Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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artefact de cône d'ombre (en échographie) l.m.

Quand les ultrasons rencontrent une structure très réfléchissante ou très absorbante (par exemple un calcul ou une structure gazeuse), celle-ci les renvoie ou les absorbe tous ; il se forme dès lors à la surface de la structure une ligne hyperéchogène (due aux échos réfléchis) surmontant une plage vide d’échos (faute d’ultrasons) dont la forme est cônique (cône d’ombre) avec les sondes sectorielles, rectangulaire (cheminée d’ombre) avec les sondes linéaires.
Un phénomène analogue peut se voir sur les bords d’une structure arrondie (rein, tendon…) par réfraction du faisceau d’ultrasons (cône d’ombre des parois latérales).

Étym. lat. artis facta : effet de l'art

[B2]

Édit. 2017

bilan rétro-alvéolaire technique long cône l.m.

retro-alveolar status long cone

status dentaire

Édit. 2017

cône n.m.

cone

Neurone situé dans le feuillet interne de la rétine dont l'extrémité photoréceptrice est de forme cônique.
Les cônes avec les bâtonnets constituent l'élément récepteur de la rétine. Les cônes dont il existe trois catégories en fonction de leur photopigment permettent la réception de la couleur. On parle par mesure simplificatrice de cônes rouges (L cones), verts (M cones) et bleus (S cones).
Au nombre de 5 millions par œil, ils sont surtout concentrés dans la région maculaire où ils constituent l'intégralité des cellules photoréceptrices. Leur extrême densité dans la fovéola (2 500 cônes dans un diamètre de 0,3 mm) diminue dans le fond de la dépression fovéale (6 000 cônes dans un diamètre de 0,6 mm). La fovéa entière contient 50 000 cônes pour un diamètre de 1,5 à 2 mm. La densité diminue ensuite vers la périphérie mais demeure à peu près constante jusque vers la limite de la rétine (ora serrata) marquée par une bande constituée seulement de cônes. Du fait de leur concentration fovéale où leurs champs récepteurs sont très ténus, les cônes assurent la vision des détails fins. La diminution progressive de leur concentration dans la périphérie correspond étroitement à la limitation de l'acuité. La fréquence d'échantillonnage qui dépend de la distance entre deux cônes adjacents (constante de Nyquist) permet de définir la résolution spatiale (acuité).
Les cônes sont actifs en même temps que les bâtonnets pour des niveaux de luminance compris entre 10-2 et 10 cd.m-2 (vision mésopique), correspondant à une pièce mal éclairée. Ils sont seuls actifs aux niveaux de luminance plus élevés (vision photopique).
Trois types de cônes assurent la sensibilité chromatique dite trichromatique. Les cônes L ont un pic d'absorption à 565 nanomètres, les cônes M à 535 nm, et les cônes S à 430 nm. Ils sont parfois appelés improprement cônes Rouges, Verts et Bleus respectivement. Les cônes S sont rares, 100 fois moins nombreux que les L et M. Ils ne participent pas à la perception des contrastes lumineux mais seulement à celle des couleurs.
Les anomalies des cônes L, M et S portent respectivement les noms de Protan, Deutan et Tritan. Le suffixe an pour anomalie ou anopie (protanomalie, protanopie) indique qu'il s'agit d'un trichromatisme anormal ou d'un dichromatisme.

vision mésopique, vision photopique, sensibilité chromatique, daltonisme

[H5,P2]

cône artériel du ventricule droit l.m.

conus arteriosus ventriculi dextri (TA)

conus arteriosus of right ventricle , infundibulum of right ventricle

Partie la plus élevée de la chambre artérielle du ventricule droit située au-dessus de la crête supraventriculaire.
En forme d’entonnoir évasée à sa partie inférieure, à parois très minces, elle débouche en haut sur l’ostium du tronc pulmonaire.

Syn. anc. infundibulum de l’artère pulmonaire

[A1,K2]

Édit. 2015

cône d'ombre l.m.

umbra

ombre acoustique

[P1,B2]

cône égalisateur l.m.

flattening filter

Cône métallique destiné à uniformiser la dose dans la section droite d'un faisceau de rayons X de haute énergie, produit par un accélérateur.
L'intensité de l'émission est maximale dans la direction des électrons incidents sur la cible et diminue rapidement lorsque l'on s'écarte de cette direction. Le cône est placé près de la cible, coaxial au faisceau. Sa forme est calculée pour que l’atténuation du rayonnement qui le traverse dans les différentes directions compense l’anisotropie de l’émission.

[F2]

cône élastique l.m.

conus elasticus (TA)

conus elasticus, cricovocal membrane

Membrane élastique qui double la muqueuse de la portion glottique du larynx.
Sa partie supérieure épaissie constitue de chaque côté le ligament vocal qui soulève le pli vocal.

[A1]

Édit. 2015

cône élastique du larynx. l.m.

conus elasticus (TA)

conus elasticus, cricovocal membrane

Membrane élastique qui double la muqueuse de la portion glottique du larynx.
Sa partie supérieure épaissie constitue de chaque côté le ligament vocal qui soulève le pli vocal.

[A1]

Édit. 2015

cône localisateur l.m.

localisateur

[F2]

cône médullaire l.m.

conus medullaris, conus terminalis (TA)

conus medullaris, medullary cone

Extrémité distale rétrécie de la moelle spinale.
Faisant suite au renflement lombaire, elle répond aux troisième, quatrième et cinquième paires de nerfs sacrés et au segment coccygien de la moelle. Elle se poursuit en bas par un épaississement de la pie-mère appelé filum terminale. Celui-ci rejoint la dure-mère au niveau de la IIe pièce sacrée pour se poursuivre par le ligament coccygien. Le cul-de-sac dural s'arrête habituellement en regard de S2. Les dernières racines lombaires et les racines sacrées et coccygiennes entourent le filum terminale dans le cul-de-sac dural, formant la queue de cheval.

