cellules mésangiales du glomérule n.f.p.
glomerular mesangial cells
Cellules présentes dans les capillaires glomérulaires avoisinant les cellules endothéliales et la membrane basale, de structure voisine de celle des cellules musculaires lisses, intervenant dans la contraction des capillaires, la synthèse des protéines de la membrane basale et source de nombreux médiateurs à action autocrine ou paracrine.
Les cellules mésangiales assurent un triple rôle, celui de support des capillaires glomérulaires contrôlant leur contraction, celui de source de nombreux médiateurs locaux et celui de synthèse des composants de la membrane basale glomérulaire. Les cellules mésangiales expriment des protéines retrouvées dans les cellules musculaires lisses comme l’actine, la myosine et la vimentine. Elles possèdent des récepteurs de l’angiotensine II et sous l’effet de cette hormone se contractent et réduisent la surface de filtration et, ainsi, le débit de filtration glomérulaire. Elles produisent des formes actives de l’oxygène, des prostaglandines et des cytokines proinflammatoires agissant localement et, en particulier, sur le recrutement et l’activation de macrophages. Les cellules mésangiales jouent donc un rôle majeur dans les processus inflammatoires dans les glomérules. Elles participent à la synthèse des protéines de la membrane basale glomérulaire comme le collagène de type IV et dans les glomérulonéphrites à celle des collagènes de type I et III spécifiques de la sclérose glomérulaire. Les glomérulonéphrites mésangioprolifératives sont souvent associées au dépôt d’immuns complexes. La forme la plus fréquente est la glomérulonéphrite à dépôts mésangiaux d’IgA ou Maladie de Berger.
→ glomérulonéphrite à dépôts mésangiaux d'IgA, mésangium glomérulaire, actine, myosine, vimentine, angiotensine II
[M1,A2,C2,C3]
glomérule n.m.
glomerulus
En néphrologie, segment initial du néphron qui permet le processus de filtration.
Il est formé d'anses capillaires qui constituent le floculus glomérulaire, de cellules mésangiales qui s'insèrent entre les boucles capillaires et de l'appareil juxtaglomérulaire qui siège au pôle vasculaire. Le glomérule est relié au système vasculaire par les artérioles afférentes et efférentes, il se prolonge par le tube rénal. L'espace situé entre les anses capillaires et la capsule de Bowman qui délimite la périphérie du glomérule constitue la chambre urinaire.
glomérule sudoripare l.m.
sweat gland, secretory portion
Partie sécrétrice profonde de la glande sudorale constituée par un tube à extrémité borgne, plusieurs fois enroulé sur lui-même et fait de deux assises cellulaires : une couche périphérique d'éléments clairs implantés sur une basale épaisse et une couche interne de cellules plus sombres.
Syn. peloton sudoral
abaissement rénal l.m.
lowering of the kidney
Artifice technique chirurgical permettant d'abaisser le rein pour compenser une perte de substance de l'uretère initial et permettre le rétablissement de continuité de la voie excrétrice.
Outre la néphrolyse il peut comporter une transposition de la veine rénale sur la veine cave.
[M2]
Édit. 2020
adénocarcinome rénal l.m.
adenocarcinoma of the kidney, renal cell carcinoma
Tumeur maligne du parenchyme rénal.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
Syn. carcinome à cellules claires du rein, hypernéphrome, tumeur à cellules claires du rein, tumeur de Grawitz
[F2, M2]
Édit. 2020
adénome rénal l.m.
renal adenoma
Tumeur épithéliale bénigne du parenchyme rénal.
Son cadre nosologique est mal défini, l'aspect des cellules ne se différenciant guère de l'adénocarcinome, et les critères de bénignité retenus étant la petite taille et l'absence apparente d'évolutivité.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[F5,M2]
Édit. 2018
angiomyolipome rénal l.m.
renal angiomyolipoma
Tumeur mésenchymateuse bénigne du rein, de structure histologique complexe, qui peut se révéler ou se compliquer par des hémorragies rétropéritonéales, et peut s'insérer dans le cadre d'une sclérose tubéreuse de Bourneville.
Histologiquement elle comporte une triple composante vasculaire, qui explique l'hypervascularisation et les hémorragies, myomateuse et lipomateuse. La composante graisseuse permet dans la plupart des cas de l'identifier par l'imagerie ; la tumeur donne également des images caractéristiques en artériographie. Elle est susceptible de se compliquer d'hémorragies rétropéritonéales graves, dont la probabilité augmente avec le volume, et qui en justifient l'exérèse préventive, par chirurgie rénale conservatrice. Des circonstances d'urgence peuvent obliger à recourir à la néphrectomie totale ou à l'embolisation artérielle. Dans le cadre des phacomatoses, et de la sclérose tubéreuse de Bourneville en particulier, les angiomyolipomes sont multiples et bilatéraux et peuvent menacer la fonction rénale.
Syn. hamartome rénal
→ chirurgie conservatrice du rein, phacomatose, sclérose tubéreuse de Bourneville
[A3,K4,M1]
Édit. 2017
artère du segment antéro-inférieur rénal l.f.
arteria segmenti anterioris inferioris renalis (TA)
anterior inferior segmental renal artery
Branche terminale du rameau antérieur de l’artère rénale.
Elle vascularise le segment antéro-inférieur du rein.
artère du segment antéro-supérieur rénal l.f.
arteria segmenti anterioris superioris renalis (TA)
anterior superior segmental renal artery
Branche terminale du rameau antérieur de l’artère rénale.
Elle vascularise le segment antéro-supérieur du rein.
bassinet rénal n.m.
pelvis renalis (TA)
renal pelvis
Carrefour de la voie excrétrice intrarénale, recevant les tiges des calices majeurs et se prolongeant par l'uretère à travers la jonction pyélo-urétérale.
