sodium / potassium adenosyltriphosphatase (Na/K ATPase, pompe à sodium) n.f.
sodium / potassium adenosyltriphosphatase (Na/K ATPase, sodium pump)
Enzyme transmembranaire présente dans la membrane de toutes les cellules animales, catalysant l’hydrolyse de l’adénosine triphosphate (ATP) en adénosine diphosphate (ADP) et phosphate, permettant le maintien du potentiel de membrane par le transfert, contre leur gradient de concentration, de trois Na+ hors de la cellule associé à celui de deux K+ vers la cellule, d’où le nom de pompe à sodium.
La Na+/K+ ATPase est un tétramère formé de la répétition de deux sous-unités, α (masse moléculaire 120kDa) et β (glycoprotéine de masse moléculaire 50 kDa). La sous-unité α, la plus volumineuse, possède l’activité catalytique et les sites de liaison à l’ATP, au sodium et au potassium. La sous-unité β est impliquée dans le routage de la protéine à la membrane et l’accessibilité des ions K+ à leur site de liaison. Ces deux sous-unités sont codées par des gènes différents. Le gradient électrique créé par le transport d’un nombre de cations hors de la cellule supérieur à celui vers la cellule résulte en l’électronégativité du cytoplasme. Cette électronégativité va permettre les potentiels d’action responsables de la propagation de l’influx nerveux, la contraction musculaire, les transferts des électrolytes dans les reins et l’intestin et la réabsorption de glucose et d’acides aminés par un mécanisme appelé transport actif secondaire. La Na/K ATPase est également responsable du volume cellulaire qui dépend directement de l’osmolalité intracellulaire. Elle est inhibée par l’ouabaïne et la digoxine.
Syn. pompe du sodium et du potassium
cotransporteur NaKCl de type 1 n.m.
sodium potassium chloride cotransporter (NKCC1)
Protéine intervenant dans le transfert électroneutre de sodium, potassium et chlorure (1 Na + 1 K + 2 Cl_) codée par le gène SLC12A1 et présente essentiellement dans les glandes exocrines, la cochlée et le cerveau.
NKCC1 est codé par le gène SLC12A1 présent sur le chromosome 5. Il est exprimé au pôle basolatéral des cellules et assure le transfert de sodium, potassium et chlorures des liquides interstitiels vers les cellules. D’autres canaux situés au pôle apical assurent le transfert des cellules vers les canaux excréteurs. Dans la cochlée, NKCC1 concourt au maintien d’une concentration élevée de potassium dans l’endolymphe. Dans le cerveau, il intervient au cours des phases précoces du développement et contrôle la concentration de chlore dans les neurones, pouvant ainsi par son augmentation favoriser les convulsions néonatales. Il est inhibé par le bumétanide qui a été utilisé dans le traitement de l’épilepsie néonatale.
[C1]
cotransporteur NaKCl de type 2 l.m.
NaKCl cotransporter(NKCC2)
Protéine de 1095 acides aminés agissant comme cotransporteur électroneutre de sodium, potassium et chlore (1 Na+ + 1 K+ + 2 Cl- ) située à la membrane apicale des cellules épithéliales de la branche ascendante large de l’Anse de Henle et codée par le gène SLC12A1 situé sur le chromosome 15 (15q21).
Le sodium réabsorbé dans l’anse de Henle (environ 25% de la totalité du sodium réabsorbé dans le néphron) est expulsé au pôle basolatéral vers les liquides interstitiels par la Na+/K+ ATPase ; le potassium est en partie recyclé vers la lumière par les canaux potassiques Rom K (renal outer medullary K channel) ou au pôle basolatéral, vers les liquides interstitiels par les canaux K et Cl et le cotransporteur Cl/K afin de maintenir l’électronégativité intracellulaire. Le cotransporteur NKCC2 est stimulé par phosphorylation induite par l’AMP cyclique qui active la protéine kinase A. Des mutations avec perte de fonction affectent le gène de NKCC2 et sont à l’origine du syndrome de Bartter à transmission autosomique récessive caractérisé par une alcalose métabolique avec hypokaliémie. L’activité de NKCC2 est inhibée par les diurétiques de l’anse de Henle dont le plus connu est le furosémide. Ces diurétiques entrent en compétition avec le chlore sur son site de liaison à NKCC2. En conséquence, l’osmolalité de l’urine augmente alors que celle des liquides interstitiels diminue, ce qui inhibe la réabsorption de l’eau et augmente la diurèse.
