Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

60 résultats 

crête uréthrale de l'homme l.f.

crista urethralis (TA)

urethral crest

Extrémité inférieure effilée du veru montanum qui se perd sur la paroi postérieure de la portion membraneuse de l’urèthre.

[A1]

Édit. 2015

feuillet ischio-bulbaire de Jarjavay (chez l'homme) l.m.

J. Jarjavay, chirurgien et anatomiste français (1852-54)

ligament périnéal transverse

[A1]

Édit. 2018

fibrocartilage médian de Blandin (impropre chez l'homme) l.m.

P. Blandin, anatomiste et chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1798-1849)

septum lingual

[A1]

Édit. 2018 

homme à utérus l.m.

Syn: persistance des canaux de Müller, dérivés müllériens persistants, PMDS

persistance des canaux de Müller

[A1,A4]

Édit. 2018

homme de pierre l.m.

fibrodysplasie ossifiante progressive

[I4,I1,Q2]

homme de verre l.m.

glass man

ostéopsathyrose

[Q2,I1,P1,P2]

homme raide (syndrome de l') l.m.

stiff-man syndrome

État pathologique rare, survenant chez l'adulte jeune, caractérisé par l’apparition progressive d'une rigidité musculaire, associée à une rigidité axiale d'aggravation continue avec notamment hyperlordose et par des épisodes de spasmes musculaires douloureux, secondaires à des mouvements, à une émotion ou à des bruits.
L'évolution, au début rapide, peut se stabiliser ou progresser lentement. L'atteinte prédominant à la racine, porte sur les muscles du tronc, du cou et des membres. Des fractures des os longs et des déformations articulaires peuvent se produire du fait des contractures spasmodiques survenant sur des muscles déjà sous tension. La raideur diminue au cours du sommeil et des anesthésies générales. Les études électrophysiologiques montrent une activité tonique spontanée, faite de potentiels unitaires normaux
Des associations sont possibles : hyperthyroïdie, diabète de type 1, insuffisance hypophysaire, fréquemment tachycardie et sueurs, affection auto-immune (environ 40% des patients) et moins souvent affection paranéoplasique (cancers du sein, du poumon à petites cellules, maladie de Hodgkin ou thymome).
Une origine centrale est désormais admise, avec possibilité d'association d'hyperfonction spinale du système gamma et d'hyperfonction supraspinale. Des anticorps anti-GAD (acide glutamique décarboxylase, enzyme biosynthétisant le GABA sont fréquemment présents dans le sang et le LCS.
Les benzodiazépines, notamment le diazépam, qui agirait sur les récepteurs GABAergiques, sont inconstamment actifs. Le baclofène et le valproate, autres substances GABAergiques, sont aussi utilisés. Les immunoglobulines intraveineuses sont une bonne indication. L'évolution est progressive vers la mort en une dizaine d'années.

F. P. Moersch et H. W. Woltman, neurologues américains (1956)

GABA, hypertonie musculaire

[I1,I4,I2]

Édit. 2015

syndrome de l'homme raide l.m.

