phosphatase alcaline l.f.
Monophosphoestérase active à pH alcalin et généralement fixée aux membranes cellulaires
Le terme phosphatase alcaline englobe de nombreuses espèces moléculaires correspondant aux produits d'au moins trois gènes différents et ayant subi diverses modifications post traductionnelles. En biologie médicale, des techniques électrophorétiques peuvent permettre de séparer les isoenzymes du sérum en trois fractions : hépatique, osseuse et intestinale.
L’activité phosphatase alcaline dans le sérum normal est de 40 à 120 UI/L. On observe une augmentation des activités sériques des phosphatases alcalines essentiellement en pathologie hépatique (cirrhose, cholestase, hépatocarcinome et métastases hépatiques) et en pathologie osseuse (ostéomalacie, maladie de Paget, hyperparathyroïdie, tumeurs primitives ou métastases). Pour les pathologies hépatiques, les concentrations sériques les plus élevées sont observées dans les cholestases extra-hépatiques. Pour les pathologies osseuses, c’est la maladie de Paget qui donne les augmentations les plus importantes
phosphatase alcaline leucocytaire l.f.
leukocyte alkaline phosphatase
Enzyme présente dans les membranes des vésicules sécrétoires des leucocytes (particulièrement des polynucléaires neutrophiles), capables de se porter très rapidement sur les membranes cytoplasmiques.
L'élévation brutale de l'activité phospha
Sigle : PAL
phosphatase alcaline thermostable l.f.
thermostable alkaline phosphatase
Enzyme d'origine placentaire dont le dosage dans le sérum ou le liquide amniotique apprécie la fonction placentaire et dont le taux augmente normalement pendant la grossesse.
réserve alcaline l.f.
alkaline reserve
Théoriquement, ensemble des constituants du plasma sanguin tels que bicarbonate de sodium, phosphate disodique, protéines, qui peuvent neutraliser des acides.
En fait ce terme a été proposé par Van Slyke pour désigner les ions bicarbonate (hydrogénocarbonate) qui sont les plus importants de ces composés capables de s'opposer à une acidose fixe.
La réserve alcaline contribue au maintien du pH plasmatique dans les limites normales. On la mesure par le volume de CO2 dégagé par un acide sulfurique ou lactique). Cette terminologie peu correcte a été remplacée par celle de "bicarbonate standard", défini comme la concentration de l'ion bicarbonate en mEq/L de plasma ou de sang total qui a été équilibré à une pCO2 de 40 mm Hg et à 37° C : il est normalement compris entre 21 et 25 mEq/L, et s'abaisse en cas d'acidose fixe.
résistance à la dénaturation alcaline (test de) l.m.
alkali denaturation test
Méthode de dosage de l'hémoglobine fœtale reposant sur sa résistance à la dénaturation alcaline, supérieure à celle de l'hémoglobine A.
Il consiste à mesurer la proportion d'hémoglobine restant dans un hémolysat après précipitation de l'hémoglobine A par une exposition à un pH alcalin pendant un temps donné précis. La sensibilité de ce test n'est pas uniforme dans toute la gamme de concentration et il tend à être remplacé par des dosages par chromatographie haute performance sur échangeur d'ions.
Syn. test de Singer, test de Betke
phosphatase acide prostatique (PAP) l.f.
prostatic acid phosphatase
Enzyme qui catalyse l'hydrolyse d'esters phosphoriques à pH acide, qu'on trouve sécrété par la prostate lors d'un processus néoplasique.
La fraction tartrate-labile des phosphatases acides a été longtemps le seul marqueur sérique disponible de l'adénocarcinome prostatique.
Il manquait néanmoins de sensibilité, le taux ne s'élevant que dans les cancers évolués. Il a depuis été remplacé par le dosage du taux de PSA, beaucoup plus sensible.
Sigle : PAP
déficit en glucose-6-phosphatase l.m.
glucose-6-phosphatase deficiency
[C1, Q2]
Édit. 2020
glucose-6-phosphatase n.f.
glucose-6-phosphatase
Enzyme catalysant l'hydrolyse du glucose-6-phosphate en glucose et acide phosphorique.
Il est présent dans le foie, où il joue un rôle physiologique important dans la libération du glucose par cet organe.
L'absence congénitale de cet enzyme entraîne une glycogénose hépatorénale, la maladie de von Gierke.
E. von Gierke, anatomopathologiste allemand (1929)
hexose-phosphatase n.f.]
hexose phosphatase
Enzyme catalysant l'hydrolyse d'un hexose-phosphate en hexose et acide phosphorique.
Par ex. la glucose-6-phosphatase hépatique qui libère le glucose sécrété par le foie.
phosphatase n.f.
phosphatase
Enzyme catalysant l'hydrolyse d'une liaison phosphorique.
