lipoprotéine-lipase n.f.
lipoprotein lipase
Enzyme qui catalyse l'hydrolyse des triglycérides au sein des lipoprotéines.
Biosynthétisée dans les cellules adipeuses et musculaires, la lipoprotéine-lipase est transférée sur les parois des vaisseaux capillaires, où elle se trouve attachée à des glycoprotéines de la membrane des cellules endothéliales ; c'est là qu'elle se lie aux lipoprotéines circulantes, chylomicrons ou VLDL, dont elle dégrade les triglycérides, libérant des acides gras destinés à être utilisés par le tissu sous-jacent.
Cet enzyme peut être détaché de la paroi vasculaire sous l'effet de l'héparine ou des héparinoïdes. Le plasma prélevé après injection d'héparine contient donc la lipoprotéine-lipase capable d'agir sur les chylomicrons in vitro et de clarifier un sérum riche en triglycérides, d'où le nom de "facteur clarifiant" qui a été donné à cet enzyme.
Sigle : LPL ou LPLase
déficit en lipase acide lysosomique l.m.
lysosomal acid lipase deficiency
M. Wolman neuropathologiste israélien (1961)
déficit en lipase D l.m.
lipase D deficiency
lipase n.f.
lipase
Enzyme catalysant l'hydrolyse d'un lipide, plus précisément d'un triglycéride, en libérant les acides gras et le glycérol.
On distingue les triglycéride-lipases ou lipases proprement dites, telles que la lipase pancréatique et les lipases du tube digestif, qui servent à la digestion des graisses, les lipases des graines oléagineuses, les lipases hormonosensibles du tissu adipeux, qui servent à la mobilisation des acides gras des réserves et les monoglycéride-lipases qui peuvent achever l'hydrolyse des glycérides partiels laissés par les triglycéride-lipases ; des lipases particulières, appelées lipoprotéine-lipases et lipase hépatique, agissent sur les triglycérides des lipoprotéines de très basse densité, les chylomicrons et les VLDL.
lipase gastrique l.f.
gastric lipase
Enzyme catalysant l’hydrolyse de glycérides et de phospholipides, sécrété par les cellules fundiques de l’estomac.
Cette lipase est capable d’hydrolyser les triglycérides à chaînes courtes ou longues sur une large échelle de pH (2 à 6).
Elle n’est pas dégradée par la pepsine et son action ne dépend pas de la colipase. Elle assurerait environ 20 % de la digestion des triglycérides chez l’adulte, cette proportion pouvant augmenter en cas d’insuffisance pancréatique exocrine.
lipase pancréatique l.f.
pancreatic lipase
Enzyme principal responsable de l’hydrolyse des triglycérides alimentaires en acides gras et monoglycérides.
Elle est sécrétée dans le suc pancréatique sous forme active dont la quantité délivrée dans le duodénum est surabondante puisqu’il faut que sa sécrétion soit réduite de plus de 90 % pour qu’une stéatorrhée apparaisse.
La lipase pancréatique n’est active qu’à pH neutre, et inactive, voire rapidement détruite à pH inférieur à 4 ; elle requiert que son substrat soit présent à une interface huile/eau en présence de colipase et de sels biliaires. Elle est contenue dans les extraits pancréatiques pharmaceutiques qui sont la thérapeutique substitutive de l’insuffisance pancréatique exocrine. La teneur du sérum en lipase s’élève en cas de cytolyse pancréatique notamment au cours de la pancréatite aigüe.
monoglycéride-lipase n.f.
monoglyceride lipase
Enzyme catalysant l'hydrolyse des monogly
triglycéride-lipase n.f.
triglyceride lipase
Enzyme catalysant l'hydrolyse d'une molécule de triglycéride.
On distingue plusieurs types de triglycéride-lipases selon leur spécificité et leur localisation. La triglycéride-lipase hépatique qu'on trouve attachée aux parois des vaisseaux capillaires du foie, est capable d'hydrolyser les triglycérides des lipoprotéines mais aussi et surtout les phospholipides ; elle joue un rôle dans la captation des lipoprotéines de haute densité (HDL) par le foie. Elle est mobilisable par l'héparine comme la lipoprotéine-lipase adipeuse qui est aussi une triglycéride-lipase.
Toutes les lipases qui hydrolysent des triglycérides peuvent être considérées également comme des triglycéride-lipases : lipases digestives, lipases hormonosensibles, etc. Elles agissent sur l'acide gras situé en 1 ou en 3 du glycérol d'un glycéride.
alpha-lipoprotéine n.f.
alpha-lipoprotein
Lipoprotéine plasmatique dont la mobilité électrophorétique à pH 8,6 correspond à celle des alpha1-globulines.
