de moment résultant, donc pas de signal. En revanche, les spins mobiles auront une aimantation transversale résultante égale à (sinus phi) - (- sinus phi) soit 2 sinus phi, d'où l'existence d'un signal sensible à la phase des spins mobiles et à leur vitesse. L'acquisition peut se réaliser en 2D ou en 3D. Pour visualiser l'image, on utilise un algorithme de type MIP. L'ARM par contraste de phase, contrairement à l'ARM par temps de vol, est bien adaptée à l'exploration des vaisseaux à flux lent. Elle ne visualise pas bien les vaisseaux comportant des zones de turbulence.
→ angiographie IRM, ARM par temps de vol, MIP
[B2,B3]
Édit. 2018
contraste n.m.
contrast
1) Caractéristique qui différencie un signal de son environnement (contraste simultané) ou qui différencie deux états du même signal (contraste successif).
Le contraste permet de mesurer le degré de perception d'un signal. On parle de contraste pour la luminance, pour la couleur, pour le son, pour le toucher et plus généralement pour toute information. Le contraste seuil est le contraste minimum assurant la perception de l'information
2) En imagerie médicale, écart de luminance entre les différentes plages d'un document iconographique.
On le définit mathématiquement, pour deux plages homogènes caractérisées par des signaux SM et Sm par le paramètre C = définition identique à celle de la modulation d'un signal sinusoïdal ayant SM pour valeur maximale et Sm pour valeur minimale.
→ atténuation, courbe sensitométrique, densité optique, fonction transfert de modulation, sensibilité aux contrastes lumineux, vision du contraste
[B2,B3,A2]
Édit. 2018
contraste coloré l.m.
coloured contrast
Relation entre le stimulus coloré et son environnement.
[C2,P2]
contraste de phase l.m.
phase contrast
[B2,B3]
Édit. 2018
contraste négatif l.m.
negative contrast
1) En imagerie, disparition ou diminution d'une densité en radiologie ou d'un signal en IRM.
2) Méthode de microscopie électronique consistant à enrober un corps dans un produit opaque pour le mettre en évidence par soustraction P. ex. un virus ou ses constituants.
Syn. coloration négative
[A2,B2,B3]
Édit. 2018
double contraste (technique du) l.f.
double contrast
Technique de radiologie permettant de visualiser la muqueuse d'un organe creux, par l'utilisation successive d’un produit de contraste et une insufflation de gaz.
Elle persiste surtout pour l'examen du côlon après préparation alimentaire et médicamenteuse, permettant d'apprécier sa souplesse et d'avoir une bonne image de la muqueuse en vue de la détection des petites lésions, en particulier des polypes coliques.
→ couches minces, lavement baryté, mucographie
échocardiographie de contraste l.f.
contrast echocardiography
Echocardiographie facilitant l’étude des shunts intra-cardiaques grâce à une injection intraveineuse de produit de contraste échographique.
Étym. gr. Echo : héros mythologique
[B2, B3, K2]
Édit. 2019
écho de gradient rapide avec contraste renforcé en T2 l.m.
contrast enhanced steady state gradient echo
Seules séquences d'écho de gradient rapide permettant d'obtenir une bonne pondération en T2, par exploitation de l'écho de spin dit "stimulé", provoqué par la répétition de couples d'impulsions de radiofréquence θ.
Ces séquences (PSIF, SSFP, CE FFE T2, FAST etc.) ont été détrônées par les séquences d'écho de spin rapide, qui permettent un bon contraste en T2 avec un meilleur rapport signal/bruit.
[B2, B3]
Édit. 2019