maladie annulo-ectasiante l.f.
annuloaortic ectasia
Processus malformatif évolutif entraînant une distension progressive d’un des orifices valvulés du cœur, dont la conséquence est une insuffisance valvulaire plus ou moins sévère.
La plus fréquente concerne l’orifice aortique et s’observe en particulier dans le cadre de la maladie de Marfan. Ses formes graves nécessitent une correction chirurgicale complexe associant un remplacement valvulaire et une reconstruction de la racine aortique avec réimplantation des ostiums coronaires (opération de Bentall).
→ anévrysme de l'arc de l'aorte
galactophorite ectasiante l.f.
dilating galactophoritis
Dilatation inflammatoire des canaux galactophores responsable d'un écoulement lactescent ou parfois sanglant.
anévrysme familial de l'aorte thoracique et dissection aortique l.f.
familial thoracic aortic aneurism and dissection
Affection familiale d’atteinte de l’aorte ascendante.
L’atteinte progressive de l’aorte peut débuter dans le jeune âge ou plus tardivement au cours de la vie ; elle conduit à une dilatation progressive avec formation d’un anévrysme qui provoque la rupture. D’autres vaisseaux périphériques peuvent être atteints. Certaines formes s’associent à la maladie de Marfan ou au syndrome de Loeys et Dietz.
Des mutations des gènes ACTA2 et TGFBR2 sont responsables de cette affection.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation
Sigle familial TAAD
→ dissection aortique, Loeys et Dietz (syndrome de), Marfan (maladie de) ,TGFBR2 gene, ACTA2 gene
[K3, K4, Q2]
Édit. 2018
aorte thoracique l.f.
pars thoracica aortae, aorta thoracica (TA)
thoracic aorta
Portion de l'aorte qui s'étend du flanc gauche de la 4ème vertèbre thoracique à la 12ème au niveau de l'hiatus aortique du diaphragme.
Elle descend un peu en dedans et en avant pour se rapprocher de la ligne médiane. Elle se termine au niveau de l'hiatus aortique. L'aorte est en rapport en avant avec le pédicule pulmonaire gauche. Elle est à gauche de l'œsophage en haut, elle se place peu à peu en arrière puis à droite. En arrière d'elle, on trouve la colonne vertébrale. De sa face postérieure naissent les artères intercostales postérieures de la 4ème à la 11ème et l’artère subcostale. L’aorte thoracique fournit les rameaux médiastinaux dont les rameaux bronchiques, oesophagiens et péricardiques ainsi que les artères phréniques supérieures.
Syn. partie thoracique de l’aorte
partie thoracique de l'aorte l.f.
pars thoracica aortae (TA)
thoracic aorta
rameaux artériels bronchiques de l'aorte thoracique l.m.p.
rami bronchiales (Aorta thoracica) (TA)
bronchial branches (thoracic aorta)
Vaisseaux artériels d'origine aortique destinés aux bronches.
Les artères bronchiques principales naissent de la face antérieure de l'aorte thoracique descendante et sont au nombre de deux ou trois. Elles s'accolent à la face postérieure des grosses bronches dans le tissu péribronchique et vascularisent les bronches jusqu'au sommet du lobule pulmonaire.
L'artère bronchique droite peut naitre avec la quatrième artère intercostale, formant le tronc artériel broncho-intercostal toujours rétro
L'artère bronchique gauche donne souvent un rameau prébronchique droit.
Des artères bronchiques accessoires naissent des artères phréniques inférieures, des artères péricardophréniques, de l'artère thoracique interne, des artères sousclavières, des artères œsophagiennes ou médiastinales.
Anc. dénom. artères bronchiques
rameaux artériels médiastinaux de l'aorte thoracique l.m.p.
rami mediastinales (Aorta thoracica) (TA)
mediastinal branches (thoracic aorta)
Fines artérioles en nombre variable se détachant de la face antérieure de l'aorte thoracique, destinées au médiastin postérieur.
Anc. dénom. artères médiastinales
rameaux artériels œsophagiens de l'aorte thoracique l.m.p.
rami œsophageales (Aorta thoracica) (TA)
oesophageal branches (thoracic aorta)
Artères d'origine aortique se détachant de l'aorte au-dessous de la bifurcation trachéale, destinées à l'œsophage thoracique.