C'est en fait un mélange de particules de compositions différentes, mais dont les plus nombreuses contiennent de l'apolipoprotéine A-I et ont une densité supérieure à 1,063 (HDL).
Le sérum humain contient environ 3 g d'alpha-lipoprotéines, de composition moyenne suivante : apolipoprotéines 50 %, phospholipides 25 %, cholestérol libre et estérifié 12 %, triglycérides 4 %. Ce sont des particules de diamètres allant de 8 à 12 nm. Certaines particules contiennent d'autres apolipoprotéines que l'apoA-I : l'apoA-II, les apoC-I, C-II, C-III, l'apoE, l'apoD, l'apoS. Biosynthétisées par le foie, leur concentration dans le plasma diminue fréquemment au cours d'affections hépatiques et de certaines dyslipidémies. Elle augmente dans les syndromes d'obstruction biliaire.
Abrév. alpha-LP
[C1,C3,L1]
Édit. 2017
alpha 2-lipoprotéine n.f.
alpha 2-lipoprotein
Lipoprotéine plasmatique dont la mobilité électrophorétique à pH 8,6 correspond à celle des alpha 2-globulines.
C'est en fait un mélange de particules de compositions différentes, mais dont les plus nombreuses contiennent de l'apolipoprotéine B et ont une densité inférieure à 1,006. On les appelle plutôt pré- alpha -lipoprotéines. Parmi ces particules, les plus importantes sont les lipoprotéines riches en triglycérides (VLDL).
[C1,C3]
Édit. 2017
bêta-lipoprotéine n.f.
β-lipoprotein
Lipoprotéine plasmatique dont la mobilité électrophorétique à pH 8,6 correspond à celle des β-globulines.
C'est en fait un mélange de particules de compositions différentes, mais dont les plus nombreuses contiennent de l'apolipoprotéine B et ont une densité comprise entre 1,019 et 1,063 (LDL).
Le sérum humain contient environ 5 g de β-lipoprotéines, de composition moyenne suivante : apolipoprotéines (apoB) 20 %, phospholipides choliniques 22 %, cholestérol libre (9%), esters de cholestérol 39 %, triglycérides 4 %. Les β-lipoprotéines ont une taille d'environ 21 nm. Elles proviennent surtout de la dégradation des VLDL (very low density lipoprotein) d'origine hépatique dans la circulation sanguine. Elles sont considérées à juste titre comme des lipoprotéines athérogènes. Il existe des dyslipoprotéinémies dans lesquelles la teneur du plasma en β-lipoprotéines est nulle (abêtalipoprotéinémie) ou diminuée congénitalement. Mais les principales dyslipoprotéinémies sont celles où la concentration des β-lipoprotéines est élevée, comme l'hypercholestérolémie xanthomateuse familiale.
→ β-globulines, apolipoprotéine B (B 100), VLDL, hypercholestérolémie xanthomateuse familiale
Édit. 2017
lipoprotéine n.f.
lipoprotein
Hétéroprotéine dans laquelle une ou plusieurs protéines sont associées à des lipides par des liaisons physiques, le plus souvent ioniques et hydrophobes.
Ces associations moléculaires permettent, p. ex., le transport des lipides, normalement non hydrosolubles, dans le plasma circulant et le lait, mais aussi dans les membranes cellulaires où les édifices lipoprotéiniques jouent des rôles physiologiques importants.
Dans le plasma, les protéines constitutives des lipoprotéines sont appelées apolipoprotéines. Ces lipoprotéines plasmatiques constituent plusieurs familles caractérisées par leur constitution chimique, soit par la qualité des apolipoprotéines et la proportion des différentes espèces de lipides, phospholipides, triglycérides, cholestérol libre et estérifié. Elles diffèrent par leurs propriétés physiques de sorte qu’une classification fondée sur la densité hydratée des lipoprotéines distingue les HDL, LDL, IDL, VLDL et les chylomicrons. Une autre classification fondée sur la migration électrophorétique définit des α-lipoprotéines, des β-lipoprotéines et des pré-β-lipoprotéines. Mais la classification la plus physiologiquement significative groupe les lipoprotéines en particules contenant telle ou telle apolipoprotéine (lipoprotéines B, lipoprotéines A-I, lipoprotéines A-I, A-II, lipoprotéines B, C-III,E, etc.).
lipoprotéine A n.f.
lipoprotein a
Lipoprotéine plasmatique contenant une apolipoprotéine particulière apo(a), liée par covalence à une molécule d'apo(b).
De composition lipidique analogue aux LDL, elle a une densité intermédiaire entre celle des LDL et celle des HDL proprement dites, elle se trouve donc en ultracentrifugation parmi les HDL, mais s'en sépare en électrophorèse, où elle migre en situation pré-β.
