nodules post-kala-azar
l.m.p.
→ leishmaniose viscérale, kala azar
[D1]
Édit. 2019
kala azar l.m.
kala azar, death fever, dumdum fever, visceral leishmaniasis
Nom donné à la leishmaniose viscérale anthroponotique à Leishmania donovani du sous-continent indien (Bangladesh, Inde, Népal).
Cliniquement, après une longue période d’incubation (6 mois environ), l’infection se manifeste par une fièvre très irrégulière (« fièvre folle »), une pâleur intense, une asthénie marquée, des polyadénopathies, une importante hépatosplénomégalie, une pancytopénie sévère, une vitesse de sédimentation élevée avec hyperprotidémie et hypergammaglobulinémie. Cette leishmaniose s’accompagne souvent d’une coloration ardoisée des téguments : d’où le nom de kala azar qui signifie « maladie noire » en sanscrit, faisant peut-être référence au très mauvais pronostic de l’affection. Les lésions cutanées "post kala azar", survenant après disparition des signes viscéraux, sont représentées par un érythème, une dépigmentation et des nodules très riches en Leishmania qui sont un réservoir pour le phlébotome.
Sans traitement le kala azar est mortel en 6 mois à 2 ans. Ce traitement consiste en des cures répétées d’antimoniés pentavalents. La pentamidine et l’amphotéricine B peuvent également être utilisées, notamment en cas de résistance aux antimoniés chez les immunodéprimés. Chez les malades VIH +, le tableau clinique peut être dissocié, ce qui rend le diagnostic plus difficile. Le traitement y est plus délicat en raison des résistances aux médicaments habituels.
Étym. sanscrit: maladie noire
Syn. leishmaniose viscérale, fièvre dum-dum
→ leishmaniose viscérale, Leishmania, fièvre folle, leishmaniose, Leishmania donovani, anthroponotique, nodules post kala azar, phlébotome, antimoniés pentavalents, pentamidine, amphotéricine B, virus de l'immunodéficience humaine
[D1, D4, F1, L1, N1]
Édit. 2019
Kala Iris (virus)
Kala Iris (virus)
Virus à ARN du genre Orbivirus (famille des Reoviridae) infectant des oiseaux de mer en Afrique du Nord.
Ce virus est connu du Maroc ; ses vecteurs sont des tiques Argasidae. Sa pathogénicité pour l'Homme n'est pas connue.
Busacca (nodules de) l.m.p.
Busacca’s nodules
Nodules blancs, duveteux, ronds, situés au niveau du stroma irien et dans l’angle iridocornéen.
Ils s’observent comme les nodules de Koeppe dans les uvéites granulomateuses, mais ne sont pas pathognomoniques.
A. Busacca, ophtalmologiste italien (1932)
Édit. 2017
Meynet (nodules de) l.m.p.
Meynet’s nodes
Nodosités sous-cutanées indolores de la taille d’une lentille à un pois siégeant le plus souvent sur les faces d’extension des membres et survenant au cours des crises de rhumatisme articulaire aigu de l’enfant.
Elles se trouvent en regard des tendons extenseurs des mains et des pieds, près des grosses articulations et aux endroits où les os sont proches de la peau : notamment coude, rotule, cuir chevelu, omoplate, apophyses épineuses vertébrales et de part et d’autre du rachis. Elles sont constituées de tissu conjonctif.
Elles représentent l’un des cinq critères majeurs dits de Jones du diagnostic du rhumatisme articulaire aigu avec la polyarthrite, l’atteinte cardiaque, l’érythème marginé et la chorée de Sydenham.
Classiquement l’atteinte cardiaque est constante et sévère dans les rhumatismes articulaires aigus avec nodules de Meynet.
P. Meynet, médecin français (1875) ; T. D. Jones, médecin rhumatologue américain (1944)
Syn. nodosités de Meynet
→ rhumatisme articulaire aigu, Jones (critères de)
nodules d'Arantius l.m.
J. Arantius (Arantio ou Aranzi), anatomiste et médecin italien (1530-1589)
→ nodules des valves semi-lunaires aortiques
nodules de Lisch l.n.p.
