Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

83 résultats 

diagnostic and statistical manual of mental disorders (DSM) l. angl.

Classification des maladies mentales.
Publiée en 1952, la première édition de cette classification nationale américaine était principalement marquée par l'influence de Adolf Meyer et de son concept étiopathogénique de réaction et de même que la neuvième édition de la classification internationale des maladies (CIM-9), le DSM-II (1968), mêlait encore des éléments symptomatiques, évolutifs et étiopathogéniques.
Sous la direction de R.L. Spitzer, les principaux procédés utilisés dans le DSM-III (1980) pour répondre à des objectifs prioritaires de pragmatisme et de recherche d'un langage minimal commun destiné à améliorer la fidélité interjuges des diagnostics, ont été : un "athéorisme" proclamé, l'utilisation systématique du procédé dit des critères diagnostiques, en ne retenant que ceux simples, clairs, dénués le plus possible de toute ambigüité sémantique ; l'enregistrement des informations disponibles selon un système de cotations dit multiaxial. Ainsi sont enregistrés, à côté des syndromes (axe I), les troubles spécifiques du développement (axe II), les troubles somatiques concomitants (axe III), la sévérité globale des stress psychosociaux (axe IV) et le niveau d'adaptation et de fonctionnement le plus élevé du sujet au cours de la dernière année (axe V).
Après le DSM-III-R (1987) et avec le DSM-IV (1994), les critères diagnostiques révisés tiennent compte non seulement des avis des commissions de consensus, mais aussi des premiers résultats des études sur le terrain concernant les problèmes les plus controversés, enfin des revues récentes de la littérature.
On donne au sigle DSM tantôt le genre masculin puisque c'est un manuel, tantôt le féminin puisque c'est une classification.

R. L. Spitzer, psychiatre américain (1981) ; A. Meyer, psychiatre américain (1866-1950)

DSM sigle angl.

Diagnostic and Statistical Manual of mental disorders

névrose (CIM et DSM) l.f.

neurosis, ICD and DSM

Entreprise au nom d'une démarche descriptive et athéorique sur le plan étiologique, la tentative d'élimination du concept de névrose dans ces deux manuels demeure quelque peu ambigüe.
Dans son chapitre V (F) : "Troubles mentaux et troubles du comportement", la CIM 10 ne reconnait plus la distinction traditionnelle entre névroses et psychoses. Cependant, sous le titre : "Troubles névrotiques, troubles liés à des facteurs de stress et troubles somatoformes", la section F 40-48 réunit ces trois types de manifestations car liées par le concept historique de névrose et associées (pour une part encore mal déterminée) à une origine psychologique. Un éclatement est toutefois intervenu. Sont décrits successivement : troubles anxieux phobiques ; autres troubles anxieux (trouble panique et anxiété généralisée, en particulier) ; trouble obsessionnel-compulsif ; troubles dissociatifs (de conversion), avec abandon du terme d'hystérie en raison de ses significations nombreuses et différentes ; troubles somatoformes ; autres troubles névrotiques (neurasthénie et syndrome de dépersonnalisation-déréalisation, principalement).
Le DSM-IV redistribue ces troubles en quatre catégories principales : troubles anxieux, somatoformes, dissociatifs et, de façon plus discutable, psychosexuels. Malgré des controverses probables, dues surtout à leur fréquent éclatement en sous-groupes (comme dans la névrose hystérique), il reste que la description de chacune des entités névrotiques classiques est en général retrouvée de façon précise.

congenital disorders of glycosylation
l.m.

Syn. syndrome CDG

Sigle CDG

syndrome CDG

[R1, Q2]

Édit. 2018

epithelioid and spindle cell nævus l. angl. m.

Naevus de Spitz, ainsi appelé par certains auteurs anglosaxons en raison de la présence dans cette tumeur de grandes cellules cubiques à aspect épithélioïde et de cellules fusiformes.

Sophie Spitz, anatomopathologiste américaine (1948)

naevus de Spitz

[J1, F2]

Édit. 2020

food and drug administration l.m.

Organisme chargé aux Etats-Unis de délivrer les autorisations de mise sur le marché des médicaments et matériels de santé ainsi que des produits alimentaires.

Sigle FDA

[E1]

Édit. 2018

light and heavy chain deposition disease (LHCDD) l.f.angl.

Randall (syndrome de)

MHS1 and MHS5 genes sigles angl. pour Malignant Hyperthermia Susceptibility

Des mutations de deux gènes sont à l’origine de l’hyperthermie maligne :

- le gène MHS1 ou RYR 1 pour Ryanodine receptal 1 skeletal, localisé en19q13.2, encode le récepteur de la ryanodine du muscle squelettique.
- le gène MHS5 ou CACNA1S pour calcium chanel voltage dependent 1 type alpha 1
subunit, qui encode la sous-unité α1 du récepteur du canal calcique musculaire à la dihydropyridine.

hyperthermia maligne

PACS (Picture Archiving and Communication System) angl.