stiff-man syndrome

État pathologique rare, survenant chez l'adulte jeune, caractérisé par l’apparition progressive d'une rigidité musculaire, associée à une rigidité axiale d'aggravation continue avec notamment hyperlordose et par des épisodes de spasmes musculaires douloureux, secondaires à des mouvements, à une émotion ou à des bruits.
L'évolution, au début rapide, peut se stabiliser ou progresser lentement. L'atteinte prédominant à la racine, porte sur les muscles du tronc, du cou et des membres. Des fractures des os longs et des déformations articulaires peuvent se produire du fait des contractures spasmodiques survenant sur des muscles déjà sous tension. La raideur diminue au cours du sommeil et des anesthésies générales. Les études électrophysiologiques montrent une activité tonique spontanée, faite de potentiels unitaires normaux
Des associations sont possibles : hyperthyroïdie, diabète de type 1, insuffisance hypophysaire, fréquemment tachycardie et sueurs, affection auto-immune (environ 40% des patients) et moins souvent affection paranéoplasique (cancers du sein, du poumon à petites cellules, maladie de Hodgkin ou thymome).
Une origine centrale est désormais admise, avec possibilité d'association d'hyperfonction spinale du système gamma et d'hyperfonction supraspinale. Des anticorps anti-GAD (acide glutamique décarboxylase, enzyme biosynthétisant le GABA sont fréquemment présents dans le sang et le LCR.
Les benzodiazépines, notamment le diazépam, qui agirait sur les récepteurs GABAergiques, sont inconstamment actifs. Le baclofène et le valproate, autres substances GABAergiques, sont aussi utilisés. Les immunoglobulines intraveineuses sont une bonne indication. L'évolution est progressive vers la mort en une dizaine d'années.

F.P. Moersch, H.W.Woltman, neurologues américains (1956)

GABA, aminobutyrique (acide γ)

syndrome uréthro-périnéal de l'homme l.m.

male urethroperineal syndrome

Syndrome clinique de douleurs intermittentes sur le trajet uréthral ou dans le périnée, sans étiologie décelable et ne s'accompagnant d'aucune anomalie locale objective.
Les facteurs psychogènes sont au premier plan. Une dysfonction érectile est souvent associée.

uréthro-périnéal (de l'homme) (syndrome)

uréthropérinéal de l'homme (syndrome) l.m.

urethroperinéal syndrome of the man

syndrome uréthropérinéal de l'homme

homme de verre l.m.

glass man

ostéopsathyrose

[I1, P1, P2, Q2]

Édit. 2019

chimère homme-animal l.f.

animal/human chimera

Organisme provenant d’un zygote humain et d’un zygote animal, par adjonction soit de cellules pluripotentes humaines (cellules embryonnaires ou cellules induites pluripotentes) à un zygote animal, soit de cellules pluripotentes animales (cellules embryonnaires) à un zygote humain.
L’adjonction de cellules embryonnaires animales à un embryon humain est interdite par la loi dans, pratiquement, tous les pays ayant promulgué des lois de bioéthique. L’inverse a donné lieu à des expériences dans le but de développer chez un animal un organe fait des cellules humaines du donneur pouvant lui être transplanté, ce qui écarte toute réaction immunitaire de rejet et remédie à la pénurie de donneurs vivants ou d’organes de donneurs décédés. En fait, ce type d’expérience n'a réussi qu'avec les chimères animal/animal seulement.

cellule souche pluripotente induite, cellule souche embryonnaire

[B3]

Édit. 2020

cancer du sein chez l'homme l.m.

breast cancer in man

cancer du sein chez l'homme l.m.
Tumeur maligne peu fréquente représentant 1%  des cancers du sein (1,43 cas pour 100.000 habitants aux États-Unis en 2011).
L'âge moyen est de 67 ans.  Les mutations de BCRA sont parmi les facteurs de risque les plus évidents : 0 à 4 %   des hommes atteints de cancer du sein sont porteurs de BCRA1 et 4 à 16 % de BCRA 2. D'autres mutations interviennent : CHEK2 et PALB2.  Des facteurs complémentaires sont : l’exposition aux radiations, l’élévation des œstrogènes, le syndrome de Klinefelter, la gynécomastie, l'obésité... Les caractéristiques cliniques sont similaires à celles rencontrées dans le cancer du sein de la femme, les méthodes diagnostiques, et le traitement suivent les mêmes voies.
Parmi ces tumeurs 99% ont des récepteurs pour les œstrogènes,  82 % ont des récepteurs pour la progestérone, et 97 % ont des récpteurs pour les androgènes.
Le pronostic est moins favorable que dans le cancer du sein de la femme en raison de l'âge plus avancé au moment du diagnostic et de la latence prolongée dans l'établissement du diagnotic. Le risque de second cancer est de l'ordre de 2 %.
→ BRCA, PALB2, syndrome de Klinefelter, gynécomastie

