Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

32 résultats 

infirmier de salle d'opération l.m.

nurse of operating ward

Infirmier spécialisé chargé de préparer la salle d’opération, les instruments du chirurgien, de vérifier le bon fonctionnement des appareils.
Cet agent aide directement le chirurgien par la préparation du malade en vue de l’intervention et au cours de celle-ci. Après l’intervention chirurgicale, l’infirmier spécialisé peut participer aux pansements. Il lui appartient aussi de veiller à la désinfection du bloc opératoire et à sa remise en état pour les interventions suivantes.
Cette spécialisation nécessite un an d’études après le diplôme d’Etat.

salle d'opération l.f.

operating room, operating theatre

Salle dont l’architecture et l’équipement ont été conçus pour permettre la réalisation des interventions chirurgicales et des anesthésies dans les meilleures conditions techniques et d’asepsie possibles.
Un regroupement de salles d’opérations et de salles de réveil constitue un bloc opératoire.

bloc opératoire

ligne de de Salle l.f.

E. de Salle, comte,  médecin français (1796-1873)

sillon labio-génien

pollution n.f.

1) Action par laquelle un milieu est dégradé du fait de l’introduction de déchets de toutes sortes qui le rendent moins apte à permettre une vie normale.
2) Résultat de cette action.
1) Cette action peut être le fait d’un facteur physique, chimique ou microbiologique. Un événement endogène ou exogène se produisant dans un milieu devient une pollution lorsque cet événement modifie de façon sensible l’équilibre ou les usages potentiels ou actuels du milieu.
2) Les pollutions des milieux constituent à partir d’un certain degré des causes de risque pour la santé et invitent à des interventions des pouvoirs publics. Tous les milieux peuvent être être atteints et cette diversité se traduit par la nécessité de surveiller en particulier l’hygiène industrielle et les pratiques les plus diverses e l’activité humaine.

Étym. lat. polluere : souiller.

pollution allergénique l.f.

allergenic pollution

Fait de trouver dans l'atmosphère soit une concentration inhabituelle d'un élément qui est souvent rencontré, soit de rencontrer un agresseur qui ne devrait pas s'y trouver, par ex. un allergène d'origine industrielle, type allergène de ricin ou de soja.

pollution atmosphérique l.f.

outdoor pollution

Ensemble des phénomènes amenant une modification de la composition de l’air d’un lieu donné.
Cette pollution a de multiples origines : production thermique, échappement des moteurs à explosion, activités industrielles, etc. Elle se manifeste par l’augmentation de la concentration dans l’air de produits tels que les oxydes de carbone, de soufre ou d’azote, les suies, etc. A certaines concentrations, ces phénomènes peuvent entrainer des troubles aigus ou  chroniques, respiratoires, neurologiques, cutanés, cancérigènes ou autres. Cette pollution peut également avoir des effets indirects sur la santé, par les modifications d’équilibres écologiques planétaires, par exemple la destruction de la couche d’ozone.

pollution atmosphérique intérieure aux locaux l.f.

indoor pollution

Ensemble des pollutions susceptibles de concerner l’air intérieur aux habitations.
Les pollutions évoquées peuvent avoir plusieurs origines : la pollution de l’air extérieur introduit par l’aération, les activités se déroulant dans l’habitation (chauffage, cuisine, etc.) ou les matériaux composant l’habitation.

pollution chimique et asthme l.f.

chemical pollution and asthma

Il existe des exemples historiques de corrélation entre asthme bronchique et pollution dans certaines régions industrielles, par ex. l'asthme de la plaine du Canto au Japon dans la région de Tokyo. De même l'asthme de Yokkaïchi, au Japon, dans la cité du pétrole et de la pétrochimie en 1961 à une époque où les taux de pollution atmosphérique chimique pouvaient encore être très élevés dans l'atmosphère.
Actuellement, les problèmes de pollution chimique et atmosphérique sont mieux maîtrisés. La nature elle-même des polluants considérés n'est plus la même car la concentration atmosphérique de dioxyde de soufre SO2, autrefois très importante au moment de l’intense consommation de houille, est actuellement en diminution. En revanche, l'ozone et les oxydes d'azote, issus principalement des moteurs automobiles, deviennent des polluants importants. De son côté la présence à concentration élevée de nitrates issus de la surpopulation des élevages de porcs et de façon générale l’eutrophisation sont des aspects évidents de la pollution de l’environnement.

pollution du bloc opératoire par les gaz anesthésiques l.f.

