Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

24 résultats 

Braun (canule de) l.f.

Braun’s cannula

Cathéter introduit dans le canal cervical utérin pour les inséminations artificielles de sperme.

J. Braun, gynécologue allemand contemporain

inséminations artificielles

Édit. 2017

anticorps antispermatozoïde l.m.

anti-spermatozoid antibody

Auto-anticorps immun de type IgM agglutinant la tête du spermatozoïde, ou de type IgG agglutinant son flagelle, présent dans le plasma sanguin de l’homme, sous forme d’IgG et d’IgM, ou dans le liquide séminal et la glaire cervicale sous forme d’IgA.
Responsable d'hypofertilité ou de stérilité masculine, on le traite par des corticoïdes ou par les inséminations intra-utérines après lavage du sperme.

air médical l.f.

medical air

Air sec épuré des poussières et autres aérosols, des gaz et des vapeurs qui sont en quantités variables, destiné à l'usage médical (respirateurs, instruments de chirurgie à moteur pneumatique).
Pollué par des gaz toxiques (CO, CO2, SO2, etc.) et par des aérosols d'huiles septiques et toxiques, l'utilisation de l'air comprimé industriel a entraîné des complications pulmonaires (oléomes) au cours des ventilations artificielles ou l'infection de plaies chirurgicales (instruments alimentés à l'air comprimé).
Pour éviter ces complications il y a lieu d’utiliser l'air médical distribué dans l'hôpital avec les gaz médicaux. Cet air est, soit reconstitué à partir d'O2 et d'N2 liquéfiés, soit, le plus souvent, extrait de l'air ambiant par des compresseurs sans huile. L'air passe ensuite sur des filtres bactériologiques (tamis moléculaires) qui garantissent sa pureté, s'ils sont changés régulièrement.

air, aérosol, oléome pulmonaire

[B3]

Édit. 2017

Allgrove (syndrome de) l.m.

Allgrove’s syndrome

Affection génétique rare se caractérisant par l’association d’une maladie d’Addison, d’une achalasie du cardia et d’une alacrymie, auxquels s’associent parfois une dysautonomie et d’autres atteintes neurologiques.
Prédominant en Afrique du Nord, elle débute dans l’enfance, se révèle par l’absence de larmes et la sécheresse oculaire. La dysphagie liée à l’achalasie du cardia apparaît ordinairement à l’adolescence, de même que l’insuffisance surrénale lente liée à une résistance à l’action de la corticotrophine (ACTH) responsable de la mélanodermie et d’un risque de décompensation aigüe. Parfois une atteinte du système nerveux végétatif entraîne des altérations sudorales, des signes de dysfonctions urinaire, sexuelle, digestive. Une atteinte pyramidale, une neuropathie périphérique sont possibles, de même qu’une neurodégénérescence bulbaire, rendant compte d’amyotrophie, de difficultés de la marche, de troubles sensitifs, sensoriels, oropharyngés et vélopalatins.
L’affection est invalidante et sévère, améliorée par la substitution hormonale, les dilatations œsophagiennes ou la myotomie cardiale, et les larmes artificielles.
La transmission se fait selon un mode autosomique récessif, en liaison avec des mutations du gène AAAS (12q13), codant pour la nucléoporine ALADIN.

J. Allgrove, endocrinologue et pédiatre britannique (1978)

Syn.  : syndrome triple A, syndrome des 4 A

maladie d'Addison, achalasie, alacrymie congénitale, dysautonomie, nucléoporine ALADIN

[Q2]

Édit. 2018

cavernométrie n.f.

cavernosometry

Mesure de la pression régnant dans les corps caverneux du pénis, en particulier lors d'érections artificielles.

[M3]

dégénérescence nodulaire de Salzmann l.f.