Système d'archivage et de transmission des images numériques à tout un réseau.
Ses applications médicales, nées du Congrès de Newport Beach (Californie) en 1982, concernent particulièrement l'imagerie. Le système fonctionne déjà depuis plusieurs années dans certains hôpitaux d'Europe, d'Asie ou des USA.

pruritic urticarial papules and plaques of pregnancy l. angl. f.

Sigle  : PUPPP

papules et plaques urticariennes prurigineuses de la grossesse

steroid and xenobiotic receptor l.m.

Syn. pregnane X receptor, SXR

PXR

stop and go l.angl.  

Technique destinée à retarder l'éjaculation par interruptions itératives des mouvements de pénétration lors d'un rapport sexuel.

OMT (Classification of Congenital Anomalies of the Hand and Upper Limb) l.f.

La classification des anomalies congénitales de la main et du membre supérieur d’Oberg, Manske et Tonkin, différencie les malformations, les déformations et les dysplasies.
Le groupe principal concernant les malformations est lui-même divisé d’une part, selon l’atteinte globale du membre ou seulement de la main et d’autre part, selon l’atteinte initiale d’un seul ou des trois axes de développement du membre. Les diagnostics chirurgicaux fréquents tels que la duplication et l’hypoplasie du pouce sont dès lors placés au sein de l’ensemble.
OMT remplace la précédente classification de Swanson.

P. R. Manske, chirurgien orthopédiste américain, K. C. Oberg chirurgien plasticien américain (2009) : M. A. Tonkin chirurgien orthopédiste australien (2015)

classification de Swanson

[I2]

Édit. 2019

centre de diagnostic l.m.

Etablissement où sont pratiqués les examens cliniques et les investigations physiques et biologiques concourant à l’établissement d’un diagnostic médical.
Un centre de diagnostic n’assure pas l’hébergement de consultants ni les soins.

[E,N1]

diagnostic anténatal en dermatologie l.m.

prenatal diagnosis in dermatology

Examen pratiqué au cours de la grossesse dans le cas d’un couple à risque pour la recherche d’une éventuelle maladie génétique à expression cutanée du fœtus.
Deux examens sont actuellement possibles : la biopsie du trophoblaste, pratiquée entre les 9e et 11e semaines avec étude en génétique moléculaire, soit directe si la mutation délétère est connue, soit indirecte avec étude de liaison dans la famille; la biopsie de peau, entre les 18e et 20e semaines, si la famille n’a pas pu être étudiée en génétique moléculaire. Le diagnostic anténatal qui sert au conseil génétique est, à l’heure actuelle, fiable pour les épidermolyses bulleuses; il peut être envisagé pour la maladie de von Recklinghausen, les ichtyoses congénitales, la dysplasie ectodermique de Christ-Siemens-Touraine et les albinismes.

F. D. von Recklinghausen, anatomopathologiste allemand (1882) ; J. Christ, stomatologue allemand (1913) ; H. Siemens, dermatologiste allemand (1937) ; A. Touraine, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1936)

Syn. diagnostic prénatal

diagnostic biologique de la grossesse l.m.

biological pregnancy test

Ensemble des examens permettant un diagnostic à partir du 23e ou 24e jour de la grossesse par la recherche, dans l'urine ou le sérum de femmes supposées enceintes, de l'hormone chorionique gonadotrophine, HCG.
Injectée à un animal, elle provoque diverses réactions : réaction de Friedmann ou apparition en 48 heures de follicules hémorragiques sur l'ovaire de lapine ; réaction de Reiprich modifiée par Aschheim et Varangot ou hyperémie ovarienne en 6 à 18 heures chez des rates impubères ; réaction de Galli-Mainini ou apparition en 3 heures de spermatozoïdes dans le liquide cloacal du batracien mâle.

M. H. Friedman, physiologiste de la reproduction américain (1929, 1931) ; W. Reiprich, gynécologue allemand (1933) ; B. Zondek (1927) et S. Aschheim, gynécologues allemands (1927, 1928) ; C. Galli Mainini, gynécologue argentin (1947) ; J. Varangot, gynécologue obstétricien français, membre de l’Académie de médecine (1909-1985)

diagnostic génétique l.m.

genetic diagnosis

1) En biologie génétique, reconnaissance par l'analyse du génome de l'origine génétique d'une maladie ou d'une prédisposition à la maladie.
L'analyse peut être cytogénétique (détermination d'une anomalie de nombre ou de structure des chromosomes) ou génique (détermination d'une délétion ou d'une mutation au niveau d'un gène).
Elle utilise des sondes moléculaires spécifiques.

