complément et néphropathies l.m.p.
complement and renal diseases
Le système du complément participe activement à la génèse de nombreuses glomérulonéphrites expérimentales et humaines.
L'exemple type est fourni par la glomérulonéphrite membranoproliférative hypocomplémentaire. Les dépôts de complément au niveau des glomérules, révélés par immunofluorescence sont souvent associés à des dépôts de complexes immuns.
[M1,F3]
complexes immuns et néphropathies l.m.p.
immune complexes and renal diseases
La présence de complexes immuns circulants sous forme soluble ou sous forme de précipité est à l'origine de divers types de néphropathies expérimentales et humaines, essentiellement glomérulonéphrites.
L'atteinte rénale observée au cours de la maladie sérique de von Pirquet et au cours de la néphrite du shunt illustre le mécanisme. Les dépôts d'immuns complexes dans les glomérules révélés par immunofluorescence sont souvent associés à des dépôts de complément.
C. von Pirquet, Freiherr, pédiatre autrichien (1905 et 1906)
[F3,M1]
huiles toxiques (syndrome des) l.m.
toxic oil syndrome, spanish oil disease
Syndrome ressemblant à la fasciite à éosinophiles de Shulman se caractérisant cliniquement par une atteinte cutanée, un syndrome de Raynaud, des arthromyalgies et anatomiquement par une vascularite lympho-histiocyto-éosinophilique.
L’atteinte cutanée est constituée d’érythème, œdème sous-cutané, induration sclérodermiforme de la peau. L’affection peut se compliquer d’une hypertension artérielle ou pulmonaire, de thromboses veineuses profondes, de péricardite et d’encéphalopathie qui expliquent l’évolution mortelle possible.
Ce syndrome qui, en 1981, a touché en Espagne et au Maroc plus de 12 000 personnes, a été rapporté à la consommation d’huile frelatée par l’addition d’aniline, dont l’association à des acides gras forme des oéloanilides toxiques. Le traitement de la phase aigüe relève de la corticothérapie.
L. E. Shulman, médecin rhumatologue américain (1974) ; M. Raynaud, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1862)
→ fasciite avec éosinophiles, Shulman (fasciite de), Raynaud (syndrome de)
[G4,J1,I1,K2,K4,H1]
Édit. 2015
immunosuppresseurs et néphropathies l.m.
immunosuppressives drugs and nephropathies
Ces médicaments sont couramment utilisés dans le traitement de nombre de néphropathies suivant des schémas thérapeutiques et avec des posologies assez variables.
Dans le cadre des glomérulopathies primitives, les glomérulopathies dites malignes et les syndromes néphrotiques corticorésistants, indépendamment du type histologique, représentent des indications majeures.
Les immunosuppresseurs sont largement prescrits en présence de manifestations rénales des collagénoses. Leur prescription est systématique après transplantation rénale.
Les médicaments les plus prescrits sont l'azathioprine, le cyclophosphamide, la cyclosporine. Ils sont associés habituellement aux glucocorticoïdes. Les résultats sont inconstants.
Étym. lat. immunis : exempt de
→ traitement immunosuppresseurs et transplantation
intoxications et néphropathies l.f.p.
intoxications and renal diseases
→ néphropathies toxiques, néphropathies médicamenteuses
myopathies toxiques l.f.p.
toxic myopathy
Myopathies acquises secondaires à l'administration de médications diverses.
On distingue : les myopathies focales après injection intramusculaire ; les épisodes de rhabdomyolyse aigüe ; les myopathies aigües ou subaigües se traduisant par un déficit moteur proximal avec éléments inflammatoires sur la biopsie musculaire ; les myopathies chroniques avec tableau d'atteinte proximale et amyotrophie, prédominant aux membres inférieurs.
L'évolution est habituellement favorable à l'arrêt du traitement, avec une récupération très lente dans les formes chroniques.
néphropathies du transplant l.f.p.
transplant nephritis
Ensemble de la pathologie rénale observée après homo-transplantation.
Les troubles succèdent le plus souvent aux lésions rénales de cause immunologique induites par une réaction de rejet hyperaigüe, aigüe ou chronique, mais également aux diverses atteintes parenchymateuses consécutives à l'ischémie requise par la technique de la transplantation, aux anomalies éventuelles de la voie excrétrice, à la néphrotoxicité de certains médicaments, notamment immunosuppresseurs et antibiotiques, enfin à la récidive de l'affection rénale primitive ou à une glomérulonéphrite de novo relevant de causes multiples.
→ nécrose corticale du transplant, rejet du transplant
syndrome des huiles toxiques l.m.
toxic oil syndrome, spanish oil disease
Syndrome ressemblant à la fasciite à éosinophiles de Shulman se caractérisant cliniquement par une atteinte cutanée (érythème, œdème sous-cutané, induration sclérodermiforme de la peau, syndrome de Raynaud) et par des arthromyalgies, anatomiquement par une vascularite lympho-histiocyto-éosinophilique, et pouvant se compliquer d’une hypertension artérielle ou pulmonaire, de thromboses veineuses profondes, de péricardite et d’encéphalopathie qui expliquent l’évolution mortelle possible.
Ce syndrome qui, en 1981, a touché en Espagne et au Maroc plus de 12 000 personnes, a été rapporté à la consommation d’huile frelatée par l’addition d’aniline, dont l’association à des acides gras forme des oéloanilides toxiques. Le traitement de la phase aigüe relève de la corticothérapie.
L. E. Shulman, médecin rhumatologue américain (1974) ; M. Raynaud, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1862)
→ fasciite avec éosinophiles, Shulman (fasciite de), Raynaud (syndrome de)
toxiques industriels (neuropathies des) l.f.p.
neuropathies with industrial toxicants
Accidents neurologiques variés, qui doivent être bien connus en milieux de travail.
Seront cités en particulier : les triorthocrésylphosphates et les organophosphorés, à l'origine de neuropathies motrices prédominantes, simulant parfois une sclérose latérale amyotrophique ; les substances adhésives (collage des cuirs), qui entraînent des paresthésies, des myalgies et des troubles moteurs dus à des lésions axonomyéliniques ; parmi les solvants, l'acrylamide, responsable de neuropathies vasomotrices avec ataxie, acro-ostéolyse. Un cas particulier est celui des neuropathies axonales géantes par hexacarbones, notamment les toxicomanies à la colle. Sont enfin en cause le tricitrotoluène, le sulfure de carbone et les neuropathies aux nitrites récemment décrites.
vertiges toxiques l.m.
toxic vertigos
Vertiges déclenchés par différentes substance inhalées ou ingérées.
De nombreux médicaments sont à l’origine de vertiges par effet toxique (antibiotiques aminosides p.ex.) qui doivent être différenciés de l’hypotension orthostatique.
En médecine du travail, des vertiges peuvent succéder à l'inhalation de gaz ou vapeurs toxiques : solvants chlorés (p. ex. trichloréthylène), aromatiques (p. ex toluène, xylènes), cétoniques (p. ex. acétone ou méthyléthylcétone), éther, alcools, hydrogène sulfuré, monoxyde de carbone. Dans la plupart des cas à ces vertiges s'associent une ivresse, des céphalées et des nausées accompagnées d'une certaine asthénie ou au contraire d’excitation , surtout avec les alcools.
→ aminosides, hypotension orthostatique
[E2, H1, P1]
Édit. 2019