Lésions cornéennes ayant, à l’examen bio-microscopique, l’aspect d’élévations nodulaires blanches ou bleuâtres, de situation annulaire en moyenne périphérie, uniques ou multiples, uni ou bilatérales

Affection rare, d’évolution très lente, survenant plus fréquemment chez la femme d'âge moyen, elle est souvent idiopathique mais peut être associée à une atteinte chronique de la surface oculaire volontiers inflammatoire : blépharite, méibomite, syndrome sec, kératoconjonctivite vernale, trachome, port prolongé de lentilles de contact.
Les lésions sont constituées de plaques collagènes denses avec hyalinisation, apparaissent localisées entre l’épithélium et la membrane de Bowman. Fréquemment, la membrane de Bowman est érodée sous la lésion et l'épithélium sus-jacent peut-être aussi atrophique ou absent.
La dégénérescence nodulaire de Salzmann est en général asymptomatique. Toutefois, des érosions cornéennes récidivantes peuvent survenir au niveau de la lésion, entraînant larmoiement photophobie et irritation. Une baisse de vision peut se produire, soit par un astigmatisme irrégulier soit par une opacification dans l'axe visuel.
Les patients ayant une gêne modérée seront initialement traités par les larmes artificielles. La ciclosporine peut être utilisée dans les formes plus sévères. En cas d'aggravation des symptômes, les lésions nodulaires peuvent être traitées par kératectomie superficielle chirurgicale ou par laser excimer. Très exceptionnellement, une kératoplastie peut-être nécessaire, le plus souvent lamellaire. Des récidives ont été rapportées après greffe.

M. Salzmann, ophtalmologiste autrichien (1925)

dégénérescences cornéennes

désinsectisation n.f.

disinsectization

Elimination des insectes nuisibles pour l'Homme, les animaux ou les végétaux.
En médecine humaine et vétérinaire, on cherche à éliminer (ou à en réduire les populations) les insectes qui sont directement à l'origine de processus pathologiques ou qui disséminent ou transmettent des agents infectieux. Dans ce dernier cas, la lutte antivectorielle constitue souvent une méthode essentielle de prévention des maladies transmises par des insectes vecteurs. Les techniques utilisées dans ce but sont très variées (lutte mécanique, écologique, chimique, génétique, biologique, ...). La désinsectisation a pour objectif, selon les cas, de détruire les insectes endo- ou ectoparasites, les insectes présents dans certains écosystèmes naturels (mares et rivières par exemple) ou d'origine anthropique (maisons, étables et bergeries, bateaux et avions, collections d'eau artificielles, etc.). Ces techniques ne peuvent être mises en œuvre selon des protocoles rigoureux que par des entomologistes expérimentés.
Dans le domaine phytosanitaire, il s'agit de lutter contre les insectes ravageurs de cultures ou vecteurs d'agents pathogènes.

lutte antivectorielle, vecteur, ectoparasite, insecticide

dialyse n.f.

dialysis

Technique permettant des échanges entre deux liquides de composition différente séparés par une membrane semi-perméable, p. ex. échange entre le sang et un liquide dit de "dialyse".
Les petites molécules diffusent à travers la membrane allant du compartiment où la solution est la plus concentrée vers celui où elle est plus diluée (loi de Fick). En raison de leur taille, les grosses molécules telles que les protéines ne franchissent pas la membrane. L'eau se déplace suivant le gradient osmotique transmembranaire.
Les techniques de dialyse sont utilisées comme méthode "d'épuration" dans le traitement de l'insuffisance rénale aigüe et chronique. Elles permettent la soustraction d'éventuelles substances toxiques et la correction de désordres hydro-électrolytiques (p.ex. l'hyperkaliémie). Elles font appel le plus souvent à des membranes artificielles - c'est la technique de l'hémodialyse - mais aussi à des membranes naturelles comme le péritoine et l'intestin.

A. Fick, physicien et physiologiste allemand (1829-1901)

Étym. gr.dia : à travers ; luô : je délie, je laisse passer

diffusion, Fick (loi de), pression osmotique, hémodialyse, épuration extrarénale, membrane de dialyse

diplopie physiologique l.f.

physiological diplopia

Diplopie binoculaire réalisable chez un sujet normal dans des conditions artificielles de vision : le sujet porte son attention sur un objet situé en avant ou en arrière du point de fixation, c'est-à-dire en dehors de l'horoptère.

