foyer épileptogène l.m.
epileptogenic focus
1) Lieu d'origine des décharges épileptiques, déterminé par sa topographie (foyer frontal, temporal, etc.).
2) Terme utilisé en électroencéphalographie pour désigner les décharges épileptiques focales intercritiques de pointes chez un épileptique.
Les enregistrements électroencéphalographiques en profondeur ont démontré la présence, au sein d'un foyer, d'une zone épileptogène d'où naissent les décharges critiques, et d'une zone irritative qui est le siège des anomalies intercritiques, souvent largement étendues. Un foyer épileptogène n'est pas toujours en rapport avec un foyer lésionnel.
Un foyer fonctionnel n'est jamais lié à une lésion. Il ne se rencontre que chez les enfants de 5 à 10 ans jusqu'à la puberté. Sa morphologie est particulière : pointes lentes de grande amplitude suivies d'ondes lentes isolées ou en bouffées pseudorythmiques, fortement activées par le sommeil lent, éphémères et mobiles.
Ces foyers sont caractéristiques de certains syndromes épileptiques, mais se rencontrent aussi chez des enfants normaux, d'autres cérébrolésés avec ou sans crises, d'autres présentant des troubles de la psychomotricité et des retards d'apprentissage ou des atteintes neurosensorielles.
Étym. gr. epilambanein : saisir brusquement, surprendre
[H1]
Édit. 2020
foyer d'auscultation cardiaque fœtale l.m.
focus of fetal heart rate recording
Foyer maximal où les bruits du cœur sont captés, le plus souvent en regard de l'épaule fœtale, par un capteur externe à ultrasons posé sur l'abdomen de la patiente.
[A4]
Édit. 2018
foyer d'un tube à rayons X l.m.
focus of X ray tube
Zone d'émission des rayons X sur l'anode.
Pour réduire le flou géométrique (flou de foyer) de l'image radiologique, les dimensions du foyer doivent être aussi faibles que possible, mais les problèmes thermiques imposent des limites. Pour concilier ces contraintes antagonistes, on donne à l'anode une certaine inclinaison et on utilise le rayonnement émis dans la direction perpendiculaire à celle des électrons. De cette façon, la surface apparente de l'origine du faisceau (foyer optique) est trois fois plus faible que la surface d'impact des électrons (foyer électronique).
Dans l'anode tournante, la zone où se répartit la chaleur (foyer thermique) est un centaine de fois plus étendue que le foyer électronique.
On appelle "gros foyer" une surface apparente d'émission carrée de 1 à 2 mm de côté, qui permet à l'anode d'accepter puissance et charge thermique élevées; les "petits foyers", ou "foyers fins", de 0,3 à 0,6 mm de côté, privilégient la finesse de l'image radiologique, mais admettent une moindre puissance. Les tubes modernes comportent souvent deux foyers entre lesquels l'utilisateur choisit en fonction de l'examen prévu.
[B2]
Édit. 2018
foyer infectieux l.m.
infectious focus
Siège principal ou exclusif d’une infection.
Il peut être aigu ou chronique. À partir de ce foyer localisé, se développe parfois une infection plus diffuse ou généralisée.
[D1]
Édit. 2018
foyer optique l.m.
optical focus
Lieu de convergence des rayons lumineux issus d'un point, après leur passage dans un système optique, qu'il soit convergent ou divergent.
[P2, B1, B3]
Édit. 2018
adhésome n.m.
Totalité des composants des foyers d’adhérence locale de la membrane cellulaire reliant les
protéines de la matrice extracellulaire aux filaments d’actine du cytosquelette.
De nombreuses protéines ont été identifiées comme constituants de l’adhésome. Les intégrines sont des glycoprotéines transmembranaires, hétérodimériques, possédant deux sous-unités alpha et bêta. Ce sont des récepteurs des protéines de la matrice extracellulaire initiant la voie de signalisation agissant sur l’actine. De nombreuses protéines lui sont associées dont la taline, la vinculine, la paxicilline et des kinases comme la kinase d’adhérence focale (« focal adhesion kinase »). Les tensines interviennent également comme protéines intermédiaires de la voie de signalisation. Elles possèdent aussi d’autres fonctions que celles de la réorganisation du cytosquelette, telles la migration cellulaire et le développement des tumeurs.
→ hétérodimère, actine, taline, vinculine, kinase, paxicilline, tensine
[C1,C3]
Édit. 2017
distance foyer-film l.f.
focus-film distance
Distance, mesurée sur l’axe du faisceau, entre le foyer du tube radiologique et le film.
distance foyer-peau l.f.
focus-skin distance
Distance, mesurée sur l’axe du faisceau, entre le foyer du tube radiologique et la surface cutanée de la région anatomique examinée.
