décortication n.f.
decortication
1) Au sens général, dégagement chirurgical d’un viscère des tissus normaux ou pathologiques qui l’enserrent et gênent sa fonction.
2) En chirurgie osseuse, soulèvement de copeaux ostéopériostés autour d’une pseudarthrose diaphysaire dans le but de provoquer l’apparition d’un cal osseux..
R. Judet, chirurgien français (1909-1980)
→ décortication du cœur, décortication pulmonaire
décortication du cœur l.f.
heart decortication
Ablation chirurgicale, la plus complète possible, d’un péricarde constrictif, plus ou moins calcifié.
décortication pulmonaire l.f.
decortication of lung
Ablation d'une poche pleurale chronique plus ou moins infectée à parois épaisses, incarcérant le poumon sous-jacent.
L'épaississement de la plèvre pariétale est toujours plus important que celui de la plèvre pulmonaire. La pachypleurite est souvent calcifiée surtout dans les vieilles poches chroniques. Pour obtenir la réexpansion pulmonaire, il faut toujours enlever la totalité de la pachypleurite viscérale engainante et libérer le poumon de toute la paroi de l'hémithorax. L'ablation de la couenne pariétale est nécessaire mais au niveau de la cupule pleurale ou des récessus pleuraux, elle peut être partiellement abandonnée si n'existent pas de calcifications en ces zones. C'est une intervention hémorragique qui nécessite des malades en bon état général, bien préparés. L'ablation de la pachypleurite viscérale doit être faite minutieusement pour éviter les plaies pulmonaires et bronchiolaires. Les fuites aériennes alvéolaires simples se tarissent rapidement, au contraire des fuites bronchiolaires.
pseudarthrose n.f.
non-union, pseudoarthrosis
Absence de consolidation d’une fracture dans les délais normaux.
La pseudarthrose peut être serrée ou lâche ; elle est différente du retard à consolidation.
Selon l'aspect des extrémités osseuses, elle peut être hypertrophique ou atrophique.
Elle peut être congénitale.
Étym. gr. pseudes : faux ; arthron : articulation
pseudarthrose congénitale l.f.
congenital pseudarthrosis
Anomalie découverte à la naissance ou dont les conditions existaient à la naissance consistant en une rupture dans la continuité d'un os.
Les deux formes les plus fréquentes sont :
la pseudarthrose congénitale de la clavicule, la pseudarthrose congénitale du tibia ou des deux os de la jambe.
→ dysostose cléidocrânienne, Marie (Pierre) et Sainton (maladie de)
pseudarthrose congénitale de la clavicule l.f.
congenital pseudarthrosis of the clavicula
Rupture congenitale dans la continuité de la diaphyse de la clavicule.
Elle s’associe le plus souvent à d’autres malformations en particulier dans la dysostose cleidocrânienne de P. Marie et Sainton.
diaphysaire adj.
diaphysial
Relatif à une diaphyse.
Étym. gr. diaphysis : point d’attache
dysostose craniofaciale et hyperplasie diaphysaire l.f.
craniofacial dysostosis with diaphyseal hyperplasia osteosclerosis Stanescu type
Syndrome associant nanisme, brachycéphalie avec dépression frontopariétale et occipitopariétale, avant-bras courts, brachydactylie, petite taille, hypoplasie mandibulaire, anodontie, et épaississement cortical des os longs.
Les orbites sont peu profondes et il existe une exophtalmie et un hypertélorisme. L’affection est autosomique dominante (MIM 122900).
V. Stănescu , médecin roumain (1963)
Étym. gr. dus , indique la difficulté, l’anomalie ; osteon : os
Syn. Stănescu (syndrome de)
dysplasie diaphysaire progressive l.f.
Camurati-Engelmann’s disease
M. Camurati, chirurgien italien (1922) ; G. Engelmann, chirurgien oethopédiste autrichien (1929)
→ Engelmann (maladie d'), Camurati-Engelmann (maladie de)
ostéodysplasie diaphysaire progressive l.f.
→ dysplasie diaphysaire progressive
Édit. 2017
toxopachyostéose diaphysaire tibiopéronière l.f.
