photothérapie UVB l.f.
UVB phototherapy
Technique de photothérapie utilisant des sources lumineuses artificielles émettant principalement dans la longueur d'onde des ultraviolets B pour l’effet thérapeutique de ces radiations.
On distingue la photothérapie conventionnelle utilisant des lampes UVB à large spectre de 290 à 320 nm, la photothérapie sélective utilisant des lampes n'émettant qu'à partir de 300 nm et la photothérapie UVB à spectre étroit utilisant des lampes émettant autour de 313 nm. Actuellement la photothérapie UVB est surtout indiquée dans le traitement du psoriasis.
Syn. actinothérapie
photodermatose n.f.
photodermatitis
Maladie cutanée dans laquelle intervient une photosensibilité.
En fonction du rôle joué par la lumière, les photodermatoses peuvent être classées en quatre groupes :
1. les photodermatoses idiopathiques acquises telles que lucite estivale bénigne, lucite polymorphe, hydroa vacciniforme de Bazin, urticaire solaire, dermatose actinique chronique, etc., où la lumière est l'élément essentiel responsable du déclenchement et de l'expression de la maladie;
2. les génophotodermatoses et maladies métaboliques du type porphyries, troubles de la réparation de l'ADN (xeroderma pigmentosum), troubles du métabolisme du tryptophane, syndrome de Rothmund-Thomson, etc., où la photosensibilité n'est qu'un des signes de la maladie;
3. les photosensibilisations caractérisées par des manifestations cutanées où il existe une interaction de la lumière avec une substance photosensibilisante et dont le mécanisme est de nature soit phototoxique ("super coup de soleil"), soit photoallergique (réaction d'eczéma);
4. les dermatoses aggravées par l'exposition solaire ou dermatoses photoaggravées : lupus érythémateux, acne aestivalis, dermatomyosite, etc.
A. von Rothmund Jr., ophtalmologiste allemand (1868) ; M. S. Thomson, dermatologiste britannique (1923 et 1936)
Syn. actinodermatose, actinite, lucite
photodermatose printanière juvénile l.f.
juvenile spring eruption
Forme rare de photodermatose idiopathique, caractérisée par une éruption papulovésiculeuse, croûteuse et prurigineuse des oreilles, survenant classiquement lors d'un froid matin printanier.
La photodermatose printanière juvénile semble déclenchée à la fois par l'exposition solaire et le froid, et atteint principalement le garçon, vraisemblablement du fait de la coiffure dégageant les oreilles. Plus rarement, il existe en plus une atteinte du dos des mains et de la face d'extension des poignets : c'est la forme bipolaire, qui pose un problème diagnostique avec une lucite polymorphe débutante ou un hydroa vacciniforme de Bazin. Son évolution est bénigne marquée par une guérison spontanée sans cicatrices, avec toutefois la possibilité de survenue de quelques récidives printanières.
W. Burckhardt, dermatologiste suisse (1942)
UVB sigle m.p. pour ultraviolets B
UVB, ultraviolets B
Partie du rayonnement ultraviolet qui traverse le quartz et qui est arrêtée par le verre, dont les longueurs d'onde sont comprises entre 290 et 320 nm.
Les UVB permettent la synthèse de la vitamine D3 Ils sont les principaux responsables de la photocarcinogénèse
cutanée et après exposition solaire du « coup de soleil », du bronzage cutané, de l'épaississement épidermique. Ils sont plus rarement impliqués
dans la survenue des photodermatoses.
Ils sont utilisés, soit en spectre total, soit en sélectionnant certaines longueurs d'onde (311 nm en particulier),
pour le traitement du psoriasis, du prurit des patients hémodialysés, du prurigo des sujets porteurs du virus
d'immunodéficience acquise, etc.
→ vitamine D3, photocarcinogénèse, photodermatose photothérapie UVB, psoriasis, prurit des hémodialysés, prurigo
photothérapie n.f.
phototherapy, light treatment
Ensemble de méthodes de traitement utilisant l'action de la lumière pour son effet thérapeutique propre : celui-ci est lié à l'absorption du rayonnement par certaines molécules appelées chromophores présentes dans l'organisme.
On distingue d'une part l'héliothérapie, ou actinothérapie, dont la source lumineuse est la lumière du soleil, et d'autre part les techniques plus récentes qui utilisent des sources artificielles émettant soit des rayons ultraviolets (UVB ou UVA, ou les deux), soit de la lumière visible (lumière bleue ou blanche dans l'ictère néonatal qui assure la dégradation de la bilirubine avec un maximum d’efficacité à 460 nm) ou des rayons infrarouges. La photothérapie est à distinguer de la photochimiothérapie.
Syn. luminothérapie
photothérapie dynamique l.f.
photodynamic therapy (PDT)
Approche thérapeutique de la dégénérescence maculaire de forme humide ou exsudative consistant en l'injection intraveineuse d'un colorant photosensibilisateur qui, activé par le laser, permet de détruire de manière ciblée les vaisseaux nouvellement formés sous la rétine.
Le laser utilisé est un laser en émission continue, de puissance très faible et d'une longueur d'onde complémentaire de celle du ICG (indocyanine green).
Le but est de moins endommager les tissus adjacents à la rétine et à la choroïde que ne le fait le traitement au laser tel qu'il est couramment pratiqué jusqu'à présent. Cela permettrait de traiter par coagulation au laser un plus grand nombre de patients. Cette question fait en ce moment l'objet d'études de grande envergure.
photothérapie dynamique topique à l'acide delta aminolevulinique (ALA) l.f.
Méthode basée sur le principe de la photosensibilisation, c'est-à-dire sur l’activation d’un chromophore par la lumière, utilisée pour le traitement des cancers et précancers cutanés non mélaniques.
Le photosensibilisant est un chromophore endogène, la protoporphyrine IX synthétisée dans toutes les cellules, dont les kératinocytes, à partir de l’ALA.
L’application d’ALA sur la peau entraîne, par excès de substrat, l’accumulation de protoporphyrine IX dans les cellules. L’absorption de l’ALA se fait électivement par les cellules à renouvellement rapide et par les cellules cancéreuses, induisant ainsi une accumulation élective de protoporphyrine IX dans ces cellules et, en conséquence, une certaines électivité de l’action thérapeutique. L’absorption est facilitée par la méthylation de l’ALA. L’activation par une lumière visible (rouge ou bleue) de la protoporphyrine IX ainsi accumulée dans la cellule déclenche une réaction photodynamique avec production d’une grande quantité d’oxygène singulet, aboutissant à la mort cellulaire.
En pratique, une crème à base d’ALA ou d’un de ses dérivés méthylés (Metvix® ou Metvixia®) est appliquée sous pansement occlusif pendant trois heures sur la zone cutanée à traiter, puis cette zone est illumintée par une source lumineuse, le plus communément une diode électro-luminescente.
Les indications actuellement retenues par l’AMM pour cette méthode thérapeutique sont les kératoses actiniques fines non kératosiques et non pigmentées du visage et du cuir chevelu, le carcinome basocellulaire superficiel et non récidivant du cou et des membres, mais aussi la maladie de Bowen non pigmentée chez les sujets immunocompétents lorsque le traitement chirurgical est impossible.
photothérapie UVA l.f.
UVA phototherapy
Technique d'irradiation utilisant l'absorption par certaines molécules de la peau des rayons ultraviolets A pour leur effet thérapeutique.
Moins efficace que la PUVAthérapie ou que la photothérapie UVB, la photothérapie UVA est un traitement de seconde intention. Dans les dermatites atopiques sévères, l'association UVA - UVB semble la plus efficace.