Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

730 résultats 

réaction n.f.

reaction

1) Au sens large, réponse à une action par une action contraire.
2) En médecine, modification (cellulaire, tissulaire, organique) produite par une cause morbide, un remède, une modification du milieu intérieur ou extérieur, et qui, en principe, tend à en contrebalancer les effets.
3) En physiologie, toute réponse à un stimulus.
4) En psychologie et psychopathologie, concept qui implique que tout évènement surgissant dans l'environnement affectif ou matériel d'un sujet ou d'un groupe est suivi de conséquences instaurant un état psychique adapté ou non à la situation nouvelle.
Généralisée par A. Meyer (1909) aux États-Unis, cette notion s'est ensuite avérée insuffisante pour rendre compte de la complexité des interactions psychobiologiques et environnementales.
La méthode des évènements de vie lui a conféré un regain d'intérêt, particulièrement dans la compréhension des états dépressifs, mais c'est surtout dans la pathologie relative au stress et au traumatisme psychique que le concept trouve sa principale application en même temps que ses limites.
5) En chimie, interaction de corps chimiques ayant pour résultat la formation d'autres composés.
6) En mécanique, force déclenchée par une autre force agissante et s'opposant à elle.
7) Résultat de toute méthode chimique, biochimique, sérologique, physiologique, etc., utilisée à des fins diagnostiques et, par extension, la méthode elle-même.
8) Immunologie :  réaction antigène-anticorps, réaction de précipitation, réaction d’agglutination etc.
Synonymes incertains : épreuve, méthode, procédé, technique, test, etc.

A. Meyer, psychiatre américain (1866-1950)

évènement vital vécu et personnalité

systémal adj.

En psychiatrie, s'applique au système considéré dans une perspective globale, fonctionnelle et dynamique, non pas limité à lui-même en tant que système, mais en situation dans le milieu (P. Marchais).
1). La méthode systémale est une méthode d'analyse et de synthèse recourant à cette notion, destinée initialement à l'étude des processus psychopathologiques. Elle se fonde sur la clinique et sur des démarches logicomathématiques modernes (d'ensembles et de logique du flou), conjuguant leur universalité et leur rigueur à l'indétermination propre au vécu individuel. Elle explore les troubles dans leurs diverses dimensions spatiotemporelles vécues et objectivables, envisage des niveaux, intégrations, communications et autorégulations du système psychique, extrait des propriétés permanentes et construit une succession de modèles opératoires qu'elle intègre progressivement.
2). La psychiatrie systémale s'avère ainsi une synthèse en permanent développement des différentes données cliniques obtenues par cette méthode.
3). La connaissance systémale procède de la nature interdisciplinaire de la méthode. Elle s'étend au-delà du seul champ de la psychiatrie à d'autres domaines (modes de fonctionnement de la pensée, ses diverses productions, systèmes complexes, etc.). Elle participe aussi au courant épistémologique dit "constructiviste" (notamment cybernétique, systémique) qui se développe dans les sciences contemporaines.

P. Marchais, neuropsychiatre français (2007)

ART sigle angl. pour Algebraic Reconstruction Technique

Méthode de reconstruction d'une coupe tomographique par ordinateur.
Employée avant l'utilisation des rétroprojections filtrées, la méthode repose sur une série de calculs algébriques conduits par itérations successives, en comparant les projections simulées d'images provisoires aux valeurs des projections réellement obtenues.
Cette méthode a permis la réalisation du premier appareil de tomographie computérisée (scanographe) en 1971 et celle de la première IRM en 1976.
Pour sa mise au point, McLeod Cormack s'est vu attribuer le Prix Nobel de Médecine de 1979 à partager avec Hounsfield.

A. McLeod Cormack,  physicien américain d’origine sud-africaine, prix Nobel de médecine de 1979 (1924-1998)

Cobb (méthode de) l.f.

Cobb’s method

Méthode de mesure de l’angulation scoliotique sur un cliché radiographique de face du rachis.
Cette méthode prend comme limite supérieure le plateau supérieur de la vertèbre la plus inclinée sur l’horizontale et comme limite inférieure le plateau inférieur de la vertèbre la plus inclinée sur l’horizontale. Cette méthode est universellement admise.

J. R. Cobb, chirurgien orthopédiste américain (1948)

cosinor -n.m.

