coût d'une maladie l.m.
Dépenses consacrées au diagnostic et au traitement des maladies.
[E3]
étude coût-bénéfice l.f.
cost-benefit analysis
Utilisée en économie de la santé, cette étude est destinée à relier les coûts à leurs conséquences exprimées en unités monétaires.
Elle évalue, par rapport à une situation de référence, la somme des différences entre les coûts des prises en charge dans cette situation de référence et les coûts en cas de traitement.
P. ex. chez la femme ménopausée, l’évaluation, par rapport à l’absence de traitement, deux stratégies de traitement hormonal l’une pendant quinze ans, l’autre à vie afin d’essayer de diminuer le risque d’ostéoporose et de fractures du col du fémur. Les coûts comparés incluent le coût des soins dans chaque stratégie et celui des traitements.
[E1]
Édit. 2020
étude coût-efficacité l.m.
cost efficiency study
En matière de santé publique, rapport qui doit être prévu pour toute action de santé, lorsqu’elle est envisagée et lorsqu’elle se termine : le rapport s’établit entre d’une part les sommes dépensées en personnels, en matériels, en produits de toutes sortes pour la mise en œuvre de l’action de santé pendant la période fixée, et d’autre part le bénéfice sanitaire que la communauté visée en a retiré, dans le court et le long terme.
Les rapports coût-efficacité sont difficiles à apprécier d’une manière totalement objective. Les dépenses peuvent être chiffrées en valeur monétaire, alors que la prolongation d’un certain nombre de vies, la diminution des taux de mortalité ou de morbidité, la diminution du nombre et de la durée des hospitalisations, le soulagement plus rapide des douleurs, etc. n’ont pas de valeur financière.
Syn. efficience
[E1]
Édit. 2020
étude coût-utilité l.f.
cost-usefulness analysis
Comparaison du coût d’une action médicale à ses conséquences exprimées en variables qualitatives, nombre d’années de vie gagnées, années-qualité de vie, etc.
P. ex. ces études permettent de comparer les coûts de 10 ans de vie avec une mobilité restreinte à ceux de 5 ans de vie avec une mobilité moyenne.
[E1]
Édit. 2020
étude coût-bénéfice l.f.
Relie les coûts à ses conséquences exprimées en unité monétaires.
[E1]
Édit. 2020
accommodation aux conditions de vie l.f.
coping
En psychiatrie et en médecine plus généralement, façon dont un sujet fait face à une situation donnée et s'en accommode.
Ex. la perte d'un conjoint demande que le survivant s'accommode à une vie solitaire. Un insuffisant respiratoire ou cardiaque doit accommoder son mode de vie à ses possibilités physiques en tenant compte des limites que lui impose son incapacité. Les asthmatiques doivent savoir mesurer leur débit de pointe afin de régler leur activité physique et leur traitement chaque jour, voire plus souvent.
Étym. lat. accommodatio : accommodement (accommodo : adapter ; accommodari : s'adapter).
[C2,H4,N1]
Édit. 2016
actes de la vie quotidienne l.m.p.
activities of daily living (ADL)
Ce sont les actes élémentaires qu’une personne éffectue pour satisfaire ses besoins fondamentaux, parmi lesquels sont distingués en médecine gériatrique : les actes de base et les actes instrumentaux.
Actes de base, au nombre de 6 (échelle de Katz décrite en 1963):
- faire sa toilette et satisfaire un certain niveau d’hygiène corporelle conforme aux normes usuelles ;
- s’habiller et se déshabiller;
- s’alimenter, se servir et manger la nourriture préparée et mise à disposition ;
- rester continent, c’est à dire assurer l’hygiène de l’élimination urinaire et anale, y compris en utilisant des protections ou des appareils chirurgicaux ;
- se déplacer sur une surface plane à l’intérieure du logement et quitter son lieu de vie en cas de danger ;
- être capable de passer du lit à une chaise ou un fauteuil ou inversement.
Actes instrumentaux, au nombre de 8 (échelle de Lawton, 1969) :
- utiliser le téléphone,
- faire ses courses,
- faire sa cuisine,
- faire le ménage
- faire la lessive
- utiliser les transports,
- prendre ses médicaments
- gérer son argent.
