Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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mélanome sur nævus bleu l.m.

malignant blue nævus

Mélanome résultant de l’exceptionnelle transformation maligne d'un nævus bleu, se traduisant cliniquement par une augmentation progressive de la tumeur préexistante.
Du point de vue histologique, la lésion a les caractéristiques du nævus bleu, associées aux critères cellulaires de malignité et souvent à des plages de nécrose. En ce qui concerne l'évolution, on distingue une forme à métastases limitées aux nœuds lymphatiques régionaux et une forme avec des métastases généralisées. La première guérit après excision de la tumeur et des nœuds lymphatiques, tandis que la seconde a un pronostic sévère.

Étym. gr. melas : noir ; - ome : suffixe indiquant la tumeur : lat. naevus : tache sur le corps

nævus bleu l.m.

blue nævus

Variété de nævus apparaissant principalement chez l'adulte, particulier par sa teinte bleutée due à sa localisation profonde et dont on distingue un type commun et un type cellulaire.
Le premier, siégeant électivement au dos du poignet, à la face d'extension de l'avant-bras et du bras, parfois au visage, est une petite lésion solitaire, saillante, de 3 à 8 mm de diamètre, à surface lisse, de teinte bleu ardoisé, de consistance ferme, toujours bénigne; l'étude histologique montre une accumulation, dans le derme moyen et profond, de mélanocytes fusiformes bourrés de mélanine et disposés en faisceaux rectilignes ou ondulés, qui s'enchevêtrent ou s'anastomosent en réseaux.
Le nævus bleu cellulaire de Allen, plus rare et plus profond, siège principalement sur la fesse et la région sacro-coccygienne et constitue une tumeur bleutée à surface lisse mesurant de 1 à 3 cm de diamètre : histologiquement, il est constitué de denses faisceaux de cellules fusiformes entre lesquels se situent des zones de cellules claires à noyau rond ou ovalaire, parfois même atypiques; l'évolution est bénigne et stable, quoique des cas exceptionnels de dégénérescence maligne aient été rapportés.

A. C. Allen, anatomopathologiste américain (1949)

Étym. lat. nævus : marque, tache

Syn. nævus mésenchymateux (désuet), nævus de Tièche-Jadassohn (désuet), nævus de Max Tièche (désuet)

nævus bleu de la papille l.m.

optic disc blue nevus

Lésion bénigne très fortement pigmentée dans la portion rétrolaminaire du nerf optique, inaccessible à l'ophtalmoscopie, et constituée par des mélanocytes fusiformes et dendritiques.

Étym. lat. nævus : marque, tache

axe bleu-jaune l.m.

blue-yellow axis

Axe de confusion colorée rencontré dans les dyschromatopsies intéressant les courtes longueurs d'onde et entrainant grossièrement des confusions entre le bleu et le jaune.
Ce vocable est habituellement utilisé pour les dyschromatopsies acquises.

bleu de Nil l.m.

Nile blue

Colorant des graisses employé en histologie et en cytologie sous forme de sulfate en solution aqueuse à 0,1%.
Il colore les lipides en jaune-orangé. Dans le liquide amniotique, il reconnaît les cellules cutanées d'origine fœtale sur lesquelles sont adsorbées les graisses et participe ainsi au diagnostic de la rupture prématurée des membranes. Il permet aussi d'apprécier la maturité fœtale.

Édit. 2017

bleu de toluidine l.m.

toluidine blue

Colorant basique dit "métachromasique" utilisé en histologie : il colore en bleu de nombreuses substances acides, mais sa propriété de métachromasie est utilisée en particulier pour mettre en évidence dans les tissus les mastocytes et les dépôts de substance amyloïde.

Édit. 2017

bleu trypan l.m.

trypan blue

Colorant utilisé en histocytologie pour tester la viabilité des cellules, car les cellules dont la perméabilité membranaire est normale ne prennent pas la coloration bleue de ce colorant.