Méthode statistique d'analyse des rythmes biologiques par la méthode des moindres carrés permettant une quantification des valeurs des paramètres caractéristiques de ces rythmes (période, acrophase, amplitude, mésor).
Cette méthode n’est applicable que lorsque le rythme de la variable considérée correspond à une sinusoïde

acrophase, période biologique, amplitude, mésor

[E1]

cryomicroscopie électronique l.f.

electronic cryomicroscopy

La cryomicroscopie utilise une technique de vitrification qui permet d’obtenir un échantillon à examiner en microscopie électronique qui ne soit ni gelé ni liquide.
Un examen normal en microscopie électronique nécessite que l’échantillon soit déshydraté, coloré ou exposé aux rayons X. Ces techniques altèrent l’échantillon et ne permettent pas de l’examiner à l’état naturel. Pour qu’une molécule conserve son état originel au moment de l’observation il faut le refroidir. On ne peut pas se contenter de la congeler car l’eau contenue dans l’échantillon deviendrait solide (cristallisation) et ce gel l’altèrerait. La vitrification permet d’obtenir un échantillon ni gelé ni liquide. Pour y arriver, il faut soit utiliser des produits, des cryoprotecteurs, pour faire chuter la température, soit provoquer une baisse extrêmement rapide de la température, de sorte que le gel n’ait pas le temps de se former. L’eau se solidifie tout en gardant sa forme liquide. Les échantillons biologiques gardent ainsi leur forme naturelle. Cette méthode, utilisée en biochimie et en biologie moléculaire, permet de «voir» l'enchaînement des atomes dans de grosses molécules biologiques dans de l'eau. L'idée a été d'adapter la microscopie électronique à des protéines, des molécules très complexes du vivant, dont certaines propriétés dépendent de leurs «forme». Pour figer ces protéines avant de les regarder sous un microscope électronique, les protéines en solution ont été «figées», avec de l'eau «vitrifiée». C'est-à-dire qu'elles sont gelées très rapidement en les plongeant dans un bain d'azote liquide (- 196°C). La rapidité de la congélation fige les biomolécules. Leur état est alors préservé malgré la pression du système de mise sous vide des microscopes électroniques. Grâce à cette technologie, il est possible d’observer des mécanismes vivants complexes à l’échelle de l’atome
J. Dubochet a mis cette technique au point dans les années 1980. De 1975 à 1986, J. Frank a élaboré une méthode de traitement des images adaptée aux protéines, leurs formes en 3 dimensions étaient recréées au moyen d'un flux d'électrons qui les éclairent sous différents angles. Enfin, en 1990, R. Henderson a permis de préciser la méthode de visualisation pour déterminer l'enchaînement des atomes. Il a, le premier, produit une image en 3D en microscopie électronique d'une protéine, la rhodopsine, une avancée qui a permis de démontrer tout le potentiel de l'approche de Dubochet.
L'image pour mieux comprendre la cryomicroscopie électronique a, depuis l'époque des pionniers, fait des progrès. Les chercheurs ont désormais accès à des processus moléculaires inconnus jusqu'ici et qui permettent non seulement de mieux comprendre les ressorts chimiques de la vie mais aussi de développer de nouveaux médicaments. Récemment lorsque le rôle du virus Zika a été mis en cause dans la survenue des anomalies cérébrales des nourrissons au Brésil, les scientifiques « ont eu recours à la cryo-EM (cryomicroscopie électronique) pour visualiser le virus », comme l’a rappelé le comité Nobel.

J. Dubochet, chimiste suisse (1980) ; J. Frank, chimiste américain (1986) ; R. Henderson, chimiste britannique (1990), ; tous trois prix Nobel de chimie en 2017

Étym. gr. kruos: froid ; micros : petit : scopein : voir

[A2,A3,B1,B3]

Édit. 2017

exploration fonctionnelle du pancréas l.f.

pancreatic function test

Méthode permettant d'apprécier qualitativement et quantitativement la valeur des secrétions pancréatiques.
L'apparition d'explorations morphologiques modernes comme la tomodensitométrie, la pancréatographie rétrograde endoscopique et l'échoendoscopie, a considérablement réduit la place des explorations traditionnelles.
Le seul examen fait couramment est le dosage de la stéatorrhée qui n'est interprétable que si le régime est supplémenté en beurre et le recueil des selles fait sur 2 ou mieux 3 jours. Il s'agit d'une exploration indirecte de la fonction pancréatique puisqu'il existe des causes extrapancréatiques d'élévation de la stéatorrhée. Le dosage du chymotrypsinogène fécal peut également être utile. Les autres explorations sont : l'étude de la sécrétion pancréatique par tubage duodénal et stimulation du pancréas par la sécrétine ou la céruléine, méthode la meilleure mais qui est longue, agressive, couteuse et non standardisée ; le recueil par une sonde placée à l'angle de Treitz des sécrétions digestives après un repas d'épreuve (repas de Lundh), méthode moins précise et comportant l'inconvénient d'une intubation ; les méthodes sans intubation comme le PABA-test ou le test au dilaurate de fluorescéine dont la sensibilité est souvent insuffisante pour permettre le diagnostic d'une insuffisance pancréatique débutante.

