Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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antidiurétique (sécrétion inappropriée d'hormone) l.f.

inappropriate secretion of antidiuretic hormone

Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de), hormone antidiurétique

sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique l.f.

inappropriate antidiuretic hormone secretion

W. B. Schwartz, médecin cardiologue et F. C. Bartter, médecin endocrinologue américains (1957)

Schwartz-Bartter (syndrome de)

syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique l.m.

W.B. Schwartz F.C. Bartter, médecins américains (1957)

Schwartz-Bartter (syndrome de)

[O4,F2]

Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de) l.m.

Schwartz-Bartter’s syndrome

Syndrome le plus souvent paranéoplasique caractérisé par une sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (ADH) entraînant une hyponatrémie grave, secondaire à une élimination urinaire excessive de sodium.
La conséquence est une hyperhydratation intra-cellulaire qui provoque des manifestations progressives digestives (anorexie, état nauséeux, vomissements) ou neuropsychiques (agitation, irritabilité, convulsions, coma), mais pas d’oedèmes. Le diagnostic se fait essentiellement par les examens biologiques : abaissement de la natrémie et de l’osmolarité plasmatiques, tandis que la natriurèse et l’osmolarité urinaire sont élevées.
Les causes en sont nombreuses :
- tumeurs néoplasiques sécrétrices d'ADH : cancer bronchique à petites cellules (cause la plus fréquente), carcinomes pancréatique et duodénal, lymphome, thymome;
- maladies pulmonaires non tumorales : tuberculose, abcès du poumon, pneumopathie virale, empyème, syndrome obstructif chronique ;
- maladies du système nerveux central : fracture du crâne, hématome sous-dural, hémorragie sous-arachnoïdienne, thrombose vasculaire cérébrale, atrophie cérébrale, encéphalite aigüe, méningite tuberculeuse, méningite purulente ;
- prise de médicaments : chlorpropamide, vincristine, vinblastine, cyclophosphamide, carbamazépine, oxytocine, antidépresseurs tricycliques, parfois anesthésiques généraux ;
- hypothyroïdie, ventilation sous pression positive.
Le traitement étiologique doit être mis en œuvre dès que possible ; en attendant son effet, la restriction hydrique est impérative.

W. B. Schwartz, médecin cardiologue américain, F. Bartter, médecin endocrinologue américain (1957)

Sigle : SIADH (syndrome de Sécrétion Inappropriée d’ADH)

natrémie, encéphalopathies hypo- et hyperosmolaires, vasopressine

syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de Schwartz-Bartter l.m.

Schwartz-Bartter’s syndrome

W.B.. Schwartz, médecin américain, F. Bartter, endocrinologue américain (1957)

Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de)

antidiurétique (hormone) l.f.

antidiuretic hormone (ADH)

Syn. pitressine, vasopressine

Sigle HAD

hormone antidiurétique, Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de), diabète insipide neurohypophysaire

hormone antidiurétique l.f.

