imagerie par résonance magnétique en neurologie (IRM) l.f.
magnetic resonance imaging in neurology
Technique d'imagerie appliquée à l'étude du système nerveux central mais aussi périphérique, qui consiste à faire osciller ou résonner les noyaux des atomes d'hydrogène (H+) dans un champ magnétique et à recueillir un signal lors du retour à l'état d'équilibre.
Le signal obtenu dépend de la composition chimique de chacun des points du plan étudié. Deux paramètres du temps de relaxation sont mesurés : le T1, obtenu après un temps court (600 ms) sur l'excitation et qui est lié à l'interaction entre les protons (H+) et l'environnement ; le T2, obtenu après un temps long (I200 ms), lié à l'interaction des protons (H+) entre eux.
Cette méthode multiparamétrique donne des résultats sur la structure étudiée en fonction du type de séquence, du temps de répétition (TR), du temps d'écho (TE), du nombre d'échos, du plan des coupes, de leur épaisseur et de leur nombre. Le type de matrice, d'antenne, l'intensité du champ magnétique sont autant de paramètres permettant une étude sans cesse optimisée et en trois dimensions.
De nouvelles séquences de diffusion, de perfusion, FLAIR, etc., ont des indications précises selon la pathologie, de même que l'angio IRM et les clichés avec injection de produit de contraste (gadolinium).
Contrindiquée chez les patients porteurs d'objets métalliques intracorporels (stimulateurs cardiaques, clips vasculaires, débris de métaux intra-oculaires...), l'IRM s'applique à tous les champs de la neurologie centrale, voire périphérique (tumeurs, pathologie radiculaire, notamment).
Étym. lat. imago : image, représentation
→ résonance magnétique, gadolinium, IRM fonctionnelle cérébrale
imagerie par résonance magnétique (IRM) l.f.
magnetic resonance imaging (MRI)
Application à l'imagerie du phénomène de résonance magnétique nucléaire des protons.
L’IRM consiste à appliquer le phénomène de résonance aux noyaux des atomes d'hydrogène du corps, placés dans un champ magnétique, à recueillir un signal lors de leur retour à l'état d'équilibre, à le localiser ce signal et à en faire une cartographie. Aux séquences classqiues en écho de spin et de gradient sont venues s’ajouter progressivement d’autres séquences plus rapides ou explorant d’autres propriétés des tissus (séquences de diffusion, de perfusion, angio-IRM, IRM fonctionnelle….)
Contrindiquée chez certains patients porteurs de dispositifs électroniques implantés ou d'objets métalliques intracorporels situés dans des zones sensibles (certains clips vasculaires intra-crâniens corps étranger métallique intra-oculaires...) l'IRM, de plus en plus précise, sensible et non irradiante, a des applications de plus en plus larges.
Étym. lat. imago : image, représentation
→ résonance magnétique, gadolinium
[B2,B3]
Édit. 2018
imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) l.f.
cerebral functional magnetic resonance imaging, functional MRI (fMRI)
Application de l'IRM qui dresse, de façon non agressive, une cartographie fonctionnelle du cerveau. Son principe repose sur la localisation de modifications hémodynamiques liées à l'activité neuronale que provoque l'activation d'une région encéphalique. Il est basé sur la théorie de C.W. Roy et C.S. Sherrington selon laquelle l’activation d’une région du cerveau entraine une augmentation notable du débit sanguin local et une augmentation de la consommation d’oxygène (principe BOLD : Blood Oxygenation Level Dependent). Cette augmentation de la consommation d’oxygène fait que le sang veineux efférent est plus riche est désoxyhémoglobine, substance paramagnétique, à l’origine d’une faible augmentation du signal RM par effet de susceptibilité magnétique. La technique, qui fait appel à des séquences d’écho-planar EPI écho de gradient, nécessite un imageur d’au moins 1,5 T, On a recours à des paradigmes d'activation : périodes d'activation cérébrale imaginées en fonction de la région du cerveau à explorer, qui nécessitent parfois des équipements particuliers (vidéoprojecteurs, écouteurs, joystick relié à un ordinateur etc... et qui alternent avec des périodes de repos. Les images acquises à une cadence rapide, de façon à suivre en temps réel les variations du signal provoquées par l'activation, sont présentées sous forme de cartes d'activation, codées en couleur, superposées aux images anatomiques ou à un rendu 3D du cortex cérébral.
Les applications physiologiques sont nombreuses : étude des zones fonctionnelles cérébrales, de l'asymétrie hémisphérique… ainsi que les applications cliniques : localisation des zones du langage, chirurgie de l'épilepsie, chirurgie tumorale….
