infections respiratoires chez l'immuno
- la sémiologie clinique et radiologique,
- l'examen de l'expectoration à la recherche de légionnelles, mycobactéries, aspergillus, etc.,
- le lavage broncho-alvéolaire et les prélèvements distaux protégés, méthodes de choix pour les recherches bactériologiques.
Les principales infections respiratoires opportunistes sont pour :
- les parasitoses : la pneumocystose, la toxoplasmose, l'anguillulose, plus rarement la leishmaniose et la cryptosporidiose,
- les mycoses : l'aspergillose, la mucormycose, les candidoses, la cryptococcose,
- les infections virales : le cytomégalovirus, les virus herpès zoostères et simplex, les virus de la grippe, le virus syncytial respiratoire.
- les infections bactériennes, les plus fréquentes : les pneumococcies, les bacilles gram—, les légionnelloses, la nocardiose, le rhodococcus.
- la tuberculose et certaines mycobactérioses atypiques (M. avium-intracellulare, M. xenopi, M. kansasii).
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
→ sida
immunodéprimé adj.
immunosuppressed
Se dit d’un sujet en état de dépression immunitaire acquise ou congénitale.
débit minute des éléments figurés de l'urine l.m.
per minute excretion of urinary sediment composents
T. Addis, néphrologue américain (1922) ; H.J. Hamburger, physiologiste néerlandais (1883)
Syn. technique d’Addis-Hamburger
→ Addis (compte d'), Addis-Hamburger (technique de), sédiment urinaire
délire chronique (éléments d'un) l.m.
Dépendant pour une grande part de la mise en confiance d'un patient souvent réticent, voire opposant, ensemble des éléments constitutifs du délire classiquement envisagés :
- mécanismes d'élaboration : illusions, interpréta
- thèmes : persécutoires, fantastiques, hypocon
- systématisation ou "logique" du délire : "vertébré", flou, diffluent ;
- richesse ou pauvreté ;
- caractère convergent ou divergent : suivant que le délire n'atteint que le patient ou également les autres ;
- conviction : le malade vit-il son délire ? critique ou ébauche de critique ? quel est l'"indice de réalité" qui persiste ?
- réaction : adaptée ou non, démarches d'investigation, de contrôle, de défense, de revendication, attitude d'écoute, etc. ;
- dangerosité éventuelle : à l'égard de soi-même ou d'autrui ;
- attitude de l'entourage, surtout familial : p. ex., le patient répond-il à une certaine fonction dans le groupe ? degré d'émotion exprimé par ce dernier ? coopération ?
Étym. lat. delirium : délire
bronchioles respiratoires l.f.p.
bronchioli respiratorii
respiratory bronchioles
Issues de la bronchiole terminale, se divisant par dichotomie, elles sont plus ou moins alvéolisées.
On les distingue en bronchioles respiratoires de 1er, 2e et 3e ordre. Celles de 1er ordre sont peu alvéolisées alors que celles de 3e ordre le sont presque totalement participant donc plus ou moins au transfert des gaz par diffusion. Chacune se divise en 2 à 10 conduits alvéolaires.
Anc. dénom. bronchioles acineuses
Édit. 2017
maladies virales respiratoires aigües des voies aériennes inférieures (causes des) l.f.p.
viral disease of lower respiratoiry tract (etiology)
Les maladies respiratoires aigües sont d'origine virale dans près de 2/3 des cas.
Elles appartiennent à 8 genres différents représentant plus de 200 virus anti
Ces virus sont :
- des rhinovirus,
- des coronarovirus,
- le virus respiratoire syncytial,
- le virus para-influenzae,
- des adénovirus,
- les virus influenzae A et B,
- des entérovirus,
→ pneumonies et bronchopneumonies virales
reflux gastro-œsophagien (manifestations respiratoires du) l.f.p.
gastro-oesophageal reflux and respiratory disorders, gastro-oesophageal reflux and pulmonary disease, respiratory manifestations of gastro-oesophageal reflux
Conséquences respiratoires directes ou indirectes du reflux gastro-œsophagien.