On range parmi les phosphatases les phosphomonoestérases, les phosphodiestérases, les osylphosphatases, les acylphosphatases et les pyrophosphatases. Il existe de très nombreuses phosphomonoestérases isodynames. Certaines ont un pH optimal alcalin (phosphatases alcalines du foie, de l'intestin, de l'os), d'autres acides (phosphatase prostatique).
Les phosphatases du sérum sanguin ont une origine multiple ; ce sont des isoenzymes ou des enzymes isodynames. Leur activité nécessite généralement la présence de l'ion Mg2+ ; elle est mesurée par l'hydrolyse du bêta-glycérophosphate ou du naphtylphosphate. Elle augmente dans de nombreuses circonstances pathologiques.
Syn. phospho-estérase
→ phosphatasémie, phosphomonoestérase
phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 5-phosphatase l.m.
Phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 5-phosphatase
Enzyme hydrolysant le phosphate en position 5 du phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate, phospholipide de la membrane cellulaire.
Des mutations du gène OCL1qui code cette enzyme sont responsables du syndrome de Lowe et de la maladie de Dent de type 2
→ Lowe (syndrome de), maladie de Dent, OCL1
phosphorylase-phosphatase n.f.
phosphorylase phosphatase
Enzyme catalysant l'hydrolyse des liaisons ester phosphorique de la phosphorylase a, la transformant en phosphorylase b ou déphosphophosphorylase.
Il est présent dans les tissus animaux, où il joue un rôle dans la régulation de l'activité des phosphorylases et, par suite, dans la dégradation du glycogène.
protéine phosphatase l.f .
protein phosphatase
Famille d’enzymes catalysant l’hydrolyse d’une protéine phosphorylée sur un résidu de sérine, thréonine ou tyrosine, libérant ainsi le phosphate et la protéine déphosphorylée.
On distingue notamment les protéine-phosphatases 1, spécifiques des protéines phosphorylées par la protéine-kinase A, les protéine-phosphatases 2A, peu spécifiques, et la protéine-phosphatase 2B ou calcineurine, dépendante du calcium et fortement exprimée dans les neurones.
L’action des protéines phophatases s’oppose à celle des protéine-kinases catalysant la phosphorylation d’une protéine en utilisant l’ATP comme donneur de phosphate.
Edit. 2018
Syn. phosphoprotéine phosphatase
→ calcineurine, protéine kinase
[C1]
protéine-phosphatase 1 1.f.p.
protein phosphatase 1
Edit. 2018
[C1]
protéine-phosphatase 2A 1.f.p.
protein phosphatase 2A
Edit. 2018
[C1]
protéine- phosphatase 2B 1.f
protein phosphatase 2B
Edit. 2018
Syn. calcineurine
[C1]
sérine-thréonine phosphoprotéine phosphatase PP1 n.f.
serine-threonine phosphoprotein phosphatase PP1
Enzyme de la famille des protéines-phosphatases, capable de déphosphoryler des protéines comportant des résidus d’acides aminés phosphorylés phosphosérine ou phosphothréonine.
La sérine-thréonine phosphoprotéine phosphatase PP1 est impliquée dans la régulation de l’activité de nombreuses protéines intervenant dans le cycle cellulaire, dans le métabolisme du glycogène, dans la contraction du cytosquelette et dans le fonctionnement de récepteurs et canaux ioniques.
tyrosine-phosphatase n.f.
tyrosine phosphatase
GTPase sigle pour guanosine triphosphate phosphatase l.f.
Enzyme intracellulaire hydrolysant la guanosine triposphate (GTP) en guanosine diphosphate (GDP) et acide phosphorique.
Elle joue un rôle important dans la modulation des signaux transduits par les récepteurs couplés aux protéines G.
→ guanosine triphosphate, guanosine diphosphate, récepteur, protéine G
deficit en glucose-6-phosphatase
l.m.
glucose-6-phosphatase deficiency
[C1, Q2]
Édit. 2020
acide palmitique-acide oléique (rapport) l.m.
palmitic acid-oleic acid ratio
Concentrations relatives, dans le liquide amniotique prélevé par amniocentèse, de deux des constituants de la lécithine, qui participent à la structure du surfactant et donc, par ses propriétés tensio-actives, à la maturation du poumon fœtal.
La prépondérance de l'acide palmitique sur l'acide oléique à partir de 35 semaines d'aménorrhée atteste d'une concentration de surfactant suffisante pour maintenir à la naissance l'ampliation des alvéoles pulmonaires et éviter par conséquent la maladie des membranes hyalines.
[C2,K1,O6]
Édit. 2017