G. Lundh, chirurgien suédois (1965)

cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique, stéatorrhée, chymotrypsinogène, sécrétine

[B3,L1]

Édit. 2018  

flooding n. angl.

La méthode dite de flooding est l’une des trois méthodes de thérapies comportementales et congitives de Guthrie avec la méthode de tolérance et celle de contre-conditionnement ou inhibition réciproque.
La méthode de flooding consiste à présenter au sujet le stimulus déclenchant la réponse émotionnelle jusqu'à épuisement de la réponse. C’est ainsi que l’on fait écouter au même sujet des enregistrements d'avions pendant une ou deux heures, jusqu'à ce que son anxiété disparaisse, ainsi, généralement, la fatigue remplace la peur.

E. R. Guthrie, philosophe et psychologue américain (1886-1959)

immersion

[H3,H4]

Édit. 2018

Hirschberg (test de) l.m.

Hirschberg’s test

Méthode de mesure objective de l'angle du strabisme, d'après la position du reflet cornéen par rapport au centre de la pupille.
Pour Hirschberg, 1 mm de décentration correspond à une déviation de 7 degrés (environ 12 dp prismatiques). En supposant un diamètre cornéen de 12 mm, un reflet décentré au limbe correspond à 42 degrés de déviation. La décentration se fait dans le sens opposé à la déviation (ex. elle est temporale pour une ésotropie). Il faut en principe tenir compte de l'angle kappa. Cette méthode est précieuse quand l'âge du sujet ne permet pas d'utiliser la méthode de Krimsky, le synoptophore ou les méthodes subjectives.

J. Hirschberg, ophtalmologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1886) : E. Krimsky, ophtalmologiste américain (1943)

Krimsky (méthode de), synoptophore, strabisme, ésotropie

[P2]

Édit. 2018

Kakkar (méthode de) l.f.

Kakkar's method

Technique d'administration de l'héparinate de calcium pour prévenir les complications thrombo-emboliques postopératoires. Commencer par des injections préventives, 2 ou 3 fois par jour, d'une dose de l'ordre de 5 000 UI d'héparinate de Ca : faire la première injection 8 à 12 heures avant l'acte chirurgical et poursuivre pendant une semaine environ. A ces doses les tests d'hémostase ne sont pas modifiés (temps de céphaline activé) et le risque hémorragique est faible. Les études ont montré l'efficacité de la méthode pour réduire la fréquence des thromboses postopératoires. Dans certaines situations à haut risque (prothèses en chirurgie orthopédique) cette protection est insuffisante. Un des effets adverses de cette méthode est une thrombopénie qui justifie un contrôle bihebdomadaire de la numération plaquettaire.
Cette méthode est actuellement remplacée le plus souvent par une seule injection quotidienne d'héparine de bas poids moléculaire.

V. V. Kakkar, chirurgien britannique (1971)

méthode de Cobb l.f.

Cobb’s method

Méthode de mesure de l’angulation scoliotique sur un cliché radiographique de face du rachis.
Cette méthode prend comme limite supérieure le plateau supérieur de la vertèbre la plus inclinée sur l’horizontale et comme limite inférieure le plateau inférieur de la vertèbre la plus inclinée sur l’horizontale. Cette méthode est universellement admise.

J. R. Cobb, chirurgien orthopédiste américain (1948)

[B2,I2]

méthode de Monte Carlo l.f.