S. H. Giordano, oncologue américain (2018)

BRCA, CHEK2, PALB2, syndrome de Klinefelter, gynécomastie

[F2, O4, Q3]

Édit. 2020

consentement à un essai thérapeutique en psychiatrie l.m.

consent to a therapeutic trial in psychiatry

Depuis la loi du 20 décembre 1988, relative à la protection des personnes qui se prêtent à des recherches biomédicales, et les dispositions ultérieures, un consentement libre, éclairé et exprès doit être fourni par écrit par la personne.
Bien que non citée explicitement, la psychiatrie offre des difficultés particulières concernant p. ex. la représentativité des échantillons, du fait, notamment, de l'exclusion de malades revendicateurs, et des problèmes de capacité des psychotiques, pourtant principaux bénéficiaires de tels essais.
Sur ces points délicats, l'avis du comité consultatif de protection des personnes dans la recherche biomédicale pourrait être demandé. D'autant plus que "...les personnes hospitalisées sans leur consentement... ne peuvent être sollicitées pour se prêter à des recherches biomédicales que s'il en est attendu un bénéfice direct et majeur pour leur santé".
S'agissant en particulier des mineurs et des majeurs incapables juridiques, un tel consentement ressortit aux détenteurs de l'autorité parentale ou aux organismes de tutelle. Cependant le consentement direct de l'intéressé "doit être également recherché lorsqu'il est apte à exprimer sa volonté".
Dans cette situation, le thérapeute, de décideur devient demandeur, ce qui, avec l'ignorance du produit, n'est pas sans influer sur la relation soignant-soigné.

[H3,E3]

essai clinique l.m.

clinical trial

Essai méthodique d'un médicament mené chez des volontaires sains ou malades, visant à montrer les effets thérapeutiques et/ou à rechercher les effets indésirables.
Ils permettent d'étudier la pharmacocinétique du médicament sous la forme galénique choisie.

[G3,E1]

Édit. 2018  

essai croisé l.m.

crossover trial

Etude épidémiologique dans laquelle on administre à un sous-groupe un traitement A, puis un traitement B et à un autre sous-groupe le traitement B, puis le traitement A.
Ce type d’essai diminue le nombre de sujets qu’il est nécessaire d’inclure par rapport à un essai randomisé classique. Le traitement administré pendant la première période ne doit pas risquer d’interagir avec le second traitement.

[E1]

Édit. 2020

essai des médicaments l.m.

drugs control

Ensemble des épreuves auxquels sont soumis les médicaments avant leur introduction en thérapeutique.
Elles sont réalisés chez l'animal pour vérifier leur toxicité et établir leurs propriétés pharmacologiques, puis chez l'Homme pour rechercher leur tolérance (chez l'Homme sain) et leur efficacité thérapeutique (chez des malades).

[G3,E1]

Édit. 2018  

essai randomisé l.m.

randomized study

Essai consistant, au sein d’une population, à constituer deux (ou plusieurs) sous-groupes par tirage au sort pour comparer entre eux deux (ou plusieurs) examens complémentaires ou deux (ou plusieurs) traitements qu’ils soient médicaux, chirurgicaux ou un traitement médical et un traitement chirurgical.
L’essai randomisé offre les conclusions statistiques les plus sécures.

