fièvre jaune l.f.
yellow fever
Arbovirose sévère due au virus amaril (virus à ARN du genre Flavivirus) dont le tableau clinique complet est celui d'une hépato-néphrite hémorragique.
Les tableaux cliniques peuvent être très variés, depuis des cas inapparents ou frustes jusqu'à des cas mortels, le plus souvent par hépatite aiguë, insuffisance rénale ou myocardite. L'évolution dure habituellement de 8 à 12 jours. En cas de guérison, celle-ci est totale ; seule persiste alors une immunité définitive.
La fièvre jaune sévit par cas sporadiques, par petites épidémies (quelques cas groupés) ou, plus rarement de nos jours, par d'importantes épidémies (plusieurs centaines de cas) en milieu urbain ou péri-urbain. La répartition géographique actuelle de la fièvre jaune recouvre une grande partie de l'Afrique et de l'Amérique intertropicales. Il existe plusieurs cycles épidémiologiques, notamment un cycle selvatique impliquant des singes et des moustiques forestiers (différents Aedes en Afrique, Aedes aegypti, des Haemagogus et des Sabethes en Amérique), et un cycle urbain, interhumain dans lequel la transmission est assurée par Aedes aegypti.
Il n'existe aucun traitement étiologique. La prévention repose sur le contrôle des vecteurs domestiques et la vaccination. Cette vaccination antiamarile est la seule vaccination obligatoire (OMS) dans les régions endémiques (présence de la maladie) ou réceptives (présence des vecteurs potentiels et prévention contre l’introduction du virus). Officiellement, elle confère une protection durant dix ans.
Syn. typhus amaril
→ vaccin fièvre jaune, Flavivirus
[D1,D4,M1,L1]
Édit. 2018
vaccin contre la fièvre jaune l.m
yellow fever vaccine
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin fièvre jaune l.m.
yellow fever vaccine
Vaccin préparé à partir du virus atténué de la fièvre jaune de la souche Rockefeller 17-D, cultivé sur œuf de poule embryonné, destiné aux personnes vivant en zone d'endémie et aux voyageurs devant y séjourner, assurant par une seule injection une protection dès le 10ème jour et durant au moins dix ans.
La vaccination consiste en une injection sous-cutanée ou intramusculaire, administrable à partir de l’âge de 9 mois. Elle s’effectue dans un Centre agréé qui délivre un certificat international valable pendant dix ans. Inutile en Asie où la fièvre jaune est inconnue, elle est obligatoire ou recommandée avant un voyage ou un séjour en Afrique intertropicale, ainsi qu'en Amérique intertropicale (par ex. Guyane française et dans le bassin de l’Amazone). Les contre-indications sont celles des vaccins vivants.
Syn. vaccin amaril
[D1 E1]
Édit. 2019
vaccin anti-fièvre jaune l.m.
yellow fever vaccine
Syn. vaccin amari
[D1, E1]
Édit. 2019
albinisme oculocutané de type mutant jaune l.m.
albinism, yellow mutant type
Absence congénitale de pigment avec cheveux blancs à la naissance qui deviennent jaunes, nævus qui se pigmentent et peau fine avec taches de rousseur.
Albinisme de type "tyrosinase négative", trouvé dans toutes les ethnies. L'acuité est de 1/20 à 2/10ème. Il existe un nystagmus, une photophobie, et une atrophie de l'iris en roue de chariot. Si l'ethnie est plus pigmentée, l'expression varie.
L'allèle du gène pour l'albinisme mutant jaune est situé sur le gène de la tyrosinase (TYR) en 11q14-21, il est sur le même site que l'allèle de l'albinisme oculocutané de type I et les tests pour le diagnostic sont les mêmes. L’affection est autosomique récessive (MIM 203100.0007).
Étym. lat. albus : blanc
Syn. albinisme jaune, albinisme jaune mutant, OCA1B, albinisme oculocutané de type IB, albinisme oculocutané tyrosinase-négative, ATN, albinisme Amish
[J1,P2,Q2]
Édit. 2017
axe bleu-jaune l.m.
blue-yellow axis
Axe de confusion colorée rencontré dans les dyschromatopsies intéressant les courtes longueurs d'onde et entrainant grossièrement des confusions entre le bleu et le jaune.