Certaines sont courtes dont la plus importante est l'artère "du croisement aortique". Elle a un trajet très court et s'épanouit en 2 ou 3 branches.
Les artères œsophagiennes longues sont au nombre de 2, l'une naissant en regard du disque entre la 6e et la 7e vertèbre thoracique et l'autre au niveau du disque entre la 7e et la 8e.
Il existe un rameau œsophagotrachéal antérieur né de la face droite de la crosse aortique et parfois un rameau postérieur grêle.
Anc. dénom. artères œsophagiennes
rameaux bronchiques de la partie thoracique de l'aorte l.m.p.
rami bronchiales partis thoracicae aortae (TA)
bronchial branches of thoracic aorta
Rameaux bronchiques nés de l’aorte au niveau de son croisement postérieur du pédicule pulmonaire gauche.
rameaux médiastinaux de la partie thoracique de l'aorte l.m.p.
rami mediastinales partis thoracicae aortae (TA)
mediastinal branches of thoracic aorta
rameaux œsophagiens de la partie thoracique de l'aorte l.m.p.
rami oesophageales partis thoracicae aortae (TA)
oesophageal branches of thoracic aorta
Syn. anc. artère du croisement aortique
rameaux péricardiques de la partie thoracique de l'aorte l.m.p.
rami pericardici partis thoracicae aortae (TA)
pericardial branches of thoracic aorta
rupture traumatique de l'aorte thoracique et de ses branches l.f.
traumatic rupture of the thoracic aorta and its branches
Solution de continuité de la paroi de l'aorte thoracique et des gros troncs qui en sont issus, lors d’un traumatisme.
Elle survient au cours d'accidents comportant presque toujours une décélération brutale horizontale dans les accidents de la circulation et verticale dans les chutes de grande hauteur. Elle s'observe surtout chez le sujet jeune, lors des accidents de la circulation près de 8 fois sur 10 et d'accidents du travail près d'une fois sur cinq. La rupture siège 7 fois sur 10 au niveau de l'isthme aortique, zone fragile embryolo
Les atteintes du tronc artériel brachio
Les signes cliniques comportent 9 fois sur 10 des douleurs thoraciques, 7 fois sur 10 un état de choc. L'élargissement du médiastin, des anomalies du contour aortique, la présence d'un hémothorax, imposent la TDM avec injection ou l'aortographie, qui confirment le diagnostic.
Le traitement chirurgical repose soit sur une suture directe protégée, si elle est possible, soit en interposant une prothèse entre les berges de la déchirure ou peut-être mieux, la mise en place d'un stent par voie endovasculaire plus simple, plus rapide et avec une mortalité moindre.
La mortalité dans les formes qui peuvent être opérées par un chirurgien cardiaque est de l'ordre de 10% à 20%.
partie thoracique du conduit thoracique l.f.
pars thoracica ducti thoracici (TA)
thoracic part of thoracic duct
maladie annuloectasiante de l'aorte l.f.
aortic annuloectasic disease
Maladie de la racine de l’aorte associant une distension progressive de l’anneau aortique, responsable d’une insuffisance valvulaire aortique croissante, à une dilatation en bulbe de la seule portion initiale de l’aorte ascendante.
Trois fois plus fréquente chez l'homme que chez la femme, elle s'observe surtout chez l'adulte. Dans un tiers des cas on note un syndrome de Marfan typique ou incomplet.
Son origine n’est pas entièrement élucidée. Elle tient à une fragilité anormale, probablement héréditaire, des tissus conjonctifs et élastiques qui constituent le squelette de la jonction ventriculoaortique. Son traitement est chirurgical et demande une intervention complexe (opération de Bentall) qui associe le remplacement de la valvule aortique et le remplacement de l’aorte ascendante par une prothèse sur laquelle doivent être réimplantés les ostiums coronaires.
La conservation de la valvule aortique est possible dans certaines formes selon la technique proposée par Yacoub et David.
H. Bentall et A. De Bono, chirurgiens thoraciques britanniques (1968) ; M. H. Yacoub, Sir, chirurgien thoracique britannique (1998) ; T. E. David, chirurgien cardiovasculaire canadien (1992)
Étym. Étym : lat. annulus : anneau ; gr. ektasis : dilatation
→ anévrysme de l'arc de l'aorte, insuffisance aortique, Marfan (maladie de), Bentall (opération de)
[K2, K3]
Édit. 2019
anévrysme de l'aorte l.m.
aortic aneurysm
Les anévrysmes de l’aorte sont les plus fréquents des anévrysmes artériels.