Les conséquences respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont fréquentes, souvent au premier plan du tableau clinique chez des patients qui ne se plaignent pas de pyrosis. Les manifestations respiratoires sont par conséquent trompeuses, de sorte que leur cause est souvent méconnue. Or, seul le traitement actif du reflux peut les faire disparaître ou les atténuer. Deux mécanismes physiopathologiques distincts font le lien entre le reflux et les manifestations respiratoires. D'une part, le reflux gastropharyngé avec ou sans microaspiration trachéobronchique et d'autre part la stimulation par le reflux du contenu gastrique acide de récepteurs œsophagiens, à l'origine de réflexes œsophagopulmonaires et/ou œsophagolaryngés.
Les principales manifestations respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont la toux, l'asthme (que le reflux provoque ou aggrave), la fibrose des bases pulmonaires, la bronchite chronique, les pneumopathies à répétition et certains cas d'apnée du sommeil. Les manifestations asthmatiformes nocturnes ont été décrites par Charles Debray sous l’expression de « signe du Général ».
On doit également signaler les manifestations otorhinolaryngées que sont la dysphonie, les laryngites postérieures, les granulomes des cordes vocales, le laryngospasme, le cancer du larynx ou du pharynx, la sensation de corps étranger basicervical, et certains cas de pharyngites, d'otites, de sinusites.
C. Debray, médecin gastroentérologue français, membre de l’Académie de médecine (1955)
asplénie et infections l.f.
asplenia and infections
Asplénie ou splénectomie exposant à diverses infections bactériennes (à pneumocoques, à streptocoques, à Haemophilus) et parasitaires (babésiose, paludisme), qui revêtent une gravité particulière chez ces patients.
infections opportunistes et transplantation l.f.pl.
opportunistic infections and transplantation
Les infections opportunistes sont définies par l'apparition de symptômes provoqués par un micro-organisme n'entraînant que peu ou prou de manifestations cliniques chez le sujet sain, mais une maladie souvent sévère chez l'immunodéprimé.
Les infections opportunistes observées en transplantation peuvent être virales (pneumopathie à cytomégalovirus) ou bactériennes (listériose, tuberculose), voire fongiques (aspergillose, cryptococcose) ou encore à protozoaires (pneumopathie à Pneumocystis carinii). Leur survenue est favorisée par l'intensité de l'immunosuppression et leur fréquence particulièrement élevée au décours du traitement d'une crise de rejet.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infections chez les toxicomanes l.f.
drug addition infections
Infections liées à l’usage de drogues intraveineuses (héroïne, cocaïne, etc.) et dont les sources sont la drogue elle-même, les seringues et les aiguilles, l’eau du robinet, la propre flore du sujet.
Outre le VIH, il peut s’agir d’infections superficielles au niveau du site d’injection, de bactérièmies, d’endocardites surtout tricuspidiennes, de pneumopathies, d’infections osseuses et articulaires, d’endophtalmies, d’hépatites (VHC, VHB, CMV, virus d’Epstein Barr). Les principales espèces bactériennes en cause sont les staphylocoques dorés, les streptocoques, les bacilles à Gram négatif, les bactéries anaérobies ; les levures (Candida) sont également incriminées.
Syn. usagers de drogues intraveineuses (infections chez les)
Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.
- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,
- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.
Sigle : ONIAM
→ Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux
Édit. 2017
vaccin contre les infections à méningocoque l.m.
meningococcic vaccine
→ vaccin infections à méningocoque
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin contre les infections à Papillomavirus (HPV) l.m.
Papillomavirus vaccine
→ vaccin infections à Papillomavirus (HPV)
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin contre les infections à pneumocoque l.m.
Streptococcus pneumoniae vaccine
→ vaccin infections à pneumocoque
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin infections à méningocoque l.m.
meningococcic vaccine
Vaccin polysaccharidique, à base de fractions antigéniques des groupes de méningocoques A, C, Y, W135 ou conjugué, le polyoside étant couplé à une protéine porteuse.
