Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

75 résultats 

marquage n.m.

labelling

1) En biologie, introduction de radicaux ou d'atomes reconnaissables, grâce p. par exemple à un isotope radioactif, dans une molécule afin de pouvoir la repérer.
2) En cytologie, technique de mise en évidence des corps cellulaires ou de leurs prolongements ou de groupes cellulaires impliqués dans une activité commune.
Les marqueurs utilisés sont les plus divers. On peut citer le carbone radioactif, plusieurs acides aminés métaboliques marqués par un atome radioactif (radioautographie ou autoradiographie), le 2-désoxyglucose, de très nombreux pigments ou colorants (jaune lucifer), parfois électrosensibles. Plus récemment s'est développée l'utilisation de révélateurs de l'activité enzymatique d'une région (cytochrome oxydase), de la mesure du débit sanguin cérébral, de l'affinité élective de certaines populations cellulaires pour des virus. Ces techniques révèlent des ensembles fonctionnels car elles ne perturbent pas l'activité physiologique. En pratique neurologique, certains marqueurs sont incorporés par tous les neurones d'une catégorie, d'autres sont incorporés en fonction du niveau d'activité neuronale.

Étym. du scandinave merki  et du francique  markôn : marquer, tracer

sonde nucléique, colonne de dominance oculaire, blobule de cytochrome oxydase

marquage CE l.m.

EC marking

Marquage apposé sur les dispositifs médicaux qui ont satisfait aux exigences essentielles de sécurité et de performance fixées par une Directive européenne en 1993 concernant les dispositifs médicaux (Loi du 18-1-94).
Il doit obligatoirement avoir la forme déposée : lettres C E en blanc, sur fond quadrillé.
Si le marquage est réduit ou agrandi, les proportions figurées dans le dessin gradué sont à respecter. Les différents éléments du marquage CE doivent avoir sensiblement la même dimension verticale, qui ne peut être inférieure à 5 millimètres sauf pour les très petits dispositifs.
 

accessoire de dispositif médical, dispositif médical, mise sur le marché des dispositifs médicaux, organisme habilité pour le marquage, sécurité, performance (exigences essentielles de)

marquage par translation de brêche l.m.

nick translation labelling

Introduction de nucléotides marqués dans un ADN par remplacement d'un brin à l'aide d'une ADN-polymérase I modifiée.
Le remplacement débute au niveau d'une coupure d'un seul brin produite à l'aide d'une endonucléase.

translation de brêche ou d'entaille

micro-organisme n.m.

microorganism

Organisme vivant visible seulement au microscope.
Les micro-organismes sont les bactéries, les algues et champignons microscopiques, les protozoaires. On y inclut aussi les virus bien que ce ne soit pas des organismes.

Étym. gr. mikros : petit ; organon : ouvrage, organe

Syn. microbe, germe

eucaryote, procaryote

oxygène dans l'organisme (transport de l') l.m.

body oxygen transport

Modalités selon lesquelles l'oxygène (dioxygène) est amené aux cellules à partir de l'air.
Par la ventilation l'oxygène pénètre dans le corps humain par les voies aériennes et dans les poumons. Là, 0,15% seulement se dissolvent dans le sang, tout le reste se fixant sur les hématies, qui sont donc les transporteurs obligatoires. Dans les capillaires, le contact des hématies avec des milieux à faible pression partielle d'oxygène et des échanges avec le gaz carbonique font passer l'oxygène dans le liquide interstitiel. Il traverse les membranes cellulaires puis mitochondriales. Il entre ainsi dans les mitochondries riches en enzymes respiratoires et intervient dans des chaînes d'oxydoréduction libératrices d'énergie (p. ex. le cycle de Krebs).
Pour un sang normal le transport d’oxygène dépend de l'intensité de la ventilation alvéolaire, VA', et du débit cardiaque, Q'. Comme ces deux fonctions sont en série, il existe un optimum pour un rapport VA'/Q'=0,8 dans les conditions normales et si le sang est normal. Si VA'/Q' =1 il faut 20 mL de sang ou d'air pour transporter 1 mL d’oxygène. Si VA'/Q'=2 il faut 40 mL d'air et 20 ml de sang pour transporter 1 mL d’oxygène et si le rapport vaut 0,1 il faut au contraire 10 mL d'air et 100 mL de sang pour 1 mL d’oxygène. Si la concentration en hémoglobine est plus forte le débit sanguin doit être réduit en conséquence ; de même, la concentration de l'air en O2 étant réduite, la ventilation doit être augmentée mais l'optimum du rapport VA'/Q'reste voisin de 1. Dans les conditions hyperbares, la dissolution de l'oxygène augmente proportionnellement à la PAO2, ce qui favorise un peu le transport d’oxygène.
Dans les conditions de pression normales, un gramme d'hémoglobine fixe 1,38 mL d’oxygène, soit 20 mL d’oxygène sur 100 mL de sang chez le sujet sain pour saturer en O2 le sang alvéolaire, soit 200 mL d’oxygène par L de sang. La consommation d’oxygène normale au repos du sujet normal étant de 300 mL/min la circulation doit fournir 1,5 L/min de sang saturé en O2. Mais la saturation du sang veineux mêlé est de l'ordre de 65%, les tissus n'utilisent donc qu'environ 1/3 de l’oxygène fourni par le sang : il faut donc un débit cardiaque trois fois plus grand, soit 1,5 x 3 = 4,5 L /min.
L'insuffisance du transport de l’oxygène aboutit à une hypoxie tissulaire qui peut être locale par trouble vasculaire (ischémie) ou générale. Les trois principaux facteurs qui règlent le transport de l’oxygène sont la ventilation alvéolaire, le débit cardiaque et l'hématocrite, une incapacité de l'un d'eux peut être compensée dans une certaine mesure par les autres. Les signes d'insuffisance apparaissent d'abord en période de charge de la fonction respiratoire, particulièrement lors d'exercices physiques. Ces signes peuvent être liés à une compensation (p. ex. polypnée, hypertension artérielle, polycythémie).