Leur topographie concerne par ordre de fréquence l'aorte sous-rénale, l'aorte ascendante, l’arc de l’aorte, l'aorte descendante et l'aorte diaphragmatique. Ils sont fréquemment associés à des anévrysmes iliaques, en continuité directe ou non, ce qui justifie le terme d’anévrysme aorto-iliaque. L’étiologie la plus fréquente en est dégénérative. Leur risque évolutif principal est la rupture qui reste fatale dans plus de la moitié des cas.
Leur traitement électif a fait de considérables progrès. A la mise-à-plat-prothèse ouverte, remarquablement efficace à long terme mais invasive à court terme est venu s’adjoindre le traitement endovasculaire, mieux toléré par les malades à haut risque chirurgical.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation,
→ anévrysme, anévrysme aortique thoracoabdominal, anévrysme de l'arc de l'aorte
[K3,K4]
Édit. 2017
anévrysme de l'aorte abdominale l.m.
aortic abdominal aneurysm
Il s'agit de la localisation la plus fréquente des anévrismes aortiques.
Leur risque évolutif principal est la rupture qui reste fatale dans plus de la moitié des cas. Leur traitement électif a fait de considérables progrès. A la mise-à-plat-prothèse ouverte, remarquablement efficace à long terme mais invasive à court terme est venu s’adjoindre le traitement endovasculaire, mieux toléré par les malades à risque chirurgical.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation
→ anévrysme, anévrysme de l'aorte, anévrysme aortique thoraco-abdominal
[K3,K4]
Édit. 2017
anévrysme de l'arc de l'aorte l.m.
arch of aorta aneurysm
Anévrysmes localisés entre l’origine de l’aorte et l’origine de l’artère subclavière sur les portions ascendante et horizontale de l’aorte auxquels il faut adjoindre les anévrysmes de l’aorte thoracique descendante ; les plus fréquents intéressent l’aorte ascendante et sont le plus souvent dégénératifs.
La découverte de ces anévrysmes est très souvent fortuite à l’occasion d’un examen en imagerie du thorax effectue pour une toute autre affection. Il ne faut néanmoins pas oublier que l’examen clinique du thorax peut lui aussi être révélateur d’un frémissement à la palpation, d’un souffle à l’auscultation, voire de la palpation en sus-sternal ou sus-claviculaire d’une saillie battante voire expansible.
Le bilan lésionnel reste l’apanage de l’échographie et en préopératoire de l’angioscanner 3D incontournable pour une bonne connaissance des lésions anévrysmales.
Les anévrysmes de l’arc de l’aorte procèdent le plus souvent de la propagation d’un anévrysme d’amont ou d’aval, ou de sa dissection.
Leur pronostic est dominé par les risques de rupture dans le péricarde, avec une tamponnade, et par le risque de dissection aortique.
A partir du doublement du diamètre aortique le traitement chirurgical est indiqué.
Les anévrysmes de la portion ascendante peuvent compliquer une maladie du tissu conjonctif comme la maladie e Marfan, accompagner ou compliquer une insuffisance ou plus rarement un rétrécissement valvulaire aortique, notamment en cas de bicuspidie.
Plus rares sont les anévrysmes émaillant l’évolution d’une coarctation ou d’une autre anomalie congénitale.
Pour les anévrysmes de la portion ascendante les modalités chirurgicales vont du simple remplacement sus-coronaire à l’intervention de Bentall qui substitue à la racine aortique un tube prothétique valvulé dans lequel sont réimplantés les ostia coronaires.
Les anévrysmes de la portion horizontale de l’arc aortique posent des problèmes techniques difficiles en rapport avec l’anatomie complexe qui voit naître les troncs supra-aortiques qui rendent nécessaire l’utilisation de prothèses à branches multiples.
Le traitement des anévrysmes de l’aorte thoracique descendante est rendu délicat par le fait que ce segment aortique peut donner naissance, via les artères intercostales, aux artères médullaires, notamment à l’artère d’Adamckevicz (artère de l’intumescence lombo-sacrée). Leur traitement comporte un risque de paraplégie.