Il en existe plusieurs variétés : vaccin antiméningococcique A + C, vaccin antiméningococcique C, vaccin antiméningococcique A-C-Y-W135. Leurs indications concernent, selon le contexte, la vaccination généralisée (enfants, jeunes adultes), les sujets contacts d’un cas d’infection méningococcique ou se rendant dans une zone à risques, mais aussi les enfants souffrant de déficit en fractions du complément ou ayant une asplénie. Des vaccins antiméningococciques B de nature protéique sont à l’étude.
→ méningite cérébrospinale épidémique, méningocoque
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin infections à Papillomavirus (HPV) l.m.
Papillomavirus vaccine
Vaccin obtenu par génie génétique, à base de protéine majeure de capside (L1) adjuvé, dirigé contre les types 16, 18, 6 et 11 de Papillomavirus.
Il existe deux vaccins : un vaccin bivalent contre les types 16 et 18 et un vaccin quadrivalent contre les types 16, 18, 6 et 11. Protégeant contre les infections à Papillomavirus correspondants, ils ont pour cible la prévention des lésions précancéreuses et des cancers du col de l’utérus liés à ces virus et, pour le vaccin quadrivalent, celle des condylomes. La vaccination comporte deux ou trois injections intramusculaires ou sous-cutanées, les deux premières à un ou deux mois de distance et un rappel à six mois. La vaccination est bien tolérée et recommandée chez les jeunes filles avant les premiers rapports sexuels. Cette vaccination vient en complément du dépistage des cancers du col par frottis sans s’y substituer puisqu'il ne protège pas contre tous les Papillomavirus oncogènes.
→ Papillomavirus, condylome, cancer du col de l'utérus
vaccin infections à pneumocoque l.m.
Streptococcus pneumoniae vaccine
Vaccin de type polysaccharidique associant les antigènes soit de 7, soit de 23 sérotypes de pneumocoques les plus fréquemment rencontrés au cours des infections pneumococciques invasives (bactériémie, méningite, pneumonie).
Le vaccin conjugué est indiqué dans la prévention des infections invasives à pneumocoques, chez le nourrisson et les patients à risque (splénectomie, drépanocytaires, immunodéprimés...) (vaccin à 13 valences) et le vaccin polysaccharidique l’est pour les personnes de plus de soixante-cinq ans (vaccin à 23 valences).
La protection dure 9 ans et la revaccination faite avant 3 ans fait courir un risque anaphylactique.
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin anti-infections à méningocoque l.m.
meningococcic vaccine
Syn. vaccin infections à méningocoque
→ vaccin infections à méningocoque
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin anti-infections à Papillomavirus (HPV)
l.m.
Papillomavirus vaccine
Syn. vaccin infections à Papillomavirus (HPV)
→ vaccin infections à Papillomavirus (HPV)
[D1; E1]
Édit. 2019
vaccin anti-infections à pneumocoque l.m.
Streptococcus pneumoniae vaccine
Syn. vaccin infections à pneumocoque
→ vaccin infections à pneumocoque
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin infections à Papillomavirus l.m.
Papillomavirus vaccine
Vaccin obtenu par génie génétique, à base de protéine majeure de capside (L1) adjuvé, dirigé contre les types 16, 18, 6 et 11 de Papillomavirus.
Il existe deux vaccins : un vaccin bivalent contre les types 16 et 18 et un vaccin quadrivalent contre les types 16, 18, 6 et 11. Protégeant contre les infections à Papillomavirus correspondants, ils ont pour cible la prévention des lésions précancéreuses et des cancers du col de l’utérus liés à ces virus et, pour le vaccin quadrivalent, celle des condylomes. La vaccination comporte deux ou trois injections intramusculaires ou sous-cutanées, les deux premières à un ou deux mois de distance et un rappel à six mois. La vaccination est bien tolérée et recommandée chez les jeunes filles avant les premiers rapports sexuels. Cette vaccination vient en complément du dépistage des cancers du col par frottis sans s’y substituer puisqu'il ne protège pas contre tous les Papillomavirus oncogènes.
→ Papillomavirus, condylome, cancer du col de l'utérus
[D1, E1]
Édit. 2019
centre de diagnostic l.m.
Etablissement où sont pratiqués les examens cliniques et les investigations physiques et biologiques concourant à l’établissement d’un diagnostic médical.
Un centre de diagnostic n’assure pas l’hébergement de consultants ni les soins.
