pancréas divisum l.m.
pancreas divisum
Absence de fusion du segment ventral et du segment dorsal du pancréas, anomalie relativement fréquente puisqu'elle est retrouvée sur 5% environ des cholangio-pancréatographies rétrogrades endoscopiques.
Cette technique permet d'en faire le diagnostic en montrant le canal du segment ventral fin et court alors que l'opacification de la papille accessoire montre un canal de Santorini drainant tout le segment dorsal. Le pancréas divisum est considéré comme une simple variante anatomique sans conséquence, mais certains auteurs pensent qu'elle peut être responsable de poussées de pancréatite aigüe en raison d'une hyperpression dans le canal dorsal en amont d'une sténose de la papille accessoire : d'où les propositions de sphinctérotomie endoscopique ou chirurgicale de cette papille.
artère de la queue du pancréas l.f.
arteria caudae pancreatis (TA)
artery to tail of pancreas
Branche collatérale de l’artère liénale vascularisant la queue du pancréas.
bord antérieur du corps du pancréas l.m.
margo anterior corporis pancreatis (TA)
anterior border of body of pancreas
Bord antérieur et inférieur du corps du pancréas qui limite en avant la face inférieure de l’organe.
Il donne attache au mésocôlon transverse. Il est longé par l’artère pancréatique inférieure.
Édit. 2017
bord inférieur du corps du pancréas l.m.
margo inferior corporis pancreatis (TA)
inferior border of body of pancreas
Bord postérieur et inférieur qui sépare les faces inférieure et postérieure du corps du pancréas.
Édit. 2017
bord supérieur du corps du pancréas l.m.
margo superior corporis pancreatis (TA)
superior border of body of pancreas
Bord du pancréas qui sépare les faces antérieure et postérieure de la glande.
Il est en rapport à son extrémité droite avec le tronc coeliaque et l’ensemble nerveux constitué par le plexus coeliaque, les ganglions coeliaques, aortico-rénaux et mésentériques supérieurs (plexus solaire). A son extrémité gauche il est échancré par le passage des vaisseaux spléniques.
Édit. 2017
cancer du pancréas l.m.
pancreatic cancer
L’adénocarcinome est le type histologique le plus fréquent. Les symptômes dépendent de la localisation de la tumeur. Pour les cancers siégeant dans la tête du pancréas, les signes les plus fréquents sont des douleurs, un amaigrissement et un ictère. Les adénocarcinomes de la partie gauche du pancréas sont plus rares et révélés à un stade plus tardif par des douleurs traduisant un envahissement de la région cœliaque ou rétro péritonéale.
Son incidence était d’environ 9000 nouveaux cas par an (INVS 2011) en France et de 14.000 nouveaux cas en 2017. Son incidence augmente, surtout chez la femme, avec une atteinte un peu supérieure chez l’homme (8 pour 100 000) que chez la femme (5,8 pour 100 000). Malgré les progrès récents, son pronostique reste mauvais avec une survie de 10 % à 5 ans. Il est responsable de presque autant de décès par an. Sa fréquence augmente après cinquante ans et culmine dans la septième décade. Les principaux facteurs de risque sont la pancréatite chronique et le tabagisme. Les tumeurs de la tête du pancréas s'accompagnent fréquemment d'un ictère précédé ou accompagné d'un prurit, avec une dilatation importante de la vésicule et des voies biliaires intra et extra-hépatiques. Les métastases sont surtout ganglionnaires et hépatiques. Le diagnostic repose sur la tomodensitométrie examen de première intention avec des séquences spécifiques qui permettent de préciser le stade de la tumeur et son extension vasculaire. L’aspect typique est celui d’une double dilatation biliaire et wirsungienne dans les cancers de la tête. La description précise des signes d’envahissement vasculaire ou veineux est essentielle pour le bilan de résécabilité de la tumeur. L'écho-endoscopie est utile pour caractériser la tumeur et surtout la biopsier pour affirmer le diagnostic en cas de chimiothérapie néo adjuvante et avant chimiothérapie en cas de tumeur non résécable d’emblée. Dans les cancers non métastatiques, le bilan permet de classer les tumeurs en résécable, de résécabilité limite et localement avancé en fonction de l’atteinte des vaisseaux péri tumoraux. Si la tumeur est opérable, il est primordial de réaliser une IRM hépatique pour s’assurer de l’absence de métastases hépatiques. Même après chirurgie à visée curatrice, une chimiothérapie adjuvante de 6 mois par FOLFIRINOX est le standard pour les malades en bon état général. Elle améliore significativement la survie globale qui, à 5 ans, a doublé (20 % versus 10 %). La chimiothérapie néoadjuvante a permis aux tumeurs non récécables d’emblée de devenir résécables. La chimiothérapie dans les indications palliatives a également amélioré significativement le pronostic.