Toutes ces opérations sont réalisées sous circulation extracorporelle.
Les progrès de la chirurgie endovasculaire ou hybride ont facilité la prise en charge technique de ces lésions.
Tout à fait à part sont les faux-anévrysmes traumatiques de l’isthme aortique qui surviennent après un traumatisme de décélération de grande violence. Ces faux-anévrysmes traduisent la rupture de l’intima et de la média qui n’est que temporairement contenue par l’adventice. Le traitement est rendu compliqué par la fréquence des autres lésions traumatiques qui engagent elles aussi rapidement le pronostic vital. Les techniques endovasculaires permettent de stabiliser rapidement la paroi aortique le temps du traitement des autres lésions traumatiques mais le pronostic d’ensemble reste très réservé.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation
Syn. anc. anévrysme de la crosse aortique
→ arc de l’aorte, anévrysme, anévrysme de l’aorte, anévrysme aortique thoracoabdominal, anévrysme traumatique, artère de l’intumescence lombo-sacrée, Bentall (opération de), bicuspidie, circulation extracorporelle, coarctation de l’aorte, Marfan (maladie de), tachytraumatisme
[K3,K4]
Édit. 2017
anévrysme disséquant de l'aorte l.m.
→ dissection aortique, anévrysme disséquant, anévrysme de l'aorte
[K3,K4]
Édit. 2017
aorte n.f.
aorta (TA)
aorta
Tronc d'origine de toutes les artères de la grande circulation du corps.
Elle nait de la base du ventricule gauche au niveau de l'orifice aortique. Elle monte et décrit une courbe à concavité inférieure s'appuyant sur le pédicule pulmonaire gauche. Au niveau de la face latérale gauche de la 4e vertèbre thoracique elle prend une direction descendante pour rejoindre le diaphragme en se rapprochant progressivement de la ligne médiane. Elle traverse le diaphragme par l'hiatus aortique, au niveau duquel elle devient l'aorte abdominale qui se termine en regard de la 4e vertèbre lombaire en se trifurquant en artères iliaques communes droite et gauche et artère sacrée médiane.
aorte à cheval l.f.
overriding aorta
Malformation congénitale de l’origine de l’aorte qui ne naît pas du seul ventricule gauche, mais au-dessus des deux ventricules unis par une communication interventriculaire haute.
Cette malposition aortique est le plus souvent un des éléments d’une malformation plus complexe (tétralogie de Fallot, transposition partielle ou complète des gros vaisseaux).
Syn. chevauchement de l’aorte, aorte biventriculaire
aorte abdominale l.f.
pars abdominalis aortae ; aorta abdominalis (TA)
abdominal aorta
Partie terminale de l’aorte descendante située dans la cavité abdominale.
Ses branches collatérales sont les artères phréniques inférieures, les artères lombales, l’artère sacrale médiane, le tronc cœliaque, l’artère mésentérique supérieure, l’artère mésentérique inférieure, les artères rénales, les artères testiculaires chez l’homme et ovariques chez la femme. L’aorte abdominale se bifurque, en regard de la quatrième vertèbre lombaire, en ses deux branches terminales, les artères iliaques communes.
aorte à droite l.f.
right aortic arch
aorte ascendante l.f.
pars ascendens aortae, aorta ascendens (TA)
ascending aorta
Première portion de la crosse aortique, ascendante et longue de 5 à 6 cm.
Elle commence au niveau de l'orifice aortique du ventricule gauche, se dirigeant en haut, en avant et à droite sur 3 à 4cm puis se redresse et monte verticalement jusqu'à la hauteur de la 1ère articulation chondrosternale gauche, sur une longueur de 2 à 3 cm. Dans cette portion, elle est dans la gaine séreuse artérielle du péricarde avec l'artère pulmonaire située d'abord en avant d'elle puis sur son côté gauche. En arrière d'elle et sur les côtés, le sinus transverse du péricarde sépare le pédicule artériel aortopulmonaire des 2 atriums et des auricules. Au-dessus du sinus transverse, cette partie ascendante répond à droite à la veine cave supérieure, en arrière à l'artère pulmonaire droite qui la croise transversalement.
Anc. dénom. portion ascendante de la crosse aortique
aorte caudale l.f.