Édit. 2017

histiocyte "bleu de mer" l.m.

“sea-blue" histiocyte

Grande cellule histiocytaire à noyau excentré, à cytoplasme riche en granules lipidiques colorés en bleu-vert par le Giemsa, contenant des sphingomyélines et d'autres phospholipides acides tels que l'acide bislysophosphatidique.
Ce type de cellules s'observe dans la moelle osseuse, le foie et la rate, dans le syndrome des histiocytes "bleu de mer", dyslipoïdose héréditaire, maladie de Niemann-Pick ; mais aussi dans beaucoup d'autres affections hématologiques : purpura thrombocytopénique idiopathique, leucémie myéloïde chronique, polycythémie, myélome multiple, maladie de Hodgkin, Étym. gr. histion : toile ; kutos : cellule etc.

[F1]

Édit. 2015

histiocytes bleu de mer (maladie des) l.f. ]

sea-blue histiocyte disease

Maladie caractérisée par une hépato-splénomégalie, une thrombocytopénie, et des histiocytes avec granules colorés au Giemsa bleu de mer dans la moelle osseuse.
La rate et le système nerveux sont surchargés en céroïdes. On peut trouver une infiltration pulmonaire et pour les yeux une ophtalmoplégie supranucléaire. Il s'agit d'un défaut métabolique analogue à celui de la maladie de Niemann-Pick, cependant l'affection est bénigne. Les hétérozygotes peuvent aussi présenter des histiocytes bleu de mer. L’affection est autosomique récessive (MIM 269600).

P. Holland, pédiatre américain (1965) ; M. N. Silverstein, biochimiste américain (1970)

Syn. histiocytose bleu de mer, Silverstein (maladie de)

[F1,L1]

Édit. 2015

maladie des histiocytes bleu de mer l.f.

sea-blue histiocyte disease

Maladie caractérisée par une hépato-splénomégalie, une thrombocytopénie, et des histiocytes avec granules colorés au Giemsa bleu de mer dans la moelle osseuse.
La rate et le système nerveux sont surchargés en céroïdes. On peut trouver une infiltration pulmonaire et pour les yeux une ophtalmoplégie supranucléaire. Il s'agit d'un défaut métabolique analogue à celui de la maladie de Niemann-Pick, cependant l'affection est bénigne. Les hétérozygotes peuvent aussi présenter des histiocytes bleu de mer. L’affection est autosomique récessive (MIM 269600).
Édit. 2015

P. Holland, pédiatre américain (1965) ; M. N. Silverstein, biochimiste américain (1970)

Syn. histiocytose bleu de mer, Silverstein (maladie de)

[F1,L1]

nitro-bleu (test au) l.m.

nitroblue tetrazolium test

Test permettant d'étudier les fonctions bactéricides des polynucléaires neutrophiles : le NBT est un colorant jaune, soluble, qui est réduit dans les polynucléaires neutrophiles sous forme de cristaux bleu foncé intracellulaires.
Dans le test au NBT, la stimulation des polynucléaires est déclenchée par la phagocytose de particules de latex.

œdème bleu de Charcot l.m.

phlegmatia cærulea dolens

Édit. 2017

orteil bleu (syndrome de l') l.m.

blue toe syndrome

Coloration violacée des orteils considérée comme très évocatrice d’embolie de cristaux de cholestérol dans les artères de l’avant pied.

embolie de cholestérol

Édit. 2017

acrosyringeal nævus l.m.

acrosyringeal nævus
Tumeur cutanée congénitale bénigne, rare, associant une prolifération conjonctive et une hyperplasie épidermique importante.
Elle se rapproche du syringofibroadénome eccrine de Mascaro.

D. Weedon et J. Lewis, pathologiste et médecin de santé  australiens (1977)

[F5,J1 ]

Édit. 2017

balloon cell nævus l. angl.

nævus à cellules ballonnisantes

Édit. 2017

epithelioid and spindle cell nævus l. angl. m.