→ adénocarcinome, pancréatite chronique
[F2, L1]
Édit. 2020
cancer du pancréas exocrine l.m.
exocrine pancreatic cancer
Adénocarcinome ductal siégeant le plus souvent dans la tête du pancréas à latence clinique habituelle, les symptômes révélateurs les plus fréquents étant les douleurs, l'amaigrissement et l'ictère.
Les métastases sont surtout ganglionnaires et hépatiques.
Le diagnostic repose sur l'échographie, la tomodensitométrie et l'écho-endoscopie et peut être confirmé par la ponction guidée sous imagerie. Les tumeurs de la tête du pancréas s'accompagnent presque constamment d'un ictère précédé ou accompagné d'un prurit, avec une dilatation importante des voies biliaires intra et extra-hépatiques et une grosse vésicule. Le pronostic est mauvais puisque la survie nette standardisée sur l'âge est de 10 % à 5 ans. La seule possibilité thérapeutique efficace est l'exérèse chirurgicale d'une tumeur limitée.
[F2, L1]
Édit. 2020
col du pancréas l.m.
collum pancreatis (TA)
neck of pancreas
Segment rétréci du pancréas entre la tête et le corps.
Syn. anc. isthme du pancréas
[A1]
Édit. 2015
corps du pancréas l.m.
corpus pancreatis (TA)
body of pancreas
Partie moyenne et médiane du pancréas comprise entre l’isthme et la queue du pancréas.
Moulé sur les organes voisins il comporte trois faces : une face antéro-inférieure marquée par les empreintes duodéno-jéjunale, de l’intestin grêle et du côlon transverse ; une face antéro-supérieure en rapport avec l’estomac dont la sépare le récessus omental inférieur ; une face postérieure qui répond à droite à l’origine de l’artère mésentérique supérieure, à la veine liénale, à la partie terminale de la veine gastrique gauche et à la veine rénale gauche ; cette face postérieure est parcourue par l’artère liénale et la veine liénale accompagnées des nœuds lymphatiques de la chaîne liénale ; par l’intermédiaire du fascia d’accolement elle répond de droite à gauche aux organes rétropéritonéaux : aorte, pilier gauche du diaphragme, pédicule rénal, glande suprarénale et rein gauches.
[A1]
Édit. 2015
crochet du pancréas l.m.
→ processus unciforme du pancréas
[A1]
Édit. 2015
cystadénome mucineux du pancréas l.m.
mucinous cystadenoma of pancreas
Le cystadénome mucineux du pancréas peut être de découverte fortuite ou être révélé par des douleurs abdominales, la palpation d’une masse abdominale ou une compression de la voie biliaire principale ou du canal pancréatique.