Manifestation oculaire de la maladie de Von Recklinghausen (neurofibromatose de type 1), les nodules de Lisch sont des hamartomes mélanocytaires affectant l'iris.
Les lésions sont bilatérales dans 90 à 100 % des cas après l'âge de six ans. Leur nombre apparaît corrélé à l’âge mais par contre on ne retrouve pas de parallélisme entre ce nombre et la sévérité de la maladie. À l'examen au biomicroscope, les nodules apparaissent comme de petites masses gélatineuses en relief par rapport à la surface irienne, formant un dôme arrondi ou ovale, de coloration jaune brunâtre, variant en fonction de la couleur de l’iris. On les retrouve répartis sur toute la surface irienne, de la périphérie à la marge pupillaire. L’immunohistochimie atteste leur origine ectodermique.
Les nodules de Lisch sont considérés comme quasi-pathognomoniques de la neurofibromatose de type 1. Leur présence est un argument important pour étayer le diagnostic de la maladie. Ils doivent être distingués des autres nodules de l'iris : nævus, mélanomes, nodules inflammatoires, anomalie du développement.
K. Lisch, ophtalmologiste autrichien (1937)
nodules de Morgagni l.m.
G. Morgagni, anatomiste et anatomopathologiste italien (1682-1771)
→ nodules des valves semi-lunaires du tronc pulmonaire
nodules des valves semi-lunaires aortiques l.m.p.
noduli valvularum semilunarium valvæ aortæ (TA)
nodules of semilunar cusps of aortic valves
Petit renflement formé par un nodule fibreux situé à la partie moyenne du bord libre des valves semi-lunaires aortiques.
J. Arantius (Arantio ou Aranzi), anatomiste et médecin italien (1530-1589)
Syn. anc. nodules d’Arantius
nodules des valves semi-lunaires du tronc pulmonaire l.m.p.
noduli valvularum semilunarium valvæ trunci pulmonalis (TA)
nodules of semilunar cusps of valves of pulmonary trunk
Petit renflement formé par un nodule fibreux situé à la partie moyenne du bord libre des valves semi-lunaires pulmonaires.
G. Morgagni, anatomiste et anatomopathologiste italien (1682-1771)
Syn. anc. nodules de Morgagni
nodules lymphatiques agrégés de l'appendice vermiforme l.m.p.
noduli lymphoidei aggregati appendicis vermiformis (TA)
aggregated lymphoid nodules of vermiform appendix
Amas de follicules lymphoïdes situés dans la muqueuse de l’appendice vermiforme.
Syn. anc. follicules lymphatiques de l’appendice vermiforme
nodules lymphatiques agrégés de l'intestin grêle l.m.p.
noduli lymphoidei aggregati intestini tenuis (TA)
aggregated lymphoid nodules of small intestine
Amas de follicules lymphoïdes situés dans la muqueuse de l’intestin grêle.
J. C. Peyer, anatomiste et médecin suisse (1677)
Syn. anc. follicules agminés, follicules lymphatiques de l’intestin grêle, plaques de Peyer
nodules lymphatiques de la tonsille linguale l.m.p.
noduli lymphoidei tonsillæ lingualis (TA)
Eléments lymphoïdes constituant la tonsille linguale
nodules lymphatiques pharyngiens l.m.p.
noduli lymphoidei pharyngeales (TA)
pharyngeal lymphoid nodules
Nodules lymphoïdes constituent la tonsille pharyngée.
nodules lymphatiques solitaires de l'intestin grêle l.m.p.
noduli lymlphoidei solitarii intestini tenuis (TA)
solitary lymphoid nodules of small intestine
Nodules lymphoïdes isolés de la muqueuse de l’intestin grêle.
nodules lymphatiques spléniques l.m.p.
noduli lymphoidei splenici ; noduli lymphoidei lienales (TA)
Tissu lymphatique de la rate ayant l’aspect de manchons tubuleux blanchâtres qui engainent les artères et qui portent par endroits des renflements (corpuscules de Malpighi)
Syn. pulpe blanche de la rate
nodules thymiques accessoires l.m.p.
→ lobules thymiques accessoires
nodules scabieux l.m.p.
Nodules observés chez les enfants atteints de gale.
