Ambard (constante d') l.f.
Ambard's formula
Constante "uréosécrétoire" proposée pour évaluer la fonction rénale.
Elle repose sur l'étude du débit uréique urinaire en fonction du taux de l'urée sanguine. Elle est normalement de 0,07 avec un maximum physiologique de 0,085. Elle n'est plus utilisée et a été remplacée par la mesure de la clairance de l'urée et surtout de la créatinine.
L. Ambard, pharmacologue français, membre de l'Académie de médecine (1910)
[M1]
Édit. 2017
constante n. f.
constant
Valeur fixe qui se différencie ainsi d’une variable.
P. ex. le nombre π (3,14116) est une constante.
[E1,B1,C1]
constante de débit de kerma l.f.
kerma rate constant
Constante caractéristique d’un radionucléide, représentant le débit de kerma dans l'air, délivré par les photons à la distance unité d’une source ponctuelle et rapporté à l’unité d’activité.
Unité : Gy.s-1.Bq-1.m2
Les photons considérés sont les gammas, les rayons X, le rayonnement de freinage interne, dont l’énergie est supérieure à un certain seuil conventionnel (généralement 20 keV).
[B1]
constante de Michaelis l.f.
Michaelis’ constant
En enzymologie, pour les réactions qui suivent la théorie cinétique développée par Michaelis, concentration du substrat pour laquelle la vitesse initiale d'une réaction enzymatique atteint la moitié de la vitesse maximum.
La constante de Michaelis est à peu près égale à l'inverse de l'affinité de l'enzyme pour le substrat, c'est-à-dire la concentration du substrat pour laquelle l'enzyme est à moitié lié.
L. Michaelis, biochimiste américain et Maria Leonora Menten, biochimiste canadienne (1913)
Symb. Km.
→ Michaelis-Menten (constante de)
[C1]
constante de temps l.f.
time constant
1)Temps où une valeur caractérisant un phénomène décroissant est réduite au 1/3.
2)Temps au bout duquel cette valeur a augmenté des 2/3 pour un phénomène croissant, tendant exponentiellement vers un état d'équilibre.
Quand, p. ex. chez un sujet en état d'équilibre, la concentration d'une substance donnée est modifiée par l'injection ou l'inhalation de la même substance, on va vers un nouvel équilibre humoral, caractérisé par une nouvelle valeur plus grande de la concentration, la constante de temps est le temps au bout duquel la concentration a augmenté des 2/3. De même, lors du retour à l'état antérieur, la constante de temps est le temps où la concentration est réduite au 1/3 de la valeur maximale atteinte.
Dans tous les domaines, une action lente amenant le passage d'un état d'équilibre à un nouvel équilibre ne se fait pas instantanément mais de façon exponentielle, les constantes de temps d'aller et de retour peuvent être égales s'il n'y a pas eu de métabolisme de la substance donnée. En présence d'une inertie, les choses sont moins simples, une action rapide peut induire des oscillations qui se superposent à l'exponentielle. En réanimation, du fait de l'inertie du système circulatoire, ces oscillations peuvent être cause d'accidents : p. ex. l'injection intraveineuse trop rapide d'un produit actif peut induire un collapsus. D'une manière générale la correction trop rapide d'un déséquilibre humoral peut provoquer des complications. Le collapsus de reventilation en est un exemple.
→ demi-vie, échanges gazeux, exponentielle (fonction), inertie
[C2]
constante gyromagnétique l.f.
gyromagnetic ratio
[B1]
constante radioactive (λ) l.f.
radioactive constant
Constante physique caractéristique d’un nucléide radioactif, exprimant la probabilité de désintégration d’un atome rapportée à l’unité de temps (seconde): elle est exprimée en s-1.
Dans une source contenant N atomes, le nombre de désintégrations attendues pendant un temps infinitésimal dt, est dN = λ N dt.
→ activité, période d'un radioélément, radioactivité
[B1]
constante spécifique gamma l.f.
gamma-rate constant
Caractéristique d’un radionucléide exprimant l’intensité de son émission gamma par le débit d’exposition (en R/min.) à la distance de 1m. d’une source de 1 mCi.
Abandonnée, remplacée par la constante de débit de kerma.