antidiuretic hormone

Hormone peptidique hypothalamique et posthypophysaire
- qui active la réabsorption rénale de l’eau et joue un rôle essentiel dans les mécanismes de concentration dilution de l’urine et la régulation du volume sanguin ;
- qui a également un effet vasoconstricteur  et intervient dans la production du facteur VIII et du facteur de Willebrand.
L’hormone antidiurétique est un nonapeptide produit chez l’Homme et chez de nombreux mammifères sous forme d’arginine-vasopressine, mais sous forme de lysine-vasopressine chez le Porc. 
Elle est élaborée par les noyaux supra-optique et paraventriculaire de l’hypothalamus, conduite par voie axonale en liaison avec des neurophysines jusqu’à la posthypophyse où elle s’accumule avant d’être libérée en réponse à une élévation de l’osmolalité du plasma et/ou d’une diminution du volume plasmatique. Elle se lie à un récepteur V2 situé à la face basolatérale des cellules épithéliales du tube  collecteur médullaire et cortical. Il s’ensuit une augmentation de la production d’AMP cyclique activant la protéine kinase A et entraînant ainsi une migration de l’aquaporine 2 intracellulaire vers le pôle luminal de la cellule dont elle augmente la perméabilité à l’eau, ce qui permet la réabsorption passive de l’eau le long du gradient d’osmolalité entre l’urine et les vasa-recta de la médullaire rénale créé par un mécanisme de contre-courant entre les 2 branches de l’anse de Henle.
L’effet vasoconstricteur de l’
ADH dépend du récepteur V1 présent sur les cellules musculaires  lisses des vaisseaux. Le système de signalisation est différent de celui des récepteurs V2. Il implique une activation de la phospholipase C suivie d’une augmentation de l’inositol triphosphate, puis du  calcium cytosolique.
L’administration de desmopressine, un analogue de l’
ADH, par voie parentérale et surtout nasale, constitue un traitement efficace du diabète insipide neurohypophysaire. Il existe aussi des antagonistes non peptidiques des récepteurs V2 appelés aquarétiques qui bloquent les effets de l’ADH sur la réabsorption rénale d’eau.
Une sécrétion inappropriée d’
ADH est à l’origine du syndrome de Schwartz-Bartter.
Une faible activité antidiurétique est également exercée par l’ocytocine desmopressine, autre hormone posthypophysaire.L’hormone antidiurétique, peut être dosée dans le plasma par technique radio-immunologique, en particulier au cours d’épreuves dynamiques. Ce dosage est utilisé dans l’exploration biochimique des syndromes polyuro-polydipsiques ou pour le diagnostic du syndrome de Schwartz-Bartter.
 

O. Schwartz, médecin cardiologue américain, F. Bartter, médecin endocrinologue américain (1957)

Étym. gr. hormaô : j'excite

Syn. vasopressine, pitressine

Sigle angl. ADH

ocytocine, Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH), diabète insipide neurohypophysaire, arginine-vasopressine lysine-vasopressine, hypothalamus, neurophysine, neurohypophyse, rein, AMP cyclique, protéine kinase, aquaporine, inositol triphosphate, desmopressine

[C2, M1, O4]

Édit. 2020

hormone de libération de l'hormone de croissance l.f. (GH-RH)

growth hormone-releasing hormone

Polypeptide de 44 acides aminés d’origine hypothalamique qui stimule la sécrétion antéhypophysaire de l'hormone de croissance.
Libérée dans la circulation sanguine du système porte hypothalamo-hypophysaire, la GH-RH se lie à un récepteur spécifique à 7 domaines transmembranaires des cellules somatotropes de l’antéhypophyse.
En alternative aux tests de stimulation classiques par l’hypoglycémie insulinique, les aminoacides (arginine, ornithine) ou l’association propranolol-glucagon, la GR-RH peut être utilisée pour évaluer la capacité sécrétoire de l’hormone de croissance par l’antéhypophyse.

I. D. Frantz Jr, biochimiste américain (1962), R. R. Deuben et J. Meites, physiologistes américains (1964), identifiée et synthétisée par R. Guillemin, médecin endocrinologue américain, membre de l'Académie de médecine (1982), prix Nobel de médecine en 1977.

Étym. gr. hormaô : j'excite

Syn. somatolibérine , somatocrinine

Sigle angl. GR-RH

hormone de croissance

[ O4]

Édit. 2019

cystographie de sécrétion l.f.

excretory cystography

Opacification de la vessie obtenue au cours d'une urographie intraveineuse.

cystographie

[B2,M3]

glande à sécrétion externe l.f.

glande exocrine

glande à sécrétion interne l.f.

glande endocrine

glandes à sécrétion externe l.f.p.

glandes exocrines

glandes à sécrétion interne l.f.p.

glandes endocrines

hypoplasie des ailes du nez-hypothyroïdisme-absence de sécrétion pancréatique-surdité congénitale l.f.