Ce vocable est habituellement utilisé pour les dyschromatopsies acquises.
corps jaune gravidique géant l.m.
[A1,O3]
corps jaune persistant l.m.
[A1,O3]
dystrophie des cônes liée au sexe avec reflet rétinien jaune-vert l.f.
cone-dystrophy, X-linked, with tapetal-like sheen
Altération maculaire avec dysfonction des cônes et reflet tapétorétinien de couleur verdâtre-dorée.
L’affection débute dans la troisième décennie avec une perte progressive de la vision centrale, l'apparition de lésions maculaires, d'une dyschromatopsie (rouge-vert) et du phénomène de Mizuo-Nakamura où la pigmentation rétinienne verdâtre-dorée diminue après une période de mise en obscurité. L’ERG est altéré (absent en photopique). L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 304030).
J. R. Heckenlively et R. G Weleber, ophtalmologistes américains (1986) ; G. Mizuo et B. Nakamura, ophtalomolgistes japonais (1914)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
ferment jaune l.m.
yellow enzyme
[C2]
Édit. 2018
kyste du corps jaune l.m.
cyst of the corpus luteum
Simple transformation kystique du corps jaune gravidique, souvent à point de départ hémorragique, qui assure par ailleurs ses fonctions habituelles normalement.
La paroi du kyste montre une structure histologique de corps jaune.
Syn. kyste lutéinique
ligament jaune l.m.
ligamentum flavum, ligamenta flava (TA)
ligamentum flavus, ligament flava
Ligament qui unit les lames de deux vertébres sus et sous jacentes.
Droit et gauche ils se continuent sur la ligne médiane. Ils se fixent sur la face antérieure (partie moyenne) de la lame de la vertébre située au dessus et sur le bord supérieur de la lame de la vertébre située au dessous.
Il est riche en fibres élastiques : lors d'une ponction lombaire sa résistance élastique est trés bien perçue au passage de l'aiguille , c'est un répère tactile pour savoir que l'on est dans l'espace péridural.
[A1]
Édit. 2020
moelle osseuse jaune l.f.
medulla ossium flava (TA)
yellow bone marrow
tache jaune l.f.
→ 1) macula lutea, 2) partie olfactive de la tunique muqueuse du nez
corps jaune l.m.
corpus luteum
Tissu formé par le follicule de de Graaf après l'ovulation, à la suite de la pénétration de la thèque interne et de la granulosa par les vaisseaux de la thèque externe.
Les granulations lipidiques qui se développent dans les cellules hypertrophiées donnent, par leur pigmentation, une couleur jaune parfaitement visible à l'œil nu. En plus des œstrogènes, le corps jaune secrète de la progestérone, qui prépare l'endomètre à la nidation de l'œuf fécondé. La progestérone empêche aussi les contractions intempestives du myomètre ; elle ferme l'orifice musculaire du col utérin et précipite les éléments de la glaire cervicale pour former un bouchon imperméable aux spermatozoïdes.
En l'absence de grossesse, le corps jaune cyclique ou mensuel involue au 10ème jour postovulatoire, sous l'influence des prostaglandines. C'est la lutéolyse, provoquant au 14ème jour postovulatoire le saignement menstruel. En cas de grossesse, le corps jaune gravidique survit grâce à la gonadotrophine chorionique jusque vers le 2ème mois, date à laquelle le placenta assure seul la sécrétion endocrine.
Les anomalies de sécrétion du corps jaune cyclique, l'insuffisance lutéale, peuvent être responsables de stérilité.
R. de Graaf, anatomiste néerlandais (1672)
Syn. corps lutéal
→ follicule de de Graaf, thèque interne, thèque externe, granulosa, œstrogènes, progestérone, myomètre, glaire cervicale, prostaglandines, gonadotrophine chorionique, insuffisance lutéale
[O4]
Édit. 2018