dystrophie en réseau de l'épithélium pigmenté rétinien l.f.
patterned dystrophy of retinal pigment epithelium
Coexistence de la dystrophie de Sjögren, de la dystrophie macroréticulaire et de la dystrophie en aile de papillon intrafamiliale.
Il s'agit probablement d'une même affection, proche de la dystrophie de Sjögren, à différents stades de son évolution ou avec une expression variable. L’affection est autosomique dominante (MIM 169150).
M. F. Marmor et B. Byers, ophtalmologistes américains (1977)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. Marmor et Byers (dystrophie macroréticulaire de l'épithélium pigmenté de)
dystrophie macroréticulée de l'épithélium pigmenté maculaire l.f.
R. P. Mesker, ophtalmologiste néerlandais (1970)
→ Mesker (dystrophie macroréticulaire de)
dystrophie réticulée de l'épithélium pigmenté rétinien l.f.
reticular dystrophy of retinal pigment epithelium
Dystrophie pigmentée en réseau ou filet du pôle postérieur rétinien observée sur trois générations, avec aspect de "nœuds" au niveau du croisement des mailles.
Elle ressemble à la dystrophie de Sjögren, mais il existe d'autres dystrophies réticulées de même type et parfois individualisées, en particulier la dystrophie de Benedict et Werner où les pigmentations semblent plus marquées que pour la dystrophie réticulée de Sjögren, de transmission autosomique dominante, avec ERG normal. Une autre dystrophie est celle de O'Donnell-Schatz-Reid-Green avec rétine poivre et sel et lésions plus évidentes en angiographie, ERG normal ou légèrement altéré et EOG anormal. L’affection est autosomique dominante (MIM 179840).
R. C. Hsieh, ophtalmologiste américain (1977) ; H. S. C. Sjögren, ophtalmologue suédois (1950) ; O. Benedikt et W. Werner, ophtalmologistes autrichiens (1971) ; F. E. O’Donnell, H. Schatz, P. Reid, W. R. Green, ophtalmologistes américains (1979)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. O'Donnell, Schatz, Reid et Green (maladie de), Benedikt et Werner (maladie de)
dystrophie rétinienne de l'épithélium pigmenté central l.f.
central retinal pigment epithelial dystrophy
→ dystrophie maculaire progressive de la Caroline du nord
Marmor et Byers (dystrophie macroréticulaire de l'épithélium pigmenté de) l.f.
patterned dystrophy of retinal pigmented epithelium, type Marmor and Byers
M. F. Marmor et B. Byers ophtalmologistes américains (1970)
→ dystrophie macroréticulaire de l'épithélium pigmenté de Marmor et Byers
clivage de l'épithélium pigmenté irien l.m.
cleavage of iris pigment layer
Affection comportant un clivage de l'épithélium pigmenté irien et du corps ciliaire associé à une microphakie, une luxation cristallinienne progressive et une cataracte.
Une famille sur trois générations a été décrite, avec glaucome et décollement de rétine chez le grand père. L’affection est autosomique dominante (MIM 147610).
O. Käfer, ophtalmologiste allemand (1977)
[Q2,P2]
hamartome de l'épithélium pigmenté l.m.
hamartoma of the pigment epithelium
Malformation d'aspect tumoral, juxtapapillaire ou périphérique, grisâtre en son centre où la rétine a perdu sa transparence, avec sur ses bords un anneau hyperpigmenté.
La malformation est parcourue de vaisseaux rétiniens dilatés et tortueux donnant une rétraction de la rétine et pouvant même provoquer une dystopie maculaire. En angiographie masquage de la fluorescence choroïdienne et fuite des vaisseaux dilatés. Histologiquement l'épithélium pigmentaire est hypertrophique et la rétine en regard est épaissie et plissée.
J. D. Gass, ophtalmologiste américain (1973)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
[A3,F5,Q2,P2]
Édit. 2015
hypertrophie de l'épithélium pigmenté-polypose colique l.f.
congenital hypertrophy of the retinal pigment epithelium-polyposis of the colon
N. P. Blair et C. L. Trempe, ophtalmologistes américains (1980) ; E. J. Gardner, médecin généticien américain (1951)
rétinite pigmentaire avec préservation para-artérielle de l'épithélium pigmenté rétinien l.f.