Habituellement de l’ordre de 80-100cm, elle peut être portée à plusieurs mètres (téléradiographie) pour réduire la distorsion des dimensions des différents organes causée par la projection conique.
En radiothérapie, elle est désignée par la distance source-peau.
Syn. distance focus-peau
flou de foyer l.m.
Syn. flou géométrique
inflammation gangréneuse l.f.
Inflammation caractérisée par des thromboses artériolaires, des foyers de nécrose ischémique, un exsudat séreux abondant avec diapédèse modérée
Dans les inflammations dues à des bactéries très virulentes, à aérobies, le métabolisme fermentatif entraîne la production de gaz.
Étym. lat. flamma : flamme
leishmaniose viscérale l.f.
visceral leishmaniasis
Parasitose grave due à l'infection par certaines espèces de Leishmania, endémo-épidémique, sévissant dans de nombreux foyers en région tropicale, subtropicale et tempérée chaude.
Après une incubation prolongée (quelques mois), on constate souvent l'apparition d'une lésion cutanée ulcéreuse d'aspect variable. La maladie, dans son tableau complet, associe trois symptômes cardinaux : fièvre très irrégulière (« fièvre folle »), anémie et même pancytopénie, splénomégalie importante ; s'y joignent souvent une hépatomégalie et une cachexie progressive, une lymphadénopathie, une diarrhée. Des formes paucisymptomatiques existent dans certains foyers. L'évolution sans traitement aboutit habituellement au décès, souvent en raison d'une infection intercurrente liée à un déficit immunitaire. Très rarement, certains cas peuvent évoluer vers la guérison, notamment avec L. infantum ; ce parasite entraîne également des infections inapparentes mais ces porteurs asymptomatiques risquent de développer une leishmaniose viscérale en cas d'immunodépression (notamment due au VIH). Avec la notion de séjour en zone endémique et l'observation d'une hypergammaglobulinémie polyclonale, le diagnostic peut être formellement établi par la mise en évidence de formes amastigotes du parasite dans la moelle osseuse ou par PCR qualitative dans le sang Le traitement fait appel aux antimoniés classiques mais la survenue de plus en plus fréquente de résistances à ces médicaments a conduit à recommander l'amphotéricine B liposomale ou surtout la miltéfosine. Les rechutes sont fréquentes, notamment en cas de coinfection avec le VIH. On estime à environ 500 000 le nombre de nouveaux cas annuels (dont 90% sont dus à Leishmania donovani).
Les leishmanioses viscérales du foyer méditerranéen à Leishmania infantum, sont pratiquement identiques à celles des foyers américains et chinois sur les plans clinique et épidémiologique. Le kala-azar indien ou est-africain, dû à L. donovani, s’accompagne souvent de lésions cutanées ou muqueuses plus ou moins importantes et les cas traités peuvent évoluer vers l'apparition d'une réaction cutanée généralisée, d'aspect maculo-papuleux ou nodulaire, persistant durant plusieurs années : les "nodules post-kala-azar". Transmis par piqûre de phlébotomes, les parasites ont pour principal réservoir l'Homme (L. donovani) et le Chien (L. infantum).
Syn. kala azar (pour le foyer du sous-continent indien)
→ leishmaniose, Leishmania, Leishmania donovani, Leishmania infantum, kala azar, pancytopénie, virus de l'immunodéficience humaine, amastigote, antimoniés, amphotéricine B, miltéfosine, phlébotome
[D1, D4, F1, J1, L1, N1]
Édit. 2019
maladie dermatophytique l.f.
disseminated granulomatous dermatophytosis
Infection fongique provoquée par des dermatophytes capables de pénétrer au-delà du revêtement cutané.
À une dermatophytose cutanée chronique étendue sont associés des granulomes intradermiques et un envahissement profond hypodermique, ganglionnaire, viscéral (foie, cerveau, os, etc.). Il existe un déficit immunitaire cellulaire dans un contexte familial (souvent une consanguinité) faisant évoquer un facteur génétique. La plupart des cas sont diagnostiqués en Afrique du Nord et dus à Trichophyton schœnleinii, Trichophyton rubrum, Trichophyton violaceum.
E. Hadida et A. Schousboe, dermatologues français (1959)
Syn. dermatophytose profonde, dermatophytie granulomateuse à foyers disséminés.
verre bifocal l.m.
bifocal lens
Verre correcteur, dont le segment inférieur servant à corriger la presbytie, permet la vision rapprochée, tandis que le reste du verre sert à voir au loin.
Il ne permet pas de voir aux distances intermédiaires.
Syn. verre à double foyer
[P2]
Édit. 2019
verre à double foyer l.m.
Syn. verre bifocal
[P2]
Édit. 2019