En tant qu’ensemble, l’évaluation de ces activités de la vie quotidienne permettent de définir le statut fonctionnel de la personne et de juger de son état de dépendance physique.
De nombreuses grilles d’évaluation de la dépendance physique existent ; en France la plus utilisée est la grille AGGIR.
Sigle AVQ
→ acte
[E3]
Édit. 2017
allongement de la vie l.m.
lengthening of the life
Allongement de la durée de la vie moyenne d’une population, résultant notamment de l’amélioration des conditions d’existence et du progrès des sciences médicales.
Les gains en durée de vie obtenus sont très inégaux selon le sexe et l’âge. Ils ont été particulièrement marqués au bénéfice des enfants de moins de cinq ans, et s’observent davantage actuellement au bénéfice des personnes âgées.
[E1,E3]
Édit. 2017
arbre de vie du cervelet l.m.
arbor vitae cerebelli (TA)
arbor vitae of cerebellum
Image arborescente visible sur la coupe sagittale du cervelet.
arbre de vie du col de l'utérus l.m.
→ plis palmés du canal cervical de l'utérus
auxiliaire de vie l.f.
home health aid
Personne apte à assister certains malades, handicapés ou personnes âgées dans l’accomplissement des actes essentiels de la vie.
L’aide sociale prend le plus souvent en charge ce type de prestation.
demi-vie n.f.
half life time
Temps au bout duquel la moitié d'une population de microorganismes ou de cellules ou de l’activité 'une substance a disparu Ce terme peut s'appliquer à un élément radioactif, dont les désintégrations sont aléatoires. Il est aussi utilisé pour caractériser la vitesse avec laquelle un composé tel qu’une substance médicamenteuse ou toxique est renouvelé dans un système biologique déterminé d'où il disparaît selon une loi exponentielle.
Syn. période
→ période d'un radioélément, demi-vie d'un radioélément, demi-vie des corps radioactifs
demi-vie des corps radioactifs l.f.
radioactive half-live
Temps au bout duquel l'émission d'un corps radioactif est réduite de moitié.
La connaissance de cette demi-vie permet d'évaluer la grandeur du risque en cas de contamination par des radioéléments.
Ci-dessous la demi-vie de quelques nucléides dont l'activité est d'une curie (activité équivalente à celle d'un gramme de radium naturel) :
- carbone 14C : 5 640 ans,
- sodium 24Na : 15 heures,
- phosphore 32P : 14,3 jours,
- potassium 40K : 1,29 . 109ans,
- iode 125I : 60 jours, iode 131I : 8,07 jours,
-césium 137Cs : 30 ans,
-radon 222Rn : 3,83 jours, le radon naturel est un mélange d'isotopes 219, 220, 222.
→ constante de temps, exponentielle (fonction)
demi-vie d'un phénomène l.f.
half-live of a phenomenon
Temps au bout duquel un phénomène décroissant voit son activité réduite de moitié.
Dans les phénomènes à décroissance exponentielle la demi-vie, T (appelée parfois période), est liée à la constante de temps, t, par la relation :
T = t . Log 2 = 0,69314… t.
En pharmacocinétique et en radioactivité on utilise surtout la demi-vie dont la connaissance permet mieux d'exprimer les effets et les risques au cours du temps.
→ constante de temps, dose, exponentiel (phénomène)
demi-vie d'un radioélément l.f.
half-life of a radioelement
Syn. période (d'un radioélément)
→ demi-vie des corps radioactifs
demi-vie plasmatique d'un médicament l.f.
plasmatic half-life of a drug
Temps au bout duquel un médicament atteint la moitié de sa concentration plasmatique maximale.
fin de vie l.f.
end of life
[G5]
Édit. 2018
milieu de la vie (crise du) l.f.
middle age people crisis
milieu de vie l.m.
life environment, social environment, surroundings
Ensemble des facteurs extérieurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, etc. auxquels est soumis de façon durable un organisme ou une espèce.
Organisme et milieu doivent être dans un rapport favorable à la santé et a fortiori à la survie de l’organisme ou de l’espèce. L’organisme doit être adapté et s’adapter à son milieu qui ne doit pas subir de variation brusque de ses caractéristiques.
pensée ou vie opératoire l.f.
