granulome éosinophile (ou éosinophilique) vulvaire l.m.
vulvar eosinophilic granuloma
Variété topographique du granulome éosinophile péri-orificiel.
granulome éosinophile l.m.
eosinophilic granuloma
Forme chronique localisée d'histiocytose langerhansienne touchant essentiellement l'adulte jeune et concernant la peau, les muqueuses ou les os.
Les lésions cutanéo-muqueuses, végétantes, ulcérées ou verruqueuses et hémorragiques, qui correspondent au granulome éosinophile périorificiel, sont habituellement isolées, d'allure torpide, avec un pronostic souvent favorable.
Le diagnostic repose sur l'examen histologique qui montre un infiltrat polymorphe constitué de cellules histiocytaires marquées par l'anticorps antiCD1a et dans lesquelles l'étude ultrastructurale retrouve des granules de Birbeck intracytoplasmiques, ainsi que des polynucléaires éosinophiles et neutrophiles, des cellules géantes multinucléées, des lymphocytes et des plasmocytes.
Le traitement fait appel à la radiothérapie dans les formes osseuses qui, généralement, ne s'accompagnent pas de lésions cutanées.
Le granulome éosinophile facial ou granulome facial n'est pas une variété d'histiocytose langerhansienne.
Syn. histiocytose langerhansienne, granulome éosinophile des os, histiocytose X (obsolète),
granulome éosinophile des os l.m.
bone eosinophilic granuloma
Forme limitée de l'histiocytose X, observée surtout chez l'enfant et l'adolescent, se traduisant habituellement sur les radiographies par une géode osseuse bien délimitée, le plus souvent à localisation crânienne, humérale ou fémorale.
La lésion est le plus souvent unique ; elle peut être asymptomatique ou parfois s'accompagner de douleurs modérées et d'une tuméfaction perceptible notamment à la voûte du crâne. L'atteinte du corps d'une vertèbre peut entraîner un tassement. Ces lésions très limitées ont une évolution bénigne, marquée par une involution fibreuse, y compris dans le cas de la « vertebra plana », où l'on peut observer une reconstruction vertébrale au cours de l'évolution. Le traitement, parfois nécessaire, peut faire appel à l'exérèse chirurgicale, à la corticothérapie.
L. Lichtenstein et H. Jaffe, anatomopathologistes américains (1940)
granulome éosinophile facial l.m.
W. F. Lever, dermatopathologiste américain (1950)
granulome éosinophile orbitaire l.m.
orbital eosinophilic granuloma
Exophtalmie unilatérale pseudo-inflammatoire avec œdème palpébral, lacune osseuse orbitaire et éosinophilie.
Il apparaît chez le grand enfant ou l'adulte jeune. On y trouve une hyperplasie de la trame de l'os au niveau d'une lacune en général unique avec hyperéosinophilie et hyperplasie réticulohistiocytaire aigüe. L'évolution est en général bénigne, avec cicatrisation ou latence et évolution vers la maladie d'Abt-Letterer-Siwe. La maladie est non héréditaire, mais il existe des cas familiaux.
E. Letterer, anatomopathologiste allemand (1924 ) ; S. Siwe, pédiatre suédois (1933) ; A. F. Abt, pédiatre américain (1936)
→ Abt-Letterer-Siwe (maladie de)
[P2]
Édit. 2018
granulome éosinophile parasitaire l.m.
parasitic eosinophilic granuloma
Réaction tissulaire inflammatoire constituée autour d'un parasite situé au sein d'un parenchyme.
Le type en est le granulome bilharzien formé autour des oeufs en migration dans la paroi intestinale ou vésicale, mais une lésion histologique de ce genre se rencontre de manière habituelle, même si elle ne se traduit pas toujours cliniquement, dans nombre d'helminthoses comme l'angiostrongylose, l'anisakiase (où elle réalise une tumeur nodulaire de l'estomac ou du grêle de quelques centimètres de diamètre), l'anguillulose, l'ascaridiose, certaines filarioses (mansonelloses), ou même, à titre de complication, l'oxyurose.