Étym. gr. diploos : double ; ops : vue

famille éclatée l.f.

dispersed family

Famille caractérisée par la dissolution du couple parental.
Le droit de garde confié par le juge à l'un ou l'autre des parents, place l’enfant dans une situation traumatisante de départager ses parents. Il peut ainsi être intégré au conflit conjugal et amené à rejeter l'un des deux parents. La garde associée et le principe de l'autorité parentale conjointe, qui supposent une unité de lieu, dérivent de ces difficultés. Cette solution est attaquée par ceux qui insistent sur la nécessité pour l'enfant de faire le deuil du couple parental.
Dès lors, on peut assister à un mélange d'enfants de lits différents, si bien que se constituent des familles artificielles, frères et sœurs naturels étant séparés et élevés avec le ou les enfants du conjoint du moment. Car de telles familles sont généralement instables. Malgré la banalisation intervenue, il est difficile pour l'enfant d'assumer des situations parfois rocambolesques.

famille, famille monoparentale, famille dissociée

[H4]

Édit. 2018

humage n.m.

Inhalation dans un but thérapeutique, des vapeurs ou des gaz de nature hydrominérale qui se dégagent spontanément des sources thermales.
Si ces vapeurs sont artificielles, véhiculant des médicaments, il s’agit d’inhalations.

Étym. rad. onomatopéique

inhalation, fumigation

[G5,P1,K1]

hypolacrymie n.f.

hypolacrymia

Symptôme caractérisé par une sécrétion lacrymale diminuée, ne protégeant plus la surface cornéenne de façon satisfaisante : il en résulte des signes fonctionnels plus ou moins invalidants (picotements, sensation de brûlure oculaire) et une kératite plus ou moins importante située dans l’aire de la fente palpébrale.
On la visualise par le test à la fluorescéïne et surtout par le test au Rose Bengale. L’hypolacrymie est évaluée par le test de Schirmer.
Elle est observée dans certains syndromes tels que celui de Gougerot-Sjögren, après certains traitements systémiques (bêtabloquants, antihistaminiques, phénothiazines) ou ophtalmologiques.
L’instillation de substituts lacrymaux, gels, larmes artificielles, pommades diminue la sensation d’inconfort visuel ressenti par le patient sans guérir la cause de l’hypolacrymie. Dans les syndromes secs très sévères, on peut améliorer l’action des traitements substitutifs par des lunettes à chambre humide ou des clous méatiques, lesquels permettent l’occlusion des points lacrymaux

O. Schirmer, ophtalmologiste allemand (1903) ; H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1925) ; H. S. C. Sjögren, ophtalmologiste suédois (1930)

Gougerot-Sjögren (syndrome de), Schirmer (test de), kératite

[N3, P2]

Édit. 2018

iodoprotéine n.f.

iodoprotein

Protéine contenant des acides aminés iodés, tyrosine ou histidine.
La thyroglobuline contient 95% de l’iode thyroïdien sous forme de iodotyrosine, d’iodothyronine et d’iodohistidine. On prépare des iodoprotéines artificielles.

macromolécule n.f.

macromolecule

Molécule de grande dimension comportant plusieurs centaines ou milliers d'atomes.
Les macromolécules biologiques sont constituées d'unités condensées entre elles avec élimination d'eau. Les protéines sont formées d'acides aminés, les acides nucléiques de nucléotides, les polyosides d'oses. L'industrie chimique synthétise des macromolécules artificielles qui peuvent être des polymères ou des polycondensés, dans le domaine des textiles, des matières plastiques, des résines, etc.

Étym. gr. macros : grand ; moles : masse

Manchester system loc. angl.

Manchester system

Système de dosimétrie spatiale particulièrement développé en endocuriethérapie par aiguilles de radium.
Des règles précises d'implantation permettent de distribuer une dose aussi homogène que possible tout en assurant qu'elle ne soit, en aucun point, inférieure à la dose prescrite. Ce système est devenu obsolète depuis le remplacement du radium par des sources radioactives artificielles.