[E,N1]
diagnostic and statistical manual of mental disorders (DSM) l. angl.
Classification des maladies mentales.
Publiée en 1952, la première édition de cette classification nationale américaine était principalement marquée par l'influence de Adolf Meyer et de son concept étiopathogénique de réaction et de même que la neuvième édition de la classification internationale des maladies (CIM-9), le DSM-II (1968), mêlait encore des éléments symptomatiques, évolutifs et étiopathogéniques.
Sous la direction de R.L. Spitzer, les principaux procédés utilisés dans le DSM-III (1980) pour répondre à des objectifs prioritaires de pragmatisme et de recherche d'un langage minimal commun destiné à améliorer la fidélité interjuges des diagnostics, ont été : un "athéorisme" proclamé, l'utilisation systématique du procédé dit des critères diagnostiques, en ne retenant que ceux simples, clairs, dénués le plus possible de toute ambigüité sémantique ; l'enregistrement des informations disponibles selon un système de cotations dit multiaxial. Ainsi sont enregistrés, à côté des syndromes (axe I), les troubles spécifiques du développement (axe II), les troubles somatiques concomitants (axe III), la sévérité globale des stress psychosociaux (axe IV) et le niveau d'adaptation et de fonctionnement le plus élevé du sujet au cours de la dernière année (axe V).
Après le DSM-III-R (1987) et avec le DSM-IV (1994), les critères diagnostiques révisés tiennent compte non seulement des avis des commissions de consensus, mais aussi des premiers résultats des études sur le terrain concernant les problèmes les plus controversés, enfin des revues récentes de la littérature.
On donne au sigle DSM tantôt le genre masculin puisque c'est un manuel, tantôt le féminin puisque c'est une classification.
R. L. Spitzer, psychiatre américain (1981) ; A. Meyer, psychiatre américain (1866-1950)
diagnostic anténatal en dermatologie l.m.
prenatal diagnosis in dermatology
Examen pratiqué au cours de la grossesse dans le cas d’un couple à risque pour la recherche d’une éventuelle maladie génétique à expression cutanée du fœtus.
Deux examens sont actuellement possibles : la biopsie du trophoblaste, pratiquée entre les 9e et 11e semaines avec étude en génétique moléculaire, soit directe si la mutation délétère est connue, soit indirecte avec étude de liaison dans la famille; la biopsie de peau, entre les 18e et 20e semaines, si la famille n’a pas pu être étudiée en génétique moléculaire. Le diagnostic anténatal qui sert au conseil génétique est, à l’heure actuelle, fiable pour les épidermolyses bulleuses; il peut être envisagé pour la maladie de von Recklinghausen, les ichtyoses congénitales, la dysplasie ectodermique de Christ-Siemens-Touraine et les albinismes.
F. D. von Recklinghausen, anatomopathologiste allemand (1882) ; J. Christ, stomatologue allemand (1913) ; H. Siemens, dermatologiste allemand (1937) ; A. Touraine, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1936)
Syn. diagnostic prénatal
diagnostic biologique de la grossesse l.m.
biological pregnancy test
Ensemble des examens permettant un diagnostic à partir du 23e ou 24e jour de la grossesse par la recherche, dans l'urine ou le sérum de femmes supposées enceintes, de l'hormone chorionique gonadotrophine, HCG.
Injectée à un animal, elle provoque diverses réactions : réaction de Friedmann ou apparition en 48 heures de follicules hémorragiques sur l'ovaire de lapine ; réaction de Reiprich modifiée par Aschheim et Varangot ou hyperémie ovarienne en 6 à 18 heures chez des rates impubères ; réaction de Galli-Mainini ou apparition en 3 heures de spermatozoïdes dans le liquide cloacal du batracien mâle.
M. H. Friedman, physiologiste de la reproduction américain (1929, 1931) ; W. Reiprich, gynécologue allemand (1933) ; B. Zondek (1927) et S. Aschheim, gynécologues allemands (1927, 1928) ; C. Galli Mainini, gynécologue argentin (1947) ; J. Varangot, gynécologue obstétricien français, membre de l’Académie de médecine (1909-1985)