Naevus de Spitz, ainsi appelé par certains auteurs anglosaxons en raison de la présence dans cette tumeur de grandes cellules cubiques à aspect épithélioïde et de cellules fusiformes.

Sophie Spitz, anatomopathologiste américaine (1948)

naevus de Spitz

[J1, F2]

Édit. 2020

hair follicle nævus ou hamartoma l.m.

hair follicle naevus or hamartoma

hamartome pilosébacé

[J1]

Édit. 2015

halo nævus l.m.

halo nævus

nævus de Sutton

[J1]

Édit. 2015

Howell (nævus ) l.m. F5---]

Howell’s nævus

J. B. Howell, dermatologiste américain (1965)

Syn. hamartome angiolipomateux de Howell

hamartome angiolipomateux de Howell

[A3,F5,Q2,J1]

Édit. 2015

Itô (nævus de) l.m.

Ito’s nævus

M. Itô, dermatologue japonais (1954)

  mélanose de Ito

macrocéphalie, hémihypertrophie, nævus, gigantisme partiel des mains et des pieds l.m.

gigantism, partial, of hands and feet, n(a)evi, hemihypertrophy, macrocephaly

Proteus syndrome

nævus n.m. (pl. nævus)

nevus

Tumeur cutanée bénigne fréquente, d'aspect clinique et de taille très variables, pigmentée ou non, plane ou saillante, apparaissant surtout dans l'enfance mais se développant souvent après la puberté ou pendant la grossesse, siégeant en n'importe quel point du corps, et résultant de la prolifération de mélanocytes, c'est-à-dire de cellules du système pigmentaire qui se groupent généralement en "thèques".
Histologiquement on distingue :
a) le nævus de jonction, où les thèques sont cantonnées au niveau de la jonction dermo-épidermique,
b) le nævus dermique, dans lequel la prolifération cellulaire nævique est située sous l'épiderme,
c) le nævus mixte qui associe des images jonctionnelles à une prolifération intradermique. Les nævus sont bénins, persistent en général indéfiniment, mais peuvent parfois se transformer en mélanomes. L’appellation nævus à pénétration profonde (deep penetrating nevus) a été proposée en 1989 par Seab pour désigner une variété de nævus cellulaire comportant quelques aspects cliniques et histologiques d’un nævus bleu cellulaire, d’un nævus de Spitz mais sans que le pronostic en soit modifié.
Actuellement réservé aux tumeurs cutanées formées de cellules næviques de Unna, le terme nævus s'appliquait aussi précédemment à toute lésion dysplasique circonscrite d'origine embryonnaire de nature épithéliale ou mésenchymateuse : pour éviter toute confusion, ces dernières sont désormais appelées hamartomes.

Étym. lat. nævus : marque, tache

Syn. nævus cellulaire, nævus pigmentaire, nævus nævocellulaire, nævus de Unna (obsolète), nævus mélanocytaire (obsolète), mélanocytome (obsolète), nævocytome (obsolète), grain de beauté (familier)

nævus à cellules ballonnisantes l.m.

balloon cell nævus

Variété rare de nævus dont la structure histologique se compose en majorité de cellules dites "ballonnisantes", nettement plus volumineuses que les cellules næviques ordinaires, comportant un cytoplasme clair et finement granuleux et un noyau central rond, unique ou parfois multiple.
Ces cellules, non pigmentées, résultent probablement d'une dégénérescence vacuolaire progressive des mélanosomes empêchant la mélanisation normale de la matrice lamellaire. Leur ressemblance avec des adipocytes est à l'origine de la dénomination ancienne et erronée de « nævus nævocellularis partim lipomatosus ».

Étym. lat. nævus : marque, tache

mélanome à cellules ballonnisantes

nævus achrome de la conjonctive l.m.

conjunctival achromic nævus

Nævus conjonctival non pigmenté, de couleur rosée.

Étym. lat. nævus : marque, tache

nævus achromique l.m. (obsolète)

hamartome achromique

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