amidotrizoate de sodium et de méglumine l.m.
sodium and meglumine amidotrizoate
Produit de contraste triiodé qui se présente sous deux formes d’utilisation injectable et orale.
1- Le produit hydrosoluble, de haute osmolalité, se présente lui-même sous deux formes :
-une solution à 76% contenant 370 mg d'iode/mL (Radiosélectan® urinaire et vasculaire), destinée aux urographies intraveineuses, à la scanographie et à certaines explorations vasculaires (artériographies périphériques, aortographies, coronarographies etc.) ;
- une solution à 30% contenant 146 mg d'iode/mL (Radiosélectan® urinaire perfusion) réservé aux urographies par perfusion et aux cystographies.
Ce produit tend à être abandonné, supplanté par les produits de contraste tri-iodés non ioniques de basse osmolalité, plus coûteux mais mieux tolérés.
2- La forme orale ou rectale non injectable à 370 mg. d'iode/mL (Gastrografine®) est réservée à l'exploration radiologique du tube digestif en cas de contrindications des sels de baryum, telles que les suspicions de perforations et d'hémorragie.
[B2, B3, C1, G3]
Édit. 2020
chlorure de sodium l.m.
sodium chloride
D’origine marine ou minière (sel gemme), servant à assaisonner ou à conserver les aliments, il constitue la forme essentielle de l’apport de sodium à l’organisme.
Les besoins physiologiques, sous un climat tempéré, sont de 6g par jour. Son usage excessif par la population générale est actuellement bien établi. Sa suppression de l’alimentation, prescrite en présence d’une insuffisance cardiaque, d’une hypertension artérielle ou d’œdèmes, s’avère difficile en raison de sa présence « masquée » dans de nombreux aliments sans goût salé. L’élimination urinaire est accrue par la prescription de diurétiques.
Symb. Na Cl
→ sodium, diurétique (traitement)
[C2,R2]
cristaux d'urate de sodium l.p.m.
crystals of sodium urate
Cristaux observés au cours de la goutte, en aiguilles, à bouts pointus ou émoussés, libres ou inclus dans des polynucléaires.
La présence de microcristaux d'urate de sodium dans le liquide articulaire est pathognomonique de l'inflammation goutteuse. Examinés en lumière polarisée, ils possèdent une forte biréfringence négative. Souvent de grande taille, ils peuvent "embrocher" les polynucléaires de part en part. Avec un compensateur rouge, les cristaux sont jaunes quand ils sont parallèles à l'axe du compensateur, et bleus quand ils sont perpendiculaires à cet axe. Ils sont dissous par l'uricase, mais non par l'EDTA.
[R1,M1]
hyaluronate de sodium l.m.
hyaluronate (sodium)
Sel sodique de l'acide hyaluronique.
L'utilisation d'hyaluronate de sodium à 1% extrait de la matrice extracellulaire de la crête de coq) pour la protection endothéliale a été décrite en 1981. Son excellente biocompatibilité explique son utilisation en chirurgie oculaire et en particulier dans la chirurgie de la cataracte.
[C1,P2]
hypochlorite de sodium l.m.
sodium hypochlorite
Dérivé oxygéné du chlore, stable seulement en solution aqueuse, surtout utilisé comme désinfectant particulièrement actif contre bactéries et virus.
Pour une désinfection grossière en cas d’urgence et générale de locaux, on utilise aussi le “chlorure de chaux”, hypochlorite de calcium impur. Les chloramines sont d’un maniement plus facile et de moindres effets irritants.
