pneumocoque n.m.
pneumococcus
Diplocoque à Gram positif, aéro-anaérobie, capsulé, appartenant à la famille des Streptococcaceae et présent dans le rhinopharynx d’environ 10% d’adultes et 30% d’enfants sains, particulièrement en saison froide.
On en distingue 84 sérotypes.
Le pneumocoque est responsable d’infections des voies respiratoires (pneumonie franche lobaire aigüe, bronchopneumonie, otites, sinusites, mastoïdites), d’infections neuroméningées (méningites purulentes), de bactériémies (pneumococcémies) et rarement d’autres localisations infectieuses (péritonite, cellulite, endocardite, etc.). Certains terrains les favorisent : âges extrêmes de la vie, insuffisance respiratoire ou cardiaque chronique, diabète, alcoolisme, infection par le VIH, splénectomie, asplénisme, immunodépressions. L’isolement et l’identification du pneumocoque s’obtiennent sur des milieux de culture non sélectifs (gélose au sang) ; la recherche d’antigènes solubles polysaccharidiques peut compléter le diagnostic dans le sang ou le liquide céphalorachidien.
Les pénicillines (amoxicilline), certaines céphalosporines injectables, les macrolides, les synergistines, les glycopeptides, certaines quinolones (lévofloxacine, moxifloxacine), la rifampicine sont les principaux antibiotiques prescrits au cours des infections à pneumocoques. Toutefois le développement de souches résistantes aux pénicillines et aux macrolides est de plus en plus fréquent.
Il existe un vaccin préventif, de type polysaccharidique, recommandé chez les sujets à risques.
Syn. Streptococcus pneumoniae
vaccin contre les infections à pneumocoque l.m.
Streptococcus pneumoniae vaccine
→ vaccin infections à pneumocoque
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin infections à pneumocoque l.m.
Streptococcus pneumoniae vaccine
Vaccin de type polysaccharidique associant les antigènes soit de 7, soit de 23 sérotypes de pneumocoques les plus fréquemment rencontrés au cours des infections pneumococciques invasives (bactériémie, méningite, pneumonie).
Le vaccin conjugué est indiqué dans la prévention des infections invasives à pneumocoques, chez le nourrisson et les patients à risque (splénectomie, drépanocytaires, immunodéprimés...) (vaccin à 13 valences) et le vaccin polysaccharidique l’est pour les personnes de plus de soixante-cinq ans (vaccin à 23 valences).
La protection dure 9 ans et la revaccination faite avant 3 ans fait courir un risque anaphylactique.
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin anti-infections à pneumocoque l.m.
Streptococcus pneumoniae vaccine
Syn. vaccin infections à pneumocoque
→ vaccin infections à pneumocoque
[D1, E1]
Édit. 2019
Haemophilus influenzae
Haemophilus influenzae
Bactérie à Gram négatif de la famille des Pasteurellaceae, dont la pathogénicité pour l'Homme est une cause majeure de méningite chez l'enfant.
Haemophilus influenzae est un commensal des voies aériennes supérieures. Cette bactérie est une cause, principalement chez l'enfant, de méningites, d'otites aiguës, de sinusites, de pneumopathies, de bronchites et d'épiglottites. Elle provoque aussi, au cours des viroses respiratoires, tant chez l’adulte que chez l’enfant, des surinfections bronchiques et pulmonaires, en particulier chez les sujets présentant des facteurs de risque. Elle détermine plus rarement des bactériémies, des ostéo-arthrites, des infections génitales. Le sérotype b (Hib) se montre le plus pathogène pour l'Homme.
Une vaccination préventive, à l’aide d’un vaccin polyosidique, permettrait d’éviter la survenue, chez le nourrisson, de la méningite purulente provoquée par ce sérotype. Le recours à une antibiothérapie préventive chez les sujets contacts et surtout l'usage de ce vaccin a permis de réduire fortement l'incidence des infections à Hib depuis les années 1980.
→ vaccin Haemophilus influenzae type b
[D1,D3]
Édit. 2015
vaccin anti-Haemophilus influenzae type b l.m.
Haemophilis influenzae type b vaccine
Syn. vaccin Haemophilus influenzae type b
→ vaccin Haemophilus influenzae type b
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin contre l'Haemophilus influenzae type b l.m.
Haemophilis influenzae type b vaccine
→ vaccin Haemophilus influenzae type b
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin Haemophilus influenzae type b l.m.
Haemophilis influenzae type b vaccine
Vaccin constitué du polyoside capsulaire, couplé avec une protéine porteuse, l’anatoxine tétanique.
Bien toléré, il est destiné à prévenir les infections invasives à Haemophilus influenzae de type b, chez le nourrisson à partir de deux mois, en particulier la méningite purulente.
La vaccination consiste en trois injections à un mois d’intervalle, avec un rappel un an plus tard ; elle est souvent couplée aux vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche.
→ Haemophilus influenzae, anatoxine tétanique
[D1, E1]
Édit. 2019
Haemophilus
Haemophilus
Genre de bacilles à Gram négatif, aéro-anaérobies, appartenant à la famille des Pasteurellaceae.
Ces bactéries font partie de la flore de la cavité buccopharyngée et sont responsables d’infections invasives variées, survenant tant en milieu communautaire qu’à l’hôpital.
Haemophilus aphrophilus est à l'origine d’endocardites à porte d’entrée dentaire et d’abcès cérébraux mais également d’autres infections systémiques.
Haemophilus ducreyi (bacille de Ducrey) est l’agent du chancre mou.
Haemophilus influenzae, est surtout responsable, chez l’enfant et le nourrisson, de méningites purulentes.
Le pouvoir pathogène d’Haemophilus parainfluenzae est proche de celui d’H. influenzae mais sur un mode atténué. Cette bactérie est surtout responsable d’endocardites subaigües.
[D1,D3]
Édit. 2015
Haemophilus vaginalis
Haemophilus vaginalis
[D1]
Édit. 2015