J. R. Paterson, radiothérapeute et oncologue britannique (1934)

mort cérébrale l.f.

cerebral death

Etat d’un sujet qui, après avoir été soumis à une réanimation médicale, présente une inconscience totale caractérisée par :
- l’absence de respiration spontanée qui n’est entretenue que par un appareillage,
- l’abolition de tout réflexe avec hypotonie et mydriase fixe,
- le tracé électro-encéphalographique plat malgré  les stimulations artificielles,
- la persistance de ces phénomènes étant constatée pendant une longue durée jugée suffisante en fonction des circonstances d’apparition.
Cet état irréversible permet de déclarer la mort du sujet et éventuellement de procéder à des prélèvements d’organes.
Un seul de ces quatre éléments ne suffit pas pour affirmer la mort cérébrale.
Ce diagnostic doit être porté en dehors de toute circonstance étiologique comportant un surdosage par les médicaments dépresseurs du système nerveux central ou une hypothermie profonde.
Le certificat de décès doit être signé par le médecin dès qu’est porté le diagnostic de mort cérébrale et les éventuels prélèvements d’organes ne peuvent être pratiqués qu’ensuite.
Le terme « mort cérébrale » expose à moins de confusion que celui de « coma dépassé » qui a l’inconvénient d’être parfois utilisé à mauvais escient pour désigner des comas d’une profondeur extrême ou d’une irréversibilité avérée, mais qui n’ont pas la signification précise et grave de la mort cérébrale. 

[E3, G1, H1]

Édit. 2019

oxygène n.m.

oxygen

1) Élément de numéro atomique 8, de poids atomique 16 (pris comme base des poids atomiques) et de valence 2.
L'élément oxygène constitue en masse la moitié de l'écorce terrestre et environ les deux tiers des organismes animaux et végétaux. Il est doué du pouvoir de se combiner avec pratiquement tous les éléments pour former des oxydes.
2) Corps simple diatomique, dont la molécule est formée de deux atomes d'oxygène, de formule O2.
Gaz incolore à la température ordinaire, inodore et insipide, légèrement soluble dans l'eau ; très répandu dans la nature, il constitue un cinquième de l'atmosphère. L'oxygène joue un rôle physiologique essentiel dans la respiration et dans les processus métaboliques de tous les organismes animaux et végétaux.
En thérapeutique, l'oxygène peut être administré à l'aide d'un masque ou d'une sonde à débit variable, ou en surpression à l'aide d'appareils spéciaux, dans divers états tels qu'anoxie aigüe ou chronique, œdème aigu du poumon, infarctus du myocarde, etc.
Les formes radiculaires de l'oxygène, très réactives et très toxiques, se forment en permanence dans tous les tissus sous l'influence de radicaux libres et des radiations ionisantes naturelles (rayons cosmiques et telluriques, radon) ou artificielles (rayons X, déchets radioactifs, etc.) : cette formation, proportionnelle à la concentration en O2 , est plus faible en hypoxie et plus importante en hyperoxie.
L'ozone, forme triatomique, O3, a une structure comparable à celle du cyclopropane, mais ses deux molécules extrêmes ne referment pas le cycle et laissent deux liaisons ioniques libres : c'est l'exemple type d'un radical libre très réactif et très toxique.

A. de Lavoisier, chimiste français (1777)

Étym. gr. oxus : acide ; genes : engendré

Syn. recommandable (dioxygène)

Symb. O

comburant, combustible, ventilation, ozone

Édit. 2017

photothérapie n.f.

phototherapy, light treatment

Ensemble de méthodes de traitement utilisant l'action de la lumière pour son effet thérapeutique propre : celui-ci est lié à l'absorption du rayonnement par certaines molécules appelées chromophores présentes dans l'organisme.
On distingue d'une part l'héliothérapie, ou actinothérapie, dont la source lumineuse est la lumière du soleil, et d'autre part les techniques plus récentes qui utilisent des sources artificielles émettant soit des rayons ultraviolets (UVB ou UVA, ou les deux), soit de la lumière visible (lumière bleue ou blanche dans l'ictère néonatal qui assure la dégradation de la bilirubine avec un maximum d’efficacité à 460 nm) ou des rayons infrarouges. La photothérapie est à distinguer de la photochimiothérapie.

Syn. luminothérapie

dépression saisonnière

photothérapie UVB l.f.

UVB phototherapy

Technique de photothérapie utilisant des sources lumineuses artificielles émettant principalement dans la longueur d'onde des ultraviolets B pour l’effet thérapeutique de ces radiations.
On distingue la photothérapie conventionnelle utilisant des lampes UVB à large spectre de 290 à 320 nm, la photothérapie sélective utilisant des lampes n'émettant qu'à partir de 300 nm et la photothérapie UVB à spectre étroit utilisant des lampes émettant autour de 313 nm. Actuellement la photothérapie UVB est surtout indiquée dans le traitement du psoriasis.