→ eau de Javel, solution de Dakin, eau de Labarraque, chloramines, degré chlorométrique
[C1]
ioxaglate de sodium et de méglumine l.m.
sodium and meglumine ioxaglate
Produit de contraste hexaiodé de basse osmolalité.
Il est présenté en solutions prêtes à l'emploi de quatre concentrations différentes : 160 mg d'iode/mL plus particulièrement indiqué en angiographie numérisée et en phlébographie; 350 d'iode/mL en angiocardio
La solution à 320 d'iode/mL a des indications très étendues : urographies, angiographies sous toutes leurs formes (y compris cérébrales), arthrographies, hystérosalpingo
ioxitalamate de sodium et de méglumine et ioxitalamate de méglumine l.m.
meglumine ioxitalamate andsodium and meglumine ioxitalamate
L'ioxitalamate de méglumine et l'ioxitalamate de sodium et de méglumine sont des produits de contraste de haute osmolalité.
Il existe sous cinq formes : 1- ioxitalamate de sodium et de méglumine en solution contenant 350 mg d'iode/mL, pour l'urographie, l'angiographie et certaines explorations vasculaires ; 2- ioxitalamate de méglumine en solution à 300 mg d'iode/mL, sans sodium, utilisable également en urographie intraveineuse et en scanographie, mais plus particulièrement en angiographie cérébrale et en phlébographie ; 3- ioxitalamate de sodium en solution à 120 mg d'iode/mL, réservé aux urographies par perfusion, aux cystographies et aux cholangiographies peropératoires ; 4- ioxitalamate de méglumine présenté en solution à 250 mg d'iode/mL pour injection intra-utérine, solution rendue suffisamment visqueuse par la présence de polyvidone ; 5- ioxitalamate de méglumine présenté en solution buvable et rectale pour les explorations du tube digestif, spécialement en cas de contrindication du sulfate de baryum. Il tend à être supplanté, dans les explorations vasculaires, par les triiodés non ioniques de basse osmolalité, plus coûteux mais mieux tolérés.
lactate de sodium l.m.
sodium lactate
Sel alcalin de masse moléculaire 112,1 g de l'acide lactique, chaque gramme de lactate contient 8,9 mmol de sodium neutralisé par autant d'ions lactiques.
La solution molaire (11,2 %) est utilisée en réanimation pour la correction des acidoses. Le lactate entre aussi dans la composition de la solution de Ringer-lactate utilisée comme solution de remplissage. La solution molaire est hypertonique, elle doit être administrée par voie intraveineuse stricte (risque de nécrose en cas de perfusion extravasculaire).
Les principales utilisations sont :
- la compensation des acidoses métaboliques par transformation du lactate en bicarbonate dans le foie : contrindication en cas d'insuffisance hépatique (risque d'acidose lactique) ;
Actuellement on utilise plus volontiers d'autres alcalinisants, tels le bicarbonate de Na, le citrate de K ou de Na (ce dernier est utilisé per os en préopératoire pour neutraliser l'acidité gastrique, notamment en anesthésie obstétricale) et l'acétate de Na (utilisé pour alcaliniser les bains d'hémodialyse).
mono-iodo-méthane-sulfonate de sodium l.m.
Premier produit de contraste iodé hydrosoluble, donc résorbable, à pouvoir s'injecter par voie intrathécale.
Très irritant, il nécessitait une rachianesthésie et contrindiquait de façon absolue sa mise au contact de la moelle ou du cerveau. Actuellement remplacé par certains produits de contraste triiodés hydrosolubles non ioniques.
S. Arnell et F. Lidström, médecins radiologues suédois (1931)
Na/K ATPase, pompe à sodium n.f.
→ sodium / potassium adenosyltriphosphatase
nitroprussiate de sodium l.m.
Vasodilatateur puissant agissant, par voie intraveineuse, directement sur les artères et les veines.
Il est prescrit en présence d’une hypertension maligne ou pour obtenir en anesthésie une hypotension contrôlée. La baisse tensionnelle immédiate proportionnelle à la dose est rapidement réversible
→ hypertension maligne, hypotension contrôlée
pompe à sodium n.f .