éthique (d'un essai randomisé)

[E1]

Édit. 2018  

essai thérapeutique en psychiatrie l.m.

therapeutic trial in psychiatry

Méthode d’évaluation d’une stratégie thérapeutique le plus souvent médicamenteuse.
L’essai thérapeutique doit remplir les conditions de la loi sur la protection des personnes (Directives européennes 2004) et être conduit en accord avec les « bonnes pratiques cliniques ». Le Comité de protection des personnes décide s’il peut concerner des patients hospitalisés sans leur consentement (hospitalisation à la demande d’un tiers, hospitalisation d’office). Les critères d’inclusion peuvent être à la fois qualitatifs (critères permettant de définir l’appartenance à une catégorie diagnostique) ou quantitatifs (intensité des symptômes mesurée à l’aide d’une échelle quantitative).
La mesure du résultat obtenue par la thérapeutique testée sur les symptômes psychiques ou comportementaux se fait à l’aide d’échelles de mesure d’intensité de la symptomatologie cible du traitement à l’étude (hétéro évaluation ou auto-évaluation) ou d’outils supposés apprécier indirectement l’action thérapeutique et ses effets indésirables (adaptation sociale, qualité de vie), dont on mesure l’évolution. S’agissant des médicaments, les études de phase 2 se font versus placebo, les études de phase 3 versus comparateur, le plus souvent en groupes parallèles randomisés en double aveugle.
D’autres critères de jugement que symptomatiques sont volontiers choisis pour les études post AMM ou de phase 4 : qualité de vie, adaptation sociale.
L’évaluation de certaines formes de psychothérapie peut être rendue difficile lorsque le but thérapeutique dépasse l’aspect purement symptomatique du trouble mental.

[G3,E1,H3]

Édit. 2018  

forceps d'essai l.m.

trial forceps

Essai d'extraction sur une présentation non engagée ou s'il existe un doute concernant l'engagement à cause d'une volumineuse bosse sérosanguine.
Elle doit être réalisée dans des conditions maximales de sécurité, voire directement en salle d'opération pour un recours à la césarienne immédiate en cas d'échec.

Étym. lat. forceps : tenaille, pince

forceps

[O3, B3]

Édit. 2018

lunette d'essai l.f.

trial glasses

Lunette à monture en général métallique sur laquelle sont notés les axes de 0 à 180°.
Des gorges permettent de placer les verres et de les orienter selon l’axe de l’astigmatisme en cause quand la correction nécessite un verre sphérique et un verre torique. On peut ainsi vérifier l’acuité visuelle obtenue selon les données de la réfraction.

monture d'essai l.f.

trial frame

Armature, réglable en fonction du visage du patient, où sont placés les verres d'essai.

sortie d'essai l.f.

essay exit, trial discharge period

Retour temporaire dans son milieu de vie d'un malade hospitalisé dans un service de psychiatrie.
Elle a pour but, sous responsabilité médicale et administrative, de tester la capacité de réinsertion du patient. Aux termes de la loi du 27 juin 1990, pour les patients en hospitalisation à la demande de tiers (HDT), la décision est prise par le médecin et notifiée au directeur, avec information du préfet et de la personne ayant fait le demande d'admission. Pour les patients en hospitalisation d’office (HO) un arrêté préfectoral, pris sur certificat du médecin, est nécessaire. La surveillance médicale est assurée par l'équipe soignante du secteur. Pendant une sortie d'essai, les dispositions concernant la surveillance d'une HO ou d'une HDT restent applicables. Par exemple, en cas d'HO, des arrêtés préfectoraux de renouvellement de celui-ci sont nécessaires dans les délais habituels.

hospitalisation à la demande de tiers, hospitalisation d'office

verres d'essai l.m.p.

trial lenses

Verres que l'ophtalmologiste place successivement dans la monture d'essai devant l'œil ou les yeux du patient pour définir le type ou la puissance du ou des verres correcteurs nécessaires.

verres correcteurs

[P2]

Édit. 2019

éthique (d'un essai randomisé) n.m.

ethical considerations for a randomized study

Il n’est licite d’entreprendre un essai randomisé qu’à la double condition presque paradoxale : d’espérer, à la fois, qu’un traitement est plus efficace qu’un autre (ou qu’un placebo) et de douter de cette hypothèse.

Étym. gr. êthikon : la morale

essai randomisé

[E3]

Édit. 2018

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