nasal alar hypoplasia, hypothyroidism, pancreatic achylia, and congenital deafness

Ann J. Johanson, pédiatre américaine et R. Blizzard, pédiatre américain (1971)

Johanson-Blizzard (syndrome de

[P1,L1,O4,P1]

mesure des masses tubulaires de réabsorption et de sécrétion rénales l.f. 

measure of the kidney tubular masses of reabsorption and secretion

transport rénal

sécrétion n.f.

secretion

1) Processus par lequel une substance est élaborée et émise dans le milieu qui l'entoure.
2) Substance élaborée par certaines cellules, certains tissus ou épithéliums glandulaires.
Elle est dite externe lorsque la sécrétion est recueillie par un canal excréteur ou déversée directement à la surface de la muqueuse, interne ou endocrine, lorsqu’elle est déversée dans le sang.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion apocrine sécrétion eccrine sécrétion mérocrine sécrétion exocrine sécrétion externe

sécrétion apocrine l.f.

apocrine secretion

Perte d’une partie du cytoplame apical d’une cellule exocrine contenant le matériel sécrété.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion, sueur

sécrétion eccrine l.f.

eccrine secretion

sécrétion mérocrine,  sueur

sécrétion exocrine l.f.

exocrine secretion

Ensemble des sécrétions glandulaires aboutissant par l'extérieur, soit directement à la surface d'un épithélium, soit par l'intermédiaire d'un canal excréteur.
Les substances ainsi sécrétées agissent sans passer par le secteur sanguin ni lymphatique.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion

sécrétion externe l.f.

external secretion

sécrétion

sécrétion gastrique acide l.f.

acid gastric secretion

Sécrétion d'acide chlorhydrique (HCl) par les cellules pariétales des glandes fundiques de l'estomac.
Elle représente la principale sécrétion de cet organe et participe au maintien de la relative stérilité du suc gastrique ainsi qu' à la digestion des aliments. Cette sécrétion est assurée par l'action de la pompe Na+/K+ ATPase, située dans les canalicules sécrétoires de la membrane apicale de la cellule pariétale. Les principaux agents stimulant la sécrétion acide gastrique sont l'acétylcholine libérée par les terminaisons du nerf vague (X), l'histamine sécrétée par les mastocytes de la lamina propria et la gastrine produite par les cellules endocrines G situées dans les glandes antrales de l'estomac.
En pathologie, la sécrétion acide gastrique peut être diminuée en cas d'atrophie de la muqueuse gastrique, ou stimulée excessivement en cas de production anormale de gastrine.
En thérapeutique, les agents permettant d'inhiber la sécrétion acide gastrique sont les antagonistes spécifiques des récepteurs H2 de l'histamine (cimétidine, ranitidine, etc.), ainsi que les inhibiteurs de la pompe à protons (oméprazole, lansoprazole et pantoprazole) qui bloquent de façon irréversible le fonctionnement de la Na+/K+ ATPase.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

Zollinger-Ellison (syndrome de)

sécrétion gastrique peptique l.f.

peptic gastric secretion

Sécrétion enzymatique gastrique née des cellules principales des glandes fundiques qui sécrètent le pepsinogène, proenzyme inactif hydrolysé en milieu acide avec libération de pepsine.
À côté de la sécrétion peptique, les cellules principales sécrètent également chez l'homme une lipase active en milieu acide, qui participe à la digestion des triglycérides alimentaires.
 Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion holocrine l.f.

holocrine secretion

Décharge et destruction de toute la cellule exocrine.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion interne l.f.

internal secretion

sécrétion

sécrétion lactée l.f.

milk secretion

Produit des cellules spécialisées de la glande mammaire qui élaborent, à partir de leur propre substance ou de matériaux prélevés électivement dans le sang, des produits qu'elles excrètent pour servir à la nutrition du nouveauné.
L'excrétion est provoquée lors de la tétée et induite par une préparation hormonale de la glande durant toute la grossesse.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

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