Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

36 résultats 

angiolipome infiltrant l.m.

infiltrative angiolipoma

→ mésenchymome

[A3,F2,F5,K4]

Édit. 2017  

cancer infiltrant l.m.

infiltrating cancer

Syn. cancer invasif

→ cancer invasif

[F2]

carcinome canalaire infiltrant du sein l.m.

infiltrative ductal carcinoma of the breast

Syn. cancer canalaire invasif du sein

→ cancer canalaire invasif du sein

[F2,O5]

infiltrat inflammatoire l.m.

inflammatory infiltrate

Ensemble des éléments cellulaires figurés présents dans un foyer inflammatoire, aigu ou chronique.
La majeure partie vient du sang circulant (leucocytes) et  les autres éléments sont d'origine locale  (histiocytes, fibrocytes, fibroblastes, mastocytes).

infiltration amyloïde l.f.

→ amylose

[C1,H1,I1,J1,L1,M1,N3,Q2]

Édit. 2017

infiltrat pulmonaire n.m.

pulmonary infiltrate

En radiologie pulmonaire, opacité, mal limitée, homogène, à bords flous, de taille et de siège variables et correspondant à une plage de nodules confluents.
Il a été surtout utilisé à l'origine pour décrire l'image d'une atteinte tuberculeuse mal précisée.
L'infiltrat labile désigne certaines opacités transitoires, récidivantes et migratrices, le plus souvent de cause allergique.

→ tuberculose pulmonaire commune

infiltration n.f.

infiltration

Envahissement du tissu conjonctif par un liquide organique (sang, exsudat) ou par des éléments ou des substances normalement absentes (cellules, hémosidérine, calcium, fer, etc.).

→ imprégnation

infiltration calcaire l.f.

infiltration limestone

→ calcification

infiltration calcaire du placenta l.f.

calcium infiltration of the placenta

Calcification de la plaque basale du placenta et parfois du tissu placentaire s’observant au voisinage du terme.

→ calcification placentaire

infiltration caudale l.f.

epidural analgesia

→ analgésie épidurale

infiltration des nerfs honteux internes l.f.

pudental block

Analgésie des nerfs honteux internes par infiltration d’anesthésiques locaux pratiquée au cours de l’accouchement.

infiltration du plexus hypogastrique l.f.

paracervical block

Bloc paracervical réalisé au cours de l’accouchement par infiltration d’anesthésiques locaux dans les nerfs du tissu entourant le col utérin.

infiltration d'urine l.f.

urechysis

→ phlegmon périuréthral

infiltration hémosidérinique l.f.

  haemosiderinic infiltration

Excès intratissulaire de pigment hémosidérinique soit primitif (hémochromatose), soit secondaire (hémosidérose).

Syn. imprégnation

infiltration intra-articulaire l.f.

intra-articular infiltration

Injection à l’intérieur d’une articulation périphérique ou rachidienne d’un corticoïde ou d’un anesthésique local.
Il s’agit là d’une des modalités de traitement des arthroses. Dans le cas particulier de la gonarthrose des produits de visco-supplémentation peuvent être utilisés. Certaines injections demandent à être effectuées sous contrôle d’une échographie doppler ou d’un examen radiologique.

→ doppler

infiltration lymphocytaire cutanée bénigne l.f.

benign lymphocytic infiltration of the skin

Ensemble de maladies inflammatoires caractérisées par la présence dans le derme d'une infiltration lymphocytaire bien séparée de l'épiderme par une bande de derme superficiel libre, d'évolution bénigne, regroupant essentiellement le lymphocytome cutané bénin, les pseudo-lymphomes par piqûre d'insecte et l'infiltration lymphocytaire cutanée de Jessner-Kanof.
Des études immunohistochimiques et de biologie moléculaire permettent de retrouver un infiltrat sans perte d'antigène T ni monotypie de chaîne légère et l'absence de clone B ou T.

M. Jessner et N. B. Kanof, dermatologistes américains (1956) ; A. J. Orfuss, dermatologiste américain (1953)

→ lymphocytome cutané bénin, pseudolymphome, Jessner-Kanof (infiltration lymphocytaire cutanée de)

infiltration lymphoplasmocytaire l.f.