Sa concentration dans le plasma paraît déterminée congénitalement et dépend peu des conditions physiologiques ou alimentaires. Une concentration élevée en lipoprotéine A est un facteur d'athéromatose. L'apo(a) a une structure très particulière, formée d'un enchaînement d'un nombre variable de protomères, cyclisés par un pont disulfure, apparentés au plasminogène ; la lipoprotéine A exerce donc un effet sur la thrombose. Elle inhibe aussi l'activation de la plasmine et, par suite, celle du TGFβ.
Abrév. Lp(a)
lipoprotéine de basse densité l.f.
low density lipoprotein
Lipoprotéine plasmatique de densité comprise entre 1,020 et 1,063.
Ce terme désigne un ensemble de particules lipoprotéiniques contenant environ 80 % de lipides, en majorité des esters de cholestérol, et 22 % de phospholipides choliniques, associés à une molécule d'apolipoprotéine B (dite apoB100). Ces lipoprotéines contiennent les 3/4 du cholestérol circulant et sont les principaux facteurs des athéromes.
Sigle : LDL
lipoprotéine de densité intermédiaire l.f.
intermediate density lipoprotein
Lipoprotéine plasmatique de densité comprise entre 1,006 et 1,020, intermédiaire entre les LDL et les VLDL.
Ce terme désigne un ensemble de particules lipoprotéiniques qui est habituellement d'importance quantitative mineure, mais dont l'augmentation de teneur plasmatique peut entraîner des dépôts athéromateux. Elles proviennent de la dégradation incomplète des VLDL, voire de celle des chylomicrons, et leur composition est intermédiaire entre celles des LDL et des VLDL, avec une teneur en triglycérides variable.
Sigle : IDL
lipoprotéine de haute densité l.f.
high density lipoprotein
Lipoprotéine plasmatique de densité comprise entre 1,063 et 1,210.
Ce terme désigne un ensemble de particules lipoprotéiniques contenant environ 50 % de lipides, constitués de phospholipides choliniques et d'esters de cholestérol en proportion presque équivalente, et 50 % de protéines, comprenant apolipoprotéine A-I en majorité, apolipoprotéine A-II, apolipoprotéines C-I, C-II, C-III, apolipoprotéine D, apolipoprotéine E, et d'autres protéines mineures. Il existe une grande hétérogénéité de cette fraction de HDL, la qualité et les proportions des constituants variant d'une particule à une autre. Il existe aussi une grande variabilité selon les individus normaux ou pathologiques : variations avec les conditions physiologiques, avec les conditions génétiques, avec les pathogénies.
Sigle : HDL
lipoprotéine de très basse densité (VLDL) l.f.
very low density lipoprotein.
Lipoprotéine plasmatique de densité inférieure à 1,006.
Ce terme désigne un ensemble de particules lipoprotéiniques contenant plus de 90 % de lipides, constitués en majorité de triglycérides, un peu d'esters de cholestérol et de phospholipides choliniques, et une molécule d'apolipoprotéine B (B100), accompagnée de quelques molécules d'apolipoprotéines C et E de faible masse. Elles proviennent surtout du foie, qui les biosynthétise pour se débarrasser des acides gras au profit des tissus périphériques. Leur dégradation s'effectue dans ces tissus par l'action d'une lipoprotéine-lipase qui hydrolyse les triglycérides. Les VLDL se transforment en IDL, puis en LDL.
lipoprotéine X n.f.
lipoprotein X
Lipoprotéine présente dans le plasma au cours des ictères par rétention.
Sa composition diffère beaucoup des lipoprotéines plasmatiques normales. Pauvre en protéines (5 %), elle est très riche en phospholipides (65 %) et en cholestérol non estérifié (25 %), pauvre en esters de cholestérol et en triglycérides, sa composition en protéines (albumine, apoC, apoA-I, protéines biliaires) et sa teneur en sels biliaires l'apparentent aux lipoprotéines biliaires. On trouve aussi une lipoprotéine X dans le plasma des patients déficients en LCAT.
Sigle : Lp-X
pré-alpha-lipoprotéine n.f.
prealphalipoprotein
pré-bêta-lipoprotéine n.f.
prebetalipoprotein
Lipoprotéine plasmatique caractérisée par sa mobilité électrophorétique intermédiaire entre celle des alpha- et des bêta-lipoprotéines.
Les pré-bêta-lipoprotéines ne constituent pas une famille homogène. Certaines sont apparentées aux LDL, comme la lipoprotéine Lp(alpha), d'autres aux HDL, comme les pré-bêta1, pré-bêta2, pré-bêta3-lipoprotéines. Les pré-bêta1-lipoprotéines, qui contiennent de l'Apo A-I, de la LCAT, de l'Apo D (entre autres) joue un rôle métabolique dans l'efflux du cholestérol à partir des cellules.