Monte Carlo method

Méthode de simulation numérique permettant de déterminer une situation résultant d’événements aléatoires dont la probabilité est connue.
Elle consiste à reconstituer un enchaînement d’événements («histoire») tel que le hasard peut le réaliser en tenant compte de leur probabilité individuelle. Avec un grand nombre d’«histoires» on obtient une représentation de la situation étudiée.
P. par exemple pour déterminer l’irradiation dans un milieu traversé par un faisceau de photons X, on reconstitue l’«histoire» d’un photon incident en tirant au hasard son énergie, la profondeur où il subit une interaction, la direction et énergie du photon diffusé, la distance à laquelle celui-ci subit une interaction, les tirages au sort respectant la loi de probabilité en jeu. Disposant des «histoires» d’un très grand nombre de photons incidents, on obtient une représentation de l’énergie et direction des photons qui passent en tous les points du milieu.
La méthode a débuté en effectuant chaque tirage au sort avec une « roulette » appropriée (d’où le nom de la méthode); la technique était peu efficace pour les problèmes nécessitant un très grand nombre d’«histoires». Elle est devenue très opérationnelle grâce à l’ordinateur.

N. Metropolis, statisticien américain (1949)

Étym. allusion aux jeux de hasard dans la ville de Monte Carlo (Monaco)

phlébographie jugulaire interne l.f.

jugular venography or phlebography

Examen radiographique d'une veine jugulaire interne et des sinus sigmoïdes et transverses (sinus latéraux) après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
La méthode la plus simple consiste à utiliser le temps veineux d'une artériographie carotidienne. Plus rarement une opacification directe de la veine jugulaire interne et des sinus sigmoïdes et transverses peut être obtenue soit par ponction de la veine jugulaire interne, soit par la méthode de Seldinger en cathétérisant cette veine par voie veineuse fémorale. Cette dernière méthode doit être utilisée sous contrôle électrocardiographique, en raison du trajet intracardiaque de la sonde.

saturation oxyhémoglobinée l.f.

SaO2  = Vol O2 contenu / Capacité en O2

En clinique, la saturation oxyhémoglobinée artérielle est pratiquement seule a être utilisée. Par méthode chimique, on mesure le volume d'O2 contenu dans un échantillon de sang et le compare avec le volume maximum d'O2 que peut dégager cet échantillon (méthode de référence). Par photométrie, on utilise la loi de Beer-Lambert, soit in vitro sur échantillon de sang, soit in vivo par oxymétrie de pouls, méthode transcutanée qui permet de suivre en permanence la saturation oxyhémoglobinée au cours d'une anesthésie ou de la réanimation.
Le sang sortant des lobules pulmonaires bien ventilés est saturé normalement en basse altitude, mais le sang artériel du sujet normal  n'est saturé qu'à 98%, car tous les lobules ne sont pas parfaitement fonctionnels (trouble du rapport ventilation/perfusion), et il faut tenir compte de la contamination veineuse physiologique chez le sujet normal. Avec l'altitude, la saturation baisse notablement : 95% à 1 500 m, 92% à 2 500 m. La limite du normal à basse altitude est généralement prise à 95% .

altitude (mal d'), Beer-Lambert (loi de), oxymètre de pouls

standardisation n.f.

standardization

Méthode permettant, en statistique et épidémiologie, la comparaison de taux de morbidité et/ou de mortalité entre des populations différentes.
On distingue la standardisation directe (méthode de la population type) et la standardisation indirecte (méthode des taux types).
Ce terme ne doit pas être utilisé à la place de normalisation, qui se traduit en anglais par standardization.

ajustement

[E1]

Édit. 2020

ACR sigle pour Association Chimiothérapie Radiothérapie

rotation therapy

Méthode associant les effets biologiques de deux traitements anticancéreux : l'irradiation potentialise l'action des agents chimiques et vice versa.
Séquentielle, ou mieux concomitante, l'ACR est notamment indiquée dans le traitement des cancers des bronches, de la vessie, du sein, de l'œsophage et des cancers ORL.
Elle exige une étroite surveillance hématologique (hypoplaquettose, leucopénie) et cardiorénale.
Les limites de cette méthode sont dues à sa toxicité et à la sélection de formes résistantes à la chimiothérapie.

[F2,G5]

Édit. 2017     

acupuncture n.f.

acupuncture

Méthode thérapeutique traditionnelle en Chine reposant sur l’affirmation que la stabilité de l’énergie fondamentale de l’Homme repose sur un équilibre de forces.
Elle se pratique par l’implantation de fines aiguilles en des points cutanés douloureux ou en des points du corps, déterminés à partir de la vieille conception du fluide vital (qi) qui se ferait dans des canaux (zhe) situés le long de trajets précis appelés "méridiens d’énergie" dans les textes occidentaux. Ces localisations ne semblent pas actuellement pouvoir correspondre à des repères de l’histologie occidentale. Un mécanisme d’action pourrait faire intervenir des neuromédiateurs du type des endorphines.
Une méthode mixte, l’électro-acupuncture, fait intervenir des courants de haute ou de basse fréquence propagés par des aiguilles ; on invoque alors l’émission de métenképhalines.