Syn. actinothérapie

Goeckerman (traitement de)

prothèse valvulaire cardiaque l.f.

cardiac valvular prosthesis

Substitut valvulaire utilisé en chirurgie du cœur pour remplacer une valvule traumatisée ou pathologique.
- On appelle prothèses artificielles celles qui sont fabriquées avec des matériaux non biologiques, métalliques, textiles ou plastiques. Il en existe trois grandes sortes, prothèse à bille (valve de Starr), prothèse à disque (valve de Bjork) ou prothèse à ailette, la plus utilisée aujourd'hui (valve de Saint Jude et assimilée).
- On appelle bioprothèses celles qui sont constituées d’un tissu biologique venu d’un animal et traitées chimiquement pour supprimer toute réaction immunitaire. Les bioprothèses peuvent être cousues sur le malade ou montées sur un cadre rigide. On rapproche de ces bioprothèses animales les homogreffes provenant d'autres êtres humains et des autogreffes (opération de Ross).
Certaines prothèses valvulaires s’efforcent de reproduire le plus possible la forme et la structure de la valvule remplacée. D’autres s’en éloignent délibérément, surtout pour la valvule mitrale.

prothèse vasculaire l.f.

vascular prosthesis

Substitut utilisé chirurgicalement pour suppléer à un segment vasculaire traumatisé ou pathologique, peu utilisé en chirurgie veineuse, mais s’appliquant surtout aux grosses et moyennes artères, soit pour remplacer, soit pour ponter un segment pathologique.
Les premières utilisées étaient des bioprothèses (homogreffes). Elles ne sont plus utilisées que dans de rares indications (lésions infectées) et ont laissé la place aux prothèses artificielles en fibres synthétiques tissées ou tricotées.

radiothérapie métabolique l.f.

metabolic radiotherapy

Radiothérapie basée sur l'emploi de sources radioactives artificielles non scellées.
Il s'agit en général de radioéléments de période physique relativement longue (plusieurs jours) émetteurs bêta-. Les radiopharmaceutiques correspondants s'accumulent électivement dans certains organes ou portions d'organes du fait du métabolisme particulier de la molécule marquée, ou de la voie d'introduction, et permettent d'irradier la "cible" recherchée de manière très sélective.
L'exemple le plus connu est celui de l'iode 131 utilisé dans le traitement de certaines hyperthyroïdies et des cancers de la thyroïde. On peut citer également les molécules marquées à tropisme osseux pour les métastases osseuses (samarium 153 (153Sm) ou strontium 89 (89Sr)) et la radio-immunothérapie.

iode radioactif, scintigraphie osseuse

UVC sigle m.p. pour ultraviolets C

UVC, ultraviolets C

Partie du rayonnement ultraviolet qui est arrêtée par le quartz et par l'ozone de la stratosphère, dont les longueurs d'onde sont comprises entre 200 et 290 nm.
Les UVC, non présents à l'état naturel à la surface de la terre, sont les photons les plus énergétiques des radiations ultraviolettes et peuvent induire de violents coups de soleil lorsqu'ils sont émis par des sources artificielles telles que soudure à l'arc, lampes germicides.

ventilation artificielle à haute fréquence par oscillations l.f.

high frequency oscillation ventilation

Ventilation comprise entre 300 et 3 000 mouvements par minute.
On distigue, très arbitrairement, la ventilation mécanique en pression positive, à fréquence élevée (60 à 100 mvt/min), la jet ventilation (100 à 200 mvt/min) et la ventilation par oscillation (300 à 3 000 mvt/min). Ce dernier mode de ventilation est surtout utilisé chez le jeune enfant.
En fait toutes les ventilations, naturelles ou artificielles,  se font par oscillations et celles à haute fréquence utilisent des artifices pour réduire l'espace mort afin de permettre des volumes courants très réduits (ventilation en pression positive : 3 à 5 mL/kg) ; jet ventilation (2 à 5 mL/kg) ; ventilation par haute fréquence (1 à 3 mL/kg).

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

jet ventilation, volume courant