Dans sa forme typique, il s’observe chez la femme de 40-50 ans dans plus de 90 % des cas (la prédominance féminine est encore plus marquée que dans le cas du cystadénome séreux). Il siège préférentiellement dans la partie corporéo-caudale du pancréas. Il est macrokystique dans 80 % des cas, ne communique pas avec le canal pancréatique. A l’imagerie, la paroi se rehausse après injection de produit de contraste. La paroi plus ou moins épaisse peut être le siège de nodules ou de végétations. Le diagnostic de certitude doit être obtenu si besoin par l’écho-endoscopie complétée par une ponction avec dosage des enzymes pancréatiques et des marqueurs tumoraux. L’étude cytologique montre la présence de cellules muco-sécrétantes et un stroma de type ovarien très évocatrice du diagnostic et permettant d’éliminer une TIPMP (tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas).
Contrairement au cystadénome séreux, le cystadénome mucineux est une tumeur potentiellement maligne, susceptible de dégénérer en cystadénocarcinome mucineux. Il doit donc être opéré et réséqué.
→ cystadénome séreux du pancréas, tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas
[F5,F2,L1]
cystadénome séreux du pancréas l.m.
serous cystadenoma of pancreas
Le cystadénome séreux du pancréas, de découverte le plus souvent fortuite par l’imagerie chez la femme âgée de 60-70 ans est une lésion bénigne qui ne dégénère pas et ne doit donc pas être opérée.
Siégeant au niveau de la tête du pancréas, entre deux et six cm diamètre, il a un aspect caractéristique en rayon de miel, fait de petits kystes millimétriques séparés par des travées fibreuses.
Lorsqu’il est atypique à l’imagerie, d’aspect macrokystique, il doit être distingué des autres lésions kystiques du pancréas, pseudo kyste et surtout cystadénome mucineux et TIPMP (tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas). Il se différencie des cystadénomes mucineux par l’absence de rehaussement vasculaire et des TIPMP par le caractère non communiquant du kyste avec le canal pancréatique. Dans les cas de diagnostic difficile, la ponction échoguidée du kyste avec dosage des marqueurs tumoraux pancréatiques, des enzymes et l’étude cytologique peut être utile.
→ cystadénome mucineux du pancréas, tumeur intracanalaire papillaire mucineuse du pancréas
[F5,L1]
échancrure duodénale du pancréas l.f.
Syn. incisure pancréatique
[A1, L1]
Édit. 2019
exploration fonctionnelle du pancréas l.f.
pancreatic function test
Méthode permettant d'apprécier qualitativement et quantitativement la valeur des secrétions pancréatiques.
L'apparition d'explorations morphologiques modernes comme la tomodensitométrie, la pancréatographie rétrograde endoscopique et l'échoendoscopie, a considérablement réduit la place des explorations traditionnelles.
Le seul examen fait couramment est le dosage de la stéatorrhée qui n'est interprétable que si le régime est supplémenté en beurre et le recueil des selles fait sur 2 ou mieux 3 jours. Il s'agit d'une exploration indirecte de la fonction pancréatique puisqu'il existe des causes extrapancréatiques d'élévation de la stéatorrhée. Le dosage du chymotrypsinogène fécal peut également être utile. Les autres explorations sont : l'étude de la sécrétion pancréatique par tubage duodénal et stimulation du pancréas par la sécrétine ou la céruléine, méthode la meilleure mais qui est longue, agressive, couteuse et non standardisée ; le recueil par une sonde placée à l'angle de Treitz des sécrétions digestives après un repas d'épreuve (repas de Lundh), méthode moins précise et comportant l'inconvénient d'une intubation ; les méthodes sans intubation comme le PABA-test ou le test au dilaurate de fluorescéine dont la sensibilité est souvent insuffisante pour permettre le diagnostic d'une insuffisance pancréatique débutante.
G. Lundh, chirurgien suédois (1965)
→ cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique, stéatorrhée, chymotrypsinogène, sécrétine
[B3,L1]
Édit. 2018
face antérieure du corps du pancréas l.f.