La forme du bassinet présente des aspects variables selon le mode de confluence des calices majeurs. Il est ampullaire si les calices majeurs sont courts et ramifié s’ils sont longs. Il peut être situé dans le sinus rénal, être extra-rénal ou avoir à la fois les deux positions.
Syn. pelvis rénal
Édit. 2017
calice rénal inférieur l.m.
calyx renalis inferior (TA)
inferior renal calyx
Calice majeur du rein réunissant les calices mineurs de la partie inférieure de l’organe.
[A1,M1]
Édit. 2015
calice rénal moyen l.m.
calyx renalis medius (TA)
middle renal calyx
Calice majeur du rein réunissant les calices mineurs de la partie moyenne de l’organe.
[A1,M1]
Édit. 2015
calice rénal supérieur l.m.
calyx renalis superior (TA)
superior renal calyx
Calice majeur du rein réunissant les calices mineurs de la partie supérieure de l’organe.
[A1,M1]
Édit. 2015
carcinome rénal l.m.
renal carcinoma
[F2,M1,M2]
carcinome rénal à cellules chromophobes l.m.
Syn. cancer du rein à cellules chromophobes
→ cancer du rein à cellules chromophobes
[F2,M1,M2]
carcinome rénal à cellules claires l.m.
clear cell renal cell carcinoma
P. Grawitz, anatomopathologiste allemand (1883)
→ cancer du rein, tumeur de Grawitz
[F2,M1,M2]
carcinome rénal à petites cellules l.m.
primitive neuro-ectodermic renal tumour
→ adénocarcinome rénal, cancer du rein, cancer du rein à petites cellules
[F2,M1,M2]
cortex du cortex rénal l.m.
cortex corticis renalis (TA)
cortex corticis of kidney
Zone de substance du labyrinthe du cortex du rein située immédiatement au-dessous de la capsule fibreuse du rein.
Elle n’est pas pénétrée par les pyramides rénales et ne contient que des tubes contournés à l’exclusion des corpuscules de Malpighi.
[A1]
Édit. 2015
cortex rénal l.m.
cortex renalis (TA)
renal cortex
Partie périphérique du parenchyme rénal, le cortex rénal se compose du labyrinthe du cortex et de la partie radiée des lobules corticaux du rein (pyramides de Ferrein).
Le labyrinthe du rein est formé de tubules disposés irrégulièrement et entourant un grand nombre de glomérules de Malpighi. Seul le cortex du cortex rénal ne comporte pas de glomérule.
A. Ferrein, anatomiste et chirurgien français (1693-1769)
[A1]
Édit. 2015
cystadénome rénal l.m.
renal cystadenoma
→ kyste multiloculaire du rein
[F5,M1]
diabète rénal l.m.
renal glycosuria
Anomalie héréditaire, transmise selon le type dominant avec pénétrance incomplète, caractérisée par un défaut de la réabsorption tubulaire rénale du glucose.
Elle se traduit par une glucosurie, habituellement modérée, alors que le taux de glycémie est normal.
Le trouble peut être isolé ou associé à d'autres anomalies tubulaires telles qu'un défaut de la réabsorption des phosphates et des acides aminés comme dans le syndrome de Fanconi.
G. Klemperer, médecin allemand (1896) ; G. Franconi, pédiatre suisse, membre de l'Académie de médecine (1951)
Étym. gr. diabêtês : qui traverse
→ néphropathie tubulaire chronique
dilatateur rénal percutané n.m.
percutaneous renal dilator
Instrument employé dans la chirurgie percutanée du rein, servant à dilater le trajet avant l'introduction d'une sonde de néphrostomie ou d'une gaine d'Amplatz.
K. Amplatz, médecin radiologue américain né en 1924
→ chirurgie percutanée du rein
fascia péri-rénal l.m.
Édit. 2018
fascia rénal l.m.
fascia renalis (TA)
renal fascia
Lame fibreuse épaisse et dense qui limite la loge rénale.
C’est une dépendance du fascia propria qui double le péritoine. Elle ferme la loge de toute part, y compris en dedans où les feuillets pré et rétro-rénaux se réunissent aux deux pôles de la loge et s’unissent au niveau du pédicule avec les éléments vasculo-nerveux et fibro-conjonctifs. Cette enveloppe fibreuse contient également la glande suprarénale. Elle envoie entre le rein et la glande suprarénale une expansion fibreuse, la lame intersurréno-rénale de Delamare, qui sépare la capsule adipeuse du rein de celle de la glande suprarénale. Son feuillet postérieur (fascia de Gérota) est solidement fixé au diaphragme et constitue l’un des moyens de fixité du rein.
D. Gerota, anatomiste et chirurgien roumain (1867-1939)
Syn. anc. enveloppe cellulo-fibreuse du rein, enveloppe fibreuse du rein, fascia péri-rénal
[A1,M2]
Édit. 2018
fièvre hémorragique avec syndrome rénal l.f.
haemorrhagic fever with renal syndrome
Maladie infectieuse aigüe associant fièvre, céphalées, douleurs diffuses, troubles visuels, rash cutané, manifestations hémorragiques et parfois œdème pulmonaire, insuffisance rénale, syndrome méningé.
Le taux de mortalité est faible en Europe. L’agent causal le virus Hantaan, est un virus du genre Hantavirus. La contamination humaine se fait par voie respiratoire à partir de poussières contaminées par des excréments de rongeurs. Cette infection s’observe surtout dans le quart Nord-Est de la France chez des sujets exerçant une profession les mettant en contact avec la forêt et chez les agriculteurs. Le diagnostic est clinique et biologique (thrombopénie, présence d’IgM spécifiques). Des formes plus graves se rencontrent en Asie.
[D1,M1,D2]
Édit. 2018