Étym. lat. acutus ; pointu ; punctum : piqûre

analgésie par acupuncture

[B3, G5]

Édit. 2020

ambulatoire adj.

ambulatory

1) Qui accompagne ou aide l'ambulation : appareil, méthode ambulatoire, chirurgie ambulatoire, etc.
2) Qualifie un acte ou une méthode chirurgicale qui ne nécessite pas une immobilisation ou une hospitalisation.

anesthésie ambulatoire

[B3,G1,I3]

Édit. 2017

analyse en série de l'expression des gènes l.f.

SAGE method, serial analysis of gene expression

Méthode permettant d’étudier le profil d’expression génique d’une cellule, tissu, ou organisme par l’analyse quantitative de milliers d’étiquettes provenant des transcrits (ARN messagers).
La méthode est fondée sur la production de courts fragments d’ADN complémentaire issus d’une population d’ARN messagers. Ces petits fragments produits par digestion à l’aide d’endonucléases de restriction sont assemblés sous forme d’une longue série d’étiquettes d’ADN (de 10 à 14 nucléotides) qui peut être amplifiée et séquencée. Le nombre d’occurrences d’une même étiquette représentant un transcrit donnée permet de déterminer son niveau d’expression dans la cellule ou tissu donnés.

ADN complémentaire, ARN messager, endonucléase de restriction, acide nucléique, nucléotide

[Q1]

Édit. 2017

angle d'anomalie l.m.

angle of anomaly

Différence entre l'angle objectif et l'angle subjectif du strabisme.
Cet angle peut être calculé à partir de la mesure des angles au Syn.optophore. On peut également le mettre directement en évidence par la méthode des postimages de Héring. On peut encore utiliser la méthode du visuscope. À l'aide de cet appareil, l'opérateur projette directement sur la fovéola d'un œil l'étoile du visuscope tandis que le sujet fixe de l'autre œil une cible, par ex. le centre de la croix de Maddox ; si le sujet ne voit pas l'étoile du visuscope superposée à l'image de la cible fixée de l'autre œil, il y a un angle d'anomalie.

K. E. Hering, physiologiste allemand (1868)

Synoptophore, Hering (loi de), Hering (test de) , visuscope, haploscopie, haploscope

[P2]

Édit. 2017

angle objectif l.m.

objective angle

Dans le strabisme, angle formé au premier point nodal de l'œil par l'intersection entre la ligne de direction principale de l'œil dévié et la ligne de direction secondaire de cet œil qui passe par le point-objet de fixation.
On peut mesurer objectivement cet angle en recentrant les reflets cornéens, soit en compensant la déviation par un prisme (méthode de Krimsky) ou par le mouvement du bras du synoptophore, soit en utilisant la méthode de Hirschberg. Dans ces deux méthodes, on néglige l'angle alpha.
On utilise aussi l'annulation de la refixation au cover test alterné avec un prisme, ou au Syn.optophore au flashing alterné. Il faut alors qu'il y ait une bonne fixation de chaque œil.
Ces deux méthodes sont moins exactes s'il y a une fixation excentrique.
À condition qu'il n'y ait pas d'adaptation sensorielle, on peut encore mesurer subjectivement l'angle objectif au test de Lancaster et ses dérivés ; ce sont alors des méthodes surtout utilisées dans les strabismes paralytiques.

Syn. angle de déviation, angle strabique

[A1,P2]

Édit. 2017

antigènes (détection immunochimique d') l.f.

immunochemical detection of antigens

1) Méthode directe : un anticorps (Ac), conjugué à un fluorochrome, est appliqué directement sur une préparation histologique ou cytologique et se lie à l'antigène (Ag) présent dans la cellule ou le tissu.
Ce complexe Ag-Ac est détecté grâce à un microscope à fluorescence.
2) Méthode indirecte, dite en couches multiples : l'Ac est appliqué directement sur le tissu et visualisé après traitement par un sérum anti-immunoglobuline, ou Ac secondaire, qui peut être lié à un fluorochrome.
Cette technique accroît la force du signal ; la puissance de celui-ci peut encore être amplifiée par des cascades ultérieures de révélation de la présence de l'Ac secondaire.

appariement statistique n.m.