Infiltration tissulaire de cellules de 10 à 20 µg au noyau souvent excentré, à la chromatine dense sans nucléole visible et au cytoplasme basophile.  
Ces cellules lymphoïdes B matures se trouvent en association avec des lymphocytes et plus rarement des plasmocytes. Une infiltration lymphoplasmocytaire signe une réaction de type immunologique qui s’accompagne d’une sécrétion d’immunoglobulines G et M.
Cette prolifération cellulaire se rencontre dans différentes pathologies :
1. au cours des maladies inflammatoires chroniques liées à des phénomènes autoimmuns rencontrés dans des vasculites, le syndrome de Gougerot-Sjögren, la  polyarthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux disséminé, la sclérodermie, la polymyosite, la cirrhose biliaire primitive etc. 
2. au cours de certaines affections parasitaires telles que la trypanosomiase africaine aux stades hémolymphatique et encéphalitique, la leishmaniose viscérale, la schistosomiase, la filariose etc.
3. Une infiltration lymphoplasmocytaire, à caractère monoclonal et malin, de la moelle hématopoïétique, la rate et les ganglions signe le diagnostic de la maladie de Waldenström ; elle est responsable d’une sécrétion sérique d’immunoglobuline monoclonale de type IgM, soit κ, soit λ (macroglobulinémie de Waldenström) responsable d’un syndrome d’hyperviscosité.

infiltration œdèmateuse de l'o s l.m.

oedema infiltration of the bone

Image oedémateuse mise en évidence grâce à l’IRM dans l’os sous chondral à proximité d’une articulation, qui semble préjuger d’un risque évolutif plus sévère vers l’arthrose.
Elle est évidente sur les images en saturation de graisse, et l’hypersignal de l’eau contrastant avec l’hyposignal de la graisse environante. Sur la séquence T1, l’œdème se manifeste par une plage mal limitée en hyposignal siégeant dans l’os spongieux alors que normalement, il est en hypersignal.
Cet œdème est observé aussi dans d' autres pathologies : rhumatisme inflammatoire, algodystrophie, ostéonécrose.

→ arthrose, rhumatisme inflammatoire, algodystrophie,ostéonécrose

infiltrat labile l.m.

unstable infiltrate

→ infiltrat

invasion tumorale l.f.

Infiltration, par les cellules tumorales, des tissus entourant une tumeur maligne avec souvent destruction active de ces tissus

Dans les tumeurs malignes d’origine épithéliale (cancers invasifs), les cellules malignes doivent d’abord franchir la membrane basale de la tumeur avant d’envahir les tissus avoisinants, ce qui oppose ces tumeurs aux tumeurs non invasives (cancers « in situ »).

Étym. lat. invadere : envahir, pénétrer dans (in : dans, vadere : marcher)

→ cancer invasif, cancer in situ 

tumeur infiltrante de vessie l.f.

infiltrating bladder tumor

→ vessie (cancer de)

adénose sclérosante à forme pseudo-infiltrante du sein l.f.

pseudo-infiltrative sclero-adenosis of the breast

Hyperplasie glandulaire, bénigne, du lobule mammaire associée à de la fibrose qui étrangle le lobule mammaire et réalise un aspect pseudo-tumoral clinique et radiologique, démenti par la biopsie chirurgicale.

Étym. gr. adên : glande ; ose : affection chronique

[F5,O5 ]

Édit. 2017

analgésie épidurale l.f.

epidural analgesia

Analgésie locorégionale utilisant des anesthésiques locaux instillés dans l'espace épidural, entre la face externe de la dure-mère et la face interne du canal rachidien, espace appelé également péridural.
Le terme « épidural » était réservé par l'usage à la partie basse de cet espace qui peut être infiltré par voie caudale ou par ponction du premier trou sacré.

Étym. gr. analgesia : insensibilité à la douleur (an : privatif, algesis : douleur)

Syn. analgésie péridurale, analgésie extra-arachnoïdienne, infiltration caudale

[B3,G1,G3,G5]

Édit. 2017

cancer invasif l.m.

invasive carcinoma, infiltrative neoplasm

Tumeur maligne épithéliale ayant franchi la membrane basale et infiltrant le tissu conjonctif adjacent aux dépens duquel va se développer le stroma tumoral.
Le carcinome invasif s’oppose au carcinome intraépithélial ou carcinome in situ. La croissance invasive, infiltrative, d'un cancer est la première étape vers la formation de métastases.

Syn. cancer infiltrant, carcinome invasif

[F2]

DILS (Syndrome) l.m. sigle angl. pour Diffuse Infiltrative Lymphocytic

Maladie systémique, secondaire à une prolifération oligoclonale des lymphocytes T CD8 en réponse à certains antigènes du VIH, caractérisée dans tous les cas par une infiltration lymphocytaire massive des glandes parotidiennes.
Les poumons, les muscles, le foie, les nerfs et le rein présentant les antigènes du VIH peuvent être affectés. L’atteinte rénale est rare. Elle se manifeste par une acidose tubulaire de type IV et/ou une néphrite interstitielle aiguë avec infiltration lymphocytaire sur la biopsie rénale. Le traitement repose sur une corticothérapie et la trithérapie antirétrovirale laquelle a fortement diminué la prévalence de cette affection.

Syn. lymphocytose infiltrative diffuse, Sjögren-like syndrome.

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