hémoglobine, respiration, ventilation/perfusion (rapport), oxyphorique, Krebs (cycle de)

Édit. 2017

sensibilité d'un micro-organisme à un agent anti-infectieux l.f.

antibiotics sensitivity

Phénomène se traduisant par l’arrêt de la croissance ou la lyse d’un micro-organisme, tel qu’une bactérie ou un virus, en présence d’une quantité déterminée d’un agent anti-infectieux (antibiotique, antiviral, etc.).
Il s’oppose à la résistance (résistance aux antibiotiques, aux antiviraux, etc.).

eau pour dilution des solutions concentrées pour hémodialyse l.f.

water  for hemodialysis

Codifiée par la Pharmacopée Européenne, elle est obtenue à partir d’eau destinée à la consommation humaine par divers procédés appropriés (distillation, osmose inverse, échange d’ions).
Les conditions de préparation, de transfert et de conservation permettent de limiter le risque de contamination chimique et microbienne. Elle est souvent produite in situ et amenée aux postes de dialyse par des réseaux de distribution spécifique comportant des systèmes de filtration, d’adoucissement et de double osmose inverse. Elle doit répondre aux exigences de qualité chimique et microbiologique, définies dans la monographie de la Pharmacopée Française (acidité ou alcalinité, substances oxydantes, chlore total disponible, chlorures, fluorures, nitrates, sulfates, aluminium, ammonium, calcium, magnésium, métaux lourds, sodium).

Syn. eau pour hémodialyse

distillation de l'eau, osmose inverse, résines échangeuses d'ions

[C1, G5, M1]

Édit. 2019

agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs l.f.

national agency for radioactive waste

Agence créée au sein du Commissariat à l’énergie atomique par arrêté du 7 novembre 1979, ayant reçu par la Loi du 30 décembre 1991 - article 13- le statut d’établissement public industriel et commercial autonome (elle est également régie par la loi du 28 juin 2006 et par décret du 13 janvier 2010).
Les missions imparties à l’agence sont :
- établir tous les trois ans l’inventaire et la localisation des déchets radioactifs ;
- rechercher et étudier les questions d’entreposage et de stockage en profondeur des déchets de haute et moyenne radioactivité ;
- concevoir, implanter et assurer la gestion des centres d’entreposage et de stockage des déchets radioactifs ;
- collecter et prendre en charge les objets radioactifs provenant de la population française ;
- remettre en état les sites pollués par radioactivité ;
- diffuser en France et à l’étranger toutes informations utiles sur la radioactivité et la gestion des déchets radioactifs.
L’article 6 de la loi du 28 juin 2006 (article L542-1 et 2 du code de l’environnement) prescrit au Gouvernement d’établir tous les trois ans, un plan national pour la gestion des matières et des déchets radioactifs. Les organes de l’agence comprennent un conseil d’administration, un directeur général, un président, un commissaire du gouvernement, un comité financier, un conseil scientifique, une commission des marchés et une commission nationale des aides dans le domaine radioactif.
L’agence fonctionne dans les départements des Hauts-de-Seine, de la Manche, de l’Aube, de la Meuse et de la Haute-Marne.
Environ 2kg de déchets radioactifs (déchets dont la décharge est surveillée) sont rejetés tous les ans, en France, par chaque habitant.