[B1]
constante uréosecrétoire l.f.
constant ureosecretoire
L. Ambard, pharmacologiste français, membre de l'Académie de médecine (1910)
Syn. Ambard (constante d') (obs)
[M1]
Édit. 2018
radioactive (constante) l.f.
radioactive constant
→ demi-vie des corps radioactifs
région constante d'une immunoglobuline l.f.
constant region
Moitié C terminale des chaînes légères (CL) ou partie C terminale des chaînes lourdes (contenant les régions CH1, CH2, CH3 et éventuellement CH4) d'une molécule d'immunoglobuline.
relaxation (constante de temps de.. en IRM) l.f.
relaxation time
En IRM, signal caractérisé par le temps de retour à 63% de la position d'équilibre des atomes d'hydrogène à la fin d'une impulsion.
On distingue deux sortes de temps de relaxation :
- T1, temps de relaxation longitudinale (de l'ordre de la seconde) ;
- T2, temps de relaxation transversale (s'exprime en millisecondes).
On peut modifier les signaux de résonance magnétique en faisant intervenir de nouveaux paramètres : TR, le temps de répétition des impulsions ; TE, le temps de réponse de l'écho.
→ constante de temps, relaxation
[B2,B3]
Édit. 2018
uréosecrétoire (constante) l.f.
constant ureosecretoire
courbe de dissociation de l'hémoglobine l.f.
oxyhaemoglobin dissociation curve
Courbe reliant la saturation de l'hémoglobine en oxygène et la pression partielle en oxygène.
Cette relation n'est pas linéaire en raison des modifications de configuration de la molécule d'hémoglobine au fur et à mesure de la fixation de l'oxygène. Ainsi la courbe a une forme sigmoïde.
[F1]
dissociation n.f.
dissociation
1) En cardiologie : dissociation entre l’activité des oreillettes et celle des ventricules provoquée par des altérations organiques ou fonctionnelles du tissu nodal qui entraînent un ralentissement ou une interruption de la transmission de l’excitation.
On en distingue trois degrés de gravité croissante.
2) En microbiologie : modification phénotypique d'une souche bactérienne donnée.
3) En ophtalmologie : interruption des mécanismes sensorimoteurs qui contrôlent l'alignement des yeux.
Cette dissociation qui peut être spontanée, est en général provoquée par une méthode orthoptique.
Étym. lat. dissociatio : séparation
→ dissociation complète, dissociation incomplète
dissociation accommodation-convergence l.f.
accommodation convergence dissociation
Rupture artificielle de la relation accommodation-convergence obtenue en faisant converger sans accommoder (p. ex. en plaçant des prismes à base temporale sans changer la distance de fixation) ou en faisant accommoder sans converger (p. ex. en mettant des verres concaves sans changer la distance de fixation.
Étym. lat. dissociatio : séparation
dissociation albuminocytologique l.f.
albuminocytologic dissociation
Élévation isolée de la protéinorachie (normale : 0,20 à 0,40 g/L) sans réaction cellulaire (normale : 2 ou 3 éléments/mm3).
Cette anomalie est observée dans le syndrome de Guillain et Barré, du moins dans ses formes primitives où elle est habituellement évidente vers le 15ème jour, et dans les compressions médullaires, surtout par méningiomes ou neurinomes de taille importante.
Chez un diabétique présentant une polyradiculonévrite aigüe avec atteinte des nerfs crâniens et hyperalbuminorachie isolée, il est bien difficile de distinguer un lien direct au diabète d'un syndrome de Guillain et Barré chez un diabétique. Du reste, une hyperprotéinorachie est fréquente chez ces patients, même en l'absence de neuropathie.
G. Guilllain et J. A. Barré, neurologues français, membres de l’Académie de médecine (1916)
Étym. lat. dissociatio : séparation
dissociation auriculoventriculaire l.f.
atrioventricular dissociation
dissociation de la vision binoculaire l.f.
binocular vision dissociation
Altération complète ou incomplète de l'équilibre binoculaire préexistant, normal ou anormal, utilisée dans un but diagnostic ou thérapeutique.
Elle peut être accidentelle quand elle résulte de la perte partielle ou complète de la vision d'un ou des yeux, ou d'une atteinte du système oculomoteur.
Elle est complète quand elle est réalisée par l'occlusion. Les conséquences motrices et sensorielles sont proportionnelles à sa durée. La dissociation brève au cover test fait partie des méthodes diagnostiques du trouble binoculaire.