→ psychosomatique (pensée ou vie opératoire)
psychosomatique (pensée ou vie opératoire) l.f.
psychosomatic medicine (operative thinking or life)
Fonctionnement psychologique du malade dit psychosomatique : pensée centrée sur l'immédiat, le concret, la description du symptôme. Le patient paraît incapable d'évoquer son histoire personnelle. Plus encore, il semble coupé de son inconscient, de sa vie fantasmatique, de ses rêves. (Terme proposé par P. Marty, N. de M'Uzan et C. David, "École psychosomatique de Paris").
L'origine d'un tel fonctionnement se situerait dans les premières étapes du développement affectif et auraient été, à ce moment, préférentiellement pris en compte les besoins somatiques de l'enfant, au détriment de sa vie affective et psychologique. Si bien qu'ultérieurement, toute sa vie émotionnelle et affective passera par le registre corporel.
Ce terme peut être considéré comme un synonyme du terme d'alexithymie, sans pour autant avoir recours au même soubassement théorique.
P. Marty et M. de M’Uzan, psychanalystes français (1963) ;P. Marty et Ch. David, psychanalystes psychosomaticiens français (1968)
pulsions de vie l.f.
life instincts
Pulsions qui s'opposent aux pulsions de mort dans la nouvelle dualité pulsionnelle introduite par S. Freud en 1920.
Elles tendent à conserver ou à créer des unités toujours plus grandes dans la substance vivante et à agir dans le sens de l'union sexuelle. Freud se réfère au mythe d'Aristophane dans "Le banquet de Platon", où l'être androgyne primitivement divisé cherche à se réunir.
Sur le plan du fonctionnement de l'appareil psychique, les pulsions de vie fournissent l'énergie nécessaire aux activités de liaison.
→ éros
qualité de vie l.f.
quality of life
1) En psychiatrie : évaluation du bien-être, de l'insertion sociale et de l'autonomie d'une personne.
Pour ce problème encore peu étudié en psychiatrie, différentes épreuves permettent de mieux prendre en compte la parole du patient dans un cadre non nosographique.
Même comparée à celle de groupes sociaux défavorisés et malgré son amélioration majoritaire par les programmes de réadaptation, la qualité de vie est décrite par les patients comme plus médiocre que par les sujets normaux. Avec l'ergothérapie, tout semble cependant se passer comme si ceux qui avaient de bonnes aptitudes initiales acquéraient une meilleure qualité de vie. Les divers programmes de réadaptation s'accompagneraient le plus souvent de son amélioration. Les rechutes pourraient être, de ce fait, plus rares et plus courtes.
Par contre, les effets secondaires des neuroleptiques exerceraient une action négative. Il semble également que chez les patients consultant en psychiatrie, en particulier les dépressifs, dont les attentes sont nettement supérieures à celles des patients de médecine générale, celles-ci aient en fait une valeur pronostique défavorable sur la qualité de vie.
Une poursuite de la recherche est indispensable, avec de nouveaux instruments, des échantillons plus homogènes et des recherches au long cours. Car la qualité de vie doit constituer un critère d'évaluation d'une prise en soins psychiatrique aussi significatif que les autres.
2) En biostatistique : La qualité de vie appliquée à la santé (Health Related Quality of Life) ne prend pas en compte toutes les dimensions de la qualité de vie, mais seulement celles qui peuvent être modifiées par la maladie ou par son traitement.
Elle est estimée par des scores généraux ou plus ou moins spécifiques d’une maladie ou d’un ensemble de maladies.
Par ex. le questionnaire inflammatory bowel disease ou le reflux qual français dans le reflux gastro-oesophagien.
→ ergothérapie, réadaptation, neuroleptique
[E1, H3]
Édit. 2020
score de qualité de vie l.m.
life quality score
[E1]
Édit. 2020
testament de vie l.m.
Directives anticipées d’une personne majeure indiquant, pour le cas où elle serait un jour hors d’état de manifester sa volonté, ses souhaits relatifs à sa fin de vie.
Dès l’instant qu’elles ont été exprimées moins de trois ans avant l’état d’inconscience, le médecin doit en tenir compte pour toute décision d’investigation, d’intervention ou de traitement (art. L. 1111-11 du code de santé publique).