Syn. cône terminal

syndrome du cône terminal

[H5]

Édit. 2015

cône rétinien l.m.

cone cell, retinal cone

Photorécepteur rétinien spécialisé dans la réception lumineuse en moyenne et haute luminance.
Le cône rétinien proprement dit est l'expansion externe de la cellule.

photorécepteur rétinien

[P2]

cône terminal l.m.

cône médullaire, syndrome du cône terminal

[H5]

épiphyse en cône l.f.

cone-shape epiphyse

Aspect radiographique de déformation d'une épiphyse dont la partie centrale tend à s'invaginer "en coin" dans la métaphyse.
Cette anomalie, qui intéresse surtout les phalanges des mains et des pieds peut être isolée ou accompagner un raccourcissement de celles-ci. Leur forme et leur taille permettent d'orienter le diagnostic soit vers une simple variation de la normale, soit vers certaines affections constitutionnelles ou acquises.

[B2, I1, O1, Q2]

Édit. 2020

long cône (technique) l.f.

longcone technique

Technique de radiologie dentaire destinée à obtenir en vraie grandeur le cliché d’une ou plusieurs dents et de l’os alvéolaire sous-jacent.
Ce cliché est reproductible dans le temps pour le suivi d'un traitement d'orthodontie.
Le cône localisateur allongeant la distance foyer-film rend négligeable l'agrandissement et augmente la finesse de l'image par diminution du rayonnement diffusé ; au moment du cliché, on superpose parfois une trame millimétrée destinée à une mensuration directe.

status dentaire

muscle papillaire du cône artériel l.m.

Le plus constant et le plus volumineux des muscles papillaires septaux du ventricule droit

Né de la crête supraventriculaire, il contribue, par les cordages tendineux,  à la fixation de la valve atrio-ventriculaire droite. Il constitue un repère et un danger dans la chirurgie des malformations congénitales du cœur droit.

muscles papillaires du cœur

piqûre de cône l.f.

conus sting

Envenimation résultant de la piqûre par un cône, mollusque univalve de la famille des Conidæ.
Les vivent principalement dans les eaux peu profondes des côtes tropicales des océans Indo-Pacifique et Atlantique. Ils sont très recherchés pour leurs belles couleurs et les dessins variés de leur coquille en forme de cône. Ils sont carnivores et possèdent une dent venimeuse creuse reliée à l'orifice du conduit de la glande venimeuse pharyngée et qu'ils plantent dans la chair de leurs proies pour lui injecter un venin comprenant des toxines dont plusieurs sont paralysantes. Très douloureuses, les piqûres de cônes, surtout des espèces de grande taille généralement piscivores, peuvent être mortelles pour l'homme, surtout pour l'enfant.
Il existe un peu plus de 600 espèces de Conidæ, qu'on classe en piscivores, malacophages et vermivores, selon la nature de leur proies. Les piscivores sont les plus dangereux car leur venin, surtout celui du Conus geographus, est actif sur les vertébrés. Mais d'autres espèces peuvent aussi être dangereuses, voire mortelles, comme Conus textile (malacophage), C. marmoreus, C. litteratus, C. magus, C. striatus, C. omaria, C. aulicus.
Les venins des cônes comprennent un mélange de conotoxines (une centaine pour chaque espèce) qui ont des actions et des sites spécifiques différents.
En général les piqûres des Conidæ produisent une vive douleur et des réactions inflammatoires locales. Dans les formes graves, comme celles consécutives à la piqure du Conus geographus, il se produit d'abord une paralysie spastique par tétanisation des muscles, puis, quarante minutes à cinq heures après la piqûre, une paralysie flasque, avec diplopie et troubles de l'élocution, comparable à une curarisation : elles peuvent entraîner la mort par asphyxie (paralysie du diaphragme) d'où l'importance de la mise en œuvre d'une ventilation assistée. Il n'existe aucun antidote spécifique ; glucocorticoïdes et anti-histaminiques sont sans effet.

conotoxine, envenimation

[D2]

Édit. 2015

prolongement coccygien du cône dural l.m.

partie durale du filum terminale

rameau du cône artériel de l'artère coronaire droite l.m.

ramus coni arteriosi arteriae coronariae dextrae (TA)

conus branch of right coronary artery

artère coronaire droite

syndrome du cône terminal l.m.

conus medullaris, terminalis syndrome

Ensemble symptomatique traduisant une atteinte L5-S5, caractérisé par : un syndrome moteur de type périphérique avec paraplégie basse concernant essentiellement les muscles postérieurs des membres inférieurs et souvent compatible avec une marche aidée ou appareillée ; une dysurie ou une rétention urinaire par inactivité du détrusor ; des troubles de l'exonération anorectale ; une impuissance sexuelle.
Les éléments spécifiques suivants seront explorés : un syndrome sensitif variable, complet ou non, atteignant toujours la sensibilité périnéale, avec possible anesthésie en selle symétrique, plus ou moins élargie ; une fréquente participation centrale, immédiate ou secondaire, à rechercher.
Des investigations neurophysiologiques et l'appel à l'imagerie médicale sont indispensables, bien que cette dernière n'apporte pas toujours une explication étiologique.

cône médullaire

[H1]