Il s'agit d'une réaction fibreuse, riche en cellules lymphoplasmocytaires, en éosinophiles et en cellules géantes. L'étude anatomopathologique du granulome fournit des informations sur l'état immunitaire de l'hôte, sur l'état du parasite et sur l'ancienneté de la réaction.
granulome éosinophile (ou éosinophilique) péri-orificiel l.m.
eosinophilic granuloma
Lésion pouvant apparaître à tout âge, même dans la petite enfance, siégeant surtout dans les régions périanale et périvulvaire, mais plus rarement sur les organes génitaux masculins, dont l'aspect clinique, peu spécifique, associe œdème, ulcérations, papules souvent hémorragiques et ecchymoses et dont le diagnostic n'est porté que par l'examen histologique. La biopsie montre un dense infiltrat dermique polymorphe riche en histiocytes anormaux analogues à ceux de la maladie de Letterer-Siwe ou du granulome éosinophile des os, avec un nombre variable d'éosinophiles.
Ces lésions peuvent rester isolées ou être associées à d'autres manifestations de l'histiocytose langerhansienne.
A. Nanta (1936), A. Nanta et J. Gadrat (1937), A. Bazex (1937), dermatologistes toulousains, lésion rattachée à l'histiocytose langerhansienne par Andrews (1939)
→ granulome éosinophile vulvaire
cellule éosinophile l.f.
eosinophilic cell
Cellule superficielle de la muqueuse vaginale dont le cytoplasme est éosinophile sur les frottis.
[A2,F1]
éosinophile adj. et n.m.
eosinophilic, eosinophil
Caractérise l’affinité d’une cellule pour l’éosine et désigne le polynucléaire dont les granulations cytoplasmiques sont colorées par l'éosine.
Étym. eosin, « éosine », et du grec philos, « ami »
[A2, F1]
Édit. 2020
granulocyte éosinophile l.m.
leucémie chronique à éosinophile associée à FIP1L1-PDGFRA gene l.f.
FIP1L1–PDGFRA-positive chronic eosinophilic leukemia
Syndrome myéloprolifératif chronique de l’adulte, fréquemment masculin, avec éosinophilie médullaire et sanguine.
L’affection survient chez l’homme jeune (Âge : 20 à 55 ans ; H/F : 17/1) ; la splénomégalie est habituelle. Une atteinte cardiaque est très fréquente.
L’éosinophilie sanguine est supérieure à 1.5 G/L, sans anomalies morphologiques spécifiques ; l’anémie et la thrombopénie sont rares. Le myélogramme est richement cellulaire, avec excès d'éosinophiles à tous les stades; pas d'excès de blastes avec une mastocytose marquée. Les éosinophiles présentent des marqueurs d'activation : CD25, CD23, CD69. La tryptase sérique est modérément augmentée et la vitamine B12 sérique très élevée. Le caryotype est habituellement normal, mais parfois un réarrangement chromosomique est retrouvé (t(1;4) ou t(4;10)), ou une autre anomalie (trisomie 8). Le gène de fusion FIP1L1-PDGFRA est recherché par RT-PCR ou par FISH.
Le traitement avec inhibiteur de tyrosine kinase est très efficace.
D. A. Arber, hématobiologiste américain (2016)
→ FIP1L1–PDGFRA gene, inhibiteur de tyrosine kinase
métaplasie éosinophile du sein l.f.
eosinophilic metaplasia of the breast
→ métaplasie idrosadénoïde du sein
polynucléaire éosinophile l.m.
eosinophilic polymorphonuclear
Granulocyte circulant naissant dans la moelle osseuse et constituant le dernier stade de maturation de la lignée granuleuse éosinophile.
Leur taille varie de 11 à 14µm ; le noyau est généralement d’apparence bilobée, le cytoplasme contient de grosses granulations acidophiles après coloration de May-Grünwald-Giemsa.
Les granulocytes éosinophiles constituent de 1 à 5% de la formule sanguine et 50 à 300/mL en valeur absolue. Leur nombre est anormal à partir de 500/mL. Leur demi-vie est de 4 à 5 heures dans le sang au sortir de la moelle avant de passer dans les tissus (thymus, seins, poumons, utérus et tractus digestif) où ils vivront une dizaine de jours.
Les granules des éosinophiles contiennent de nombreuses substances : protéines cationiques, médiateurs lipidiques, radicaux libres, enzymes, cytokines, chémokines.