De 5 à 10 mm de diamètre, rouge-brun cuivré, infiltrés à la palpation, ils sont localisés sur les parties couvertes du corps, dans les régions axillaires et inguino-génitales principalement.
nodules thymiques accessoires l.m.p.
→ lobules thymiques accessoires
artère post-centrale du nerf optique l.f.
Courte branche collatérale de l’artère centrale de la rétine, née immédiatement avant le point de pénétration de celle-ci dans le nerf optique.
Elle s’engage obliquement dans le nerf et se divise en deux branches à trajet axial, l’une dirigée en avant vers la lamina cribrosa de la sclère, l’autre, récurrente, vers le canal optique. Ce système artériel axial, d’où se détachent de fins rameaux radiaires, vascularise principalement le faisceau maculaire.
balanitis xerotica obliterans post operationem de Stuhmer l.f. (obsolète)
balanitis xerotica obliterans
Etat scléreux et synéchiant du prépuce et du gland.
Il s'agit le plus souvent du stade avancé d'un lichen scléreux atrophique, bien que, très rarement, on puisse observer une fibrose ou des synéchies secondaires à d'autres maladies telles qu'une pemphigoïde cicatricielle ou une balanoposthite chronique non spécifique. Le Syn. balanite cicatricielle qui tend à remplacer cette ancienne appellation.
A. Stuhmer, dermatologiste allemand (1928)
Étym. gr. balanos : gland
→ balanite, lichen scléreux, pemphigoïde, balanoposthite
Édit. 2017
cécité corticale, retard mental et polydactylie post-axiale l.m.
cortical blindness, retardation and postaxial polydactyly
Association syndromique avec cécité d'origine corticale, retard mental et faciès caractéristique.
Cécité avec altération des PEV. Le retard mental est sévère, il s'y ajoute hypertonie, rigidité, spasticité et hyperréflexie. Il existe par ailleurs un nanisme, avec front proéminent, large et bosses frontales. Le philtrum est long, il y a un rétromicrognatisme et un palais ogival. La polydactylie touche les membres supérieurs et inférieurs. Le décès a lieu dans l'enfance. Une famille de trois enfants a été signalée. L’affection est autosomique récessive (MIM 218010).
A. Hernández, médecin généticien mexicain (1985)
[P2,Q2]
centre de post-cure l.m.
post-cure centre
Structure destinée à prendre en charge des malades sortis de l'hôpital et en voie de guérison, en vue de compléter leur traitement et de les réadapter à la vie sociale, voire professionnelle.
Ces centres n'existent que sous la forme de foyers de postcure tels qu'ils ont été définis par l'arrêté du 14 mars 1986 relatif aux équipements et services de lutte contre les maladies mentales comportant des possibilités d'hébergement, et qui sont encore peu nombreux en France.
Recevant des malades pour la soirée et la nuit, ils comportent une équipe médicale et paramédicale réduite. Mais l'expérience montre qu'ils ont tendance à se remplir de malades chroniques peu mobilisables et que, paradoxalement, ils doivent assurer des soins plus importants que prévus. Car les malades chroniques purement déficitaires sont rares et ils traversent des périodes aigües.
La post-cure des malades mentaux est également assurée dans toutes les structures intermédiaires : centres médicopsychologiques avant tout, appartements thérapeutiques, hôpitaux de jour, etc., mais aussi dans les cabinets des psychiatres privés ou les maisons de repos spécialisées.
[E]
chéloïde post-cicatricielle l.f.
post cicatricial keloid
Variété de chéloïde apparaissant sur une cicatrice traumatique (incision opératoire ou rituelle, brûlure) ou lésionnelle (vaccination, lésions post-inflammatoires de l'acné), chez des sujets qui y sont prédisposés.
Elle se développe peu après la cicatrisation, régresse parfois en partie au cours de la première année, mais reste ensuite stationnaire.
[F5,J1]
cytostéatonécrose post-traumatique l.f.
posttraumatic nodular fat necrosis ou panniculitis
Panniculite aigüe caractérisée par une nécrose adipeuse, provoquée par un traumatisme et survenant généralement chez des sujets obèses, le plus souvent des femmes, et surtout dans la région mammaire.
[J1]