C. W. Roy, anatomopathologiste et C. S. Sherrington, physiologistes américains, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1932 (1890)
→ imagerie de diffusion (en IRM), imagerie de perfusion (en IRM), séquence écho-planar
[H1,H2,B2,B3]
Édit. 2018
imagerie par résonance magnétique oculo-orbitaire dynamique l.f.
dynamic oculo-orbital magnetic resonance imaging
Technique d’imagerie par résonance magnétique consistant en l’acquisition de séquences courtes des orbites lors des fixations du regard, dans les plans neuro-oculaire, neuro-oculaire transhémisphérique oblique, et coronal.
Elle permet la visualisation des mouvements oculaires et l’analyse de leur conséquence sur le contenu orbitaire (contraction musculaire, déplacement du nerf optique, etc.).
Étym. lat. imago : image, représentation
Sigle IRMOD
→ plan neurooculaire, plan neurooculaire transhémisphérique oblique
[P2,B2,B3]
Édit. 2018
spectrométrie par résonance magnétique l.f.
magnetic resonance spectrometry
Technique qui utilise la résonance magnétique nucléaire pour obtenir des informations sur les structures biochimiques à partir de la répartition des fréquences de résonance des noyaux.
Syn. spectroscopie par résonance magnétique
Sigle SRM
[B2,B3]
Édit. 2018
spectroscopie par résonance magnétique l.f.
magnetic resonance spectroscopy
Sigle SRM
→ spectrométrie par résonance magnétique
[B2,B3]
Édit. 2018
résonance magnétique l.f.
magnetic resonance
Opération qui consiste à exciter, à l'aide d'une onde électromagnétique de radiofréquence, un système constitué par des moments magnétiques placés dans un champ magnétique constant et à étudier leur mode de retour à l'équilibre.
L'onde de radiofréquence est dite en résonance lorsque sa fréquence correspond à celle de la précession des moments magnétiques. On parle de résonance paramagnétique électronique (RPE) lorsqu'il s'agit des moments des électrons, et de résonance magnétique nucléaire lorsqu'il s'agit des moments des noyaux. La spectrométrie par résonance magnétique (SRM) donne des informations sur les structures biochimiques à partir de la répartition des fréquences de résonance. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) conduit à des représentations en coupes du corps humain.
Sigle RM
→ écho en IRM, relaxation, spectrométrie, IRM
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
résonance magnétique nucléaire l.f.
nuclear magnetic resonance (NMR)
Méthode physique permettant l'étude de certaines structures moléculaires.
Son application médicale est l'imagerie par résonance magnétique (IRM).
Sigle RMN
→ imagerie par résonance magnétique, résonance magnétique
[B2,B3]
Édit. 2018
artefact de champ magnétique en IRM l.m.
magnetic field artifact
→ champ magnétique (artéfact de)
[B2,B3]
Édit. 2018
artefact de susceptibilité magnétique en IRM l.m.
magnetic susceptibility artifact
→ susceptibilité magnétique (artefact de)
[B2,B3]
Édit. 2018
imagerie de l'eau (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2019
imagerie de diffusion en IRM l.f.
diffusion weighted images (DWI)
L’imagerie de diffusion est une technique d’IRM qui étudie la manière dont les molécules d’eau diffusent au sein d’un tissu.
L’IRM est l’imagerie du proton de l’hydrogène et l’eau la principale source d’hydrogène du corps humain. La température du corps est à l’origine d’une agitation thermique (mouvements browniens), donc d’une diffusion des molécules d’eau. Plus l’eau est libre, plus l’agitation est importante, plus la diffusion est grande. Inversement, plus l’eau est liée, plus les obstacles à l’agitation sont importants et plus la diffusion est faible.
En IRM, les mouvements des protons d’hydrogène, surtout s’ils sont importants, sont source de déphasages, responsables d’une diminution du signal. Celle-ci est mesurable à l’aide de séquences adaptées, dites séquences de diffusion : gradients supplémentaires ajoutés à une séquence de type écho planar spin écho. La performance de ces gradients s’exprime par un facteur b. Plus b est important, plus la séquence est sensible au phénomène de diffusion. On observe un hypersignal en cas de diffusion faible, et un hyposignal en cas de diffusion rapide.
Dans un milieu homogène (isotrope) les molécules d’eau diffusent de manière équivalente dans toutes les directions de l’espace. Le coefficient de diffusion D chiffre cette diffusion en mètre/seconde. En IRM, pour des raisons de définition spatiale on mesure non pas le coefficient de diffusion direct de chaque molécule d’eau, mais la moyenne des coefficients de diffusion au sein d’une unité de volume (voxel) : c’est le coefficient de diffusion apparent (CDA).