R. Weismann-Netter, médecin français (1954)
→ Weismann-Netter (maladie de)
distance foyer-film l.f.
focus-film distance
Distance, mesurée sur l’axe du faisceau, entre le foyer du tube radiologique et le film.
distance foyer-peau l.f.
focus-skin distance
Distance, mesurée sur l’axe du faisceau, entre le foyer du tube radiologique et la surface cutanée de la région anatomique examinée.
Habituellement de l’ordre de 80-100cm, elle peut être portée à plusieurs mètres (téléradiographie) pour réduire la distorsion des dimensions des différents organes causée par la projection conique.
En radiothérapie, elle est désignée par la distance source-peau.
Syn. distance focus-peau
foyer épileptogène l.m.
epileptogenic focus
1) Lieu d'origine des décharges épileptiques, déterminé par sa topographie (foyer frontal, temporal, etc.).
2) Terme utilisé en électroencéphalographie pour désigner les décharges épileptiques focales intercritiques de pointes chez un épileptique.
Les enregistrements électroencéphalographiques en profondeur ont démontré la présence, au sein d'un foyer, d'une zone épileptogène d'où naissent les décharges critiques, et d'une zone irritative qui est le siège des anomalies intercritiques, souvent largement étendues. Un foyer épileptogène n'est pas toujours en rapport avec un foyer lésionnel.
Un foyer fonctionnel n'est jamais lié à une lésion. Il ne se rencontre que chez les enfants de 5 à 10 ans jusqu'à la puberté. Sa morphologie est particulière : pointes lentes de grande amplitude suivies d'ondes lentes isolées ou en bouffées pseudorythmiques, fortement activées par le sommeil lent, éphémères et mobiles.
Ces foyers sont caractéristiques de certains syndromes épileptiques, mais se rencontrent aussi chez des enfants normaux, d'autres cérébrolésés avec ou sans crises, d'autres présentant des troubles de la psychomotricité et des retards d'apprentissage ou des atteintes neurosensorielles.
Étym. gr. epilambanein : saisir brusquement, surprendre
[H1]
Édit. 2020
flou de foyer l.m.
Syn. flou géométrique
foyer d'auscultation cardiaque fœtale l.m.
focus of fetal heart rate recording
Foyer maximal où les bruits du cœur sont captés, le plus souvent en regard de l'épaule fœtale, par un capteur externe à ultrasons posé sur l'abdomen de la patiente.
[A4]
Édit. 2018
foyer d'un tube à rayons X l.m.
focus of X ray tube
Zone d'émission des rayons X sur l'anode.
Pour réduire le flou géométrique (flou de foyer) de l'image radiologique, les dimensions du foyer doivent être aussi faibles que possible, mais les problèmes thermiques imposent des limites. Pour concilier ces contraintes antagonistes, on donne à l'anode une certaine inclinaison et on utilise le rayonnement émis dans la direction perpendiculaire à celle des électrons. De cette façon, la surface apparente de l'origine du faisceau (foyer optique) est trois fois plus faible que la surface d'impact des électrons (foyer électronique).
Dans l'anode tournante, la zone où se répartit la chaleur (foyer thermique) est un centaine de fois plus étendue que le foyer électronique.
On appelle "gros foyer" une surface apparente d'émission carrée de 1 à 2 mm de côté, qui permet à l'anode d'accepter puissance et charge thermique élevées; les "petits foyers", ou "foyers fins", de 0,3 à 0,6 mm de côté, privilégient la finesse de l'image radiologique, mais admettent une moindre puissance. Les tubes modernes comportent souvent deux foyers entre lesquels l'utilisateur choisit en fonction de l'examen prévu.
[B2]
Édit. 2018
foyer infectieux l.m.
infectious focus
Siège principal ou exclusif d’une infection.
Il peut être aigu ou chronique. À partir de ce foyer localisé, se développe parfois une infection plus diffuse ou généralisée.
[D1]
Édit. 2018
foyer optique l.m.
optical focus
Lieu de convergence des rayons lumineux issus d'un point, après leur passage dans un système optique, qu'il soit convergent ou divergent.
[P2, B1, B3]
Édit. 2018
verre à double foyer l.m.
Syn. verre bifocal
[P2]
Édit. 2019