→ sodium / potassium adenosyltriphosphatase
sodium n.m.
sodium
1) Elément de numéro atomique 11 et de masse atomique 23, du groupe des métaux alcalins.
Métal blanc argenté, il est généralement conservé à l'abri de l'air, car il brûle spontanément et en milieu anhydre, avec une flamme jaune. Il réagit violemment avec l'eau pour donner de la soude et de l'hydrogène. Les sels de sodium sont tous solubles dans l'eau où ils sont totalement ionisés. Le sodium intervient dans de très nombreux constituants pour neutraliser les restes acides.
2) En médecine, l’ion Na+ est le constituant essentiel du milieu extracellulaire dont il détermine la pression osmotique et sa teneur plasmatique est voisine de 140 mMol/L.
Le sodium est présent dans tous les tissus animaux et végétaux (surtout ceux proches de la mer).Les cellules en sont très pauvres. Il en est éliminé par des canaux intra-membranaires sous l’action des « pompes à sodium », grâce à l'énergie fournie par l'hydrolyse de l'ATP. L'élimination rénale est sous la dépendance du système rénine-angiotensine-aldostérone mis en jeu par les variations hémodynamiques. Elle est accrue par les médicaments diurétiques. Une perte de sodium d'origine digestive (vomissements, diarrhée, fistule digestive), cutanée (sudation importante) ou rénale (défaut de reprise tubulaire), entraîne une déshydratation extracellulaire. La rétention de sodium (secondaire aux insuffisances cardiaque et hépatique ou à un syndrome néphrotique…) est à l’origine d’une hyperhydratation intra-cellulaire traduite par des œdèmes.
Étym. lat. médiéval soda : soude (de l'arabe suwwald : soude, une plante halophyte, telle que la Salicorne, des cendres desquelles on tirait la soude caustique)
Symb. 11Na23
→ membranaire (transport), natrémie, chlorure de sodium, diurétique (traitement)
sodium (chlorure de) l.m.
Forme essentielle de l’apport de sodium à l’organisme
D’origine marine ou minière (sel gemme), il sert à assaisonner ou à conserver les aliments.
En climat tempéré ses besoins physiologiques sont de 6 g. par jour. Son usage excessif par la population générale est actuellement bien établi. Sa suppression de l’alimentation, prescrite en cas d’œdèmes, d’hypertension artérielle ou d’insuffisance cardiaque, s’avère difficile en raison de sa présence « masquée » dans de nombreux aliments sans goût salé. Son élimination urinaire est accrue par la prescription de diurétiques.
stibiogluconate de sodium l.m.
sodium stibiogluconate
Médicament stibié, c'est-à-dire à base d’antimoine, utilisé pour le traitement des leishmanioses viscérales.
Comme les autres dérivés stibiés, ce produit présente des risques d’intolérance (toux, éruptions, troubles digestifs) ou de stibio-intoxication (atteintes polynévritiques, rénales ou hépatiques). Il existe des stibiorésistances.
syndrome valproate de sodium l.m.
sodium valproate syndrome
Malformation du tube neural due à l'ingestion de valproate en début de grossesse.
valproate de sodium l.m.
sodium valproate
→ épilepsie (traitements médicaux de l')
dodecyl sulfate de sodium l.m.
sodium dodecyl sulfate
Détergent couramment utilisé dans les techniques de biochime, en particulier les techniques électrophorétiques, pour dénaturer les protéines.
Syn. lauryl sulfate de sodium
Sigle angl. SDS
[C1,B1]
Édit. 2018
lauryl sulfate de sodium l.m.
Syn. dodecyl sulfate de sodium
Sigle angl. SDS
[C1,B1]
Édit. 2018
valproate de sodium l. m.
sodium valproate
Antiépileptique commercialisé sous le nom de Dépakine® contrindiqué au cours de la grossesse.
→ épilepsie (traitements médicaux de l'), embryofoetopathie au valproate
[G5, H1, O3]
Édit. 2019