Les polynucléaires éosinophiles sont des cellules clés de l'inflammation allergique. Les granulations éosinophiles sont riches en peroxydases et en protéines cationiques libérées lors de stimulations par certains ligands : immunoglobuline E, fractions C3b, C3d, C4 du complément et histamine. Les granulocytes éosinophiles participent aux réactions d'hypersensibilité, à la bactéricidie et à la destruction de certains parasites. Leur nombre augmente dans les réactions d'hypersensibilité immédiate et au cours des infections par des métazoaires parasites. Une hyperéosinophilie est également constatée dans des maladies systémiques et des néoplasies hématologiques.
Syn. granulocyte éosinophile
→ hyperéosinophilie sanguine, May-Grünwald-Giemsa (coloration de), cytokine, chemokine, peroxydase, cationique, complément, immunoglobuline, histamine, hypersensibilité, métazoaire
poumon éosinophile tropical l.m.
tropical eosinophilia
Syndrome associant des symptômes respiratoires (bronchite asthmatiforme), des signes radiologiques (opacités miliaires ou nodulo-infiltratives, bilatérales, prédominant aux bases) et une hyperéosinophilie sanguine importante (supérieure à 10 000/µL).
Les causes sont multiples et comprennent notamment plusieurs helminthiases constamment ou transitoirement tissulaires : ankylostomose, strongyloïdose, bilharzioses, filarioses.
anus vulvaire l.m.
vulvar anal opening
Malformation rare d'origine cloaquale avec absence congénitale de périnée dans laquelle l'orifice anal, habituellement dépourvu d'appareil sphinctérien, s'abouche au niveau vulvaire, voire vaginal.
aphte vulvaire l.m.
vulvar aphtous ulcer
Localisation vulvaire de la maladie de Behçet, avec thrombose et nécrose fibrinoïde de l'artériole afférente.
Étym. gr. aphtein : brûler
commissure vulvaire antérieure l.f.
anterior vulvar commissure
Siège anatomique de jonction en avant des deux grandes lèvres vulvaires.
Elle est surplombée par le mont de Vénus, de structure cutanée, avec ses glandes sudoripares et ses formations pileuses. La commissure protège le clitoris, recouvert partiellement de son capuchon formé par la réunion des petites lèvres de structure muqueuse malpighienne.
[A1]
Édit. 2015
commissure vulvaire postérieure l.f.
posterior vulvar commissure
Siège anatomique de jonction en arrière des petites lèvres.
Elle est séparée de l'orifice hyménéal par la fossette naviculaire, de structure muqueuse malpighienne. Elle est séparée de la muqueuse anale par le périnée postérieur.
[A1]
Édit. 2015
déchirure vulvaire l.f.
vulvar tear
Lésion traumatique du périnée survenant au cours de l'accouchement de siège variable : sur les lèvres (déchirure nymphéale) ou sur la vulve, soit en avant (déchirure clitoridienne), soit latérale
duplicité vulvaire l.f.
duplication of the vulva
Malformation congénitale exceptionnelle caractérisée par la coexistence de deux vulves contigües.
Elle s'associe à un utérus double et parfois à une duplicité vésicale, rectale ou colique.
dystrophie vulvaire l.f.
vulvar dystrophy
Ensemble de désordres de la croissance et de la nutrition épithéliales associés à une coloration blanchâtre de la muqueuse vulvaire.
En 1987, l'International Society for the Study of Vulvar diseases (ISSVD) a proposé de remplacer ce terme par celui de prolifération épithéliale non néoplasique de la muqueuse et de la peau vulvaires. Les principales affections concernées sont représentées par le lichen scléreux, les lichénifications et les autres dermatoses à localisation vulvaire. Ce terme est de moins en moins utilisé.
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
fente vulvaire l.f.
rima pudendi (TA)
pudendal cleft
Orifice d’ouverture du vagin compris entre les deux grandes lèvres de la vulve.
[A1,O3]
Édit. 2018
feuillet ischio-vulvaire de Farabeuf (chez la femme) l.m.
L. Farabeuf, chirurgien et anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1841-1910)
→ ligament périnéal transverse
[A1]
Édit. 2018
fourchette vulvaire l.m.
Syn. frein des lévres de la vulve
→ frein des lévres de la vulve
[A1]
Édit. 2018
hématome vulvaire l.m.
vulvar hematoma
Syn. thrombus vulvaire
[O3]