Les tissus biologiques contiennent des obstacles anatomiques (membranes…) qui ralentissent la diffusion. Ces obstacles peuvent être répartis de façon homogène (tissu isotrope) ou avoir une orientation préférentielle (tissu anisotrope, par exemple les fibres d’un tendon ou d’un nerf) qui privilégie une direction de diffusion par rapport aux autres.
Cette direction préférentielle peut être étudiée par le biais d’une matrice mathématique (le tenseur de diffusion), qui permet une cartographie des faisceaux de fibres nerveuses (tractographie, ou fiber tractography)
Des séquences IRM spécifiques qui nécessitent des gradients puissants donc un appareillage récent, étudient la vitesse de la diffusion (imagerie de diffusion) et sa direction préférentielle (imagerie en tenseur de diffusion).
Cette technique a actuellement de très importantes applications en neurosciences : diagnostic précoce des accidents vasculaires cérébraux ischémiques, diagnostic différentiel entre hématome et tumeur, mise en évidence des maladies de la substance blanche, étude de la direction et de la morphologie des faisceaux de fibres nerveuses du cerveau, de la moelle ou des nerfs (tractographie)... ainsi qu'en hépatologie, en pathologie mammaire… De nouveaux champs sont en cours d'exploration.
D. Le Bihan, médecin radiologue français, membre de l’Académie nationale de Médecine (2003)
Étym. lat. imago : image, représentation
[B2,B3]
Édit. 2018
imagerie de perfusion en IRM l.f
perfusion weighted MR
Technique IRM qui permet d’estimer les variations de volume sanguin tissulaire (notamment cérébral) par analyse de leur microcirculation.
D’un intérêt majeur, en particulier pour le diagnostic précoce d’infarctus cérébral, cette technique nécessite l’injection IV d’un produit de contraste gadoliné. Normalement le gadolinium raccourcit le temps de relaxation T2 et surtout T1 des tissus et est à l’origine d’un hypersignal. Quand il se concentre dans la microcirculation capillaire, il devient (par effet de susceptibilité magnétique) source d’un hyposignal en T2*. Après injection IV rapide de produit de contraste, on suit les modifications du signal de la zone étudiée en répétant toutes les deux secondes environ des séquences ultra-rapides de type écho-planar de gradient (EPI-EG) pendant 45 secondes. Les séquences obtenues sont analysées par un logiciel adapté qui chiffre la perte d’intensité du signal en fonction du temps et en dresse une courbe. On peut ainsi calculer le temps d’arrivée du bolus dans la région étudiée, le temps d’arrivée au pic de la courbe (Time to peak : TTP), le temps de transit moyen (Mean Transit time : MTT), l’amplitude de la perte de signal, le volume sanguin cérébral régional (VSCr ou regional cerebral blood volume (rCBV) déterminé par l’aire sous la courbe et le débit sanguin cérébral régional (DSCR ou Regional Cerebral Blood (rCBF) égal au rapport CBV sur MTT. Volume et débit sanguin cérébraux régionaux sont exprimés de manière relative par rapport à une région normale (par exemple la région cérébrale controlatérale). Ces paramètres peuvent donner lieu à une cartographie. On peut ainsi faire précocement le diagnostic d’un infarctus cérébral, apprécier la zone de pénombre ischémique qui l’entoure et en tirer les conséquences thérapeutiques immédiates (embolectomie, thrombolyse...), étudier la vascularisation d’une tumeur….
Étym. lat. imago : image, représentation
[B2,B3]
Édit. 2018
imagerie en tenseur de diffusion (en IRM) l.f.
diffusion tensor imaging ou DTI
→ imagerie de diffusion (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2018
imagerie parallèle en IRM l.f.
parallel imaging
→ acquisitions parallèles en IRM
[B2,B3]
Édit. 2018
autopsie par imagerie l.f.
virtopsy, virtual autopsy
Autopsie non intrusive, réalisée au moyen de techniques d’imagerie médicale.
Syn. virtopsie, autopsie virtuelle
coloscopie radiologique par imagerie volumique l.f.
virtual coloscopy
Technique radiologique non effractive d’exploration du côlon combinant l’utilisation du scanner hélicoïdal ou de l’IRM, au traitement informatisé des images afin d’obtenir des représentations tridimensionnelles du côlon, simulant ainsi les images observées en coloscopie.
Elle a pour objet d’éviter les désagréments de la coloscopie.
[B2,L1]
écho planar (imagerie par) l.f.
echo planar imaging
Syn. séquence écho-planar en IRM
Sigle EPI
[B2, B3]
Édit. 2019
collectionnisme en neurologie l.m.
collectionism in neurology
Trouble observé dans certaines lésions frontales, caractérisé par une tendance irrépressible du patient à saisir tous les objets qui lui sont présentés et à les conserver malgré l'inconfort qui peut en résulter.