2) En médecine légale, identification d’un individu par l’étude de son empreinte génétique.
Il est particulièrement utilisé pour l’établissement d’une filiation biologique et en pratique médicolégale criminalistique. Il repose sur l’analyse de l’ADN nucléaire et de l’ADN mitochondrial. .

empreinte génétique, cytogénétique, délétion, mutation

[E3, Q1]

Édit. 2019

diagnostic génétique préconceptionnel l.m.

preconception genetic diagnosis

Détermination faite dans la perspective d'une conception du risque de survenue d'une maladie génétique.
L'évaluation du risque est faite à partir des caractéristiques du couple procréateur à l'égard de la maladie redoutée.

diagnostic génétique prénatal l.m.

prenatal genetic diagnosis

Recherche sur les cellules fœtales, prélevées par biopsie trophoblastique, par amniocentèse ou par ponction veineuse ombilicale, d'une anomalie chromosomique (en nombre ou en structure) ou génique (délétion ou mutation).

Syn. diagnostic anténatal (désuet)

diagnostic génétique postnatal l.m.

postnatal genetic diagnosis

Recherche sur un nouveau-né, un enfant ou un adulte des caractéristiques génétiques d'une maladie ou d'une prédisposition pathologique.

diagnostic immunologique de la grossesse l.m.

immunologic pregnancy test

Dosage radio-immunologique, ou réaction antigène-anticorps de Wide et Gemzell, mettant en évidence des taux très faibles d'hormone chorionique gonadotrophine, HCG, ou de sa sous-unité β chez la femme enceinte, dès le retard de règles.
Le test est qualitatif, rapide et simple, ou quantitatif.

L. Wide, biochimiste endocrinologue et C. A. Gemzell, gynécologue suédois (1960)

diagnostic pré-implantatoire l.m.

pre-implantation diagnosis

Examen génétique pratiqué sur les cellules d’un embryon obtenu par fécondation in vitro, au 2e ou 3e jour de vie.
L’analyse consiste, par hybridation in situ de fluorescence avec des sondes chromosomiques spécifiques, à tenter de reconnaître des trisomies 21, 18 ou 13, et surtout à identifier le chromosome sexuel X ou Y dans les maladies génétiques liées au sexe dont les gènes ne sont pas encore clonés, comme le syndrome de Lesch-Nyhan. Pour la recherche de maladie par déficit monogénique dont le gène est localisé, comme la mucoviscidose ou la myopathie de Duchenne, la séquence du chromosome qui contient le gène est amplifiée par biologie moléculaire puis reconnue comme normale ou non. Seuls les embryons sains sont transférés dans l’utérus de la mère. Plusieurs centaines d’enfants sont nés ainsi sans aucune malformation particulière recensée à ce jour.

M. Lesch, médecin cardiologue et W. L. Nyhan, pédiatre américains (1964)

diagnostic anténatal l.m.

prenatal diagnosis

Terme désuet

prénatal (diagnostic)

diagnostic prénatal l.m.

prenatal diagnosis

Ensemble des procédés permettant, au début d'une grossesse, d'apprécier le développement du fœtus, sa morphologie par l’échographie, ses constantes biologiques, etc.
1) Ce diagnostic utilise l'amniocentèse, le prélèvement du sang fœtal, le prélèvement de villosités choriales, etc. pour étude directe, microscopique ou immunologique.
2) Il permet p. ex. le dépistage de maladies génétiques (chromosomiques, métaboliques ou autres), et peut faire prendre éventuellement une décision d'interruption thérapeutique de la grossesse. Plus d'une centaine de maladies familiales sont accessibles à différents moyens de diagnostic anténatal.
3) Le dépistage anténatal des anomalies chromosomiques est proposé systématiquement en France aux femmes enceintes âgées de 38 ans ou plus, aux femmes ayant donné naissance à un enfant anormal, lors des grossesses où un signe d'appel échographique est détecté, aux femmes d'un couple ou d'une famille où une maladie génétique est connue, etc.

diagnostic de la fibromyalgie l.m.

fibromyalgia rapid screening tool

Version française d’un questionnaire qui conduit au diagnostic de fibromyalgie si le score est de 5 sur 6, avec une sensibilité de 90.5 % et une spécificité de 85.7 %.

Depuis au moins 3 mois Oui Non
1. Mes douleurs sont localisées partout dans tout mon corps    
2. Mes douleurs s’accompagnent d’une fatigue générale permanente    
3. Mes douleurs sont comme des brûlures, des décharges électriques ou des crampes    
4. Mes douleurs s’accompagnent d’autres sensations anormales, comme des fourmillements, des picotements, ou des sensations d’engourdissement, dans tout mon corps    
5 Mes douleurs s’accompagnent d’autres problèmes de santé comme des problèmes digestifs, des problèmes urinaires, des maux de tête, ou des impatiences dans les jambes    
6 Mes douleurs ont un retentissement important dans ma vie : en particulier sur mon sommeil, ma capacité à me concentrer avec une impression de fonctionner au ralenti    

Sigle FIRST

syndrome fibromyalgique

[I1,H3]

Édit. 2018 

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