H. Becquerel, physicien français (1852-1908), prix Nobel de physique en 1903 ;Marie Curie, physicienne française (1867-1934), prix Nobel de physique en 1903, prix Nobel de chimie en 1911

Sigle ANDRA

[B1,E1,E3]

Édit. 2017

agence nationale pour le développement de l'évaluation médicale l.f.

national agency for the development of the medical evaluation

Organisme privé, créé le 7 février 1990, régi par la loi du 1er juillet 1901, placé sous la tutelle du ministre chargé de la Santé qui a pour mission l’évaluation des stratégies et des techniques médicales, notamment en milieu hospitalier et en médecine ambulatoire.
Il diffuse des recommandations ainsi que les résultats de ses travaux et des recherches qu’il organise.

Sigle ANDEM

[E1,E3]

Édit. 2017

anesthésie pour cœlioscopie l.f.

anæsthesia for laparoscopic surgery

Technique d'anesthésie adaptée à la chirurgie cœlioscopique.
Pour assurer le passage des instruments et permettre à l'opérateur de voir, il faut insuffler du CO2 dans le péritoine (la pression peut être réduite par suspension de la paroi abdominale), mais cela gêne la ventilation en repoussant le diaphragme, surtout en position de Trendelenburg. Le risque d'embolie gazeuse exclut l'usage d'air pour gonfler le pneumopéritoine. C'est pourquoi on utilise le CO2 qui est moins dangereux, parce qu'il est très soluble dans le sang et les tissus. Mais le CO2 est cause d'acidose et son élimination importante par les poumons entraîne une certaine hypoxie. Il faut maintenir l'oxygénothérapie après la fin de l'intervention pendant toute la durée d'élimination du CO2. L'anesthésie pour cœlioscopie demande une ventilation contrôlée, sa surveillance et la réanimation nécessitent une grande vigilance.

Étym. gr. koilia : ventre ; skopeô : observer de haut ou de loin

[G1]

Édit. 2017

antibioprophylaxie pour greffe d'organe l.f.

Administration d’antibiotiques au donneur en état de mort cérébrale dès qu’est prise la décision de greffer un organe,

Cette administration n’a pas de justification scientifique mais elle est consacrée par l’usage. Elle consiste en l’administration de 1,5 à 2g de céphalosporine de type céfuroxime ou céfazoline à l’induction de l’anesthésie du donneur. Cette antibiothérapie peut être commencée dès le passage du donneur en état de mort cérébrale.

Étym. angl. antibiotic, du gr. anti : contre ; biotikos : qui sert à l’entretien de la vie

autorité centrale pour l'adoption internationale l.f.

central authority for the international adoption

Organisme chargé, auprès du Premier ministre, d’orienter et de coordonner l’action des administrations et des autorités compétentes en matière d’adoption internationale (Code de l’action sociale et des familles, art. L. 148-2).

avortement pour motif thérapeutique et psychisme l.m.

medically induced termination of pregnancy, and psychism

grossesse chez une patiente psychiatrique chronique, grossesse et complications psychiatriques

BBS6 gene sigle angl. pour Bardet-Biedl syndrome 4

Syn. MKKS gene

MKKS gene, BBS genes, protéines BBS

Édit. 2017

BCKDHA gene l.angl. pour branched chain keto acid dehydrogenase E1, alpha polypeptide

Gène, situé sur le locus chromosomique 19q13.1-13.2, codant pour une sous-unité alpha d’un complexe d’enzymes appelé branched-chain alpha-keto acid dehydrogenase, ou BCKD, intervenant dans la fragmentation des acides aminés – leucine, isoleucine et valine – provenant de l’alimentation et utilisés comme facteurs énergétiques.
De nombreuses mutations de ce gène entraînent la leucinose.

Syn. BCKDE1A, BCKDH E1-alpha, branched chain keto acid dehydrogenase E1, alpha polypeptide (maple syrup urine disease), MSUD1, ODBA_HUMAN

leucinose

Édit. 2017

centre régional pour l'enfance et l'adolescence inadaptées l.m.

Organisme privé, agréé par l’administration, chargé de la protection, des soins de l’éducation et de la réinsertion sociale des enfants et adolescents inadaptés, quels que soient la nature et le degré de l’inadaptation.
Il contribue à l’animation et à la coordination des organismes ayant des buts similaires, il forme des personnels utiles à sa mission, il peut créer et gérer des établissements.

Sigle CREAI

[E,O1,H4]

comité français d'éducation pour la santé l.m.

Association selon la loi de 1901 financée par le ministère de la santé, qui se consacre à l’organisation de campagnes nationales pour la prévention et la lutte contre les grands fléaux sanitaires (le tabagisme, l’alcoolisme, les maladies sexuellement transmissibles, le sida, etc.) ainsi qu’à des campagnes en faveur des vaccinations.