PPREP type retinitis pigmentosa
Rétinite pigmentaire avec préservation para-artériolaire de l'épithélium pigmenté rétinien et hypermétropie.
La maladie débute à la première décennie de la vie et évolue rapidement. On trouve une pigmentation ostéoblastique en mi-périphérie similaire à celle d’une rétinite pigmentaire classique et la PPREP est mieux vue sur les artérioles périphériques. On peut également trouver une pâleur papillaire précoce et des druses de la papille. L’ERG est très altéré ou éteint et l’EOG altéré. Le gène est sur le bras long du chromosome 1. L’affection est autosomique récessive (MIM 268030).
J. R. Heckenlively, ophtalmologiste américain (1982)
→ drusen de la membrane de Bruch, drusen de la tête du nerf optique, drusen radiaires maculaires, electrooculogramme, EOG, électrorétinogramme, ERG, pigments de type ostéoblastiques
Noble (signe de) l.m.
Noble’s sign
Perception du caractère globuleux de l’utérus par le toucher vaginal qui permettait un diagnostic clinique précoce de grossesse.
G. H. Noble, gynécologue américain (1860-1932)
dystrophie cornéenne de la membrane basale de l'épithélium l.f.
corneal dystrophy, epithelial basement membrane
Dystrophie cornéenne épithéliale, bilatérale, avec lignes grisâtres épithéliales en "empreintes digitales", membrane intraépithéliale anormale, épaississement en "carte de géographie" de la membrane basale, et petits kystes plus clairs au dessus de la basale en intraépithélial.
Les petits kystes sont visibles en lampe à fente, superficiels, symétriques, dans l'aire de la fente palpébrale, et leur contenu est microscopiquement fait de débris nucléaires et cytoplasmiques. L'affection peut se compliquer d'érosions de cornée idiopathiques dans 10% des cas (crises en fin de nuit ou au réveil), mais elle est le plus souvent asymptomatique et peu évolutive. L’affection est autosomique dominante (MIM 121820).
D. G. Cogan, ophtalmologiste américain (1964)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. MDFD, Cogan (dystrophie cornéenne de), MDFD (corneal dystrophy map dot fingerprint type), dystrophie cornéenne microkystique, dystrophie cornéenne microkystique épithéliale
cercle pigmenté capsulaire postérieur cristallinien l.m.
lens capsular circle pigmented
Cercle pigmenté sur la capsule postérieure en rétro-équatorial dû à un contact prolongé des procès ciliaires vers le 4ème mois de la vie intra-utérine.
[P2,O6]
croissant pigmenté de la papille l.m.
pigmented disk crescent
Croissant péripapillaire pigmenté entourant le bord de la papille.
Très fréquent, il correspond à un décalage entre neuro-épithélium et épithélium pigmenté et entoure parfois complètement la papille.
[P2]
érythème pigmenté l.m.
fixed drug eruptions
Ensemble de plaques érythémateuses et œdémateuses récidivant au même point à chaque fois qu'un médicament est administré de nouveau et quelle que soit la voie d'administration de ce dernier.
C'est la plus typique des éruptions médicamenteuses
Étym. gr. éruthêma : rougeur de la peau
[J1,F3,G3]
Édit. 2018
érythème pigmenté fixe l.m.
pigmented drug induced erythema
Seule éruption spécifiquement médicamenteuse, caractérisée par la survenue brutale de lésions d'abord érythémato-œdémateuses, se recouvrant secondairement de bulles, évoluant vers une pigmentation séquellaire, pouvant atteindre n'importe quelle zone du tégument et réapparaissant en quelques heures au même endroit à chaque fois que le malade reprend le médicament responsable.
Les médicaments le plus souvent responsables sont les cyclines, les sulfamides antibactériens, les antipyrétiques et antalgiques, certains laxatifs, etc. Le traitement repose sur l'identification du produit responsable et sur son éviction.