→ frontal (syndrome), achat pathologique.
[H1]
conseil génétique en neurologie l.m.
genetic counselling in neurology
Estimation, pour une personne ou pour les enfants d'un couple, du risque de développement d'une affection neurogénétique, et évaluation de ce risque pour la descendance.
Les importants progrès de la génétique moléculaire permettent une analyse de liaison (maladies dont le gène responsable a été localisé) et une recherche directe de la mutation (gène cloné et mutations connues).
Ainsi, le diagnostic présymptomatique de la chorée de Huntington pose des problèmes éthiques majeurs dans les familles, qui la vivent très douloureusement. Il doit toujours s'accompagner d'une prise en charge psychologique.
Six principes doivent être respectés : bénéfice escompté pour le demandeur, autonomie avec demande individuelle par une personne majeure, consentement éclairé, confidentialité, droit de ne pas savoir et absence de discrimination financière dans l'accès à un centre spécialisé.
À l'évidence, ce conseil n'est possible que si le diagnostic de la maladie en cause a été formellement établi.
Cette médecine prédictive, reposant sur la connaissance de gènes de susceptibilité ou de résistance et seulement probabiliste, doit être mise en œuvre avec une grande circonspection.
G. Huntington, médecin américain (1872)
→ conseil génétique, génétique en neurologie
[Q1,H1]
dysraphie en neurologie l.f.
dysraphia in neurology
Déficit de fermeture du tube neural, principalement au niveau de son raphé postérieur, considéré comme à la base d'affections neurologiques telles que syringomyélie et myéloméningocèle, accompagnée notamment d'un spina bifida, d'anomalie de fusion du canal rachidien, et/ou de malformations plus complexes (Arnold-Chiari, malformations de la charnière occipitocervicale).
D'autres affections congénitales non neurologiques sont possibles, cardiaques en particulier. Car une malformation ne survient qu'exceptionnellement seule.
Ce concept s'oppose à la théorie hémodynamique, qui impute notamment l'association syringomyélie et Arnold-Chiari à un trouble de l'évacuation du LCR à partir du quatrième ventricule, provoquant une dilatation du canal épendymaire puis sa rupture.
J. Arnold, anatomopathologiste allemand (1894) ; H. Chiari, anatomopathologiste autrichien (1891)
Étym. gr. dus : difficilement ; raphê : suture
hypotension orthostatique idiopathique et neurologie l.f.
idiopathic orthostatic hypotension and neurology
→ hypotension orthostatique, dysautonomie
neurologie et thermalisme l.f.
neurology and spa
réflectivité en neurologie l.f.
reflexes in neurology
Réactions essentiellement motrices, régulièrement déclenchées en dehors de l'intervention de la volonté par la stimulation d'un récepteur.
L'arc réflexe permet la réponse réflexe. Il se compose de récepteurs, les fuseaux neuromusculaires, des axones afférents à une structure nerveuse centrale (moelle, tronc cérébral), et des axones efférents vers l'effecteur musculaire.
Citons :
- les réflexes ostéotendineux, contractions musculaires monosynaptiques mises en jeu par le brusque étirement que provoque la percussion du tendon. Chacun correspond à un niveau central précis, p. ex. : styloradial (C6), rotulien (L4), achilléen (S1) ;
- les réflexes cutanés, polysynaptiques. La stimulation cutanée entraîne une réponse motrice, p. ex. : réflexes cutanés abdominaux (D6-D8, D8-D10 et D10-D12), crémastérien (L1-L2), cutané plantaire (S1-S2) ;
- les réflexes de défense, dits d'automatisme médullaire, eux aussi polysynaptiques. Liés à des lésions sévères altérant de façon profonde et bilatérale le contrôle de l'arc réflexe, ils comportent une triple flexion avec retrait du membre inférieur stimulé et extension du membre inférieur controlatéral. À l'extrême, un triple retrait permanent est possible (paraplégie en flexion, dite cutanéoréflexe).
thermalisme et neurologie l.m.
motrices d'un traumatisme crânien ou d’autre cause ; séquelles douloureuses nerveuses
périphériques ou centrales ; maladie de Parkinson, myopathies non évolutives.
Il n’y a pas indication en l’absence de troubles neuro-orthopédiques ou de troubles moteurs.
Les affections évolutives, la comitialité, les troubles psycho-intellectuels, les troubles
sphinctériens, les troubles majeurs de la sensibilité constituent des contre-indications.
Stations qualifiées pour les affections neurologiques : Lamalou-les-Bains, Néris-les-Bains,
Ussat-les-Bains.