operating room pollution

L’anesthésie générale amène un rejet de gaz et de vapeurs dans le bloc opératoire où ces polluants peuvent s’accumuler.
Les principaux polluants sont l’acide nitreux (comburant) et les vapeurs anesthésiques halogénées (peu combustibles), halothane, isoflurane, enflurane, desflurane, sévoflurane. L’oxyde d’éthyle et le cyclopropane ne sont plus employés car ils étaient source d’explosions.
On évalue l’importance de la pollution par la concentration du gaz ou de la vapeur dans l’air exprimée en parties par million en volume, ppv. Les limites réglementaires diffèrent légèrement selon les pays, elles sont en France de 25 ppv pour le protoxyde d’azote N2O et 2 ppv pour les substances  volatiles  halogénées.
L’inhalation prolongée de vapeurs anesthésiques en salle d’opération ou de réveil dépend de la durée de séjour du personnel et de sa position par rapport à la source polluante (les anesthésistes, généralement près de la tête du patient, sont les plus exposés). La toxicité aigüe (loi de Haber) ne s’observe pas en pratique car on est loin du seuil de toxicité, mais les séjours répétés en ambiance polluée accumulent les risques.
Des accidents dus à l'exposition chronique à l'oxyde nitreux ont été observés : le N2O inactive la cobolamine, cofacteur de la méthionine synthétase, nécessaire au métabolisme des folates ; cette dernière intervient dans la biosynthèse de l'ADN et donc dans la multiplication cellulaire. Ainsi les principaux troubles causés par l'inhalation prolongée de N2O touchent le fœtus à la fin du premier mois de la gestation (action abortive et tératogène). Chez l'adulte on note une atteinte de la moelle osseuse (anémie analogue à celle de Biermer) et des troubles nerveux (neuromyopathie). Tous ces troubles régressent rapidement après l'arrêt des inhalations, sauf en ce qui concerne le fœtus.
Les vapeurs halogénées produisent une irritation oculaire et bronchique et, à long terme, des atteintes hépatiques chez quelques sujets prédisposés, mais les enquêtes épidémiologiques n'ont pas démontré la toxicité hépatique ou rénale.
La prévention consiste à réduire la pollution anesthésique et à en minimiser ses effets :
- les anesthésiques volatils doivent être utilisés en circuit fermé,
- les rejets doivent être aspirés et rejetés sur l'extérieur ou absorbés sur du charbon activé,
- les blocs opératoires et les salles de réveil doivent être ventilés («l'atmosphère des salles d'opération et de réveil doit recevoir un apport en air neuf au régime minimal de 15 volumes par heure et par salle avec un apport minimum de 50 m3/h/personne»),
- le personnel ne doit pas rester plus de huit heures par jour en atmosphère polluée et les séances longues doivent être compensées par des jours de travail hors pollution.

Haber (loi de), oxyde nitreux

pollution nocturne l.f.

night pollution

Chez l’Homme, émission spontanée de sperme, en dehors de l’acte sexuel, au cours du sommeil paradoxal correspondant souvent à un rêve érotique.

réveil (salle de) l.f.

recovery room

salle de surveillance postinterventionnelle

salle de réveil l.f.

recovery room

salle de surveillance postinterventionnelle

salle de surveillance postinterventionnelle l.f.

post anaesthesia care unit, recovery room

Unité de soins intensifs dirigée par un anesthésiste-réanimateur, « salle de réveil » spécialement équipée pour la surveillance des patients au retour d'une anesthésie générale ou locorégionale pour un acte thérapeutique ou diagnostique.
L'admission dans cette salle à la sortie de salle d'opération a été rendue obligatoire par le décret du 5 décembre 1994 qui précise l'équipement, la dotation en personnel et les règles de fonctionnement. La sortie du patient est autorisée par le médecin anesthésiologiste responsable après vérification de la stabilité des grandes fonctions vitales (conscience, circulation, ventilation, température centrale). L'état du patient peut être estimé par un score comme celui d'Aldrete (allant de 0 à 10) : un score de 9 ou 10 est exigé pour la sortie. L'institution des salles de réveil a notablement réduit la mortalité anesthésique.

salle de travail l.f.

labour room

Local isolé où la parturiente effectue le travail d'accouchement comprenant les périodes de dilatation et d'expulsion.
Un service obstétrical doit disposer de deux salles de travail-accouchement pour vingt à vingt cinq lits d'obstétrique et d'une salle supplémentaire par fraction de 10 lits d'obstétrique en sus. La superficie minimale, de 16 m2 pour une salle de travail-accouchement, doit être portée à un optimum de 25 à 30 m2 pour permettre d'y inclure le poste de lavage des mains du personnel médical et les équipements de réanimation du nouveau-né si celle-ci n'est pas pratiquée dans un local contigu.