L. Brocq, dermatologue français (1856-1928)
Étym. gr. éruthêma : rougeur de la peau
Syn. toxidermie pigmentée, antipyrinide de Brocq
[J1,F3,G3]
Édit. 2018
histiocytome pigmenté l.m.
Histiocytome contenant des dépôts d'hémosidérine intra ou extracellulaires observés surtout dans les tumeurs à vascularisation importante.
Les techniques de Perls et de Turnbull démontrent la nature ferrique de ces dépôts.
M. A. Diss, dermatologiste français (1938)
Syn. histiocytome sidérifère hémosidérinique
[J1]
Édit. 2015
décollement séreux du neuro-épithélium maculaire l.m.
macular serous detachment
Clivage entre les couches interne et externe de la rétine par un liquide exsudatif secondaire à une rupture de la barrière hématorétinienne interne.
Le DSNE maculaire peut être secondaire à de multiples pathologies vasculaires, inflammatoires ou métaboliques. Les causes les plus fréquentes sont la DMLA et l'association diabète-hypertension artérielle. Le DSNE s'accompagne toujours d'un épaississement important du neuro-épithélium.
Syn. décollement exsudatif du neuro-épithélium
Sigle : DSNE
épithélium n.m.
epithelium (TA)
epithelium
Tissu de revêtement constitué de cellules juxtaposées, disposées en une couche (épithélium simple) ou plusieurs couches (épithélium stratifié).
C’est le tissu superficiel du tégument externe et du tégument interne des muqueuses. Il peut intervenir dans des échanges et des processus sécrétoires.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A1, A2, J1]
Édit. 2020
épithélium antérieur de la cornée l.m.
epithelium anterius corneae (TA)
corneal epithelium
Couche superficielle de la cornée.
Elle recouvre les quatre autres couches successives de la profondeur à la superficie : la couche limitante antérieure, la substance propre de la cornée, la couche limitante postérieure et l’endothélium de la chambre antérieure. La cornée est dépourvue de vaisseaux sanguins et lymphatiques.
[A1, A2, P2]
Édit. 2020
épithélium cornéen l.m.
corneal epithelium
Épithélium pavimenteux stratifié non kératinisé comportant cinq à sept couches de cellules, situé en avant du stroma cornéen, limité en avant par le film lacrymal, en arrière par la membrane basale de l'épithélium, reposant sur la membrane de Bowman.
Il représente 10 % de l'épaisseur cornéenne.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A1, A2, P2]
Édit. 2020
épithélium cornéen primitif l.m.
primary corneal epithelium
Couche de cellules ectoblastiques en avant de la vésicule cristallinienne présente à la 5ème semaine, formée de deux assises cellulaires, une profonde basale limitée en dedans par la lame basale et une superficielle.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A1, A2, P2, O6]
Édit. 2020
épithélium du cristallin l.m.
epithelium lentis (TA)
lens epithelium
Masse épithéliale centrale du cristallin faite de fibres qui sont de très longues cellules.
Cette masse est entourée par la capsule du cristallin (anciennement cristalloïde antérieure et postérieure) sur ses deux faces.
[A1, A2, P2]
Édit. 2020
épithélium excréto-urinaire l.m.
urinary tract epithelium
[A1,A2,M3]
Édit. 2018
épithélium germinatif interne l.m.
internal germinal epithelium
Composante corticale de l'ovaire, à partir de laquelle se sont formées les cellules de la lignée germinale, qui subissent une évolution dont le terme final est le follicule de De Graaf.
R. de Graaf, médecin et anatomiste néerlandais (1641-1763)
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A1, A2, C2, O3]
Édit. 2020
épithélium pigmentaire de l'iris l.m.
epithelium pigmentosum iridis (TA)
pigmented epithelium of iris
Couche épithéliale antérieure de l’iris dont la coloration est très variable suivant les sujets et les races.
Très légèrement convexe, irrégulière et mamelonnée, elle est soulevée par les vaisseaux qui dessinent de fines saillies demi cylindriques, à direction radiaire, qui s’étendent de la pupille vers le bord périphérique de l’iris.
[A1, A2, P2]
Édit. 2020