microscopie biphotonique l.f.
two-photon microscopy
Technique de microscopie par réflexion utilisant comme source de rayonnement un faisceau laser pulsé en infrarouge dont l’intervalle entre deux pulsations très court, de l’ordre de la femtoseconde (10-15s), permet d’exciter la cible moléculaire de façon quasi-instantanée par deux photons avec émission secondaire d’un seul photon de longueur d’onde plus courte.
Pour le même rendement optique l’énergie du faisceau incident peut être diminuée de moitié, ce qui évite de léser les molécules ou les tissus observés et permet les explorations microscopiques in vivo. Le rayonnement infrarouge, moins nocif qu’un rayonnement de plus courte longueur d’onde, pénètre plus profondément dans les tissus (de l’ordre de 600 nm contre 150 nm en technique monophotonique). Un rayonnement visible (λ plus faible) est ré-émis après excitation en infrarouge par effet anti-Stokes ; le point focal peut être déplacé par un système à balayage ( angl. scanning).
Parmi les utilisations de la microscopie biphotonique, deux sont plus courantes : la microscopie biphotonique en fluorescence et la génération de second harmonique.
Étym. gr. micros : petit : scopein : voir ; phos, photos : lumière ; lat. bis deux fois
→ microscopie biphotonique en fluorescence, microscopie biphotonique en génération de second harmonique, Stokes (loi de)
microscopie biphotonique en fluorescence l.f.
biphoton laser scanning fluorescent microscopy
Microscopie par réflexion utilisant une source laser pulsée en infra-rouge où deux photons excitent quasi-simultanément la substance à étudier marquée préalablement par un produit fluorescent.
Le marquage se fait par un fluorochrome ayant une affinité avec la substance à étudier ou par un anticorps marqué spécifique (immunofluorescence).
Le rayonnement pulsé en infra-rouge (λ de 690 à 1020 μm) a un temps entre deux pulsations de l’ordre de la femtoseconde (10-15s) cette quasi-simultanéité permet l’excitation électronique par deux photons et, après désexcitation (dans un délai très court de l’ordre de 10-9s), l’émission d’un seul photon dont la longueur d’onde est plus courte. L’énergie d’excitation réduite de moitié limite la nocivité du rayonnement sans diminuer la fluorescence. La profondeur de l’examen, peut être améliorée par l’utilisation de microsondes endoscopiques pour l’étude expérimentale du cerveau, des nodes, du rein, de la peau.
W. W. Webb, physicien américain (1990 voir Denk)
Étym. gr. micros : petit : scopein : voir ; phos, photos : lumière ; lat. bis deux fois : fluere : s’écouler
→ rayonnement de fluorescence, immunofluorescence, microscopie biphotonique, fluorochrome, laser, fluorochrome, photon
[B3]
Édit. 2018