Elle est incomplète quand elle utilise des tests ou des méthodes n'entravant que partiellement l'acuité visuelle d'un ou des yeux : pénalisation, verres striés, etc. Ces différentes formes de pénalisation constituent la base de l'examen et du traitement orthoptique.
Étym. lat. dissociatio : séparation
dissociation de l'oxyhémoglobine (courbe de) l.f.
dissociation of the oxyhemoglobin (curve of)
Méthode de mesure à l'équilibre de l'affinité pour l'oxygène de l'hémoglobine.
On fait varier la pression partielle en oxygène (mesurée par une électrode de Clarke) et on enregistre simultanément le pourcentage d'oxyhémoglobine (mesuré par spectrophotométrie) présent dans l'échantillon.
Étym. lat. dissociatio : séparation
dissociation des fibres nerveuses l.f.
teasing of nerve fibers
Technique consistant à isoler par microdissection, grâce à une loupe binoculaire et à de fines aiguilles, un certain nombre de fibres myélinisées sur une longueur d'environ 1 cm.
La fixation s'effectue comme pour l'étude en microscopie électronique, alors que la post-fixation dans la solution osmique dure 24 heures et le rinçage dans le tampon Palade au moins 24 heures. En microscopie optique, on peut alors étudier la position des nœuds de Ranvier les uns par rapport aux autres et repérer les lésions par démyélinisation segmentaire et par atteinte axonale ou dégénérescence wallérienne. Dyck propose une classification stricte de ces anomalies morphologiques. La quantification, en pourcentage, des lésions, est souvent utile. De même, la mesure des distances internodales permet d'apprécier l'intensité des phénomènes de démyélinisation et de remyélinisation.
A. Gombault, neurologue français (1880)
Étym. lat. dissociatio : séparation
dissociation électromécanique l.f.
electro-mechanical dissociation
Lors de l'arrêt cardiaque, persistance de l'activité électrique du cœur pendant un certain temps.
Elle est peu modifiée d'abord, puis il y a un espacement progressif des complexes, certains pouvant se manifester une heure encore après l'arrêt mécanique.
En effet l'activité mécanique du cœur est due à la contraction des myofibrilles riches en mitochondries. Elle dépend du cycle de Krebs qui ne peut se dérouler sans O2 car il fonctionne uniquement dans les mitochondries. Au contraire, l'électrogénèse se produit essentiellement dans les tissus de conduction pauvre en mitochondries mais dont le cytoplasme a une activité lipasique anaérobie. Tant qu'il reste du glycogène, l'électrogénèse peut se faire sans apport d'oxygène.
Étym. lat. dissociatio : séparation
→ arrêt circulatoire, contraction musculaire
dissociation et schizophrénies l.f.
dissociation and schizophrenias
Rupture de l'unité psychique, avec perte de l'association des différentes instances telles que l'affectivité, la volonté, les fonctions intellectuelles, les capacités de raisonnement et de synthèse (all. "spaltung", scission, dislocation).
Terme introduit par E. Bleuler (1911) pour désigner ce qu'il considéra initialement comme le trouble fondamental du "groupe des schizophrénies").
Élaboré sous l'influence des doctrines associationnistes et des premiers acquis psychanalytiques, ce concept exprime le manque de cohérence de la conscience et de la personnalité chez les anciens déments précoces. L'accent est mis en particulier sur les troubles du cours de la pensée, estimés pathognomoniques.
Essentiellement descriptive, la notion de discordance (Ph. Chaslin) a été reconnue par Bleuler comme évoquant le même trouble primaire. Sa traduction clinique est effectivement très proche.
P. Chaslin, psychiatre français (1912) ; E. Bleuler, psychiatre suisse (1926)
Étym. lat. dissociatio : séparation
→ ataxie psychique, autisme, discordance
dissociation isorythmique l.f.
isorhythmic dissociation
Variété de dissociation auriculoventriculaire cardiaque dans laquelle oreillettes et ventricules battent isolément, mais chacun à un rythme régulier.
La répartition voisine du rythme auriculaire et du rythme ventriculaire donne un aspect électrocardiographique dans lequel l’onde P semble flotter autour de l’onde ventriculaire rapide.
Étym. lat. dissociatio : séparation
dissociation statocinétique l.f.