névrite optique l.f.
optic neuritis
Inflammation du nerf optique.
Il existe de nombreuses étiologies : la plus fréquente est la démyélinisation du nerf optique notamment au cours de la sclérose en plaques, mais il peut s'agir de la syphilis, d'une sarcoïdose, d'un syndrome viral, d'une maladie auto-immune. Cliniquement, il existe des signes de dysfonctionnement du nerf optique : baisse d'acuité visuelle, dyschromatopsie, déficit du champ visuel. On distingue la papillite en cas d'œdème papillaire et la névrite optique rétrobulbaire si la papille est d'aspect normal.
névrite optique rétrobulbaire l.f.
retrobulbar neuropathy
Atteinte d'origine alcoolotabagique du nerf optique.
Les lésions sont toujours bilatérales, avec un scotome central initial relatif (dyschromatopsie limitée au rouge ou au vert) et une évolution progressive vers la cécité.
Cette complication constitue une contrindication formelle à l'emploi du disulfirame.
Le méthanol peut donner des formes suraigües avec cécité en 24 à 36 heures et mort en deux à trois jours, et des formes aigües avec cécité plus ou moins complète installée en quelques jours.
névrite n.f.
neuritis
Lésions des nerfs en général, d’origine inflammatoire ou dégénérative, à l’exclusion des néoplasmes.
Actuellement ce terme est plutôt réservé aux lésions inflammatoires.
névrite hypertrophique progressive familiale l.f.
→ Dejerine-Sottas (maladie de)
névrite segmentaire périaxile l.f.
segmentary periaxile neuritis
Lésion caractéristique de certaines neuropathies inflammatoires entrainant des zones multifocales de démyélinisation débutant souvent au niveau des nœuds de Ranvier.
L'axone est longtemps respecté (dissociation myélo-axonale).
Ce terme n'est en fait plus utilisé dans la littérature neurologique et il est remplacé par celui de démyélinisation segmentaire éventuellement d'origine inflammatoire.
Syn. dégénérescence segmentaire péri-axile
névrite vestibulaire l.f.
Inflammation du nerf vestibulaire responsable d’un syndrome vestibulaire périphérique aigu
dû à la perte unilatérale, partielle ou totale, de la fonction vestibulaire.
La névrite vestibulaire se traduit par la survenue brutale, en quelques minutes, d’un violent vertige rotatoire avec nausées et vomissements, mais sans surdité ou acouphènes ni signes neurologiques. La crise est si forte qu’elle cloue le malade au lit durant au moins un à deux jours. L’examen clinique, forcément limité chez le patient très incommodé par son vertige, retrouve un nystagmus très intense au début et dont la secousse rapide bat vers le côté sain.
Le diagnostic ne peut en être affirmé que par la constatation à l’examen vestibulaire d’une hypo- ou d’une aréflexie unilatérale à l’épreuve calorique. L’audiogramme montre une audition normale. Il est intéressant d’étudier les potentiels évoqués otolithiques qui reflètent la fonction du nerf vestibulaire inférieur. Parfois, en effet, l’attente ne concerne que le nerf vestibulaire supérieur réalisant une névrite dissociée. Ceci est important car, en ce cas, il n’est pas rare d’observer, quelques semaines plus tard, la survenue d’un vertige paroxystique positionnel rendu possible par la conservation de la fonction du canal semi-circulaire postérieur.
Dans les cas typiques, il n’est pas indispensable d’effectuer une IRM. Spontanément, l’évolution se fait vers la guérison : le vertige s’amende en quelques jours et le malade recouvre son équilibre sans séquelles fonctionnelles vraies.
La cause est le plus souvent inconnue, présumée vasculaire ou virale (selon un mécanisme sans doute analogue à celui des paralysies faciales). Ainsi, un virus – sans doute le virus Herpès– présent dans le ganglion du nerf vestibulaire serait-il capable de se « réveiller » sous l’influence de facteurs variés et de déclencher une « neuropathie œdémateuse».
Le traitement consiste dans le repos allongé, l’administration d’un corticoïde à fortes doses et plus accessoirement d’un antivertigineux et d’un anti-émétique. Il semble essentiel de mobiliser au plus vite le malade afin de faciliter la compensation centrale, c’est-à-dire la capacité qu’a le cerveau de pallier la perte d’un des vestibules. Le pronostic est en général favorable avec récupération de la fonction ou compensation centrale.
Le terme de névrite est actuellement préféré à celui de neuronite.
Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)
→ vertige, nystagmus, vestibulaire (exploration instrumentale), potentiels évoqués otolithiques, audiogramme, équilibre – nystagmographie, nerf vestibulaire