air n.m.

air

Mélange d'oxygène, d'azote, de vapeur d'eau et d'autres gaz.
L'air, constituant l'atmosphère respirée par les êtres vivants, véhicule de nombreuses aérosols solides (poussières, neige) ou liquides (brouillards, pluie, etc.) sa composition en vapeur d'eau varie selon la température et l'humidité. Mais l'air trachéal et pulmonaire est dépoussiéré et saturé en vapeur d'eau. La composition gazeuse de l'air pur et sec est stable et varie peu avec l'altitude mais il peut être souillé par du gaz carbonique et des polluants dont les concentrations sont variables.

aérosol, altitude, gaz, vapeur d'eau

[B1,C1]

Édit. 2017

air alvéolaire l.m.

alveolar gas

Mélange de gaz et vapeur d'eau saturante contenu dans les alvéoles pulmonaires.
La ventilation alvéolaire, qui équilibre les échanges gazeux entre l'air et le sang, maintient stable la PCO2 artérielle et celle de l'air alvéolaire.
Du fait de la pesanteur, les parties hautes des poumons sont mieux ventilées et moins irriguées que les basses (sauf en microgravité), ainsi le sang allant au cœur droit n'est pas homogène et ne correspond pas exactement à l'air alvéolaire «moyen» : il en résulte un écart alvéolocapillaire normal (de l'ordre de 2 à 3 mm de Hg = 3 à 4 hPa), mais cet écart peut être important dans les pneumopathies et les atteintes de la paroi thoracique ou du diaphragme, les changements de position peuvent alors entraîner une forte hypoxie.

Étym. lat. alveolus : petite cavité

altitude, décubitus, ventilation/perfusion (rapport), conditions alvéolaires

[C2,K1]

Édit. 2017

air complémentaire l.m.

inspiratory reserve air

volume de réserve

[C2,K1]

Édit. 2017

air courant l.m.

tidal volume

  volume courant

[C2,K1]

air de réserve l.m.

expiratory reserve air

volume de réserve

[C2,K1]

Édit. 2017

air gap l. angl.

en français : espace d'air

Technique destinée, en radiographie, à diminuer les inconvénients du rayonnement diffusé en maintenant un espace d'air entre le sujet et le film (habituellement une dizaine de centimètres).
Fondé sur la rapide diminution du rayonnement diffusé dès son émission par le sujet (alors que le rayonnement primaire diminue plus lentement), ce procédé a été tenté en radiographie pulmonaire puis abandonné en raison de ses médiocres résultats.
Cette méthode est actuellement peu usitée.

[B2,B3]

Édit. 2020

air médical l.f.

medical air

Air sec épuré des poussières et autres aérosols, des gaz et des vapeurs qui sont en quantités variables, destiné à l'usage médical (respirateurs, instruments de chirurgie à moteur pneumatique).
Pollué par des gaz toxiques (CO, CO2, SO2, etc.) et par des aérosols d'huiles septiques et toxiques, l'utilisation de l'air comprimé industriel a entraîné des complications pulmonaires (oléomes) au cours des ventilations artificielles ou l'infection de plaies chirurgicales (instruments alimentés à l'air comprimé).
Pour éviter ces complications il y a lieu d’utiliser l'air médical distribué dans l'hôpital avec les gaz médicaux. Cet air est, soit reconstitué à partir d'O2 et d'N2 liquéfiés, soit, le plus souvent, extrait de l'air ambiant par des compresseurs sans huile. L'air passe ensuite sur des filtres bactériologiques (tamis moléculaires) qui garantissent sa pureté, s'ils sont changés régulièrement.

air, aérosol, oléome pulmonaire

[B3]

Édit. 2017

air résiduel l.m.

residual air

volume résiduel

[C2,K1]

Édit. 2017

air trapping l. angl.

piégeage

[K1]

Édit. 2017

équivalent-air, équivalent-eau l.m.

air-equivalent, water-equivalent

En physique, se dit d'une substance dont la composition atomique est telle que l'énergie déposée par unité de masse par le rayonnement y est très voisine de celle déposée dans l'air (ou dans l'eau).
Des substances solides équivalent-air sont utilisées pour constituer la paroi de chambres d'ionisation et des substances équivalent-eau pour les fantômes solides

[B1]

Édit. 2018 

mal de l'air l.m.

airsickness

cinétose

| /2 | page suivante