statistical matching

En statistique, l’appariement est une méthode utilisée pour évaluer l’effet d’un traitement en comparant des individus visant à rendre les groupes les plus semblables possibles.
La méthode la plus précise pour mesurer l’effet d’un traitement est de mener une étude expérimentale où un certain nombre de patients sont randomisés (c’est-à-dire déterminés par tirage au sort) en deux groupes, l’un qui reçoit le traitement (groupe intervention), et l’autre qui reçoit un autre traitement ou un placebo (groupe témoin). Lorsque la randomisation est effectuée correctement, il n’y a pratiquement aucun risque de différences entre les deux groupes quant aux caractéristiques de base. L’appariement est parfait. Il s’agit donc d’un essai de phase 3, (indiqué après l’essai de phase 1 qui évalue la toxicité du traitement, l’essai de phase 2 qui évalue la posologie optimale et avant la phase 4, après la mise sur le marché qui évalue à long terme les effets indésirables rares du médicament). Dans l’essai de phase 3, le médicament testé est comparé au médicament de référence ou à un placebo. Les médicaments doivent être administrés « en aveugle » ou, lorsque cela est possible en « double aveugle ». Le critère de jugement principal est le critère qui va servir à définir l’efficacité du traitement étudié (survie, raccourcissement de la durée de la maladie…). Le calcul du nombre de sujets nécessaires dépend de la différence minimale à laquelle on s’intéresse. La puissance du test est la probabilité minimale de mettre en évidence une différence quand elle existe. Les tests statistiques de comparaison utilisés dépendent de la taille des échantillons. Lorsqu’on compare deux moyennes ou deux pourcentages sur de grands échantillons, on peut tester l’hypothèse nulle, c’est-à-dire que la moyenne des 2 échantillons est égale ou l’hypothèse alternative c’est-à-dire que la moyenne des 2 échantillons est différente. En cas de comparaison de 2 moyennes de petits échantillons, les tests statistiques utilisés sont différents lorsque les variables sont distribuées selon une loi normale (test t de Student Fischer) ou non normale (tests non paramétriques).
On peut aussi réaliser des études d’observations sur des cohortes de patients analysés de façon rétrospective ou prospective. Les facteurs de confusion doivent être éliminés le plus possible. On a le choix entre différentes techniques parmi lesquelles l’appariement entre le groupe traité et le groupe non traité est fait avant l’analyse. Les facteurs de confusion doivent être identifiés. La probabilité de suivre un traitement déterminé (la propension à se le voir prescrire) dépendra donc d’un certain nombre de facteurs de confusion. Il est possible d’utiliser un score « le score de propension »qui signifie tendance, qui désigne la probabilité d’être exposé à un traitement. À l’aide d’un programme informatique, on peut ensuite apparier le groupe sous traitement à celui qui n’y est pas exposé en veillant à ce que la différence absolue entre les scores de propension soit la plus petite possible.

randomisation

autosondage urinaire intermittent l.m.

self catheterization

Méthode de rééducation des vessies neurologiques, s'appliquant également aux situations de rétention chronique avec distension, consistant à faire effectuer par le patient lui-même, à intervalles réguliers, une évacuation vésicale par sondage urétral.
La méthode nécessite un apprentissage, connaît certaines impossibilités telles que tétraplégie, blocage psychologique, et peut être mise en œuvre dans les deux sexes. La diffusion large de cette technique et sa bonne tolérance même chez l'homme la font utiliser pour le drainage vésical temporaire mais prolongé que nécessitent certaines situations postopératoires, et elle est devenue pour certaines situations neurologiques un mode mictionnel définitif.

hétérosondage urinaire intermittent

brancard basculant l.m.

rocking stretcher

Brancard muni d'un axe transversal en son milieu pour permettre des oscillations, qui déplacent la masse abdominale de la victime de haut en bas, ce qui assure les mouvements du diaphragme et produit ainsi une ventilation d'une certaine amplitude.
Ce dispositif (Eve, 1931) reprend une vieille méthode de ressuscitation des noyés utilisée autrefois dans la marine (on couchait le noyé sur un tonneau placé sur le pont dans l'axe du bateau) : le tangage faisait osciller l'ensemble, provoquant le déplacement synchrone de la masse abdominale). Le brancard basculant est encombrant et son emploi nécessite de grands mouvements du sauveteur (oscillations d'environ 20°).Cette méthode, moins efficace que celles d'insufflation, a été abandonnée en premier secours, mais on l'utilise parfois en clinique sous la forme du lit basculant.

lit basculant, ventilation artificielle (méthodes de)

Édit. 2017

| /30 | page suivante