→ face antéro-supérieure du corps du pancréas, corps du pancréas
[A1]
Édit. 2017
face antéro-inférieure du corps du pancréas l.f.
facies anteroinferior corporis pancreatis (TA)
antero-inferior surface of body of pancreas
Syn. anc : face inférieur du corps du pancréas
[A1]
Édit. 2017
face antéro-supérieure du corps du pancréas l.f.
facies anterosuperior corporis pancreatis (TA)
antero-superior surface of body of pancreas
Syn. anc : face antérieure du corps du pancréas
[A1]
Édit. 2017
face inférieure du corps du pancréas l.f.
→ face antéro-inférieure du corps du pancréas
[A1]
Édit. 2017
face postérieure du corps du pancréas l.f.
facies posterior corporis pancreatis (TA)
posterior surface of body of pancreas
[A1]
Édit. 2017
fibrose kystique du pancréas l.f.
cystic fibrosis of the pancreas
Forme grave de mucoviscidose avec troubles métaboliques liés à l'insuffisance des sécrétions interne et externe.
[L1]
Édit. 2018
isthme du pancréas l.m.
pancréas n.m.
pancreas (TA)
pancreas
Glande digestive à sécrétion externe et interne communiquant avec le duodénum par ses canaux excréteurs, le conduit pancréatique et le conduit pancréatique accessoire.
Le pancréas s’étend transversalement en avant des gros vaisseaux prévertébraux et du rein gauche depuis la partie descendante du duodénum jusqu’à la rate. Il précroise la deuxième vertèbre lombaire. Il est recouvert par le péritoine de la paroi abdominale postérieure. de forme allongée, il comporte une extrémité droite, la tête du pancréas, une partie moyenne plus étroite et allongée, le corps du pancréas, réuni à la tête par le col du pancréas, et une portion terminale gauche, mince, la queue du pancréas. Son poids est de 70 à 80 grammes.
Le pancréas exocrine est formé d’acini glandulaires faits de cellules cubiques dont la partie apicale renferme des granulations acidophiles et sécrète les enzymes du suc pancréatique (trypsine, chymotrypsine, amylase, lipase…), et un système excréteur fait de canaux intercalaires, interlobulaires et extralobulaires, aboutissant au conduit pancréatique et au conduit pancréatique accessoire qui s’ouvrent dans la partie descendante du duodénum. L’activité exocrine du pancréas est sous la dépendance d’une action nerveuse, par l’intermédiaire du nerf vague et du nerf splanchnique, et d’une action endocrinienne, sécrétine notamment.
Le pancréas endocrine est constitué par les ilots pancréatiques formés d’amas cellulaires qui, par leur aspect clair, tranchent nettement sur le parenchyme acineux environnant. Les cellules alpha des ilots sécrètent le glucagon ; les cellules bêta sécrètent l’insuline. L’action endocrine du pancréas s’exerce par l’intermédiaire d’une sécrétion hormonale complexe, l’insuline et le glucagon, jouant un rôle essentiel dans le métabolisme des glucides.
pancréas aberrant l.m.
aberrant pancreas, accessory or heterotopic pancreas
Présence de tissu pancréatique en dehors de la région anatomique normale du pancréas : les sièges les plus fréquents sont la sous-muqueuse de l'antre gastrique et du duodénum.
Le diagnostic se fait sur les données endoscopiques et écho-endoscopiques. Le pancréas aberrant est le plus souvent asymptomatique et est découvert fortuitement mais il peut être responsable de douleurs pseudo-ulcéreuses, d'hémorragies digestives en cas d'ulcération locale ou de sténose du pylore.
Syn. pancréas accessoire ou hétérotopique
pancréas accessoire l.m.
pancreas accessorium (TA)
accessory pancreas
Petite glande pancréatique aberrante, située le plus souvent dans la paroi gastrique duodénale ou jéjunale.
pancréas annulaire l.m.
annular pancreas
Anomalie congénitale dans laquelle un segment de parenchyme pancréatique entoure le duodénum, complètement ou partiellement.
Elle est exceptionnellement responsable de sténose duodénale.
Le diagnostic repose sur la tomodensitométrie et l'écho-endoscopie et surtout sur la cholangio