Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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pollution atmosphérique intérieure aux locaux l.f.

indoor pollution

Ensemble des pollutions susceptibles de concerner l’air intérieur aux habitations.
Les pollutions évoquées peuvent avoir plusieurs origines : la pollution de l’air extérieur introduit par l’aération, les activités se déroulant dans l’habitation (chauffage, cuisine, etc.) ou les matériaux composant l’habitation.

aération n.f.

aeration

Modalités de renouvellement de l’air d’une habitation ou de tout espace clos.
Système technique mis en œuvre pour réaliser ce renouvellement.
L’aération vise trois objectifs pour obtenir des conditions normales d’utilisation des locaux :
- assurer, sans courant d’air gênant, la salubrité de l’espace quant à sa teneur en humidité et sa pollution intérieure ;
- permettre un renouvellement de l’air des pièces principales, par l’ouverture de leurs ouvrants ;
- ne pas gêner le voisinage.
- l’aération peut être assurée naturellement ou par un système mécanisé. Les conditions d’aération et les débits des systèmes mécaniques sont fixés réglementairement.

air, pollution atmosphérique intérieure aux locaux

[E1]

Édit. 2020

aspirateur domestique l.m.

house aspirateur

Aspirateur utilisé pour le nettoyage des pièces d’habitation.
Il comporte une turbine mue à l’électricité aspirant les poussières, notamment dans les tapis et les fentes du sol, et il les souffle dans un sac qui filtre l’air, retenant la poussière et rejetant l’air filtré dans la pièce. Malheureusement le filtrage de l’air ne peut être parfait, il arrête bien les grosses poussières mais laisse passer les aérosols d’un diamètre efficace de 20 µ, quand le filtre est neuf. Avec l’usage le filtre se colmate, le diamètre des poussières diminue progressivement jusqu’à 5 µ. Or la poussière de maison est hautement allergogène et capable de déclencher de sévères crises d’asthme. Normalement les allergènes et les contaminants bactériens ou même viraux «dorment» au niveau des revêtements du sol, l’aspiration les mobilise et rejette dans l’air de la pièce les petites particules (qui pénètrent directement dans les bronches). Normalement les poussières mettent au moins une heure pour sédimenter sur le sol. De toute façon, si possible, ouvrir les fenêtres pendant le ménage.
Dans les locaux industriels on utilise des aspirateurs plus puissants munis de filtres plus efficaces.

asthme aigu grave, aérosol, diamètre efficace

case-piège l.f.

house trap

Dispositif permettant d'étudier en permanence les entrées et les sorties d'arthropodes vecteurs potentiels dans une habitation.
Il s'agit d'une maison, construite selon les normes en usage dans la région, équipée de différents pièges d'entrée et de sortie permettant la capture des arthropodes, principalement des moustiques attirés par les personnes qui l'habitent. On peut ainsi étudier l'endophagie et l'endophilie des différentes espèces de vecteurs, leur cycle d'agressivité dans le nycthémère, ainsi que l'efficacité des pulvérisations intra-domiciliaires d'insecticides.

endophagie, endophilie, lutte anti-vectorielle, cycle d'agressivité

[D4]

fumée toxique l.f.

toxic smoke

Fumée dégagée par la combustion et la pyrolyse de polymères industriels, de résines des conifères ou de graisses.
Selon la nature des corps brûlés (textiles et objets en matières plastiques, literies, rembourrages des sièges, matériaux de construction légers dans les immeubles, isolants thermiques dans les cloisons d'avion, isolants de câbles électriques, huile de cuisine, etc.) et les modalités de la combustion (température et ventilation du feu), les fumées véhiculent de nombreux toxiques : dérivés carboniques (suies, CO, CO2), dérivés cyanhydriques (CNH, CN2H2), dérivés ammoniaqués (NH3, HONH4), vapeurs nitreuses, hydrocarbures halogénés, formaldéhyde, acroléine, phosphène, hexafluoro-dichloro-butène, etc. Près du foyer de combustion, les fumées peuvent engendrer des brulures trachéales par inhalation de suies brulantes. En dehors des locaux d'habitation, les incendies génèrent des fumées particulièrement toxiques : feux de transformateurs électriques (pyralène), incendies de forêts de résineux (essences aromatiques), fumées des moteurs diesel, etc.

acroléine, combustion, incendie

[G2]

Édit. 2019

gaine n.f.

sheath

1) En anatomie, lame conjonctive plus ou moins fibreuse enveloppant divers organes tels que muscle, tendons, nerfs, vaisseaux et même œil.
P. ex. gaine de Schwann, gaine synoviale.
2) En orthopédie, orthèse moulée sur une partie du corps.
3) En technologie, étui qui recouvre un objet fragile tel qu’un câble électrique, ou qui conduit de l’air pulsé  éventuellement conditionné dans les lieux d’habitation, les salles d’opération et les services d’hospitalisation, en particulier de réanimation.
Dans ce cas, une surveillance bactériologique attentive doit permettre d’éviter toute transmission de bactéries, virus et autres agents infectieux pouvant être conservés à l’abri de cette gaine.
4) En botanique, partie évasée de la base d’une d’une feuille.

Étym. Étym, lat. vagina : gaine, fourreau

habitat n.m.

housing environment

1) Milieu naturel dans lequel se développe préférentiellement une espèce animale ou végétale.
Habitat.
Elle se caractérise par de nombreux traits physiques, sociaux, etc...Les écologistes distinguent habituellement les micro-habitats correspondant à une distribution très localisée au sein d'un biotope et des macro-habitats qui sont des entités écologiques plus étendues et sont souvent confondus à tort avec le biotope lui-même.
2) Ensemble des faits matériels relatifs à la résidence d’un individu (emplacement, taille, forme, environnement, etc.).
housing environment
Cette notion est plus extensive que celle d’habitation. L’hygiène de l’habitat recouvre l’ensemble des moyens mis en œuvre pour protéger les personnes vis-à-vis des risques sanitaires liés aux habitations et aux hébergements collectifs ; elle concerne les matériaux de construction, l’acoustique, la pollution atmosphérique intérieure aux locaux, etc.

biotope

[E4]

Édit. 2015

insalubrité n.f.

squalor

Etat ou qualité d’un milieu de nature à porter atteinte à la santé des individus qui le traversent, y travaillent ou y vivent.
On parle d’une habitation insalubre, d’un climat insalubre, d’une zone insalubre. Ce mot est devenu aujourd’hui trop général, voire désuet, dans de nombreux usages, il est réservé plus particulièrement à l’habitat.

lin n.m.

flaxseed

Plante annuelle des climats tempérés cultivée à la fois à des fins textiles et pour ses graines oléagineuses.
La farine de lin fut utilisée pour la confection de cataplasmes émollients. L'huile est fortement siccative et donc très utilisée dans l'industrie des peintures, vernis, cires. Le tourteau résiduel entre dans la composition d’aliments pour le bétail, en proportions modestes en raison de la présence d’un glucoside cyanogénique. Les fibres de lin ont trouvé des applications diverses pour la fabrication de divers matériaux d’habitation.
Les incidents allergiques, essentiellement respiratoires, à type de coryza ou d'asthme bronchique. provoqués par la poussière issue des divers organes du lin peuvent se rencontrer soit dans les huileries et leur environnement du fait de la dissémination par le vent, soit des agriculteurs qui utilisent des tourteaux de lin comme aliment du bétail. Le test au lin par scarification donne des réponses très nettes et parfois même violentes. Les malades allergiques au lin sont souvent très sensibles à d'autres oléagineux, en particulier au ricin, en raison de centres de traitement communs.