laryngite chez l'enfant l.f.
children laryngitis
Inflammation d'origine infectieuse des muqueuses ou des structures sous-muqueuses du larynx pouvant causer une dyspnée obstructive grave.
La laryngite sous-glottique est la plus fréquente. Elle est presque toujours virale (Virus parainfluenzæ, ou grippal), causant un œdème des structures sous-muqueuses, entre les cordes vocales et le cricoïde. Cet œdème se développe progressivement après une rhinopharyngite peu fébrile. Un enrouement et de la toux précèdent la dyspnée qui apparaît progressivement. Il n'y a pas d'adénopathie cervicale et l'examen de l'oropharynx ne montre rien. L'hospitalisation est nécessaire et le traitement par corticoïdes est efficace dans 90 % des cas, sinon une courte intubation ou une trachéotomie permet de passer un cap difficile.
La laryngite sus-glottique correspond à un œdème de la glotte ou à une épiglottite et représente à peu près 3 % des laryngites.
Le croup est caractérisé par un dépôt de fausses membranes diphtériques sur les cordes vocales entraînant une dyspnée laryngée, précédée d'une toux rauque et d'une extinction de voix dans un contexte général d'infection avec une note toxique. Les ganglions cervicaux sont gros mais peu douloureux. Outre la pratique de l'intubation, il faut administrer du sérum antidiphtérique et des antibiotiques ; l'hospitalisation prolongée est nécessaire à cause des complications possibles (myocardite ou paralysies) liées à la toxine diphtérique.
Les laryngites ulcéreuses correspondent à des lésions bactériennes sous-glottiques qui compliquent une rougeole, une hémopathie maligne ou des séquelles d'intubation. La cicatrisation peut évoluer vers une sténose de la glotte.
Les laryngites striduleuses sont le fait d'un spasme de la glotte survenant sur les muqueuses enflammées par une rougeole en période d'incubation. C'est un phénomène bénin qui ne nécessite pas l'hospitalisation.
Étym. gr. larugx : larynx ; ite : inflammation