Sigle CFES

[E]

culotte à bretelles pour radiopédiatrie l.f.

contention (moyens de)

[B2,B3,O1]

DOTA sigle angl. m. pour DOdecanetetraazacyclo-Tetraacetic Acid

Acide tétraazacyclododécane-tétraacétique

gadolinium, acide gadotérique méglumine

eau pour irrigation l.f.

water for irrigation

Codifiée par la Pharmacopée européenne dans la monographie « Préparations pour irrigation », cette catégorie désigne des préparations aqueuses stériles, contenant moins de 0,5 UI/mL d’endotoxines bactériennes, en grands volumes, destinées à l’irrigation des cavités, des lésions et des surfaces corporelles, par exemple au cours d’interventions chirurgicales.
Les récipients sont unidoses (flacon versable) et leur orifice ne doit pas être adaptable aux dispositifs de perfusion. Cette eau ne doit pas être injectée et elle doit être utilisée en une seule fois, les quantités non utilisées devant être jetées (étiquetage démonstratif).

Syn. eau versable

[C1,G3]

Édit. 2019

eau pour préparation injectable l.f.

aqua ad injectabilia, ter for injectable preparation

Codifiée par la Pharmacopée européenne, eau produite par distillation à partir d’eau destinée à la consommation humaine ou d’eau purifiée, pouvant avoir deux usages et deux qualités:
1) préparation industrielle de médicaments, administrés par voie parentérale après stérilisation;
2) stérilisée, dissolution, au moment de l’emploi, d’une préparation anhydre, pour administration parentérale.
L'eau pour préparation injectable stérilisée doit répondre aux exigences de qualité de la Pharmacopée européenne pour l’eau purifiée et elle doit être stérile (concentration limite en endotoxines 0,25 U.I. par mL).

Abrév. eau PPI

distillation de l'eau, eau purifiée

[C1, G5]

Édit. 2019

endoscopie trachéobronchique (anesthésie pour) l.f.

tracheobronchial fibroscopy (anaesthesia for)

Au cours d'une endoscopie trachéobronchique, l'anesthésie peut être locale ou générale.
En cas d'endoscopie souple avec un fibroscope à visée diagnostique, une simple anesthésie locale administrée par l'endoscopiste suffit généralement. Dans certains cas, une  sédation est nécessaire.
En cas d'endoscopie à visée interventionnelle thérapeutique avec un bronchoscope rigide, une anesthésie générale est nécessaire. La ventilation est  assurée de manière classique ou en jet ventilation.
Lors de l'utilisation d'un laser ou d'un bistouri électrique, le gaz délivré doit avoir une concentration en oxygène inférieure à 50% pour éviter les risques d'incendie.

jet-ventilation, laser (anesthésie lors de l'emploi du)

[B4, K1, G1]

Édit. 2020

enfant de mère séropositive pour le VIH l.m.

HIV positive mother's child

Enfant souvent prématuré ou dysmature, chez lequel la présence d'anticorps VIH ne traduit pas forcément la contamination car il peut s'agir d'anticorps transmis.
Moins de 20 % des enfants nés de mère infectées se révèlent ultérieurement atteints de la maladie. L'administration très précoce d'AZT réduit le risque à 8 %.

AZT, sida

[D1, O1]

Édit. 2020

équivalent ventilatoire pour l'oxygène l.m.

ventilatory equivalent

Rapport du débit ventilatoire à la consommation d'oxygène, c'est-à-dire du nombre de litres d'air à ventiler pour consommer un litre d'oxygène.

[K1]

Édit. 2018 

évaporateur pour anesthésie l.m.

anæsthetic vaporizer

Dispositif permettant le passage d'un agent anesthésique de l'état liquide à celui de vapeur.
Pour les anesthésiques puissants les appareils actuels permettent l'administration d'une concentration précise grâce à un apport variable du gaz vecteur diluant le gaz totalement saturé en vapeur anesthésique.
Ces appareils sont utilisés pour l'halothane, l'enflurane, etc. On emploie divers procédés :
- léchage, le gaz vecteur lèche la surface du liquide, surface qui peut être agrandie par des mèches ;
- bullage, le gaz vecteur barbotte dans le liquide (ex. copper kettle) ;
- pulvérisation, le gaz vecteur passe dans un pulvérisateur qui aspire l'anesthésique volatil et projette des gouttelettes qui s'évaporent rapidement ;
- projection du liquide sur la paroi de la tubulure inspiratoire d'où il s'évapore ;
- injection de la vapeur anesthésique sous pression dans le gaz vecteur (vaporisateur chauffant).
Les analyseurs actuels permettent un réglage, automatique ou manuel, de la concentration de la vapeur anesthésique désirée.

Syn. vaporiseur, vaporisateur

système anesthésique

[B3,G1]

Édit. 2019

| /3 | page suivante